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Index du Forum » » Discussions & Débats » » Le Bilan 2021
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Auteur Le Bilan 2021
RainMakeR
Chef de Rubrique Nécrologique
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1035015 pts.

Joue à Hydrophobia, Re5, RE R, Horizon bouse

Inscrit : Apr 01, 2003
Messages : 30223
De : Toulouse

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Posté le: 2022-01-01 19:34
moi aussi

Par contre home je l'ai installé mais vu qu'il faut payer pour pouvoir l'utiliser je l'ai vite viré. Dommage parce que je voulais chopper un meltan shiny.
J'en ai attrapé des milliers (litteralement) mais jamais un shiny ;(
_________________

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jyelka
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Joue à Metal Max Xeno

Inscrit : Mar 29, 2013
Messages : 593

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Posté le: 2022-01-01 21:13   [ Edité le: 2022-01-01 21:16 ]
2021 enfin la fin ! C'est sans doute le topic que je préfère lire sur le forum car il concentre toute la diversité des jeux vidéo et de celles et ce qui font vivre GroxPixels que je remercie au passage.

Petit aparté, l'année a été un peu difficile sur un plan personnel (je ne pense pas être le seul dans ce cas-là) et le jeu vidéo a rempli sa fonction d’échappatoire pour garder un une forme d'équilibre. J'ai aussi beaucoup lu.

Je reprends mon année de jeu vidéo dans l'ordre, avec à la fin un résumé

J'ai démarré l'année en choisissant de ne pas faire e post -game de Yakuza Kiwami ni de me lancer dans Yakuza 6, trio de malfrats nippons et l'envie de combler plus tard les trous entre ces 2 opus. J’ai eu envie de jeux qui se lancent vite, sans longs chargements, à tel point que c’est devenu un critère de choix du jeu. J’ai tenté aussi de reprendre des jeux qui trainaient.

Final Fantasy VII Remake - PS4 - histoire terminée, complétion des trophées 50 % -Materia d’or
Excellent remake de la partie Midgard, il souffre cependant de s'étaler trop longtemps là où l'original avait un rythme plus soutenu. Square a bien refait les choses et je n’ai pas grand-chose à en dire si ce n’est que le niveau du détail du jeu m’a surpris et fait que j’ai adhéré à la proposition. J’ai pris le parti pris de faire le jeu en facile car la démo et le système de combat ne m’ont pas incité à rester en normal, je ne voulais pas me prendre la tête et/ou perdre du temps. Une fois l’histoire achevée, je n’ai pas eu envie de faire les à-côtés manqués.

Cat Quest - PS4- histoire terminée, trophées 65 % - un chat RPG
Cat Quest un Action-RPG sans rien de plus que ce son titre annonce d’emblée. Soldé pour quelques euros, il est au genre ce que Horizon Tubro Chase est au jeu de course, un titre sans prétention mais solide et coloré. Dans Car Quest, vous jouez donc un chat en vue du dessus qui doit retrouver sa sœur, vous gagnez des niveaux, des équipements et des sorts. Le jeu est plutôt pêchu et mignon et sans intérêt narratif. Tout s'articule autour du fait que vous voyez les coups adverses se charger et leur zone d’effet et que vous avez une roulade pour les éviter. Ça distrait, joue sur le grind, et fonctionne quelques heures.


Wild guns reloaded - PS4 - pas terminé du tout, 5 % des trophées - Far West Steampunk rétro
Je l'ai relancé et j'ai pour la première fois réussi à passer le 1er boss. Wild Guns reste un super jeu d'action, mais 25 ans après c'est dur tellement le genre du je déplace un curseur et un bonhomme de dos en même temps n’a plus aucun sens vidéoludique grâce à l’avènement du TPS moderne. Je le relancerai de temps à autre dans les années à venir mais je doute fort de le boucler un jour.

Mortal Kombat X - PS4 - pas terminé et 7 % des trophées – Boredomlity
Emprunté à la médiathèque pour me faire le scénario du solo, finalement je n'ai pas accroché plus que ça car le jeu a trop ce feeling de rigidité propre aux MK. C’est atténué et sympa à jouer, mais pas eu envie de pousser plus loin.

Rez infinite – PS4 – pas terminé et 1 % des trophés – Vers l’infini, mais pas au-delà
J’avais joué à Rez il y a 15 ans sur PS2 1 ou 2 heures afin de faire des captures pour un célèbre site de JV. J’en garde un bon souvenir mais je n’ai jamais compris ce qu’il fallait faire ni comment. Grande joie de le voir sur les play at home et de le relancer. Chouette moment, mais je n’ai pas persévéré faute de temps et car trop d’autres jeux à côté. Je le relance parfois pour une petite session. Comme Tetris Effect, j’aimerai y jouer plus et mieux.


13 sentinels aegis rim - PS4 - scénario terminé, et donc 100 % des trophées – Les merveilleux robots des temps nouveaux
UN super visual novelet un tower-defense tactical bien foutu. Sceptique au début sur les 13 histoires, elles s’articulent et se développent très bien. La partie stratégique aurait pu être poussé un chouia plus mais elle fonctionne déjà impeccablement bien donnant l’impression de prendre part à de dantesques batailles de mechas contre des kaijus.


Stat Wars Squadron - PS4 - pas terminé, 7 % des trophés – La force n’a pas été avec moi sur ce coup-là
Dès son annonce, ce Squadrons me faisait envie, manque de jeu de dogfights dans l’espace. Un autre empreint de la médiathèque, j’ai bien aimé même si le titre manque de contenus en solo. Je n’ai pas pu terminer la campagne car je me suis explosé les deux poignets suite à une méchante chute à vélo. Impossible pour moi de jouer quelques semaines à des jeux nécessitant d’être rapide des deux mains. Je l’ai donc rapporté ans le boucler. J’espère que EA sortira un jeu plus abouti de combats spatiaux avec un solo plus passionnant et une gestion des vaisseaux de flotte mieux faite dans les années à venir car un film Star Wars consacré à Rogue Squadron doit voir le jour….


The witness - PS4 - pas terminé, 11% des trophées – Fascinante île mystérieuse de toutes les tentations
Un des jeux du play at thome, lancé pour voir sachant que je ne suis pas patient avec les jeux de réflexion et j’ai adoré le peu que j’ne ai fait dans ce the witness. J’aimerai lui accorder plus de temps et y revenir pour en percer les mystères.

Enter the gungeon - PS4 pas terminé, 1 % des trophées – Gun down
Jeu du play at home, lance sans savoir ce que c’était. Quelques sessions sympas, mais les rogue le et moi, comme je suis nul, je ne vais jamais loin.

The last Remnant remastered PS4 - pas terminé, 0 % des trophées – Ma déception de l’année
La réputation de ce jeu a eu raison de moi. Il me fait envie depuis sa sortie il y a une douaine d’année sur Xbox360. Je pensais y trouver un tactical, mais en fait non. Le système de combat est obscur au possible, il n’est pas vraiment possible de choisir les actons de ses troupes… et donc ça devient vite aléatoire et saoulant sans parler du fait que visiblement i len faut pas trop monter en niveau sinon le jeu devient vite infaisable. Donc démarrer un jeu en évitant des combats sur lesquels on’ pas la main, au bout d’une dizaine d’heures, j’ai abdiqué cette relation masochiste.

Red Faction Guerrilla remastered - PS4 - pas terminé, 1 % des trophées – Mars, c’est pas reparti
J’aimais bien le premier Red Faction, j’avais envie d’un truc pas du front. La sauce n’a pas prise. Je n’ai pas insisté sur ce TPS en monde ouvert rouge gris.


NieR Replicant 1.22474487139 - PS4 – Bouclé avec toutes ses fins et 90% es trophées – Quand la musique est bonne (et pas que)

Quel plaisir de retrouver le premier NieR dans une version bien foutue et accessible. Je l’ai pris avant tout pour le plaisir des oreilles et avec l’optique d’enfin voir toutes les fins, je n’avais vu que la A sur Xbox360 et en y jouant de façon détendue par petites sessions d’une heure par jour. Refaire au casque ce Nier fut un plaisir. Mon regret, j’aurais aimé pouvoir jouer plutôt avec Papa Nier.

Metal Ma Xeno PS4 – terminé avec 71 % des trophées – le réservoir à moitié vide ou à moitié plein ?
Metal Max sur super famicom était un RPG assez peu dirigiste à l’univers original fun. On perd pas mal de ceci dans ce Metal Max Xeno, mais il reste un RPG tour par tour classique solide qui se démarque par son univers post apo, ses chars et leur customisation poussé, un système de combat rapide, une course à la puissance un peu WTF, une réalisation 128 bits, un scénario famélique et des passages franchement propice au malaise tant ils se voient dans le peu de dialogues du jeu (est-ce utile de les consacrer à la virginité es personnages … et de donner à penser que les femmes sont « des objets »). Mais ce fut un RPG fait en écoutant des podcasts et pris en solde a 8 euros, je pense que à 40 euros mon jugement serait plus sévère.

Dragon's lair trilogy PS4 – terminé que le Dragon’s Lair 0 % des trophées – À voir plutôt qu’à jouer
De ces 3 dessins animés en QTE, je n’ai fini que le 1er, impressionnant film d’animation. Je n’arrive pas à réaliser des QTE, ça m’énerve, ce qui fait que je n’ose pas lancer le second jeu et Space Age.

Cuphead PS4 - pas terminé mais 12 % des trophées – Masocore mais une tasse de boisson chaude ça réconforte
Pris en même temps que Dragon’s Lair, thématique dessin animé et JV, c’est un bon contra like. Il a le même feeling, un dash en plus et son système de spécial à charge. Graphiquement bluffant, l’expérience est rude, mais juste, surtout qu’elle est patronnée, die retry learn. J’en suis à la seconde ile sur laquelle il ne me reste que 2 épreuves de boss. Après a voir si j’y reviens dessus un jour ou pas.


428 Shibuy Scramble – histoire principale terminée, mais pas l’ensemble des ramifications etc 20 % des trophées – un petit plus
J’ai pris 1 ou 2 heures afin de faire une des histoires post game. C’était toujours aussi bien. Faudrait que je prenne le temps de faire tout le reste avec un guide sous le coude.


Tekken 7 - PS4 – Histoire solo bouclée et 36 % des trophées – La pantoufle de la baston
L’an dernier, j’écrivais sur Ace Combat 7 de Namco que je n’avais pas joué à un jeu de la série depuis le 3 sur PS1 et qu’en lançant le dernier opus ke retrouvais vite mes marques. Idem pour ce Tekken 7 pour lequel j’ai pris presque tous les DLC sur un stupide coup de tête. Bref c’est Tekken, c’est plaisant à prendre en main, les mêmes controles depuis 25 ans. C’est beau, le mode stroy est moyen, mais ça passe car court. J’ai été surpris par la noirceur du jeu, son univers coporatocomplotiste dans un monde en guerre perpétuelle me gâche le plaisir, surtout dans les décors, j’aurais aimé un truc « un peu plus joyeux, moins sérieux ». Mais, c’est un bon cru, dommage, je n’ai personne pour y jouer avec moi et en explorer les possibilités.

Pic a pix classic – PS4 – toutes les grilles complétées, 44 % des trophées – Picross sans panache
J’ai fini toutes les grilles de ce picross sans prétention au bout de 2 ans. Les dessins sont moyens, dommage.

Dynasty warriots 8 Xtrem legebds - terminé la campagne du wei 1 % des trophées – Un Muso, pour fêter 21 ans de relations avec cette série….
J’ai débuté les Dynasty arriors avec le 2 sur PS2. Ce 8 Xtrem traine sur ma PS4 depuis des années, j’ai enfin pris le temps de faire une campagne solo, celle du Wei, c’était bien mais cela reste du Muso et je n’ai pas eu envie de plus. Une page se tourne peut-être et j’ai pris plus de plaisir sur le Dragon Quest Hero sorti sur la même machine y a des années. Ce DW 8 Xtrm offre en revanche pléthore de choses aux amateurs, c’est comme un gros gâteau qui dégouline.

A king tale Final Fantasy XV – histories terminée et 33 % des trophées - Un jeu gratuit pas si mal et qui pourrait donner autre chose si Square s’en servait pour remaker les FF classiques sous forme de BTA
Je n’ai pas encore joué à Street of Rage 4, donc dur d’estimer ce Beat em all au regard des ténors modernes du genre. J’y ai passé un moment en trouvant un jeu avec un petit système bien pensé de frapes et magies variés. Le dernier boss est un ennemi bien connu des joueurs de FF VI Ultros, ce qui a été un grand plaisir et me fait dire que Square pourrait reprendre les bases de ce FFXV BTA pour faire des beat em all RPG façon Donjon et Dragons de Capcom avec ses vieux FF en 2D, ça donnerait bien. Le jeu est gratuit et trainait sur ma PS4 depuis des années.

Journey – PS4 – pas allé au bout du voyage et 4 % des trophées – voyage voyage
Encore un des jeux du Play at home, j’en comprends la portée, la direction artistique est superbe, mais je ne suis pas allé au bout du périple. Je me suis arrêté à l 7 ou 8e étape. Je trouve ça un peu ennuyant. Il risque d’être comme Shaow of the coloseus (auquel je n’ai pas joué cette année pour faire mes 4 colosses de l’année et espérer en voir le out contrairement aux années précédentes) pour moi, un jeu que j’aimerai aimer plus mais que je ne finirais sans doute jamais.

Casttlevania advance collection – PS4 – terminé que les 3 jeux GBA et 65 % des trophées – 3 déclinaisons d’une même recette
J’ai terminé l’année avec cette belle compilation de Konami. L’opus super nes présent dessus Vampire Kiss ne m’intéresse pas du tout. Je l’ai mis de coté. J’étais un peu passé à coté de Symphony of the Night dont je n’ai jamais compris comment accéder à la 2e partie du château…
Là je me suis rattrapé avec délectation sur les 3 opus de la GBA que j’ai découverts ainsi.
Circle of the moon est encore un peu rigide, mais c’est sans doute le meilleur des trois en dépit de boss assez durs (je pense que sans le rewind et les save a la volée, je ne l’aurais pas bouclé), il est beau, la progression se fait sans accro.
Harmony of dissonance corrige des défauts de ce premier titre et se révèle le plus maniable des trois, son héros répond de façon fluide, la direction artistique est un peu criarde mais c’est un plaisir de se mouvoir, par contre la progression est saccadée avec le système de double château. Et aucune indication sur le fonctionnement des téléporteurs qui m’a fait faire des aller retours pénibles (pour info la touche haut permet d’aller d’un château à l’autre, celle du bas de se téléporter dans un même château à un autre endroit). J’ai bloqué pas mal de fois et eu recours à des guides.
Aria of Sorrow est different. Très beau, il souffre de collisions moins bien gérées (manque de feedback) selon moi et de l’abandon du fouet pour un systèmes d’armes diverses pas folichonnes. C’est un bon opus coté direction artistique, la progression est bonne et sans accroches toutefois le jeu requiert de passer souvent par le menu ce qui est pénible de nos jours).


