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Index du Forum » » Discussions & Débats » » MAD MOVIES HORS SERIE JEUX VIDEO/CINEMA
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Auteur MAD MOVIES HORS SERIE JEUX VIDEO/CINEMA
Bruno
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Inscrit : Mar 09, 2002
Messages : 9454
De : ???

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Posté le: 2006-04-24 10:53
Bien évidemment, il y a de nombreux point où je ne suis pas d'accord mais finalement, chacun a le droit d'avoir son opinion. Le plus important c'est qu'on sent une réelle envie de bien faire et de traiter le sujet avec sérieux.

CBL
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Inscrit : Jun 02, 2002
Messages : 9108
De : Versailles

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Posté le: 2006-04-27 22:35
J'ai fait 5 marchands de journaux et j'ai fini par trouver un exemplaire déjà consulté une dizaine de fois et plein de traces de doigts. Je l'ai pris mais c'est vraiment pour la bonne cause

Bon je l'ai lu et j'ai trouvé ça très bien. Quelques erreurs, quelques oublis (Duke Nukem 3d ! Doom !) mais dans l'ensemble j'ai trouvé ça très bien. Les rédacteurs savent de quoi ils parlent (surtout un certain Laurent Roucairol ^^) et les interviews sont intéressantes. Même après quelques années de Grospixels, on apprend quelques trucs sur les jeux traités.
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Le mauvais goût dans les jeux


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Antoine
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Inscrit : Jun 23, 2005
Messages : 52
De : Orléans

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Posté le: 2006-04-30 01:20
Coïncidence? Dans le Monde du vendredi 28 Avril, un article (p.19) traite du "mariage" entre cinéma et jeu vidéo, avec interview d'Ancel à l'appui. Propos assez creux du monsieur, qui vante le "contenu très riche de BGE", avec "1h20 de scènes cinématiques,de grands décors, de grandes fresques", bref un véritable "Seigneur des anneaux","en termes de production". Sa réaction, après avoir été "sacré" chevalier des Arts et des Lettres, il exprime sa surprise, lui pour qui le jeu vidéo était encore récemment si proche du "jeu de bille"...

Le papier principal n'évoque finalement que les adaptations de film en jeu, et de jeu en film, limitant la relation entre les 2 media à la dimension économique, point de vue extrêmement superficiel, comme le montre si bien le HS Mad Movies.

Dans l'ensemble, les articles y sont très pertinents, les interviews longues assez intéressantes, par contre je trouve les plus courtes (2 pages) moins instructives, plus banales, plus superficielles. En tous cas la question des influences bilatérales entre jeu vidéo et cinéma (en fait surtout du second vers le premier) est ici bien entamée. Cela promet d'autres belles analyses à venir sur le sujet.

Je termine avec une petite impression, assez floue, laissée par la lecture du HS.
A mon sens, les journalistes ont bien su explorer la problématique posée, à travers les dossiers sur les grandes séries MGS,FF,RE,etc...,et les 2 petits panoramas de jeux à influences cinématographiques. Au contraire, les créateurs interrogés semblent avoir une vision du problème assez restreinte, balisée par leur expérience professionnelle d'un côté, limitée par une réflexion peut-être peu poussée de l'autre.[belle exception : David Cage, à lire].Du coup, je reste un peu sur ma faim sur cet aspect. Encore une fois, ça ne fait qu'annoncer des choses encore plus intéressantes pour plus tard. Je ne regrette pas l'achat du HS, je pense même m'en prendre des anciens. L'interview d'Amano, le retour sur Shenmue, sont de vrais cadeaux.

Une interview d'Uwe Boll qui fait sourire aussi. Non pas que le type dise n'importe quoi, loin de là, c'est parfois juste de la langue bois inoffensive, mais lire certains propos en pensant en même temps à son travail ( ou du moins ce que j'en ai vu) s'avère assez trivial. En fait c'est son insouciance qui est touchante: le type est une vraie machine à produire des adaptations de jeu en films, et ce qui le préoccupe (il l'assume sans aucun complexe, "business is business, man") c'est la meilleure façon de toucher un public donné, de pénétrer un certain marché, (presque) rien d'autre. Petite pépite : "je possède les droites de Hunter the Reckoning, Far Cry, Fear Effect et Postal. Je vais peut-être faire Postal et Far Cry l'an prochain.".On a envie de lui dire :"ben pourquoi pas le mois prochain, vas-y,fais-toi plez!".Pardon.

Et puis , sincèrement, chapeau pour les illustrations, des artworks aux photos, très belles, de bonne taille, vraiment ces pages sont magnifiques( sauf la petite retrospective sur les JV, mais c'est peut-être un effet "rétro" recherché, je sais pas). Mention spéciale pour les images tirées de MGS et KK.


Corentin
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Inscrit : Nov 12, 2003
Messages : 391
De : Mesnil Saint Denis (78)

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Posté le: 2006-04-30 15:23
Un truc qui m'a interpellé. En parlant de Code Veronica, il est dit qu'il est en 3D temps réel et que c'est "l'équivalent du plan-séquence au Cinéma"...? A moins que je ne me trompe, rien à voir. Au Cinéma, un plan-séquence est "juste" un long, voire très long plan, sans coupure, sans changements d'angle de vue. Bref, un long travelling dans tous les sens voulus, mais juste sans coupure. Une séquence en entier, quoi. Donc, rien à voir avec la 3D temps réel. Bon, ok, la 3D fixe des premiers Resident Evil ne permettait pas de plan séquence paske justement c'était fixe donc changement d'angles de vue obligatoires. Mais ce n'est pas parce que la 3D temps réel PERMET le plan séquence qu'elle EST le plan séquence. Alors à moins que je ne me fourvoie totalement, en gros, c'est comme en maths, la 3D temps réel est nécessaire mais non suffisante (NNS pour les intimes) au plan séquence.

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Peav'
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Inscrit : Mar 07, 2002
Messages : 99

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Posté le: 2006-04-30 15:34
Etant donné que la 3D dans RE CV est précalculée avec des mouvements de caméra prédéterminés selon les mouvements du joueur dans le décor, on peut considérer je pense que RE CV est bien constitué d'une suite de plans séquences (la caméra n'est pas libre de ses mouvements dans mes souvenirs en tout cas).

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Corentin
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Inscrit : Nov 12, 2003
Messages : 391
De : Mesnil Saint Denis (78)

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Posté le: 2006-04-30 15:47
Ouais mais "suite de plans séquences"... moi je dirai une suite de PETITS plans séquence et donc en fait de plans tout court. un plan séquence c'est vraiment mastoc normalement, remember Gangs of New York ou un million d'autres. Enfin bref. Et oui en effet la caméra suit des mouvements prédéterminés, en gros les cadrages sont autant imposés qu'avant, seulement là ils sont devenus dynamiques alaors qu'avant ils étaient statiques. Enfin, partant de là...

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Nuno
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Inscrit : Mar 31, 2002
Messages : 184
De : Singe's Caslte

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Posté le: 2006-04-30 20:41
Hi,
Ne l'ayant pas encore eu entre les mains, n'y aurait il pas un article sur Dragon's Lair ou plus généralement sur les jeux au format video disc ?
Thanks

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Rudolf-der-Erste
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Inscrit : Mar 05, 2006
Messages : 5185
De : Strasbourg

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Posté le: 2006-05-01 20:05
Bon, j'en ai lu une très grande partie. Dans l'ensemble, je suis plutôt content du résultat. J'ai trouvé l'article sur Shenmue excellent. Celui sur Metal Gear Solid est très intéressant et m'encourage à rejouer à Metal Gear Solid que je n'ai pas fini car je ne suis pas très doué en infiltration. Dans l'article cinémachines, on peut deviner à qui on a affaire. En effet, il suffit de lire dans l'encart consacré à Shadow of the Colossus des mots ou expressions comme épure, personnages robotiques, objets factices, obstacles qui bloquent arbitrairement la progression, ennemis qui détournent l'attention de l'univers, pour reconnaître le style de... quelqu'un! Jetez un oeil sur ce topic:
http://www.grospixels.com/phpBB/viewtopic.php?mode=viewtopic&topic=5775&forum=3&start=90
Franchement, il radote ce type car il y a de la redite dans son discours. C'est l'âge sans doute

Maintenant, je vais critiquer un peu l'article sur Final Fantasy. Bon, le premier paragraphe est très bien. Quand il parle de l'imagination qui travaille le joueur en train de jouer aux épisodes 16 bits, c'est tout à fait juste et très bien dit. Mais comme Bruno, je ne suis pas d'accord avec l'analyse de l'auteur sur Final Fantasy X. D'ailleurs, je me demande vraiment où il voit un manifeste gay friendly car ça ne me serait jamais venu à l'esprit. Il faudrait qu'on m'explique parce que là, franchement, je ne vois pas. Je trouve juste dommage de lire toujours les mêmes reproches concernant ce jeu qui est ici traité de façon beaucoup trop négative, alors que le (bon) paragraphe sur le huitième épisode est plus équilibré donc beaucoup moins (voire pas du tout) critiquable. Quitte à critiquer le dixième épisode, il aurait pu s'attarder un peu sur le fond au lieu de se focaliser uniquement sur la forme, comme il l'a très bien fait pour le huitième épisode. C'est ça que je reproche véritablement à ce paragraphe. Il préfère parler parler de cinématiques, de l'absence de carte et de l'aspect "fashion" comme il dit, alors que ce jeu a un véritable fond. Il aurait pu mettre en évidence ce fond pour ensuite dire qu'il ne l'a pas apprécié. A ce moment-là, je n'aurais eu aucun reproche à formuler sur ce paragraphe.