Autres jeux rétro sur Super Nintendo.
Du Mortal Kombat II et du Dragon Ball Z la légende saiens empruntés à la médiathèque pour raviver des souvenirs. MK II passe encore, mai le DBZ pique, fait le solo avec Picolo pour le fun, mais ça a pris un sacré coup de vieux. J’ai aussi acquis une cartouche compilation chinoise avec une sélection assez bof de jeux sur laquelle j’ai remis le tortues ninja turteles in time BTA de la super nintendo dont les couleurs m’ont paru ternes et le jeu un peu brouillon. J’ai remis Lamboghini Challenge et tenté Top Gear 2.

J'ai aussi joué à Wreckfest qui est toujours mis à jour avec notament l'ajout de circuits dont plusieurs issus de carmageddon.
J'ai acquis sans lancer Ratchet and Clank, Horizon Zero Dawn, Hades et Tales of Arise.

Je regrette que Moss, le jeu VR avec la souris sur PS4 ne puisse se jouer que en VR, de ne pas piger thumper, abzu

Je reteins donc de 2020.
FFVII, NieR, 13 sentinels, the Witness, Cuphead, Tekken 7 et Circle of the Moon.
J'oublie The Last Remnant

Enfin, au-delà du jeu vidéo, mon kif de l’année fut ma randonnée en âne dont dans les Cévennes dont j’ai déjà parlée ailleurs sur ce forum --> https://www.goodplanet.info/2021/05/25/voyage-ane-experience-formidale-temoignage/
et qui a fait que j’ai fait un second voyage en âne en Bretagne à l’automne associé à un voyage en vélo. Toujours aussi bien, avec cette fois un grand ane noir, une bete impressionnante.

Belle année 2022


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Kollembole
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Joue à Streets of Rage 4

Inscrit : Feb 05, 2014
Messages : 4009
De : En Anjou

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Posté le: 2022-01-02 08:06   [ Edité le: 2022-01-02 08:43 ]
Vite-fait, retours :

Citation :
Yuppie Psycho
Un jeu d'aventure vue de dessus, en pixel art. Beaucoup de dialogues, c'est très scénarisé, sans être un visual novel.
Ce jeu est un petit bijou d'écriture, et un énorme coup de coeur personnel pour cette raison. J'irais presque jusqu'à dire que c'est (si l'on met de côté la fin qui part un peu en vrille ?) probablement un des jeux les mieux écrits auxquels j'ai jamais joué.
Bonus : c'est pas très long.


Là aussi, je confirme. Voilà un jeu qui arrive a concilier narration et gameplay avec efficacité.
( Et pas loin de mon expérience sur The Silent Age, rien que pour la suspension d'incrédulité...)

J'aurais même du l'ajouter à ma liste des meilleurs (re)découvertes en 2021, mince !
( Avec The Count Lucanor, dans la même veine. Sauf qu'il est encore plus court. )



Citation :
Minoria
Par les devs de Momodora.
Un metroid-like qui ... ne m'a pas laissé de souvenir impérissable. L'exploration est assez pauvre, le gameplay (contrôles, combats) le sont aussi. La 3D, sans être catastrophique, n'est pas très réussie. Globalement une déception, mais pas un mauvais jeu, un jeu juste correct. L'OST est très soigné, elle est assez mélancolique comme le jeu dans son ensemble.


Oui. C'est surtout le ton sinistre qui m'a marquée sur ce jeu.

Pour ce que j'ai pu parcourir de Momodora, qui m'a parue plus "décontracté" à côté après coup.
Ce serait par contre intéressant de savoir si ces deux titres s'apparentent au même univers, ou bien si c'est juste une convention ? ( Enfin, environnement et similarités du bestiaire, Nonnes combattantes face à un clan de "Sorcières"... )


Citation :
Cecconoid (Triple Eh - Switch - 2020)

C'est un hommage à Cybernoid. C'est moins dur mais aussi moins intéressant. Les ennemis sont trop résistants et du coup la progression est un peu lente et laborieuse. C'est surtout vendu 10 fois trop cher sur Switch (le prix a peut-être baissé entre temps, mais au lancement c'était 24 euros).
Appréciation : 2/5


Juste sur la question du prix... Outch, ça fait quand même une sacrée différence avec la version PC, et encore d'avantage venant de chez Itch_io (qui inclue une clef steam, aussi; et au passage se retrouve régulièrement dans les bundles de charités de ce même site, pour une référence à la Liste. )

Après, hors sujet, j'apprécie bien le rendu de ce style de jeu sur un écran de portable.

(Bon, il est en soldes sur Switch, au moment où j'écris ces lignes.)

:s Pardon pour cette remarque...
C'est plutôt parce que je me demande pourquoi certains jeux indés se retrouve avec une aussi grosse différence de prix entre ces deux plateformes, et pourtant pas toujours systématiquement ? ( Une taxe ? )



Citation :
Cat Quest
, trés efficace contre la morosité, je confirme.

Et, a aussi une "suite" (Enfin, un second épisode...), qui peux se jouer a deux.

Qui aurait pu s'appeler Cat & Dog Quest... (le perso alternatif étant un chien.)


Citation :
House Flipper


Un truc rigolo, c'est qu'il existe aussi en parallèle (autre éditeur), une variante sur les gares désaffectées ...et depuis il a été annoncé un "Monument Flipper", toujours sur a peu près le même concept (?).

[Edit] Je comptait mettre le trailer de ce dernier, mais me suis demandée si ça n'aurait pas été vu du meilleur goût... :/






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[...]


Tama
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Joue à Unpacking

Inscrit : Nov 01, 2007
Messages : 2834
De : Pomeys (69)

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Posté le: 2022-01-02 10:04
Ayant organisé mon année 2021 en forme de défi, j'ai une idée assez claire de ce que je dois en retenir

D'abord, les chiffres. 47 jeux joués, 42 terminés, autant dire que ce fût chargé ! Parmi eux on aura :

- Les Game of the Year que seraient Haven, Along the Edge, Exhumed, Princess Remedy in a World of Hurt. Ceux que je recommanderais sans hésiter, et aussi ceux qui m'arrachent un petit sourire d'orgueil quand je les regarde car ça me rappelle à quel point j'ai des goûts éclectiques.

- Les jeux qui font plaisir. Horizon Chase Turbo, Pokémon Vert Feuille, Pokémon Crystal Clear, VtM Night Road, MGS VR Missions, Curse of Issyos, After Death. Parce que parfois, se retrouver simplement conforté dans ses goûts, ça fait du bien.

- Les belles découvertes. Link's Awakening, Super Mario Land, Hadès, Evan's Remains, Mischief Makers, Fire Emblem, Pokémon Insurgence. J'aime être surpris, pris de court, qu'un jeu m'attaque depuis un angle mort.

- Les rencontres inattendues. Epic Mickey, Cyberpunk 2077, A normal lost phone, Iconoclasts. Des jeux étranges, parfois brisés, contradictoires, mais certainement uniques. Des productions pour lesquelles j'aurai toujours un gros, gros faible parce qu'elles posent le plus de questions. Sur elles-même, sur le média, sur moi-même.

- Les jeux difficiles d'accès. Ring Fit Adventure fait travailler le corps, Donkey Kong Jungle Beat l'a fait aussi mais de manière involontaire. Quant à Jamestown+ et Lumo, je les aime bien dans des genres que je trouve quelque peu compliqués à aborder.

- Les déceptions, inévitables. Shin Megami Tensei II, Shin Megami Tensei If..., Megaman 11, Stranglehold, Rolling Thunder 2, Crash Bandicoot 1 N.Sane, Pokémon Ultra-Lune, Vampyr. Parfois je n'en attendais rien, parfois j’espérais la grandeur, ce qui constitue peut-être une injustice envers eux.

- Ceux dont le mur de l'histoire est difficile à franchir. Maniac Mansion, Phenix, Ready 2 Rumble, pour qui je suis reconnaissant à Grospixels d'exister car sans lui, je n'aurais pas su par quel bout les prendre !

- Les mystères. Olija, Halo Combat Evolved, pour qui il n'y a eu que silence, de mon côté comme du leur.

Une année riche en couleurs, en tonalités, en expériences, qui m'a poussé à me questionner sur ma manière de parler de jeux vidéo. Un questionnement qui devient évident quand on parle de jeux sur lesquels il n'y a pas grand-chose à dire d'un point de vue objectif, mais d'une manière plus générale je dirais que me contenter de dresser une liste de + et de - ne m'intéresse plus.
L'analyse objectiviste me semble être une impasse, qui ne me mène pas à ce qui me fait vibrer dans le jeu vidéo - ce qui se sent, rétrospectivement, dans mes derniers posts.

Il y a aussi les fringales. Ces accès subits et brutaux qui me poussent à relancer des jeux "confort food" comme les appellent les anglophones. Dark Souls et Borderlands sont souvent les victimes/bénéficiaires de ces fringales vidéoludiques et comme toute boulimie, elles se finissent invariablement par une culpabilité marquée, et le constat que ces dizaines d'heures englouties n'ont abouti à rien de positif.

D'une manière étrange, Pokémon a occupé une bonne partie de mon année, et en particulier les Nuzlocke Challenge. Les refaire sous un prisme différent me les fait redécouvrir sous un jour nouveau et je reste bouche bée devant la structure du premier épisode ; et tristement convaincu que le deuxième est un ratage. Mais l'idée que l'on puisse apprécier un jeu en le rendant volontairement plus dur, et que cette perception nouvelle n'est pas moins bonne qu'une autre, je trouve ça merveilleux.

Une bonne année 2022 à tous, j'en attends beaucoup
_________________

"Si Kage t'y arrives pas, essaie les pruneaux d'Agen !"

Shenron, pendant une soirée Virtua Fighter 5 Ultimate Showdown.


JC
Camarade grospixelien


Joue à Batman : Arkham Knight

Inscrit : Apr 15, 2002
Messages : 8316
De : là où y'a plus vraiment de débit

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Posté le: 2022-01-02 12:07
AS: pardon pour la longueur et le côté sans doute décousu. J'ai essayé de me restreindre à une ou deux phrases par jeu mais j'ai partiellement échoué

Mes jeux joués en 2021, sauf oubli, dans un ordre à peu près chronologique, et sans compter les 10-12 jeux que j'avais déjà faits par le passé. Tout tourne sur PC et se répartit moit'moit' entre GOG et Steam, plus 4-5 jeux Epic Store. J'ai fait beaucoup de point'n clicks, des petits puzzle games 100%-isés en 1 à 2 heures, et quelques jeux beaucoup plus longs. Côté backlog, tout se passe bien Sur 550 jeux démat' acquis entre 2013 et aujourd'hui, j'en ai 92 "achetés mais pas encore joués/terminés". Ce chiffre reste élevé, toutefois j'aime bien le fait d'avoir un backlog fourni, et 25~30 serait un bon chiffre. Ca me convient bien mieux que de tourner à flux tendu comme je le faisais sur console. J'ai du choix en permanence, c'est une approche plus spontanée et positive (et d'ailleurs je joue beaucoup plus depuis 3 ans).




MON JEU DE L'ANNEE

- Cyberpunk 2077 (2020) : Le jeu qui aura signé mon divorce vidéo-ludique avec internet, écoeuré par ce déluge de haine, cerise sur un gâteau depuis longtemps moisi. C'est une réflexion globale, amorcée il y a quelques années et qui s'est accélérée à l'automne 2020 tandis que je hantais les forums de GOG dans le but de trouver matière à alimenter le topic dédié de grospix', dans lequel je comptais faire des comptes-rendus de session façon grosblog, voire à terme écrire un article ambitieux sur un genre et un jeu... Mais les événements m'ont complètement démotivé et j'ai finalement vécu ce jeu tout seul dans mon coin, préférant faire abstraction de tout ce qui l'entourait (et je précise que ce n'est pas la faute du topic de grospix' , au contraire c'est l'un des rares à être resté posé, avec des craintes légitimes et des avis divergents mais toujours respectables et respectueux).

Cyberpunk 2077 est généreux, passionné, certes pas exempt de défauts, mais qui ne méritait certainement pas que les développeurs se fassent menacer de mort, que CDPR soit piraté et rançonné pour "show the world how shitty you are", que des bouffons tentent de se réunir pour opérer une class action 15 jours avant la sortie du jeu, ou que des types qui n'ont que ça à foutre hantent les commentaires de GOG pendant des mois et downvotent tout avis un tant soit peu modéré ou positif, dans les minutes qui suivent leur mise en ligne, alors qu'un simple "ce jeu est une merde" a droit à trouzemille pouces bleus dans le même laps de temps. Cyberpunk 2077, en pleine pandémie historique, aura aussi montré que les gens ont plus d'attentes et d'exigences envers un développeur de jeux vidéo Polonais qu'envers leur propre gouvernement.

Sinon, Cyberpunk 2077 est bien écrit, a infiniment plus de points communs avec The Witcher 3 qu'avec GTA, propose une ville absolument extraordinaire, comme on n'en reverra plus avant très, très longtemps dans un jeu vidéo, et après 150 heures, j'attends désormais les DLCs pour me refaire un run complet. Du côté des défauts, notamment les bugs, je suis une fois n'est pas coutume passé à côté de tous les problèmes fréquemment cités (j'ai généralement beaucoup de chance sur ce point ; même Skyrim ne m'avait quasiment pas causé d'ennui, comparé à la moyenne des joueurs). La conduite n'est pas terrible, quoiqu'améliorée au fil des patches, mais perso je me déplace presque toujours à moto, et là rien à redire ! Le vrai souci selon moi, c'est l'absence de customisation du personnage en dehors de sa création en début de game. Impossible de changer son apparence par la suite, et les améliorations chez les charcudocs se font de façon anecdotique, comme si on changeait de fringue. C'est tout le concept du transhumanisme et les réflexions pouvant en découler, qui passent à la trappe, relégués à une simple option vidéoludique. Pour moi c'est là qu'il faut chercher le défaut de ce jeu. Pour tout le reste, j'ai globalement adoré, notamment l'écriture de certaines missions, une mise en scène parfois incroyable, touchante, mélancolique, certains personnages sublimes, et une réflexion sur un futur beaucoup moins nihiliste qu'on pourrait le croire en premier lieu, mais avant tout désabusé, meurtri, usé, déjà obsolète. Cyberpunk 2077 a par moments des fulgurances de beauté vertigineuses. Il a aussi des fautes de gout, notamment un humour trash pas toujours bienvenu... Mais c'est peut-être aussi ce contraste qui fait que quand c'est réussi, putain ce que c'est réussi !

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JANVIER

- Dracula 3 : La Voie du Dragon (2008) : Point'n click subjectif (écrans fixes mais vue à 360°) par les français de Kheops Studio. Le thème du vampire est traité de façon à la fois religieuse et rationnelle, puisque l'on incarne un prêtre-médecin chargé de se faire l'avocat du diable dans une demande de béatification d'une femme récemment décédée. L'enquête mettra doucement en évidence des comportements suspects, des morts inexpliquées, et la possible existence d'un mal ancestral. Cet excellent jeu policier distille ses côtés fantastiques avec parcimonie (même si le joueur n'est pas dupe, vu que le jeu s'appelle "Dracula"), et le basculement du héros vers un abandon de la science et d'une remise en question de ses croyances, au profit de rites païens destinés à échapper à la tentation et sauver le monde est bien amené. Le meilleur des 5 épisodes, aussi bien pour l'histoire, l'ambiance, les énigmes, etc. A noter que le rituel final est bien difficile comparé au reste du jeu. Vous avez intérêt à avoir pris des notes. (Ou alors lorgnez vers un walkthrough... Promis, personne ne vous jugera).

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- FlatOut 2 (2006) : Jeu de bagnoles bien conservé pour son age, fun même si je ne suis pas très doué.
- The Adventures of Shuggy (2012) : Petit jeu de plateformes-réflexion 2D. Court et très sympa.
- Beatbuddy : Tale of the Guardians (2013) : Un platformer original orienté rythme musical. Etant fan de musique interactive, j'ai bien aimé ^^.
- Kane and Lynch : Dead Men (2007) : Jeu de tir désenchanté, court mais intense, très orienté film d'action. J'aurais bien aimé le faire en coop', le jeu étant clairement pensé dans ce sens.
- Dark Fall 3 : Lost Souls (2009) : Jeu d'aventure horrifique en vue subjective (en écrans fixes façon Myst). Cette enquête à base d'hôtel hanté est la plus stressante de la trilogie, et peut-être ma préférée.


FEVRIER

- The Last Tinker : City of Colors (2014) aka "50 nuances de couleur indéterminée (1/2)" : Je dois être masochiste. Un jeu de plates-formes basé sur un système de couleurs ? Aller, en tant que daltonien, pourquoi ça se passerait mal ? Alors il y a bien un mode daltonien mais il est très particulier car apparemment optimisé pour la forme la plus rare, la tritanopie (je vous épargne les explications scientifiques, disons juste que ce filtre a un rendu noir et blanc rougeâtre à mes yeux, et est donc totalement injouable). Bref, j'ai dû jouer en normal. Mais au final ça s'est plutôt bien passé ! Hormis un ou deux endroits dans les derniers chapitres où j'ai dû pratiquer du "smart die & retry", j'ai su profiter pleinement d'un platformer 3D sympa, pas trop dur, et qui gagnerait à être connu.

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- Axiom Verge (2015) : Déjà évoqué dans le topic dédié, bilan très positif.
- Gemini Rue (2011) : Point'n click de SF nanti d'un petit côté Blade Runner. A faire.
- Overclocked : A History of Violence (2007) : Perte de mémoire, manipulation, conspiration... Un bon point'n click, peut-être un peu terni par quelques lacunes techniques, mais qui m'a captivé.
- Deus Ex The Fall et Mankind Divided (2014/2016) : Optimisé pour smarphones, l'anecdotique The Fall hérite d'un gameplay simplifié, de zones plus petites, et d'une durée de vie minime. Dans le contexte, ce jeu est bien, mais il ne rivalise pas avec ses grands frères. Mankind Divided, en revanche, c'est du bon (à part les temps de loading, et le mode Breach oubliable).
- Mirror's Edge (2009) : Après l'avoir testé sur 360 à l'époque, j'avais vite abandonné, car mes compétences et chronos très relatifs me laissaient craindre des sessions frustrantes à base de chutes répétées dans le vide. Dix ans plus tard, profitant de soldes GOG, je lui ai redonné sa chance, et je ne regrette pas. J'ai nettement mieux joué qu'à l'époque et su apprécier un jeu d'action/plateformes original et bien fichu. C'est agréable de prendre sa revanche sur un jeu quand l'occasion se présente !


MARS

- The Tiny Bang Story (2011) aka "50 nuances de couleur indéterminée (2/2)" : Puzzle game à l'ambiance graphique et sonore très plaisante, faisant la part belle aux items cachés dans les décors (je ne suis pas du tout habitué aux jeux typés hide & seek mais là ce n'est jamais trop dur). En revanche, il y a aussi des puzzles plus traditionnels, qui ne sont pas, mais alors pas du tout daltonien-friendly, et rien ne permettait de le savoir avant d'acheter le jeu : Autant un City of Colors ou un Mirror's Edge, en cas de souci je n'aurais pas pu dire qu'on ne m'avait pas prévenu, autant là ça me tombe dessus sans prévenir, sans raison valable, limite de façon trollesque ! Résultat, j'ai dû plusieurs fois gruger à base de captures d'écran + filtrage des teintes sous photoshop, puis de mémorisation par coeur de positions d'items, de coups de fil à un ami, et autres joyeuses astuces copyrightées par votre serviteur. J'y suis arrivé car quand je prends ça de façon personnelle (et c'était le cas ici) je peux me montrer très obstiné, mais Tiny Bang Story m'a laissé un gout amer, je ne jouerai plus jamais à un jeu Colibri Games, alors que tout était réussi à côté. Et comme souvent, il n'aurait fallu que 2-3 réglages très minimes pour que le jeu devienne jouable pour plein de monde. Bon sang les dev' faites des efforts quoi, même moi je code des MODs colorblind pour certains jeux (ex: le GPS dans Eurotruck Simulator 2) alors que normalement je n'y connais rien.

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ho, mais il est très joli ce j... eh meeerde.

- Broken Age (2014) : Jeu d'aventure onirique où l'on alterne entre deux personnages dans des aventures à priori distinctes mais qui se recouperont à la fin. Rien de spécial à en dire, sinon que j'ai apprécié.
- Blocks That Matter (2011) : Platformer/Puzzle 2D plutôt sympa malgré un visuel un peu "flash game" que j'apprécie assez peu d'habitude. Difficile à décrire sans en faire une tartine, mais ce jeu mérite votre intérêt. Pour en savoir plus, jetez un oeil à l'article de Seb !
- Alpha Protocol (2010) : Jeu d'Obsidian à mi-chemin entre le RPG et le jeu d'action-infiltration. Excellente surprise malgré une réalisation technique à la rue pour un jeu de 2010 (même si 11 ans plus tard, on s'en fout). L'aspect RPG est bon, l'aspect infitration est plus perfectible mais j'ai bien aimé.
- Darksiders 2 [Deathinitive Edition] (2015) : Sympa mais le 1er opus reste quelques crans au-dessus.
- Wallace & Gromit's Grand Adventure (2009) : Telltale de 2009, qui a vieilli comparé aux Telltales plus récents, mais j'ai trouvé qu'il tenait encore la route. Côté scénario, j'ai été plus réceptif à ce W&G qu'aux Sam & Max sortis peu avant, mais c'est surtout parce que je connais mieux cet univers. Bref, j'ai plutôt apprécié. Bon après on ne va pas se mentir, c'est tout de même un peu mou, pas fifou techniquement, et 12 ans plus tard ça accuse son age...


AVRIL

- Reventure (2019) : Jeu en gros pixels où l'on doit délivrer une princesse. Il est à la fois très court et assez long. Exemple : au début, vous sortez de chez vous, et tombez au bout de 3 écrans sur un vieux bonhomme qui vous donne une épée parce que le monde est dangereux (wink wink Zelda wink). Eh bien si vous donnez un coup d'épée au mec, vous le butez ! Vous êtes alors condamné à mort pour votre crime et exécuté. Fin. Et là, vous recommencez l'aventure avec un autre perso (le fils du premier), en quête d'une nouvelle façon d'échouer . Il y a une centaine de fins à trouver/débloquer, drôles, difficiles, absurdes, beaucoup se débloquent en quelques toutes petites minutes, d'autres sont plus délicates à enclencher... Certaines fins changent le monde de façon définitive et donnent accès à de nouvelles fins, jusqu'à, finalement accéder à la vraie fin du jeu. La collection de toutes les fins est parfois un brin fastidieuse, mais dans l'ensemble j'ai bien aimé Reventure.

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- The Dark Eye : Chain of Satinav et Memoria (2012/2013) : deux point'n click intéressants et bien écrits, dans un monde medieval fantasy poétique et mélancolique.
- Journey of a Roarch (2013) : Petit jeu d'aventure-réflexion sympa, où l'on incarne un cafard dans un monde post-apo. Mais attention, rien à voir avec un Bad Mojo. Ici, les persos sont anthropomorphisés façon dessins animés, et l'ambiance est plus légère.
- Just Cause 2 (2010) : le GTA du chaos ! J'ai bien aimé passer mon temps à tout péter sur cette ile orientée république bananière, et je me demande pourquoi je n'avais pas accroché à la démo jouable à l'époque. Ceci dit, on était quand même à la limite du too much niveau contenu et missions annexes, et ce de l'aveu même des développeurs : l'inévitable succès "perfectionniste" (que je n'ai pas eu) consiste à finir le jeu à 75%. Pas 100%. J'espère que le 3ème épisode, lui aussi dans mon backlog, ne tentera pas la surenchère...
- Dead Synchronicity : Tomorrow Comes Today (2015) : Point'n click désenchanté décrivant un futur post apocalyptique où il ne fait pas bon vivre. Style graphique original (quoique terni par des animations trop minimalistes), histoire intrigante, bande-son rock indé réussie, ambiance mixant habilement 12 Monkeys et Mad Max... Il ne manque qu'un 2ème opus, afin de conclure une histoire laissée très abruptement en suspens. Toujours pas de nouvelles après 6 ans, mais l'espoir fait vivre...
- Broken Sword 5 : The Serpent's Curse (2013) : Bonne surprise, surtout après un 3 perfectible et un 4 pas mauvais mais pas transcendant.


MAI

- Zenge, Up Left Out, Klocki, Art of Gravity, Scalak, Oxxo, Naboki, Push (2016/2019) : Entre janvier et mai, j'ai aussi joué à ces 8 puzzle games, tous indépendants les uns des autres. Courts, malins, pas chers (comptez en moyenne 0.60€ le jeu pendant les soldes), ces jeux minimalistes se bouclent en 1 à 2 heures chacun, idéal pour faire un break entre deux AAA. Ils sont tous basés sur des règles simples, chaque fois différentes, et qui évoluent au fil des niveaux.

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- Mad Max (2015) : Inspiré des jeux Batman, mais retranscrit dans l'univers brutal de Mad Max. Le résultat est un jeu d'action en monde ouvert faisant la part belle à la conduite agressive et aux combats à mains nues. J'ai bien aimé malgré un peu de répétitivité sur la fin.
- Secret Files 2, 3, 4 (2009/2012/2013) : SF2 est un point'n click à l'ancienne dans la veine du 1er, excellent, que j'avais fait en 2020. SF3 n'est pas mauvais mais est moins inspiré. SF4 est, en soit, bien fichu, mais beaucoup trop court et sent la réduction drastique de budget. En fait on dirait un DLC du 2 (on incarne un PNJ de SF2 dans une histoire ayant lieu en parallèle). Ceux qui l'on acheté au prix fort à l'époque ont dû bien rager.
- The Testament of Sherlock Holmes (2012) : Je continue ma découverte des Sherlock Holmes de Frogware, tous achetés il y a perpet' à un prix ridicule, et que je fais à raison d'un par an environ. J'ai bien aimé celui-ci, mais pour l'instant l'opus sur Jack L'éventreur garde sa première place.
- Resonance (2012) : Un ambitieux point'n click à l'ancienne produit par Wadget Eye, bien peaufiné, ou l'on incarne tour-à-tour plusieurs personnages impliqués dans une histoire de technologie puissante aux mains d'une organisation malveillante. Prenant et bien écrit, le jeu se perd parfois dans des scènes "action" dont la présence dans un PnC m'a toujours paru dispensable, et un zeste de chasse au pixel. Mais globalement c'est un bon jeu !


JUIN

- Shadow Warrior (2013) : Je découvre cette série (après l'avoir longtemps confondue avec Ninja Gaiden). FPS nerveux et sanglant, dans un monde moderno-fantastique que n'aurait pas renié John Constantine. N'étant pas spécialiste du genre, je n'oserai le comparer à d'autres FPS, mais j'ai passé un chouette moment, et le 2ème épisode, qui traine dans mon backlog, est désormais dans ma todo-list de 2022.

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- Retour sur l'Ile Mystérieuse (2004) : Point'n click en vue subjective, l'un des 1ers jeux de Kheops (qui fera Dracula 3 par la suite). Bien écrit, intéressant, pas difficile, que demander de plus ?
- Omerta : City of Gangsters (2013) : Jeu de gestion ambiance Capone, où l'on gère les "affaires" pour gravir les échelons du crime organisé. Sympa quoique répétitif à l'usage.
- Primordia (2012) : Point'n click tendance cyberpunk à l'ambiance sombre, où le robot a supplanté l'humain. Graphiquement réussi et bien écrit, une bonne surprise.
- Sniper : Ghost Warrior 2 (2013) : L'action-infiltration du point de vue d'un sniper. Je ne savais pas à quoi m'attendre, et j'ai bien aimé. Le jeu sait ménager la tension. A pratiquer en difficulté élevée.
- 1954 Alcatraz (2014) : Point'n click où l'on incarne tour-à-tour un braqueur prêt à s'évader d'Alcatraz, et sa petite amie qui l'aide depuis l'extérieur.


JUILLET

- X Rebirth (2013) : reboot de la série des X, hommages modernes à l'incontournable Elite. Je suis divisé... D'un côté j'ai bien aimé le scénario, les graphismes, etc, et je serais tenté de dire que c'est un très bon jeu (j'y ai joué 70 heures tout de même). D'un autre côté, il m'a fallu trafiquer longuement et régulièrement (et sans guide) les fichiers XML du jeu pour palier à de gros problèmes de gestion des matières premières et du système commercial ultra déséquilibré qui rendait carrément certaines missions de la campagne infaisables (un gros bug dans ma partie ?), avant que le jeu montre enfin son potentiel. Je ne suis pas fan non plus de ce concept d'autoroute pour se déplacer d'un secteur à un autre, mais on s'y fait. Au final, ce Rebirth reste inférieur aux indétrônables X1 et X2, mais ça se laisse jouer et la quête principale est intéressante.