Je trouve aussi qu'il a complètement zappé le sixième épisode de la série qui a été une révolution au même titre que le 7. Il ne fait que le citer. Il aurait peut-être pu en dire quelques mots, quitte à réduire le paragraphe sur Final Fantasy XII qui n'est pas encore sorti du Japon. Je me demande d'ailleurs comment il a pu jouer au douzième épisode et apprécier ce jeu, à moins qu'il ne connaisse le japonais. Visiblement il a adoré ce jeu, mais je trouve qu'il s'avance un peu trop, d'une part parce que le jeu n'est pas sorti du Japon, d'autre part parce qu'on ne sait pas encore si ce jeu va constituer une étape pour la série. D'ailleurs il ne précise même pas que ce jeu n'est sorti qu'au Japon pour le moment. D'accord c'est évident pour nous, mais pas forcément pour tous ceux qui ne connaissent pas très bien le jeu video. C'est facile de parler d'un jeu si peu de monde peut y jouer pour le moment. Là il fait comme si le jeu était sorti partout et était devenu un jeu culte au même titre que le 6 ou le 7, mais c'est trop tôt pour le dire. Moi honnêtement je ne connais pas la réaction des joueurs japonais, et encore moins celle des joueurs occidentaux qui n'ont pas accès à ce jeu pour l'instant. Quand le jeu sera sorti partout, là il pourra s'avancer, mais pas maintenant. Bref je trouve que ça manque un peu de recul.

Bon, après je critique mais je sais très bien que les auteurs doivent respecter certaines contraintes notamment la longueur de leurs articles. Malgré mes reproches, l'article est plutôt bien fait. Contrairement à ce que je laisse transparaître, je suis plutôt satisfait du résultat. Et puis, c'est normal que nous ne soyons pas toujours d'accord: ce n'est qu'une question de goût.

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Xavier
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Messages : 7260
De : le sept sept

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Posté le: 2006-05-01 20:58
Citation :

Le 2006-05-01 20:05, Rudolf-der-Erste a écrit:
D'ailleurs, je me demande vraiment où il voit un manifeste gay friendly car ça ne me serait jamais venu à l'esprit. Il faudrait qu'on m'explique parce que là, franchement, je ne vois pas.

Ca me rappelle les attaques contre SpongeBob, ça
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Antoine
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Messages : 52
De : Orléans

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Posté le: 2006-05-01 23:30
Citation :
Je me demande d'ailleurs comment il a pu jouer au douzième épisode et apprécier ce jeu, à moins qu'il ne connaisse le japonais.


Ben en fait le type qui rédige cet article est aussi l'auteur du test de FF12 sur Gamekult (9/10), et accessoirement l'ex spécialiste en rpg et jeux jap en général de Joypad. Bien sûr, ça n'empêche pas de critiquer son propos, mais ça répond à ton premier doute.

Citation :
Là il fait comme si le jeu était sorti partout et était devenu un jeu culte au même titre que le 6 ou le 7


Je n'ai pas eu l'impression qu'il donnait le statut de jeu culte au titre. Il en donne une critique assez brève (quoique pas tant que ça), très positive certes, mais ne l'élève pas au rang des épisodes 6 et 7 non plus, ce qui n'aurait de toute façon pas grand intérêt. Il se penche sur la tendance empruntée par la série, en montrant que ce dernier opus délaisse en partie le trip spectateur pour mettre l'accent sur le jeu proprement dit.

Alors OK, c'est difficile de juger de la pertinence de sa critique puisque le titre nous est pour la plupart encore et pour un bout de temps inaccessible. Du coup c'est plus facile pour le journaliste. Perso, j'aurais aimé qu'il approfondisse sur la narration elle-même : on apprend ainsi que cette fois-ci les cut-scenes sont "incisives","vont à l'essentiel", puis il nous annonce que "FF12 est une nouvelle étape dans la narration vidéoludique, beaucoup moins soutenue, beaucoup plus intéractive". Donc narration intéractive + nouvelle étape pour le jeu vidéo, j'en déduis qu'il y a dans FF12 des innovations majeures dans le déroulement de la narration. Sauf que celles-ci ne sont pas précisées.

Citation :
mais c'est trop tôt pour le dire. Moi honnêtement je ne connais pas la réaction des joueurs japonais, et encore moins celle des joueurs occidentaux qui n'ont pas accès à ce jeu pour l'instant. Quand le jeu sera sorti partout, là il pourra s'avancer, mais pas maintenant.


Il te faut vraiment l'avis des joueurs japonais et celle des joueurs occidentaux pour te faire un avis et l'exprimer? Quand le jeu sera sorti chez nous, ça ne devrait en principe pas changer son point de vue dessus, juste le notre.
Tu sembles penser que le recul qu'il lui manque aujourd'hui pour s'exprimer sur ce titre lui sera apporté lorsque la critique et peut-être aussi les gamers se seront exprimés et auront formé un consensus. Mais je me trompe peut-être.



Rudolf-der-Erste
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Inscrit : Mar 05, 2006
Messages : 5185
De : Strasbourg

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Posté le: 2006-05-02 00:42
Citation :
Ben en fait le type qui rédige cet article est aussi l'auteur du test de FF12 sur Gamekult (9/10), et accessoirement l'ex spécialiste en rpg et jeux jap en général de Joypad. Bien sûr, ça n'empêche pas de critiquer son propos, mais ça répond à ton premier doute.


Ah, je me disais aussi qu'il y avait des ressemblances avec le test de gamekult, notamment quand j'ai lu les termes "incisifs", "allant à l'essentiel".


Citation :
Je n'ai pas eu l'impression qu'il donnait le statut de jeu culte au titre. Il en donne une critique assez brève (quoique pas tant que ça), très positive certes, mais ne l'élève pas au rang des épisodes 6 et 7 non plus, ce qui n'aurait de toute façon pas grand intérêt.


D'accord, j'avoue qu'il ne le dit pas explicitement dans cet article. Mais je vais te citer un passage de l'article de gamekult:

Citation :
Irréprochable sur son fond, FFXII l'est donc tout autant sur sa forme. Beau, magistralement dirigé, incontestablement plus "ludique" et "interactif" que ses prédécesseurs, FFXII se paye le luxe d'être la transition parfaite entre un XI Online et un VI old school, le mariage réussi du grand spectacle de la période PlayStation et de la mécanique de jeu classique de la période Super Nintendo. Véritable évolution, FFXII prend tous les risques, marie les genres et en extrait la substantifique moëlle ludique, pour une délicieuse osmose faite de 0 et de 1, où tout est pensé pour le bonheur du joueur. Un très grand jeu, brut comme une vieille pierre, beau comme un château. Et à la manière de Balthier qui, lorsque Vaan lui demande "qui es-tu ?", lui répond "le héros de cette histoire", FFXII est un jeu insolent que l'on adorera aimer.


Tu ne me diras pas qu'il n'élève pas Final Fantasy XII au rang de jeu culte. C'est un vrai article de passionné, et ça fait plaisir à voir.

Citation :
Il te faut vraiment l'avis des joueurs japonais et celle des joueurs occidentaux pour te faire un avis et l'exprimer? Quand le jeu sera sorti chez nous, ça ne devrait en principe pas changer son point de vue dessus, juste le notre.
Tu sembles penser que le recul qu'il lui manque aujourd'hui pour s'exprimer sur ce titre lui sera apporté lorsque la critique et peut-être aussi les gamers se seront exprimés et auront formé un consensus. Mais je me trompe peut-être.


Non, ce que je veux dire, c'est que nous ne savons pas encore comment vont réagir les joueurs. S'il est bien accueilli, alors Final Fantasy continuera vraisemblablement dans cette voie. S'il n'est pas très bien accueilli, il risque d'abandonner cette voie pour revenir par exemple aux cinématiques, à moins que cette fois ils se fichent complètement de l'avis des joueurs (ce ne serait pas forcément un mal dans ce cas précis). Mais bon, je pense que ce jeu va marcher, comme d'habitude quoi. Quand je dis qu'il s'avance trop, je parle de sa vision concernant l'avenir de la série. Mais en relisant l'article, je constate en effet qu'il ne s'avance pas tant que ça car il dit qu'il ESPERE que les prochains épisodes suivront cette voie. J'avoue que c'est moi qui me suis trop avancé. Et je confirme ce que tu dis. Même avec le recul, il ne changera pas d'avis car son avis sur ce jeu est vraiment sincère: il nous donne vraiment envie d'y jouer. Je répète ce que j'ai dit: son article est très bien dans l'ensemble. C'est juste moi qui suis un chieur.
Et puis je te le dis tout de suite, l'avis des joueurs ne me dissuadera pas d'acheter ce jeu. Je le veux, je le veux, je le veux. J'ai adoré le X et le VI (avec une préférence pour le VI), et je joue au V en ce moment. Je suis en train de devenir un fan de la série à cause de certaines personnes chez Grospixels.

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Thezis
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Joue à Far Cry 3

Inscrit : Jul 19, 2002
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De : Bruxelles

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Posté le: 2006-05-02 09:20
Magazine acheté, effectivement très intéressant et bien foutu! par contre, même avec 7,9€, je ne voie pas comment ils sont rentrés dans leurs frais sans publicité...

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Niloc-Nomis
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Joue à Dishonored (One X) / Metro 2033 (Switch)

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Messages : 8697
De : Ferté sous Jouarre

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Posté le: 2006-05-02 11:17
J'ai enfin entamé la lecture du mag.

Vieux motard que jamais...