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- The Next BIG Thing (2011) : Point'n click dans la lignée des Runaway, ce qui en soi est une bonne chose.
- Dracula 4 & 5 (2013) : Littéralement 1 seul et même jeu coupé en 2 parties pour doubler les bénéfices. Ce point'n click reste sympa, mais demeure bien moins inspiré que l'épisode 3 évoqué plus haut, et certains ajouts sont peu convaincants (ex: une barre de vie, impliquant de se nourrir et médicamenter).
- 15 Days (2010) : Point'n click dans un Londre moderne, ou l'on suit des cambrioleurs d'art se la jouant robin des bois. Pas exempt de défauts techniques, j'ai quand même passé un chouette moment.
- Prison Architect (2015) : Jeu de gestion original et bien fichu, où vous dirigez une prison avec tout ce qui en découle (prisonniers, cantines, évasions, emploi du temps, isolement...)
- Underland (2021) : Jeu de réflexion où l'on aide des personnages à progresser sous terre en creusant un chemin et détournant les liquides corrosifs. Très chouette mais très court (30 niveaux), un jeu parfait pour alterner avec des AAA ambitieux.


AOUT

- Aragami (2016) : Jeu d'infiltration très réussi, dans un univers médiéval japonais où l'on incarne un esprit vengeur profitant (et manipulant) l'ombre pour vaincre ses ennemis. Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas fait un bon jeu d'infiltration (Cyberpunk 2077 et Alpha Protocol ne comptent pas, vue leur dimension RPG et l'aspect facultatif de l'infiltration). Je n'ai pas décroché avant d'avoir toutes les médailles et le rang S pour chaque niveau.

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- Headlander (2016) : Plateforme-action de profil dans un gigantesque vaisseau spatial, vous êtes le dernier humain de l'univers, et encore, vous n'êtes plus qu'une tête ! Au moins ça permet de switcher d'un corps à un autre, et de profiter de certaines capacités uniques pour progresser. Un chouette jeu de Double Fine qui mérite qu'on s'y intéresse.
- Stasis (2015) : SF/horreur en point'n click et vue 3D isométrique. Bien fichu, stressant comme il faut, une bonne surprise. Il existe un spinoff, Cayne, plus court et au scénario à mon avis moins convaincant, mais il est gratuit donc c'est une façon peu risquée de découvrir la série !
- Soma (2015) : SF et horreur de nouveau, mais cette fois au fond de l'océan atlantique, en 3D subjective, et misant tout sur une ambiance oppressante. Par les développeurs d'Amnesia. Flipettes s'abstenir.
- Telltale Texas Hold'em (2005) : Premier soft du développeur Telltale Games, cet honnête jeu de poker n'est toutefois rien de plus qu'un jeu de poker, et j'avoue ne l'avoir acheté que parce qu'il était à 0.09€ et que je voulais compléter mes connaissances de Telltale ^^.


SEPTEMBRE

- 5D Chess with Multiverse Time Travel (2020) : Après le poker, les échecs ! Oui mais en fait non, car comme son nom l'indique, 5D Chess ajoute 2 composantes aux règles de base, qui vont tout changer : les univers parallèles, et le voyage dans le temps. En effet, vous pouvez déplacer vos pièces dans le temps, et vous retrouver avec trois cavaliers par exemple. Vous pouvez aussi faire voyager vos pièces dans les univers parallèles ainsi créés. Résultat ? Un concept génial et fascinant engendrant un jeu DUR, qui va vous exploser les neurones un par un. Chaque univers parallèle créé devient une partie à part entière ! Vous finissez donc par jouer à plusieurs (dizaines de) parties simultanément, certaines d'entre elles pouvant toujours interagir sur d'autres ! Définitivement une expérience à tenter si vous aimez les échecs, toutefois attention, 5D Chess n'est pas fun comme l'était un Battle Chess. Ici, c'est hardcore !

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- Tex Murphy : The Tesla Effect (2014) : Je conclus enfin cette série de 6 jeux achetée il y a un siècle. Et quelle fin ! Du bon Tex Murphy, dans la lignée de Under a Killing Moon et Pandora Directive (quoi qu'un poil plus court), et en HD ! Quel dommage que le 7ème volet, The Poisoned Pawn, ait été annulé...
- Lifeless Planet (2015) : Simulateur de marche sur une planète déserte... L'idée scénaristique (je ne spoile rien) est cool, mais l'execution rend le jeu assez ennuyant...
- Leaves : The Journey & Leaves : The Return (2017) : Deux jeux courts à mi-chemin entre le Myst-like, la recherche d'objets cachés, et l'Anamita-like. Apaisants et jamais trop durs.
- Plague inc. (2016) : Sorte de simulation de fin du monde. Incarnez un virus, mutez, éradiquez la race humaine. Le jeu pourra sembler inapproprié en cette période COVID-esque. Perso je sais faire la différence entre un jeu et la réalité, donc ça ne m'atteint pas (d'autant que j'avais acheté le jeu avant 2020). De toute façon, Plague n'est jamais aussi bon qu'avec ses scénarios fictifs à base de zombies, de vampires, de ver neurax, et de grippe simiesque façon planète des singes...
- The Night of the Rabbit (2013) : Tel un conte d'été, Daedalic nous propose un point'n click à l'ancienne avec un petit côté "Vent dans les Saules" attachant. Un prestidigitateur en herbe se retrouve projeté dans un monde alternatif d'animaux qui parlent et vivent dans un petit village menacé de destruction. Le jeu est beau, généreux, avec une histoire longue et prenante, un cycle jour/nuit, et même un rudimentaire système de cartes (façon Gwynt dans The Witcher).


OCTOBRE

- Jazzpunk (2014) : Jeu d'aventure court mais hilarant d'absurdité, dans le monde paranoïaque de l'espionnage option guerre froide. Très décalé et quasiment indescriptible, rien que le générique d'intro sous LSD donne le ton. Ne passez pas à côté de cette expérience ludique (euh je parle de Jazzpunk, hein, pas du LSD ^^')

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- FTL : Faster Than Light (2012) : J'ai adoré le concept (voir l'article de MTF) et pris beaucoup de plaisir lors des premières heures, puis le soufflet est retombé pour laisser place à la lassitude face à la répétitivité, et au sentiment d'injustice devant certains événements aléatoires. Ceci dit, loin de moi l'idée d'y voir un mauvais jeu. Disons plutôt que c'est un "jeu d'appoint", sur lequel on revient régulièrement pendant des mois voire des années en alternance d'autres soft. Et ayant déjà en cours plein de "petits" jeux requérant cette approche (5D Chess, Plague inc, Mini Metro, Golf It, Pacman CE...), j'ai préféré mettre en pause celui qui m'a le moins passionné sur le moment, donc FTL. Mais j'y rejouerai.
- Candle (2016) : Jeu d'aventure en point'n click. Poétique, bien maitrisé et très joli, j'ai beaucoup aimé.
- The Whispered World (2014) : Point'n click toujours, ambiance medieval-fantasy plutôt mélancolique. Le jeu a eu une suite, Silence, que je n'ai pas encore essayé.
- A Golden Wake (2014) : De tous les Wadjet Eye auxquels j'ai joué cette année (Gemini Rue, Primordia, Resonnance), c'est celui que j'ai le moins aimé, la faute à une ambiance qui me parlait moins (la bulle immobilière de Floride dans les années 20) et un manque d'enjeux intéressants pendant une bonne partie de l'aventure. Mais objectivement, Golden Wake n'est pas mauvais, et puis il contribue à prouver que le point'n click reste le genre vidéoludique le plus varié en termes d'ambiance.
- Lost Horizon 1 (2010) : Chine, 1936. Les Nazis sont sur la piste d'une source de pouvoir sans limite, et votre quête pour les stopper vous conduira en différents coins du monde, jusqu'au mythique royaume de Shambhala. Avec Lost Horizon, les développeurs déjà responsables de Secret Files ont réussi leur coup. S'inspirant cette fois des "Horizons Perdus" de James Hilton, agrémenté d'un héros Indiana Jones-esque, ils nous offrent un jeu prenant et correctement ficelé. Certaines énigmes sont parfois un peu tordues mais la difficulté n'est jamais décourageante. A la rigueur, on peut déplorer quelques personnages un poil trop caricaturaux (notamment le love interest féminin, par ailleurs jouable à un ou deux moments).
- PAC-MAN Championship Edition DX+ (2013) : Bien qu'il soit dans mon backlog depuis très longtemps, c'est le récent article de Simbabbad qui m'a incité à me lancer. Quelle bonne surprise que ce jeu de scoring excellent et addictif, qui me réconcilie avec Pac-Man dont je n'ai jamais été vraiment fan de la borne originale, mais toujours amateur des jeux de labyrinthe qui s'en sont inspirés (ex: Dung Beetles !) Et puis je suis assez fier de mes scores, bien meilleurs que ce que j'aurais imaginé à priori, ce qui est toujours flatteur !


NOVEMBRE

- Dreamfall Chapters (2015) : Après ce qui en avait été dit, notamment au niveau des soucis techniques, je n'étais pas très serein en me lançant dans cette conclusion tant attendue de la trilogie Longest Journey. Mais au final, pas de bug a déplorer (NB: j'ai joué à la version "Final Cut"), hormis un PNJ en "T-pose" qui trainait dans un coin de la ville. Y'a juste un truc bizarre, un endroit bien spécifique du jeu où le framerate se casse la figure, dans une zone plutôt petite. Je crois que c'est l'effet d'éclairage qui pour X raison consomme à mort. Pour tout le reste, j'ai bien aimé. Le jeu est long (20 heures), souvent bavard et assez contemplatif, mais ça ne m'a pas dérangé, j'ai apprécié chaque instant, n'étant pas pressé de quitter pour toujours cet univers riche et bien écrit. The Longest Journey est une trilogie réussie !

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- Anna's Quest (2015) : Daedalic a encore frappé. Point'n click coloré, bien écrit, bien produit, à la difficulté bien dosée. Si le manque d'empathie du héros de la trilogie Deponia vous avait dérangé, alors Anna's Quest est fait pour vous ; Anna est une enfant mignonne, gentille, candide. Un jeu frais et bon esprit, avec son ours en peluche qui parle, son renard énigmatique, son dragon pas si méchant, et ses autres personnages atypiques. A faire.
- The Book of Unwritten Tales (2012) : Ambitieux point'n click en 3D dans lequel on dirige jusqu'à 4 personnages à tour de rôle voire parfois simultanément (on peut switcher de l'un à l'autre pour résoudre des puzzles), le tout dans un monde médiéval fantasy. Le jeu est long et pas toujours facile.
- Pixeljunk Shooter Ultimate (2015) : Compilation réunissant Pixeljunk Shooter 1 (que j'avais déjà) et 2 (jamais sorti sur PC). Le système m'a proposé d'importer ma sauvegarde du 1, me permettant de passer directement à la suite (même si j'ai refais tout les niveaux pour les achievements ^^) ! C'est un shooter double sticks à inertie, qui lorgne plus vers l'aventure/puzzle que vers le schmup. C'est assez difficile à décrire, en fait. Jouez-y, Pixeljunk Shooter vaut qu'on s'y attarde.
- Action Henk (2015) : Course/plateforme. Pur jeu de scoring, on court le plus vite possible sur un parcours prédéfini. Ca m'a un peu rappelé un jeu 360 gratuit (Doritos Crash Course 2), mais en bien plus soigné et exigeant, surtout si on vise l'or sur les circuits les plus difficiles. Bon perso, je trouve la direction artistique bof bof, mais en dehors de ça c'est plutôt réussi. Il y a même un éditeur de parcours !
- SimplePlanes (2014) : Construisez l'avion de vos rêves puis testez-le à travers diverses courses, dogfights, et épreuves diverses d'escorte ou de bombardement. Le système de construction permet de faire plein d'avions différents, mais attention, le jeu se veut réaliste en termes de physique et vous ne pourrez pas fabriquer n'importe quoi n'importe comment, sous peine de voler comme une brique ou d'exploser au décollage. A noter qu'on peut downloader des dizaines de milliers d'avions créés par la communauté. Bref, un concept bac à sable très sympa, et il ne manque qu'un mode multi façon Nuts'n Bolts pour que tout soit parfait, et pourquoi pas un mode solo scénarisé dans le style de Kerbal Space Program...
- Shelter 1 & 2 (2013/2015) : courts, à mi-chemin entre le walking simulator et l'aventure-plateforme casual. J'ai bien aimé le 1er et la morale qui s'en dégage. Le second, en revanche, se la joue open-world et crée plus de confusion qu'autre chose.


DECEMBRE

- Kona (2017) : jeu d'aventure made in Quebec, où l'on se retrouve en pleine tempête de neige dans une ville mystérieusement vide et isolée. On est un peu laissé pour compte dans cet endroit abandonné, ce qui est un peu perturbant car on ne sait pas toujours quoi faire pour progresser au début, il faut rester attentif aux indices que l'on trouve, et ne pas hésiter à fouiller les maisons alentour. Si on ajoute la nécessité de surveiller les jauges de froid et de santé mentale, ça rend le tout assez stressant même quand il n'y a pas de raison, car les ressources sont limitées. Au final, le jeu est court (je l'ai fini en moins de 4 heures), ce qui est parfait au regard de l'histoire racontée et de l'ambiance particulière qui se dégage des lieux. A noter que la très bonne version québécoise fait office de VF.

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- Turmoil (2016) : jeu stratégie/arcade à l'ancienne (ça aurait été le remake d'un jeu micro des années 80 que ça ne m'aurait pas surpris) où l'on cherche du pétrole. Agréable quoique répétitif.
- Ryse : Son of Rome (2014) : Venu du line up de la Xbox One, ce jeu de baston ambiance Gladiator fait le boulot.
- Tiny & Big : Grandpa's Leftovers (2012) : Jeu de plate-formes 3D court et au concept atypique. Il faut découper le décor avec un laser pour se créer des plates-formes pour progresser. Un jeu plutôt étonnant et original.
- Garfield Kart (2013) : Excellent jeu de kart très original avec Garfield. Il faudrait que Nintendo rachète le concept et en fasse un remake avec ses propres personnages, ça pourrait se vendre pas trop mal ! Oui, bon, je déconne. C'est juste un clone assez cheap de Mario Kart.
- Kid A Mnesia Exhibition (2021) : Une expérience pour fans de Radiohead, fondée sur les deux albums que sont Kid A et Amnesiac. Ce programme (on ne peut pas appeler ça un jeu) a par endroits des fulgurances d'ingéniosité dans sa manière de rendre la musique interactive. Si seulement les jeux vidéos plus classiques pouvaient s'en inspirer.