J'ai trouvé le papier sur Silent Hill intéressant mais assez paresseux dans le sens où le coeur du propos a été repris à un chroniqueur d'un site spécialisé dans le cinéma asiatique.
Par contre le dossier sur Alone in th Dark est géniale, et l'interview de Raynal passionnante de bout en bout, vraiment.

Du très bon donc pour l'instant.
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... mais j'ai rebranché la Master System sous la télé!


Rudolf-der-Erste
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Inscrit : Mar 05, 2006
Messages : 5185
De : Strasbourg

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Posté le: 2006-05-02 12:48
Je confirme ce qu'a dit Niloc-Nomis: l'interview de Raynal est passionnante, sûrement la plus intéressante de toutes. Le dossier sur Alone in the Dark était très bien aussi.
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"Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt." Proverbe chinois


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Laurent
Commissaire apolitique


Joue à Death's Door

Inscrit : Mar 06, 2002
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De : Borgo, là où y a la fibre.

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Posté le: 2006-05-02 13:14
Merci !
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Nuno
Pixel digne de ce nom


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De : Singe's Caslte

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Posté le: 2006-05-02 18:52
Citation :

Le 2006-04-30 20:41, Nuno a écrit:
Hi,
Ne l'ayant pas encore eu entre les mains, n'y aurait il pas un article sur Dragon's Lair ou plus généralement sur les jeux au format video disc ?
Thanks




Hé be, personne ne peut me donner cette simple info si'oux'plait ?

Je ne l'ai pas encore vu en librairie ici
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CBL
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Messages : 9108
De : Versailles

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Posté le: 2006-05-02 19:40
Il y a un article sur les jeux utilisant massivement les FMV genre Phantasmagoria ou Spycraft mais rien sur le CDI ou le video disc.

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Nano
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Messages : 2950
De : pas loin, mais plus vers la gauche

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Posté le: 2006-05-02 20:37
Bon ben réaction au fil de l'eau. Je m'excuse d'avance pour le post très (trop) long. Mais au moins, j'emets les critiques et compliments de rigueur pour un événement comme le Mad HS.

Petite info, c'est à l'origine un mail que j'avais adréssé à Peav, mais je ne vois pas pourquoi je n'en ferait pas profiter Laurent aussi

Je ne vais pas rentrer dans le débat du prix du mag. S’il me convient,
c’est très subjectif, je peux dire simplement que le papier est de
qualité, qu’aucune pub ne vient entraver la lecture, et que ça vaut quand
même son pesant de cacahouètes.

Le premier article sur l’historique du jeu vidéo n’est finalement pas une
mauvaise idée. Je dis « finalement » parce que c’est classiquement le
genre d’article qu’on retrouve dans à peu près tous les essais spécialisés
du Retro-gaming, et que pour un mag dont la volonté est de présenter un
parallèle ciné-jeu vidéo, je trouvais ça hors-contexte.
Je me suis tout simplement rendu compte qu’il était important de
repositionner l’avancée du jeu vidéo dans l’histoire, ne serait-ce que
pour bien faire comprendre au lecteur que nous n’en sommes qu’à une étape
encore relativement jeune de son essor, surtout si on la compare à
l’avancée de l’industrie cinématographique. Finalement, l’article de Marc
Clay est une véritable petite « aide de camp » pour le lecteur. Par
contre, la mise en page, les couleurs choisies (détourage noir du texte
sur fond gris), on est à la limite du suicide ! La seule faute de goût en
terme d’emballage graphique du mag.

L’article d’Alexandre Bustillo est intéressant dans le sens où il essaie
d’analyser le pourquoi de la peur « silent hillesque ». Cela va lui
permettre de dresser finalement une « to do » liste du film/jeu de flippe
ultime : l’utilisation du hors champ, les mouvements dénaturalisés, les
visuels de Francis Bacon, la bande son binaire et lancinante. Autant
d’ingrédients pour la recette miracle. Dommage qu’Alexandre n’ait pas vu
le film de Gans avant l’article, parce que c’est finalement plus de Silent
Hill 1 que Christophe a pompé. Pas grand chose à rajouter là dessus, le
tout est passionnant, et fondamentalement indiscutable.
Avec tout le respect que j’ai pour Akira Yamaoka, l’interview ne m’a pas
forcement interpellé. Finalement, le bonhomme ne lâche qu’une série de
généralités sur la saga… Je la considère un peu comme l’interview « bonus
».
Celle de Samuel Hadida est par contre aussi intéressante que forcément
bien amenée. Le bonhomme est en passe de devenir LE producteur des
adaptations vidéo-ludiques. Ce qu’on y apprend sur la genèse du projet et
sur les intentions de Gans/Avary quant au film ont été pour moi un
véritable générateur à impatience jusqu’à la sortie du long métrage. Je
peux vous promettre qu’à la lecture combinée de l’article et des deux
interviews, vous avez réussi votre pari haut la main ! Vous m’avez
irrémédiablement poussé à remettre Silent Hill 2 dans ma console, et à
être parmi les plus impatients à voir Silent Hill, le film. Mission
Completed !

Ce qu’il y a de plus surprenant avec l’article de Matthieu Galey, c’est
que je m’imaginais fan de la série Metal Gear. Avec tout ce que cela doit
comporter d’érudition dans le domaine. Hors je me suis rendu compte que
Matthieu devait certainement me ridiculiser à l’échelle des passionnés de
l’univers de Kojima ! Je veux dire, j’ai appris des trucs dans son article
!! J’ai démarré la lecture avec un petit air condescendant et le sourire
en coin. Et j’ai finalement dévoré les quatre pages. Pour moi, c’est une
des réussites du mag. J’ai adoré sa position par rapport au côté «
auteurisant » de la chose. J’ai à peine regretté qu’il n’effleure pas la
censure sauvage appliquée à MGS2 et je pense que c’est l’article qui va
commencer à faire comprendre au spectateur/lecteur que finalement les
barrières entre jeux vidéo et cinéma s’amoindrissent (plus que pour un
article sur Silent Hill plus informatif par exemple).
En injectant la notion d’auteur, la création visuelle et la manipulation
du spectateur, Matthieu traite le jeu comme une œuvre d’art (ce qu’il
est).

J’ai beaucoup moins d’affinités avec l’univers des Final Fantasy.
L’article suivant fut donc pour moi plus une découverte qu’un réel débat
intérieur (comme avec MGS). Je suis globalement d’accord avec la décadence
progressive de la série, au moins au point de vue du design. Toutefois, je
trouve l’article de Grégoire Hellot légèrement trop axé sur le jeu vidéo
et les caractéristiques en elles-mêmes du jeu. J’ai plus lu un article de
Joypad qu’un texte de Mad Movies. Je n’ai pas forcément très bien compris
ce que pouvait apporter une adaptation ciné d’un FF, et encore moins ce
que le cinéma a apporté aux jeux. Ok, pour les cutscènes, ou pour l’hyper
« scénarisation » du RPG, mais finalement les exemples sont nombreux, et
je pense pas que le choix de Final Fantasy en tant que jeu porteur pour
les relations ciné-jeux vidéo ne reposent que là dessus…. Non j’ai
vraiment eu l’impression qu’il manquait une analyse, un parallèle dans
l’article. Toutefois, ça reste une intéressante introduction à l’univers
des jeux.
Idem pour l’interview d’Amano. On s’éloigne peut-être un peu du sujet
annoncé sur la couverture du HS. C’est un joli cadeau aux amateurs de la
série. Mais elle n’amène rien dans le débat qui nous intéresse. (nota sur
la petite phrase assassine concernant Final Fantasy XI, ce n’est pas
forcément justifié. FF11 est justement le MMORPG le plus scénarisé qui
existe. Cela va totalement dans le sens de l’article).

L’article suivant, là, par contre, c’est carrément du génie. Autant le
texte de Boris est une formidable introduction, autant l’interview d’Eric
Chahi qui suit est une mine d’or en information pour qui s’intéresse
justement à la « mise en scène » d’un jeu vidéo. Je veux dire par là que
ce mec arrive à définir exactement quel est l’impact de l’interactivité
sur le joueur/spectateur, la dernière vraie barrière entre cinéma et jeux
vidéo. Passionnant.
C’est ce genre de traitement qui m’a littéralement absorbé dans le magazine !

Bon, pour Alone in the Dark, c’était le succès assuré. Déjà, Laurent est
une encyclopédie vivante de ce genre de thème (fatalement, vous mettez
trois pages dans les mains du créateur de Grospixels), ça donne un article
documenté , intéressant, authentique et vécu. Si, encore une fois,
l’article s’éloigne peut-être encore un peu de l’aspect cinématographique
de la chose, c’est complètement justifiée et contre-balancé par la
présence de l’interview phare de Raynal dans la suite. Cette dernière est
assez surprenante dans le sens où l’on découvre un type vraiment en phase
avec l’intérêt du jeu, qui se démarque de celui d’une bobine de film.
Raynal est conscient et explique distinctement que l’architecture
narrative d’un jeu est aux antipodes du ciné, et qu’il vaut mieux au
préalable avoir complètement digéré ses références cinéphiles avant de
s’attaquer à la construction d’un jeu. J’ai trouvé cela très important, et
finalement le lecteur peut se rendre compte de toute la difficulté et les
risques inverses de l’adaptation au ciné. Les pièges et la narration, le
dirigisme d’un film en opposition avec la « liberté surveillée » du
joueur.

Je passe rapidement sur l’autre interview « bonus » du mag, celle d’Uwe
Boll. On peut prendre du recul et poser un œil sympathique sur le
personnage… toutefois, il fait tellement de mal aux films de genre et
donne une image pervertie et manichéenne du joueur que je ne cautionne
absolument pas sa vision des choses. Il est un assassin d’univers. Fin de
la parenthèse.