Voilà pour 2021. En ce qui concerne l'année à venir, j'ai pré-sélectionné des jeux prioritaires, déjà dans mon backlog, et souvent en rapport avec mes jeux de 2021 ou/et certaines discussions ayant eu lieu sur ce forum. En vrac : Shadow Warrior 2, Celeste, The Messenger, Axiom Verge 2, Rise of the Tomb Raider, Control, Blacksad, Vampyr... et toujours plein de jeux piochés de façon plus spontanée dans ma bibliothèque virtuelle, achetés en me disant "il faut que je joue à ce jeu" et qui patientent depuis. (entre autres Catherine, The Council, Darq, Lorelai, She Sees Red, Dream Machine, Trüberbrook...)

Un bisou à tous ceux qui ont eu le courage de tout lire jusqu'au bout , et merci aux participants de ce topic : c'est un régal de lire vos comptes-rendus et de découvrir des avis sur des jeux qui me sont parfois totalement étrangers et me font changer mes plans de conquête de backlog !

  Voir le site web de JC
Sebinjapan
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Joue à Disgaea (PSP)

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Posté le: 2022-01-04 12:06
Citation :
Le 2022-01-02 12:07, JC a écrit :
- Shadow Warrior (2013) : Je découvre cette série (après l'avoir longtemps confondue avec Ninja Gaiden).

Rainmaker se sent moins seul
Merci à tous les derniers posteurs pour leurs bilans détaillés, toujours très précieux.

  Voir le site web de Sebinjapan
RainMakeR
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Joue à Hydrophobia, Re5, RE R, Horizon bouse

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Posté le: 2022-01-04 20:51
Bah c'est normal Shadow Warrior sur PC est arrivé après Shadow Warrior sur nes
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Florent06
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Joue à Demon's Souls, Doom PS3, Hotline Miami, Toy Story 3, Picross 2

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Posté le: 2022-01-12 19:55   [ Edité le: 2022-01-12 20:00 ]
Tout ça sur PC :

Cosmonator (2019)

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A la Sky Force, Cosmonator est un bon shoot'em'up old school mâtiné de RPG. Ce qui le différencie, outre le nombre de stages assez énorme (une quarantaine), c'est que les upgrades de l'inventaire sont assez colossales. On peut pratiquement tout upgrader : tir, vitesse, tourelles, drônes, magie (sorts de protection, sorts d'attaque, régénération, etc)... on a 70 upgrades différentes, du coup il y a vraiment moyen de faire et de passer du temps. Bref ne vous fiez pas à ses graphismes austères, le jeu regorge de possibilités.


Gatling Gears (2011)

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J'avais énormément apprécié la démo de ce jeu sur PS3. Mais le jeu a vite disparu du store. Idem pour Steam, impossible d'acheter le jeu en France. Ca m'a longtemps désolé...
Bon j'ai fini par l'avoir sur un site de clé (1ère fois de ma vie que j'achète sur ce genre de site).
Alors si vous appréciez les jeux de tank old school où il faut tout péter, vous allez grave kiffer ce jeu, d'autant plus que la difficulté est au rendez-vous. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé, ça défoule bien. L'un des rares jeux de cette liste que j'ai fini.




Monster Boy et le Royaume Maudit (2019)

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J'ai beaucoup aimé, mais je me suis arrêté dans le château hanté. C'était en été, qui est la saison la plus borderline de mon boulot, et on s'est tellement fait atomiser que je n'avais pas coeur de le reprendre et de me prendre la tête vu les énigmes de fou qui m'attendaient sur ce jeu. Va falloir que j'y rejette un coup d'oeil vu que le stress et la tension se sont apaisées.


Heroes Of Hammerwatch (2018)

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Un rogue-lite bourrin, j'ai adoré. Il n'y a que le niveau de glace que je n'ai pas fini.


Sinon, le plus gros de mon temps a été sur Doom/Doom 2/Final Doom/Brutal Doom et bien sûr sur les niveaux amateurs.


Plein de jeux que j'ai acheté mais auxquels j'ai pas eu le temps de jouer ou trop peu pour m'en faire une idée :
- Creepy Castle
- Panzer Paladin
- Great Giana Sisters Twisted Dreams/Rise Of The Owlverworld
- Wargroove
- Cathedral
- Enter The Gungeon
- Nuclear Throne
- The Eternal Castle
- Outcast
- Super Blood Hockey
- Crypt Stalker
- Hollow Knight
- Moonlighter
- Project Warlock
- Rogue Legacy 2
- et d'autres
_________________

Donner, c'est donner. Et repeindre ses volets.


yedo
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Joue à Kingdom Come, Greedfall, Spyro 2, Torchlight II, Trine 4

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Hors ligne
Posté le: 2022-02-03 14:26
Comme d'habitude j'ai trop écrit.
En fait, le bilan me pousse à réfléchir sur l'expérience que j'ai tirée de chaque jeu, démarche que je ne prends pas le temps de faire au cours de l'année (pas pour tous les jeux en tout cas). Il faudrait que je revoie ça.
Bref...


MON TOP :

Dishonored 2 (Xbox One - 2016)
J’ai mis un moment avant de me lancer dans Dishonored 2 - sans doute partagé par l’impression laissée par le premier épisode, entre jeu d’infiltration parfois frustrant (mais c’est moi qui ai un problème avec le genre) et level design intéressant - et au final ce fut une très bonne surprise. Là où je pensais que cette suite serait plus ambitieuse sur le scénario, la mise en scène et l’aspect interconnecté du level design, j’ai été surpris de découvrir un pur jeu vidéo au découpage classique (une mission = un niveau), construisant son game design autour du choix et des actions du joueur, délaissant presque totalement la mise en scène et la narration. Si les niveaux sont indépendants, ils sont relativement vastes, comme des sortes de mini mondes ouverts blindés de passages alternatifs qui font la part belle à l’exploration. J’aime beaucoup la philosophie du jeu qui laisse beaucoup de liberté au joueur dans la manière de résoudre les situations. C’est parfois très surprenant - que ce soit grâce à la panoplie de pouvoirs (notamment la téléportation) qui permet de prendre des passages insoupçonnés en évitant la plupart des ennemis (j’ai passé beaucoup de temps à observer les environnements pour trouver le meilleur chemin) ou tout simplement en tirant parti des situations offertes par le jeu (on peut par exemple éviter toute une partie d’un niveau en résolvant une énigme permettant d’ouvrir une porte). Dishonored 2 est aussi très généreux, intelligent et créatif, chaque niveau réservant quasiment une idée de gameplay géniale. Je pense notamment au manoir Mécanique et ses salles mobiles ou au manoir d’Aramis Stilton dans lequel on jongle sans transition entre passé et présent - via un objet qui laisse entrevoir à l’écran une partie du niveau de l’autre ligne temporelle. C’est brillant et très intuitif à jouer. Je suis un peu moins fan de l’aspect infiltration, car je trouve les ennemis beaucoup trop réactifs. Heureusement, sur ce point là aussi le jeu est très souple et peut être abordé comme un simple jeu d’action grâce aux pouvoirs et aux armes qui permettent de s’en sortir face aux ennemis. Le mieux étant de se téléporter dans le dos des ennemis pour les éliminer rapidement. Le jeu est bien plus plaisant dès qu’on abandonne l’idée de se faire discret ou de faire le moins de morts.


It Takes Two (Xbox One - 2021)
It Takes Two est sans doute un des meilleurs jeux coopératifs (local) jamais réalisé, si ce n’est le meilleur. Le studio Hazelight remet le couvert après un A Way Out généreux mais perfectible, et corrige sa copie en enlevant tout le côté cinématographique balourd pour se concentrer sur le gameplay et l’originalité des phases de jeu. Le rythme est assez incroyable et les idées fusent de partout, avec une complémentarité idéale entre le duo de personnages, l’entraide pour pouvoir progresser étant évidemment au cœur du jeu. Les mécanismes sont bien trouvés, très rafraîchissants et alternent entre les genres au fil de l’aventure (plate-forme, FPS, énigmes, semi open world…). It Takes Two m’a vraiment étonné par sa créativité, son degré de finition et son contenu. Je pensais avoir affaire à un petit jeu et en fait c’est très maîtrisé et copieux. C’est limite épuisant sur la fin - je trouve aussi que les deux derniers niveaux / mondes sont légèrement moins inspirés - tant il y avait sans doute la quantité pour faire deux jeux. En tout cas ça fait plaisir de voir un studio qui continue à explorer les possibilités du jeu vidéo en coopération.


Psychonauts 2 (Xbox One - 2021)
J’ai déjà écrit un avis sur le sujet consacré à Psychonauts 2 (https://www.grospixels.com/phpBB/viewtopic.php?topic=16345&forum=1&cible=522586#522586). C’était très bien.



TRES BIEN :

The Messenger (Xbox One - 2018)
Avis déjà posté sur le topic dédié au jeu (https://www.grospixels.com/phpBB/viewtopic.php?topic=16087&forum=1&cible=515334#515334). C’était très bien. Un des jeux néo-rétro les plus marquants que j’ai eu l’occasion de faire mine de rien, grâce à un level design intéressant (même si un peu moins réussi d’un point de vue metroidvania) et à la souplesse et à la fluidité gratifiante du gameplay. J’ai également beaucoup aimé l’humour qui donne de la personnalité à l’aventure.


Yakuza Zero (Xbox One - 2015)
C’est mon deuxième Yakuza, après le premier que j’ai fait sur PS2 et PS4 en version Kiwami. C’est donc la première fois que je vois Kazuma Kiryu dans un autre contexte et c’était très bien, même si l’intérêt que je trouve à la série est schizophrénique. En fait, je trouve le gameplay et la narration très figés. On passe son temps à taper des voyous dans la rue et à faire des allers-retours pour activer des quêtes qui se résolvent le plus souvent par des lignes de dialogues, des cinématiques ou du gameplay sommaire. A certains moments du jeu, j’ai l’impression de m’ennuyer ou de sillonner les rues de manière mécanique, en espérant que la prochaine quête annexe soit un minimum intéressante ou fun. Ce qui n’est pas toujours le cas. Et il y a beaucoup trop de quêtes comme d’habitude, ce qui crée plus de frustration qu’autre chose : je suis partagé entre l’envie d’en voir le maximum et la lassitude pour tout faire et débloquer (sachant que la façon dont les quêtes apparaissent sur la carte reste encore très mystérieux à mes yeux). Mais Yakuza reste Yakuza, et je connais peu de jeux vidéo avec des personnages aussi charismatiques et des histoires aussi intenses. Le ton de la série - entre sérieux premier degré, violence exacerbée, humour parodique et émotions over the top - reste inimitable. Rien que pour les moments d’anthologie du scénario et quelques quêtes annexes absurdes, Yakuza Zero vaut largement le coup d’être joué.


Ratchet & Clank Opération Destruction (PS3 - 2007)
Ratchet & Clank Quest for Booty (PS3 - 2008)
Ratchet & Clank A Crack in Time (PS3 - 2009)
Ratchet & Clank Nexus (PS3 / PS Now - 2013)
J’ai eu une grosse période Ratchet & Clank. Alors que j’avais mis jusque-là des années à faire les deux premiers épisodes sur PS2, j’ai enchaîné tous les épisodes sortis sur PS3. Ceci dit, Quest for Booty et Nexus sont des épisodes très courts, un peu à part. Les épisodes principaux sont surtout Opération Destruction et A Crack in Time. Le premier s’inscrit dans la continuité des épisodes PS2, avec une upgrade graphique évidemment, et c’est toujours aussi plaisant et défoulant. J’adore l’action décomplexée de cette série, c’est le jeu d’action idéal, fun et sans prise de tête, qui réserve en même temps un peu d’exploration sympathique. A Crack in Time est déjà plus ambitieux avec la possibilité d’utiliser un vaisseau spatial pour se déplacer de planète en planète, et se poser sans temps de chargement sur les plus petites d’entre elles qui réservent des défis divers et variés en tirant partie du caractère sphérique de la zone de jeu (un peu comme dans Super Mario Galaxy, sans les prouesses acrobatiques). Il y a aussi une partie puzzle game quand on dirige Clank au concept temporel bien trouvé et assez poussé, qui m’a carrément rappelé The Talos Principle. C’est la première fois que la série sort de sa zone de confort, c’est étonnant et plutôt réussi - même si les planètes plus classiques en pâtissent un peu et ne sont pas assez nombreuses à mon goût. Quest for Booty n’est qu’une transition entre Opération Destruction et A Crack in Time, c’était un DLC avant l’heure sorti à l’époque uniquement en dématérialisé, mais ce n’est pas si mal et essaie parfois d’apporter un peu de variété à l’action habituelle de la série. Enfin, je pensais que Nexus faisait partie des spin-off comme All 4 One et Q-Force, alors que c’est un épisode à part entière. Le bond graphique est assez net (on sent que l’on est sur la fin de vie de la PS3) et il y a une scénarisation un peu plus poussée qui donne pas mal de rythme à l’aventure, même si au final l’ensemble se révèle assez court avec peu de planètes à parcourir. Je ne sais pas trop ce que Insomniac Games a voulu faire avec cet épisode, même si ça reste très sympathique.


Bloodborne (PS4 - 2015)
Il y aurait tant à dire sur Bloodborne, mais finalement je n’ai pas grand chose à dire d’original ou intéressant à son propos. Je pense avoir suivi le cheminement de n’importe quel autre joueur, de la difficulté des débuts à la révélation en cours d’aventure. C’est mon premier jeu From Software et je retiendrai en premier lieu le level design incroyable qui n’est pas si étendu que cela mais simplement hyper bien construit et très dense, chaque raccourci étant accueilli comme une bénédiction. L’ambiance est incroyable, naturellement, et donne envie d’avancer et de batailler pour en découvrir plus. Je pensais par contre que les combats de boss seraient plus techniques alors que je m’en suis souvent sorti en restant au contact et en bourrinant. Je trouve que certains boss sont tellement massifs et rapides qu’il est difficile de rester propre. Le plaisir vient surtout de l’architecture du jeu, tant en termes de level design que de direction artistique. Sur ce point, Bloodborne est un jeu vraiment mémorable et je suis content d’avoir enfin franchi le pas pour me jeter dans l’univers From Software.