Le problème de l’article de Bustillo sur Resident Evil, c’est que le
lecteur qui, comme moi, aime à lire son magazine de la manière la plus
linéaire qui soit, c’est à dire de la première à la dernière page, vient
de se taper trois articles conséquents sur des Survival Horror. Du coup,
l’intérêt pour cette importante série s’en retrouve amoindrie. Les
caractéristiques commencent à sentir le réchauffé : le hors champ, la
bande son…. C’est pas inintéressant, loin de là, mais je commence à relire
des trucs que j’avais lu une dizaine de pages avant. C’est embêtant.
Sans parler du fait qu’on annonce à deux ou trois reprises Resident Evil 4
comme la révolution du survival, et que son approche est charcutée entre
quatre ou cinq lignes en toute fin d’article.

Après c’est le gros morceau, l’inévitable pont reliant cinéma et jeu vidéo
conceptuel. Shenmue. Comme le souligne Tarik, Suzuki a abbatu les codes
ludiques pour mieux encore soigné l’immersion dans son univers. Le jeu est
un ovni incomparable dans le paysage vidéo-ludique. C’est certainement le
jeu le plus cinématographique existant à l’heure actuelle, et pourtant il
s’évade complètement des codes du cinéma aussi. Seul point noir de
l’excellente synthèse de Tarik, son texte ne s’adresse clairement pas au
néophyte (mais c’est un parti pris du journal dans son ensemble). Par
contre, de manière très personnelle, je réfute complètement la paternité
de Shenmue avec Rocky. Le parallèle m’a beaucoup fait rire, après tout,
Rocky n’est pas l’inventeur de l’histoire séculaire du « petit deviendra
grand » ! Mais bon, ceci est une autre histoire.

L’article sur les FMV est très informatif. Bizarrement, la seule chose que
j’aurais noté pendant sa lecture, c’est l’absence de visuels. On y parle
de jeux aussi variés qu’apparemment intéressant, mais il manque des
images, des photos, des extraits…

Ce sont les cinemachines qui finalement donnent le plus de réponses à la
thématique du journal. Notamment sur l’encadré d’Halo (rien d’étonnant de
la part de Pierre Gaultier dont il semble que ce soit la marotte depuis
pas mal de temps), qui synthétise parfaitement l’idée que le joueur
devient lui-même metteur en scène des actions qu’il engendre en jouant.
Génial J
Au même titre que l’interview d’Eric Chahi, celle d’Exertier est une mine
d’or pour qui aime comprendre les procédés complexes de la narration dans
un jeu vidéo. Encore une fois, merci pour ces quelques pages aussi rares
qu’intéressantes !!!

Je passe rapidement sur les itw de Molyneux et Nagoshi pour en arriver à
un beau travail sur Fahrenheit.
S’il y a encore des personnes qui se demandent si le jeu vidéo peut être
considéré comme un art, vous y avez répondu de manière magistrale. En
proposant sans hésitation au lecteur une analyse plan par plan d’un
morceau du jeu de Cage, vous avez simplement supprimé la barrière entre
l’art, le ciné et le jeu. Vous avez prouvé de la plus belle manière qui
soit qu’un jeu vidéo peut être étudié, découpé, analysé, que chaque plan
de gameplay et de mise en scène a fait l’objet d’un travail mûrement
réfléchi. Ca peut paraître couler de source, mais c’est pourtant de cette
manière là que la vérité saute aux yeux. Le choix de la scène en question
du jeu Fahrenheit est discutable, toutefois l’intention est une première,
et c’est passionnant. Pour moi, c’est résolument une expérience à
renouveler de toute urgence !!

Pour finir je ne m’attarderais pas sur la série des jeux les plus Mad.
Vous avez sélectionné avec plus ou moins de bonheurs des jeux qui ont le
mérite de défendre une certaine couleur, et une certaine identité. Des
jeux dont on ne parle pas autant que ceux pré-cités, et qui feront
irrémédiablement sourire ceux qui s’y sont déjà frottés. C’est à l’image
du journal dans sa globalité, un joli cadeau et une mine d’or
d’information. Un laisser passer qui offre une vue globale du travail
accompli par les créateurs vidéo-ludique et qui dévoile un véritable
esprit de renouveau dans la mise en scène.

Maintenant un numéro 2 est absolument indispensable. Il reste tant à dire
sur le sujet, notamment concernant cette fois l’apport du jeu vidéo au
cinéma (je ne parle pas bien sur des adaptations ou de Matrix, mais bel et
bien de ce que le jeu vidéo a apporté en terme de mise en scène, de ses
influences etc… Les concepts de Jay David Bolter et Richard Grusin). Et
tant de saga vidéo-ludiques à analyser (il n’y a qu’a lire les
commentaires d’internautes suite à la publication du HS). Je ne sais pas
exactement si les ventes du HS pourront justifier la mise en place d’un
second numéro, toutefois, le lectorat pour ce genre d’expérience existe,
je me rends compte tous les jours via Cinegenre. Le metissage en jeux
vidéo et cinéma est un phénomène de société tout à fait prévisible,
générationel même.

Bon courage à vous, merci pour ce formidable travail, et j’espère
sincèrement vous lire très rapidement.

Laurent
Commissaire apolitique


Joue à Death's Door

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Posté le: 2006-05-02 21:17
Merci pour ce commentaire, Nano, très intéressant.

Quelques précisions sur le dossier AITD : Peav' m'a proposé de le faire en me résumant rapidement quelle serait la ligne rédactionnelle du HS. Je lui ai tout de suite indiqué que j'étais totalement incompétent en matière de critique cinéma : je ne comprends rien, d'un point de vue technique, à la mise en scène, au montage, à la manière dont un réalisateur doit exploiter l'espace, la lumière, le bon usage des gros plans, larges, courtes ou longues focales etc. A ce titre je me sentais mal placé pour écrire quelque chose dans le contexte de ce HS, mais Peav' m'a mis à l'aise en me disant que chaque rédacteur pourrait conserver son style habituel et que ce qu'il attendait de moi c'était avant tout un historique passionné. D'autre part j'ai pu lire l'interview de Raynal en avant-première, et je me suis aperçu que l'influence du cinéma sur son travail n'était pas si importante, que son parcours était avant tout une tranche d'histoire du jeu vidéo. Ca m'a rassuré.

Compte tenu de ma façon de travailler, le dossier AITD est un demi-article : en général je commence par retracer les faits, ce qui éveille plein de souvenirs et m'inspire des réflections (ou me rappelle celles que je m'étais faites en jouant) que je développe dans la seconde partie de l'article. Or là, j'avais droit à 20.000 signes, et arrivé à la fin du résumé de AITD 4 j'en étais à 25.000... Donc c'est génial si vous avez aimé cet article, mais je n'en suis pas particulièrement satisfait et je pense que certains lecteurs ont du le trouver inutile, encore que beaucoup d'infos fausses circulent sur AITD qui méritaient un petit recadrage : par exemple, les sites rétro américains le considèrent comme un jeu de garage alors que c'était un gros projet pour Infogrames, et on a souvent fait un amalgame entre le départ de Raynal de la série et l'abandon de l'influence lovecraftienne, tout à fait injustifié.

Quoi qu'il en soit je suis supra-fier d'avoir participé à ce mag et je remercie du fond du coeur Peav de m'en avoir donné l'occasion. En plus j'ai aperçu la version finale de l'article avec cette superbe mise en page, quelle joie !

Pour ce qui est des autres articles je n'ai encore rien pu lire à part une partie du dossier Cinémachines qui a l'air excellent . Plus d'impressions très bientôt.

_________________

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Hors ligne
Posté le: 2006-05-02 23:59
Citation :
Ce qu’il y a de plus surprenant avec l’article de Matthieu Galey, c’est
que je m’imaginais fan de la série Metal Gear. Avec tout ce que cela doit
comporter d’érudition dans le domaine. Hors je me suis rendu compte que
Matthieu devait certainement me ridiculiser à l’échelle des passionnés de
l’univers de Kojima ! Je veux dire, j’ai appris des trucs dans son article
!! J’ai démarré la lecture avec un petit air condescendant et le sourire
en coin. Et j’ai finalement dévoré les quatre pages. Pour moi, c’est une
des réussites du mag. J’ai adoré sa position par rapport au côté «
auteurisant » de la chose. J’ai à peine regretté qu’il n’effleure pas la
censure sauvage appliquée à MGS2 et je pense que c’est l’article qui va
commencer à faire comprendre au spectateur/lecteur que finalement les
barrières entre jeux vidéo et cinéma s’amoindrissent (plus que pour un
article sur Silent Hill plus informatif par exemple).
En injectant la notion d’auteur, la création visuelle et la manipulation
du spectateur, Matthieu traite le jeu comme une œuvre d’art (ce qu’il
est)


C'est un commentaire qui me fait très plaisir et au delà de ça qui me touche énormément Mon but en faisant cet article était de proposer quelque chose susceptible de satisfaire à la fois les passionés de la série et les néophytes et j'avais assez peur lors de la rédaction que ça n'atteigne aucun des deux. Donc merci à toi, ainsi qu'à tous ceux qui ont apprécié ce papier ici et ailleurs de me rassurer

Ceci étant, je te garantis que des mecs qui touchent beaucoup plus que moi sur le sujet j'en connais quelques uns (c'est aussi pour ça que ta remarque me fait extrêmement plaisir d'ailleurs)

  Voir le site web de Blunt

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