Judgment (PS4 - 2018)
Je me rends compte que je confonds ce qu’il se passe dans Yakuza Zero - que j’ai fait plus tôt dans l’année - et Judgment, ce qui est assez compréhensible car Judgment n’est qu’une skin déguisée de Yakuza, le décor et le game design à base de bastons et quêtes annexes étant identiques. Judgment est largement du niveau des Yakuza, et le personnage principal change un peu - même si les yakuza ne sont jamais très loin - et est moins monolithique que Kazuma. Je pensais que l’histoire allait mettre l’accent sur le côté jeu d’enquête, du genre à la Phoenix Wright, puisqu’on incarne un détective privé / ancien avocat, mais le gameplay reste finalement dans le cadre des Yakuza. Si quelques idées s’inscrivent dans cette logique (drone, crochetage…), elles sont très peu exploitées et l’histoire fait rarement appel à l’esprit de déduction du joueur, le héros passant plus de temps à tataner du méchant qu’à convaincre par la parole. Judgment reste néanmoins un très bon jeu, aussi immersif qu’un Yakuza, notamment grâce à son histoire à rebondissements (vraiment digne d’un Phoenix Wright pour le coup) et à ses personnages charismatiques. Je regrette de n’avoir pas pu finir le jeu car mon abonnement au PS Now a expiré.


Hades (Xbox One - 2020)
Je rejoins les louanges adressées à Hades. Difficile de trouver quelque chose à reprocher à ce rogue-lite qui se rapproche pas mal des sensations de Dead Cells, avec un gameplay d’une fluidité incroyable et irrésistible tout en restant étonnamment lisible. L’équilibrage des différentes armes est admirable. Si j’ai une préférence pour l’arc - question d’habitude - je me suis surpris à prendre du plaisir et à finir par maîtriser les autres armes (exception faite du bouclier) qui modifient pas mal la manière d’aborder les combats. Certaines zones et certains boss semblent infranchissables mais on finit toujours par triompher à force d’enchaîner les parties. Pourtant la progression m’a semblé imperceptible : le jeu est bourré de systèmes qui apportent de micro augmentations et qu’il faut régler par ajustement (je pense au Miroir de la nuit, devant lequel j’ai passé beaucoup de temps en testant les combinaisons qui me convenaient le mieux) ou en faisant des choix constants au cours de la partie (récupérer tel item ou tel item, dépenser de l’argent dans les magasins qui popent au hasard, éviter ou non les salles dangereuses…), mais il faut croire qu’au bout du compte les power up finissent par faire leur effet. Ceci dit, si je suis arrivé au boss Hades avec toutes les armes (sauf le bouclier), je ne suis pas arrivé à le battre. Pour le coup, la tâche me semble herculéenne. Et je trouve que le jeu est parfois trop radin, donnant des miettes au joueur au fil des parties alors qu’il faut une grande quantité d’items pour tout débloquer. C’est parfois laborieux. C’est le principe des rogue-lite mais Hades tire un peu sur la corde je trouve, et la narration tant vantée ne m’a pas touché. Ce sont encore une fois des bribes de dialogues qui semblent donnés en pâture au joueur sans que ça fasse avancer grand chose - mais j’ai juste eu du mal à me passionner pour l’univers et les personnages. J’ai joué à Hades via le Game Pass mais j’hésite à acheter le jeu pour continuer ma partie.



BIEN :

Dark Cloud (PS2 / PS Now - 2000)
J’ai pris un méchant coup de vieux en jouant à Dark Cloud : je rêvais de jouer à ce jeu quand j’avais 14 ans et que je bavais sur la PS2, et je me retrouve finalement à y jouer à 34 ans sur le PS Now. L’enthousiasme n’est plus le même c’est certain, mais je suis quand même content d’avoir enfin découvert Dark Cloud qui est un Action-RPG singulier. Par certains côtés il me rappelle le très bon Actraiser, puisque le jeu consiste à parcourir des donjons pour récupérer des pièces afin de reconstruire des villages. L’aventure propose ainsi deux types de gameplay : un style action-RPG quand on explore les étages des donjons générés aléatoirement à chaque visite, et un aspect gestion quand il faut disposer les différents éléments pour reconstruire les villages. Autour de ce concept, se greffent d’autres idées qui apportent de la variété. On débloque plusieurs personnages qui possèdent des armes et des capacités différentes pour pouvoir progresser dans les donjons. Le jeu propose aussi un système d’évolution des armes assez poussé - c’est peut-être d’ailleurs la grande idée du jeu, au-delà de son concept à la Actraiser - : les armes gagnent de l’expérience quand on tue des ennemis, ce qui laisse ensuite le choix de leur faire gagner des niveaux ou d’évoluer vers d’autres formes, le tout nécessitant de respecter un certain type de statistiques que l’on peut booster avec des gemmes… Bref, c’est très complet, même si on s’y perd un peu au début. En tout cas, il y a un côté gratifiant à reconstruire chaque village, phase qui constitue presque un puzzle-game en soi, puisqu’il faut disposer les éléments selon les volontés des habitants pour pouvoir atteindre le taux de satisfaction maximal et débloquer des scénettes liées à chaque personnage. L’atmosphère de Dark Cloud a un côté intimiste qui me plaît beaucoup. C’est dommage que tout ne soit pas réussi : la technique est vieillotte (débuts de la PS2 oblige), et le gampelay action-RPG est simpliste, il peut s’avérer répétitif et il est surtout mal équilibré puisque le lance-pierre permet de se débarrasser facilement des ennemis - les armes au contact étant à proscrire puisqu’il est impossible de ne pas se faire toucher dès qu’on s’approche trop des monstres. J’ai cru comprendre que la suite, Dark Chronicle, corrigeait les défauts de Dark Cloud. Je suis curieux de voir cela. A noter que Dark Cloud est le tout premier jeu de Level 5, ce qui constitue un événement en soi.


Yooka-Laylee and the Impossible Lair (Xbox One - 2019)
En revoyant ses ambitions à la baisse et en optant pour la plateforme 2D dans la lignée des derniers Donkey Kong Country, cette fausse suite du premier Yooka Laylee s’avère bien plus réussie que son prédécesseur. Avec le recul, je me rends compte que ce ne sont pas tant les niveaux qui m’ont marqué - le gameplay et le level design reste carrés et classiques - que le hub principal en vue de dessus, dans un style à la Zelda, qui introduit une exploration rafraîchissante pour le genre, avec tout un tas de petites énigmes nécessitant réflexion et observation, dans des zones au design charmant et à l’imbrication maline. Cela donne envie de voir plus de jeux de plateforme exploitant ce principe.


Star Wars : Jedi Fallen Order (Xbox One - 2019)
J’ai déjà posté un avis sur le topic dédié au jeu (https://www.grospixels.com/phpBB/viewtopic.php?topic=16272&forum=1&cible=513841#513841). J’ai fini le jeu depuis et mon avis n’a pas évolué. C’est un bon jeu entre Uncharted / Tomb Raider pour le côté action cinématique et Dark Souls light pour les combats au sabre. C’est très bien exécuté et prenant, malgré quelques défauts techniques (qui ont peut-être été corrigés depuis, ou sont moins présents sur les consoles actuelles). En tout cas, c’est le meilleur jeu Star Wars que j’ai fait depuis bien longtemps.


Nier Automata (Xbox One - 2017)
C’est compliqué de parler de mon expérience sur Nier Automata. C’est un jeu à la fois génial et pénible, tant il déborde d’idées de gameplay et surtout narratives et de mises en scène, tout en ayant une structure toute pétée. Ludiquement parlant, l’open world n’a par exemple aucun intérêt, au-delà de l’esthétique de certaines zones couplées à la musique fantastique. L’utilisation qui est faite des quêtes et des multiples fins engendre une répétition pénible (on est obligé de faire une partie du jeu au minimum deux fois en fait). Malgré tout, le jeu est assez malin pour se renouveler - le gameplay du piratage du second personnage change totalement le gameplay des combats - et proposer un rythme accrocheur, si on évite certaines quêtes annexes dignes des RPG des années 90/2000. Les séquences de la quête principale réservent de grands moments, le jeu n’hésitant pas à mélanger les genres et les esthétiques avec une frénésie communicative. L’air de rien, les personnages finissent par devenir attachants et mémorables. Nier Automata est un jeu contrarié et parfois contrariant mais son originalité finit par opérer à force de persévérance.


Little Nightmares (PS4 - 2017)
Little Nightmares n’invente rien et reprend les recettes des jeux à la Playdead, avec ce petit personnage qui doit survivre dans un environnements hostile (ici, un bateau de croisière peuplé de monstres humanoïdes difformes) en évitant de se faire attraper, autrement dit en se faufilant et en grimpant le plus vite possible, ou en utilisant les éléments du décor pour mettre hors d’état de nuire les ennemis. C’est classique et très court mais l’ambiance est réussie avec quelques fulgurances où le glauque est roi, comme ce niveau où les monstres sont attablés et se gavent de manière répugnante. Parfois certains jeux semblent n’exister qu’à travers leur direction artistique. Je trouve que c’est le cas de Little Nightmares.


Fallout: New Vegas (Xbox 360 - 2010)
Je n’ai pas compris pourquoi je me suis ennuyé sur New Vegas alors que j’ai beaucoup apprécié Fallout 3. En tout cas je n’ai pas réussi à me mettre dedans et ça me chiffonne car ça reste à 80% le même jeu que Fallout 3. Mais la sauce n’a pas pris. Je crois que j’ai trouvé que le jeu n’était pas assez équilibré. L’univers est relativement désert et on erre sans but, jusqu’à ce qu’on arrive à New Vegas où l’histoire et les quêtes prennent plus de sens. Sauf que j’ai nettoyé la map avant d’aller à New Vegas, à un moment où j’avais déjà atteint le level cap, ce qui donne une impression de déséquilibre malheureux. Je trouve aussi que l’exploration est moins bien récompensée. Je pouvais me perdre des heures sur la carte de Fallout 3 en allant d’un point d’intérêt à un autre, en déclenchant des quêtes plus ou moins par hasard, alors que cet aspect est moins évident sur New Vegas qui possède sans doute autant de lieux à visiter mais souvent sans intérêt. Le tout est plus condensé et articulé autour des enjeux liés aux différentes factions présentes dans le jeu. De ce côté New Vegas est peut-être mieux écrit et plus cohérent que Fallout 3 mais je regrette de n’avoir pas ressenti le même degré de liberté dans l’exploration des terres dévastées.


Rogue Legacy (PS3 - 2013)
Je crois que Rogue Legacy est le premier rogue-lite que je finis (quoique j’ai aussi fini Moolighter en fait, mais c’était plus facile) ! Enfin, j’ai fini une première boucle, mais je n’ai pas eu envie de continuer à refaire la même chose une fois le boss final battu une première fois. Car la répétitivité et la lassitude ne sont jamais très loin : c’est un palier que j’ai du mal à franchir avec ce type de jeu. Je m’amuse mais je finis par atteindre un seuil psychologique au bout de quelques heures qui me conduit à délaisser progressivement le jeu, de manière presque naturelle, sans avoir l’impression d’y perdre quelque chose. Mais Rogue Legacy a tenu le choc un moment, notamment grâce à la simplicité de son gameplay, à son level design à la metroidvania et à l’aspect addictif de la progression basée sur l’or et les différentes options et compétences qui permettent d’optimiser la récolte de cette précieuse monnaie. Faut-il prendre plus de risques pour amasser de l’argent plus rapidement, ou bien choisir un personnage plus résistant pour progresser plus loin dans le château ? Chaque run est une question d’arbitrage et de choix, même si je finissais presque souvent par choisir les mineurs, tout en essayant d’avoir des compétences augmentant les PV au fur et à mesure (et je misais tout sur la puissance). Je n’ai pas l’impression que Rogue Legacy soit le rogue-lite au gameplay le plus intéressant, c’est très sec et simpliste (Dead Cells et Hades sont sans commune mesure de ce point de vue), mais le rythme des parties et de la progression est aussi moins frustrant - c’est vraiment difficile de résister à l’envie d’enchaîner les parties pour accumuler encore un peu d’or. On se sent plus libre dans l’exploration, et on peut moduler la progression sans se sentir obligé de se retaper les mêmes zones ou les boss à chaque run.


God of War II (PS2 / PS3 - 2007)
Si le premier God of War m’a laissé sceptique, j’étais curieux de voir l’évolution de la série au fil des épisodes. Et sans surprise, God of War II perpétue la formule en l’affinant, mais sans la bouleverser. C’est simplement mieux maîtrisé et rythmé. Même si l’univers, les couleurs déprimantes ou le ton glauque et trop sérieux de l’histoire, ont tendance à me rebuter, je dois avouer que God of War II est un jeu qui peut s’avérer impressionnant et d’une efficacité redoutable. On sent le talent à l'œuvre, notamment au niveau de la conception des phases de jeu et de la démesure de la direction artistique. L’aventure est remplie de moments marquants, et je trouve admirable la manière avec laquelle le jeu arrive à mettre en scène son action pour impliquer le joueur. God of War II ne ment pas sur la marchandise : quand il met le joueur face à un titan ou un colosse, on est assuré de ressentir physiquement l’impression de pénétrer à l’intérieur de la bête, ou bien de parcourir des structures gigantesques en se sentant tout petit via des plans et des jeux d’échelle saisissants. Le jeu est démonstratif mais c’est rarement de l'esbroufe - le gameplay et le level design sont bel et bien au cœur de la conception. C’est dommage que certains aspects viennent atténuer la qualité de certaines phases. J’ai déjà cité le ton globalement malsain de l’aventure, mais il y a aussi quelques énigmes cryptiques et un manque de feedback dans les combats, couplé à des ennemis “sacs à PV”, qui ont tendance à briser le flow du jeu de manière frustrante.


Superliminal (Xbox One - 2019)
Je m’étais fait spoiler quasiment toute l’aventure de Superliminal en regardant un let’s play du Joueur du Grenier. D’habitude ce n’est pas mon truc, mais je crois que Superliminal fait partie des titres aussi plaisants à regarder qu’à jouer. Je n’ai pas retiré grand chose de plus de ma partie : la puissance du concept venant surtout de la découverte. Mais ça reste très plaisant à jouer et l’idée est originale et brillamment exploitée. Concrètement il s’agit de manipuler des objets en jouant sur la perspective et la profondeur du décor pour les déformer, les agrandir, les rapetisser, ou les déplacer afin de s’ouvrir un passage pour progresser. C’est à la fois très intuitif et bourré d’illusions d’optiques et de twists qui retournent le cerveau et demandent de penser autrement, d’observer et réfléchir, avec l’impression d’avoir à dévoiler l’envers du décor. Dans l’ensemble le jeu tient ses promesses, même si la durée de l’aventure (genre 2h) donne l’impression d’avoir affaire à une démo.


Twelve Minutes (Xbox One - 2021)
Encore un jeu à concept mais cette fois plus proche du point ‘n’ click enfermé dans une boîte à jouet. Le personnage que l’on contrôle est bloqué dans un appartement et revit éternellement la même boucle de 12 minutes durant laquelle un inconnu rentre par effraction chez lui et tue sa femme (et lui aussi, la plupart du temps). Le but du jeu est évidemment de tout faire pour éviter cela en essayant d’interférer dans le déroulement des évènements. Le concept est excellent, et plutôt bien exploité. Si le début peut paraître déroutant - on a l’impression que le temps file entre nos doigts et on fait un peu n’importe quoi -, on se prend vite au jeu, en explorant les détails du micro environnement qui nous entoure, ou en testant les limites de l’absurde. Par moment on croit être dans une impasse, puis en essayant une action a priori anodine on arrive à mettre la main sur quelque chose et à dérouler un fil qui nous mène vers de nouvelles pistes. Parfois il vaut mieux repartir sur une ancienne piste avec les nouveaux éléments acquis entretemps. Bref, il faut jongler et petit à petit on arrive à mettre en place la bonne combinaison d’action pour arriver à nos fins. Il y a forcément quelques éléments frustrants, notamment quand on a l’impression d’avoir compris les tenants et les aboutissants mais que l’on n'arrive pas à trouver la manière de se faire comprendre par les personnages. Comme tout point ‘n’ click, la solution est souvent scriptée. Le concept implique également une répétition qui peut s’avérer lassante, heureusement on peut accélérer certaines actions. Et les révélations finales sont ridicules - d’ailleurs certains joueurs ont descendu le jeu à cause de cela. Je trouve que Twelve Minutes vaut mieux que cela. Le jeu n’est pas parfait, mais le concept est plutôt bien respecté. Ça donne envie de le voir décliner dans d’autres jeux ou d’autres histoires.




BIEN, SANS PLUS :

Moving Out (Xbox One - 2020)
Petit jeu à faire en coopération, qui surfe sur le succès d’Overcooked. Ici, la cuisine laisse la place au déménagement, le but consistant à ramasser toutes les affaires qui traînent dans une maison pour les mettre dans un camion. Si on a envie d’aller au plus vite sans faire attention aux éléments les plus fragiles, la place dans le camion devient vite problématique et il faut parfois faire un peu de tetris. Evidemment les niveaux vont en se compliquant et il faut de la coordination pour bouger les meubles les plus lourds. C’est plutôt sympathique et efficace mais moins accrocheur qu’Overcooked, peut-être car le jeu devient plus vite laborieux et moins fluide dans son action.


Paper Mario : The Origami King (Switch - 2020)
J’étais resté sur une déception avec Paper Mario Sticker Star, dont la logique point and click des boss m’avait bien agacé. The Origami King tente un nouveau système de combat moins pénible et plutôt original, à base de cercles à faire tourner pour optimiser les mouvements et les actions des personnages. Cela peut paraître étrange mais ça fonctionne bien dans le jeu, avec pas mal de petites variations qui interviennent au fil de l’histoire qui donnent un aspect casse-tête aux combats. Ce sont surtout les combats contre les boss qui sont surprenants, avec des idées et des retournements de situation incessants. On ne peut enlever à la série le mérite d’inventer de nouveaux systèmes à chaque épisode, mais je ne suis pas totalement convaincu. Je trouve que le système d’Origami King n’ose pas exploiter à fond son concept, de peur d’être trop cryptique et de rendre le jeu trop dur. Il y a plusieurs moyens de contourner les contraintes du casse-tête (notamment en achetant du temps), les combinaisons sont rarement compliquées, et les ratés ne sont pas trop pénalisants. Les combats de boss sont plus longs - le temps de comprendre les actions à effectuer - que réellement difficiles. D’un côté, heureusement que le système n’est pas trop exigeant, mais ce n'est pas non plus très satisfaisant de se sentir ménagé par le jeu. Il y a autre chose qui me dérange dans la série et qui est difficile à expliquer : j’adore la direction artistique, les idées, la créativité de certains passages, notamment dans l’utilisation qui est faite du concept de l’origami - là aussi la série semble trouver sans cesse de nouvelles idées pour se réinventer en gardant la patte Mario - mais il m’arrive souvent de trouver la progression laborieuse, à cause d’allers-retours pénibles, d’un level design sans grand intérêt ou de dialogues trop envahissants. Difficile de nier que Origami King est un jeu sympathique et original, mais je crois que je regrette la simplicité et le charme du premier Paper Mario ou même de Mario & Luigi.


Katana Zero (Xbox One - 2019)
J’ai déjà posté un semblant d’avis sur le topic dédié au jeu (https://www.grospixels.com/phpBB/viewtopic.php?topic=16303&forum=1&cible=516905#516905). C’était sympa surtout grâce au gameplay nerveux qui autorise quelques enchaînements très classes. La narration tente des choses mais j’ai moins accroché car je la trouve trop éclatée et pas assez implicante (l'histoire et les personnages ne sont ni crédibles ni attachants).


Night in the Woods (Xbox One - 2017)
Night in the Woods est un jeu indé qui s’est taillé une petite réputation au moment de sa sortie. Pour la petite histoire, un des fondateurs du studio à l’origine du jeu, Alec Holowka, s’est suicidé en 2019 après avoir été impliqué dans une affaire d’harcèlement sexuel. Cet événement a beaucoup fait parler de lui à l’époque, car il était à la fois révélateur de la présence de personnalités toxiques dans le monde du jeu vidéo, mais aussi de l'impact des dénonciations sur les réseaux sociaux. Je ferme la parenthèse mais j’ai eu du mal à me détacher de cette histoire en jouant à Night in the Woods. Notamment car le jeu est très axé sur la narration et sur la personnalité très “inclusive” des divers protagonistes. On se retrouve ainsi à vadrouiller dans une petite ville du fin fond des Etats-Unis, sans véritable but, si ce n’est trainer et passer du temps avec les amis du personnage que l’on dirige. Chacun a son caractère et une histoire particulière, et on peut décider de passer plus de temps avec untel ou untel, chaque perso réservant ses propres phases de jeu, comme autant de tranches de vie dans un flot temporel ininterrompu. Le ton du jeu est réussi et singulier, le teen movie désenchanté glissant peu à peu vers l’étrange et le fantastique avec cette histoire de fantôme kidnappeur qui va finir par obséder notre personnage. La fin est un peu tirée par les cheveux, et toutes les phases ne sont pas palpitantes à jouer (c’est principalement de la plate-forme saupoudrée de quelques énigmes), mais l’ambiance est intéressante et les personnages deviennent attachants à force de les côtoyer (je pense notamment à Bea).


Knights and Bikes (Xbox One - 2019)
Autre jeu indé que j’ai tendance à rapprocher de Night in the Woods dans mon esprit, pour le côté ambiance naïve et enfantine, même si pour le coup le scénario est moins sérieux et largement porté sur l’imaginaire des deux personnages principaux (le jeu est jouable à deux, en coopération locale), deux jeunes filles qui se baladent à vélo sur une île qui fait office d’immense terrain de jeu. On ne sait jamais très bien où s’arrête la réalité et où commencent les fantasmes, entre les personnages improbables rencontrés, les ennemis barrés et les niveaux à explorer où se mêlent mini golf hanté, décharge polluée, histoire de trésor et de chevalier fantôme… J’aime bien le ton de l’aventure mais je suis moins convaincu par son côté décousu, et le manque d’implication que j’ai ressenti à cause d’un gameplay mou et d’enjeux flous et limités. Les combats par exemple ont quelque chose de brouillon, manquent de feeling et de réelle difficulté, comme si le jeu mettait des obstacles sur la route du joueur sans vraiment chercher à le bloquer où à l’empêcher de suivre l’histoire. Je crois que j’aurais aimé que le jeu aille à fond dans le côté aventure / chasse au trésor et se débarrasse de tout le gameplay et le level design très jeu vidéo qui jure avec le ton de l’histoire qui peut par ailleurs se révéler touchante sur la fin. J’en suis d’autant plus convaincu après avoir joué à A Short Hike (merci Sebinjapan) qui, avec son exploration libre et son aventure de poche, concrétise à peu près tout ce que j’espérais ressentir en jouant à Knights and Bikes.


Legend of Kay Anniversary (PS4 - 2015)
Ce remaster de Legend of Kay n’a pas un grand intérêt car le jeu en lui-même est plutôt limité. J’espérais trouver un jeu d’aventure-action sympathique. C’est le cas dans ses meilleurs moments, quand le jeu est capable de proposer des donjons dignes d’un Zelda qui serait destiné à un jeune public (c’est light mais bien pensé). Mais il doit y avoir deux donjons intéressants. Le reste du temps la progression est plus laborieuse, l’aventure étant linéaire et souffrant de problèmes de game design sur certains passages. Le tout est plombé par un doublage français catastrophique qui se prend soit trop au sérieux, soit tombe dans des stéréotypes gênants. Reste un système de combat à base de combos plutôt dynamique, même si les vagues d’ennemis peuvent devenir épuisantes sur la fin. Un jeu étrange au final, plutôt destiné aux enfants mais pas toujours de bon goût ni très accessible. J’imagine du coup que le remaster n’a pas corrigé les problèmes de l’original.


11-11 Memories Retold (PS4 - 2018)
Ce jeu est en quelque sorte la suite spirituelle de Soldats Inconnus puisqu’il évoque également la Première Guerre Mondiale et a été développé par Digixart, studio fondé par Yoan Fanise, co-réalisateur avec Paul Tumélaire de Soldats Inconnus. L’approche est cependant différente, puisque le jeu opte pour une 3D au style graphique singulier, sorte de peinture mouvante impressionniste, proposant une version plus radicale et aboutie de ce que l’on peut voir dans Skyward Sword. C’est réussi et le jeu réserve quelques beaux passages, l’esthétique et le destin croisé des deux personnages appartenant à des camps ennemis faisant la part belle à la poésie, comme une sorte de rêverie où le tragique n’est jamais loin. Le gameplay et les à côtés marchent cependant moins bien que dans Soldats Inconnus. Le rythme est plus mou, certaines zones inutilement grandes et l’exploration pour ramasser les objets liés à la Première Guerre Mondiale moins satisfaisante. Ça marche bien en tant qu’histoire mais moins bien en tant que jeu vidéo.


Tombi (PS1 / PS3 - 1997)
Tombi est un jeu de plateforme sorti sur Playstation en décembre 1997 au Japon (et en septembre 1998 chez nous). J’ai acheté le jeu sur le Store de la PS3, je ne sais pas s’il est encore disponible. Tombi est sorti à une époque où les jeux de plateforme étaient partagés entre 2D et 3D, notamment sur la console de Sony qui a toujours eu du mal à rivaliser avec la 3D ouverte que l’on trouvait sur la Nintendo 64. Tombi se situe à la croisée des chemins, en proposant une vue de profil mais avec des éléments du décor modélisés en 3D, dans un style qui peut parfois rappeler Klonoa. L’originalité vient surtout de la structure de l’univers, puisque tous les niveaux sont connectés et nécessitent parfois du backtracking pour accomplir toutes les quêtes présentes dans le jeu. Car oui, le but de Tombi consiste à résoudre les divers problèmes rencontrés au fil du jeu, qui constituent autant de quêtes plus ou moins secondaires. Le plus souvent, il s'agit de trouver un objet, voire de l’apporter à un point précis, d’accéder à une nouvelle partie du monde, battre un boss, effectuer une action parfois anodine, ou retrouver des personnages perdus. C’est très classique mais donne au jeu un aspect RPG singulier. Malheureusement, Tombi souffre de quelques archaïsmes pour être vraiment plaisant à jouer. Si on peut tolérer le manque de clarté de certains objectifs ou manipulations (j’ai dû aller sur internet pour voir qu’il faut lire certains panneaux pour pouvoir sauvegarder), le manque de précision du gameplay, entre hitbox hasardeuses et sauts anarchiques, peut vite devenir crispant. Les mouvements du personnage sont inhabituels, il peut sauter pour s’accrocher à ses ennemis et les jeter, ou bien s’agripper à certains éléments du décor pour grimper - ce qui permet notamment de passer du premier au second plan, le jeu jouant sur les perspectives là aussi à la manière de Klonoa. Mais je trouve que les sauts ne sont pas évidents à maîtriser et certains passages, nécessitant par exemple de s’accrocher à des éléments pour pouvoir se balancer, peuvent être pénibles. Si on ajoute à cela la présence d’ennemis de plus en plus nombreux et des phases de plateforme qui se complexifient, Tombi peut vite devenir épuisant et difficile. Il est aussi parfois compliqué de se repérer et de savoir quoi faire pour progresser, le jeu étant avare en explications. Tombi est loin d’être mauvais, il est même intéressant à pratiquer pour son approche originale, mais c’est typiquement le genre de jeu qui mériterait un remake afin d’assouplir son gameplay tout en conservant l’originalité de sa structure et de sa progression.


Kameo (Xbox 360 - 2005)
J’adore le Rare de la période N64 mais je connais finalement peu les jeux qui ont suivi. J’ai enfin franchi le pas avec Kameo, et je dois dire que je m’attendais à pire. Le jeu m’a surpris là où je ne l’attendais pas - dans son gameplay étrange à base de transformations - et plutôt déçu là où j’en espérais davantage - sur l’aventure dans son ensemble et le level design. Déjà, les graphismes m’ont surpris par leur qualité, notamment dès le début dans le village avec ses herbes verdoyantes. Hormis quelques textures et le design informe de certains personnages (mais que s’est-il passé chez les artistes de Rare ?), Kameo reste un jeu agréable à regarder. Je craignais que les créatures à manipuler donnent un résultat brouillon à l’écran, mais c’est plutôt maîtrisé et bien utilisé au cours de l’aventure. On sent que la patte Rare est toujours présente, à travers certaines idées décalées, des combats de boss amusants et l’univers coloré. Mais en même temps j’ai eu du mal à me défaire de l’impression de jouer à un jeu inabouti. La progression est répétitive, avec un schéma immuable pour récupérer les créatures afin de boucler le donjon des quatre zones du jeu - posées paresseusement aux quatre coins cardinaux d’une carte dont on se demande l’intérêt. Le level design n’est pas très mémorable, et m’a parfois rappelé les pires heures de StarFox Adventure dans l’absence apparente de logique de l’imbrication des zones et des donjons. Quand j’y pense avec le recul, je me rends compte que j’ai du mal à dégager une cohérence et une ligne claire de mon cheminement au cours du jeu, ce qui est souvent le signe d’un titre qui se loupe sur ses intentions et ne sait pas trop comment structurer son aventure. La base n’était pas si mauvaise mais l’exploitation du concept manque d’intérêt à mon goût, et Kameo est un jeu qui m’a semblé trop bancal au final.


Grabbed by the Ghoulies (Xbox / Xbox One - 2003)
Suite de ma découverte du Rare période Microsoft, avec Grabbed by the Ghoulies, que j’avais déjà commencé et abandonné au bout de 2h, il y a trois ou quatre ans. J’ai recommencé une partie depuis le début et j’ai réussi à mieux rentrer dedans, sans doute car je savais à quoi m’attendre. La première fois, le jeu m’avait paru trop simpliste, et je ne saisissais pas trop l’intérêt du gameplay restrictif et du level design linéaire. Ces aspects sont toujours présents, mais une fois qu’on les accepte, le jeu se parcourt sans chercher des subtilités là où il n’y en a pas. Mais comme pour Kameo, je trouve qu’il y avait tellement de choses plus intéressantes à faire avec l’idée de départ de Grabbed by the Ghoulies ! Alors que Rare semble être allé à la facilité, avec un gameplay limité et un level design terriblement linéaire. Je vois à peu près où le jeu veut en venir, notamment quand l’action commence à se complexifier en multipliant les ennemis, les contraintes de gameplay, et les bonus planqués dans le décor : Grabbed by the Ghoulies est une sorte de beat them all qui contraint le joueur à moduler son approche en utilisant au maximum son environnement. Il y a quelques bonnes idées en ce sens (l’utilisation de la Mort pour éliminer les ennemis plus rapidement). Mais c’est souvent plus frustrant, car le gameplay reste bel et bien limité et peu subtil, notamment à cause de l’utilisation du stick droit pour frapper. Et la progression est trop morcelée, chaque salle étant une sorte de mini défi déconnecté du reste. En gros, j’espérais surtout autre chose. J’aurais préféré un jeu plus axé sur l’exploration, dans la lignée du premier Luigi’s Mansion, avec un système de combat plus fouillé et progressif, moins soumis aux variations arbitraires dictées par le jeu.


Bionic Commando Rearmed (PS3 - 2008)
Ce n’est pas mal en tant que remake de l’épisode NES - c’est sympa de remettre au goût du jour un jeu si singulier, qui change des habituels jeux d’action Capcom de l’époque, notamment en introduisant un léger sentiment d’exploration à travers certains niveaux où il faut autant apprendre à se repérer qu’à éliminer les ennemis, ou bien aussi via la mini map qui permet de faire les niveaux dans l’ordre que l’on veut. Le problème c’est que j’ai toujours autant de mal avec le gameplay très rigide : le héros ne pouvant pas sauter, il faut se servir d’un grappin au fonctionnement peu intuitif. On sue dès qu’il faut enchaîner plusieurs mouvements avec le grappin, le timing pour s’accrocher aux éléments du décor étant très serré. Heureusement, ce remake a rajouté un paquet de checkpoints qui facilitent la progression, sans quoi j’aurais sans doute laissé tomber le jeu avant la fin.


I Am Alive (PS3 - 2012)
Je pensais trouver un jeu à mi-chemin entre The Last of Us et SOS: The Final Escape, mais c’est plus compliqué que cela. I Am Alive est plutôt une sorte de compilation de styles de jeu et de gameplay. Venant d’Ubisoft, le spécialiste du recyclage en tout genre, et souvent de ses propres licences, ce n’est finalement pas si étonnant. On se retrouve donc à parcourir une ville ravagée après un cataclysme, dans le but de retrouver la femme et la fille du héros. On traverse les décors en ruine, en grimpant des édifices vertigineux et en se défendant face aux quelques bandes de pilleurs et d’agresseurs, tout en faisant attention à gérer son endurance et les munitions très limitées. C’est donc un mélange entre la grimpette d’un Assassin’s Creed, et une ambiance post-apo, aux frontières du survival horror et du jeu de survie. Il y a une sorte d’économie dans tous les compartiments, le plus original étant sans doute la gestion des affrontements qui reposent beaucoup sur le bluff. Les munitions étant limitées, on se retrouve souvent à menacer les ennemis avec un flingue (vide) pour voir leur réaction et les mettre hors d’état de nuire en gaspillant le moins possible de munitions. Bien évidemment les choses se compliquent quand on rencontre 4 ou 5 ennemis en même temps, l’ordre et l’enchaînement des actions nécessitant un peu de réflexion (qui éliminer en premier ? de quelle manière ?). Le problème c’est que le jeu n’a pas les moyens de ses ambitions. Les environnements sont désespérément gris et déprimants, l’animation est rigide, le scénario manque d’ampleur, et même si la gestion des affrontements tente un truc, c’est souvent trop mécanique une fois compris le principe - et ça participe à l’action relativement figée et austère que l’on ressent tout au long du jeu.




BOF :

Undertale (Xbox One - 2015)
Je vois à peu près pourquoi Undertale est un jeu réputé, mais je n’ai pas réussi à accrocher. J’en attendais peut-être plus de classicisme, au moins sur les fondamentaux RPG, ne serait-ce qu’un univers élaboré, des PNJ plus intéressants, des quêtes plus nombreuses et variées. Mais rien de tout cela, ou si peu (l’intérêt de certains PNJ peut se débattre). Undertale est un vrai jeu indépendant, réalisé avec peu de moyens, pauvre graphiquement, à la structure linéaire, et à l’histoire peu développée. Seul le système de combat sort de l’ordinaire, avec ce mélange de dialogues point ‘n’ click et de shmup étonnant - même si j’ai trouvé ce système peu clair et agaçant par moment. On teste au petit bonheur la chance, on rate, et on recommence jusqu’à trouver la bonne combinaison. C’est finalement assez mécanique. Et je n’ai pas ressenti d’émotions avec l’histoire et les personnages (même si je n’ai pas fini le jeu, ma patience était épuisée arrivé à l’avant dernier boss).


Tell Me Why (Xbox One - 2020)
Dontnod persiste et signe dans les jeux narratifs, mais Tell Me Why ne renoue pas avec la qualité du premier Life Is Strange. On a beaucoup parlé du jeu à propos d’un des protagonistes transgenre, mais au final je trouve que l’histoire n’aborde pas ce thème de manière intéressante. Le scénario ne se mouille pas trop, sans doute pour éviter de tomber dans la stigmatisation. Le but est plutôt d’essayer de banaliser le fait de diriger un personnage transgenre. Ceci dit, je trouve que le postulat de base est un peu malhonnête : Tyler et sa sœur jumelle, les deux personnages principaux, pensent que leur mère à voulu tuer Tyler à cause de sa différence, alors qu’on apprend vite que ce n’est pas du tout le cas. Ce twist n’est pas très crédible et c’est toute l’histoire qui semble mal racontée, à base de vrais/faux souvenirs des deux jumeaux qui brouillent la clarté du récit, les révélations semblant sortir du chapeau au bon vouloir des concepteurs, le tout étant parsemé de l’esprit indé adulescent des jeux narratifs Dontnod qui s’avère bien plus lourd que sur Life Is Strange.


Ape Escape 2 (PS2 / PS Now - 2003)
Je ne connaissais Ape Escape que de nom mais j’étais curieux de savoir si cette chasse aux singes - concept bizarre et typiquement japonais s’il en est - valait le coup. Et le résultat est mitigé. Le principe tient plutôt la route à ma grande surprise : il s’agit de capturer des singes plus ou moins vindicatifs disséminés dans des niveaux en utilisant les divers gadgets loufoques à notre disposition (filet, batte, hélice pour sauter, lance-pierre, cerceau pour courir…). Le problème c’est que la maniabilité est peu intuitive avec une disposition des boutons étrange (il faut se remettre dans le contexte de l’époque où chaque jeu essayait de réinventer la roue). Le level design de plus en plus nébuleux, ainsi que le manque de précision du gameplay finissent de rendre l’action plus crispante qu’autre chose.


Gravity Rush 2 (PS4 - 2017)
Je n’avais déjà pas été emballé par le premier Gravity Rush - malgré son atmosphère attachante qui sauvait le tout - mais Gravity Rush 2 m’a limite dégoûté de la série. C’est trop long, trop laborieux, trop brouillon, répétitif, et stérile tout simplement. Finalement, l’idée de gameplay, à savoir la gestion de la gravité, me semble boiteuse et génère plus de problèmes de précision qu’un réel plaisir. Autant laisser le joueur voler à ce compte-là. Et j’ai l’impression que le jeu ne sait pas quoi faire de ce gameplay, ni quoi raconter, tant les quêtes annexes sont sans intérêt et répétitives au possible. Le tout s’éternisant et tirant inutilement en longueur. J’ai rarement vu un jeu qui déploie autant de moyens et brasse autant d’air pour occuper le joueur sans vraiment, au fond, savoir quoi lui faire faire.


Enterre-Moi, Mon Amour (Switch - 2017)
Jeu textuel qui reprend les codes en vogue du phone game : on incarne un homme qui échange par messagerie instantanée avec sa femme (prénommée Nour) qui tente de fuir la Syrie en guerre pour trouver refuge en Europe. On se retrouve ainsi à donner des conseils sur la marche à suivre, à rassurer, encourager, motiver. Les épreuves traversées par Nour ont pour but de rendre compte des difficultés rencontrées par les migrants sur la route de l’Europe. Même si le jeu essaie d’apporter un peu de légèreté dans les échanges, la réalité rattrape bien vite les protagonistes. Ce n’est toutefois pas évident de trouver la meilleure voie, car le bon sens et la logique apparente sont rarement récompensés. Si le jeu tente peut-être par là de nous faire prendre conscience de la part de hasard dans le fait de survivre en tant que migrant, et encore plus en tant que femme seule, quand on s’engage dans une telle traversée, l’expérience reste plutôt frustrante pour un jeu vidéo - chaque échec obligeant à retenter l’aventure depuis le début et donc à refraire défiler les mêmes textes qui perdent alors toute spontanéité.


Too Human (Xbox 360 - 2008)
Too Human est plus intéressant pour l’histoire qui l’entoure que pour le jeu en lui-même. C’est un titre développé par Silicon Knights, studio à l’origine de Blood Omen (1996), Eternal Darkness (2002), et du remake Metal Gear Solid : Twin Snakes (2004). De quoi donner envie de voir la suite. Malheureusement le développement de Too Human va se révéler être un cauchemar. Prévu à l’origine pour sortir en 1999 sur Playstation, le jeu est finalement basculé sur Gamecube puis mis de côté quand Nintendo signe un contrat avec Silicon Knights (le studio se concentrant alors sur Eternal Darkness et Twin Snakes). Ce n’est qu’en 2005, après un nouveau partenariat signé avec Microsoft, que le développement de Too Human reprend, cette fois-ci sur Xbox 360. Les ambitions sont grandes puisqu’il est prévu de faire de Too Human une trilogie. Malheureusement le développement va surtout être émaillé par les affrontements juridiques entre Silicon Knights et Epic, le premier accusant le second d’avoir fourni un moteur de jeu - l’Unreal Engine 3 à l’époque - incomplet et difficile à exploiter pour développer Too Human. Epic contre-attaquera en accusant notamment Silicon Knights d’avoir copié des bouts de code de l’Unreal Engine 3 pour l’utiliser dans son propre moteur maison. Débutées en 2007, soit un avant la sortie de Too Human, les poursuites s’achèveront seulement en 2012 : Epic gagne le procès, empochant au passage 4,45 millions de $ et obligeant Silicon Knights à détruire toutes les copies physiques des jeux conçus avec des codes dérivés de l’Unreal Engine 3, à savoir Too Human et X-Men Destiny, et à annuler tous les projets du studio basés sur le même moteur. Silicon Knights finira par mettre la clé sous la porte en 2014, incapable de se relever après une telle débacle. L’histoire n’est pas tout à fait finie puisque Too Human a également disparu du marketplace de la Xbox en 2013 - sans doute suite au procès perdu - avant d’y refaire surface en 2019, le jeu étant depuis disponible gratuitement. Chacun peut désormais se rendre compte à quel point le jeu est raté dans les grandes largeurs. Dans un monde idéal, Too Human aurait pu être une alternative valable à Mass Effect, avec son action à la troisième personne, mâtinée de mécaniques RPG, le tout ayant pour cadre une sorte de space opera inspiré de la mythologie nordique. Dans les faits, on a surtout droit à un level design cauchemardesque, reprenant les pires architectures interchangeables du premier Halo, mixé avec un gameplay rigide aux choix douteux (le stick droit sert à viser avec l’arme à feu ou attaquer au contact) qui rend les phases de combat brouillonnes et répétitives, le jeu se résumant à des vagues d’ennemis dans des niveaux moches, entrecoupés de retour à la base pour faire avancer un scénario cryptique et prétentieux à coup de dialogues sans grand intérêt. Je crois que j’ai tenu un peu moins de 5h, et il paraît que le jeu en dure tout juste le double.


Blinx (Xbox / Game Pass - 2002)
Blinx était un jeu qui attisait ma curiosité à l’époque où j’étais ado, fan de jeux de plate-forme, et trop pauvre pour m’acheter une Xbox. Ce jeu est toujours resté dans un coin de ma tête, et j’ai enfin pu assouvir mon envie grâce à la présence du jeu dans le Game Pass (c’est une bonne idée d’ajouter des jeux de la première Xbox). Et ce fut la douche froide ! C’est bizarre car je n’ai pas souvenir que les screenshots présents dans les magazines de l’époque montraient un jeu aux environnements aussi laids. Blinx est un plate-former / action à l’ancienne, qui est plus taillé pour le défi et le chrono que pour l’exploration et l’intérêt de son level design. Les niveaux sont pensés pour être terminés dans un temps imparti : il faut ainsi aspirer tous les ennemis avant la fin du chrono pour pouvoir accéder à la sortie. Le gameplay est peu intéressant et le manque de précision finit par devenir agaçant. Plus les niveaux avancent et plus c’est le bazar à l’écran. Blinx est aussi censé se démarquer par l’utilisation des pouvoirs temporels mais ceux-ci se révèlent être étrangement gérés (il faut ramasser des séries de trois gemmes identiques pour pouvoir ensuite activer les pouvoirs) et surtout très accessoires. Ils n’ont quasiment aucune incidence sur la manière de progresser dans les niveaux, on peut très bien s’en passer 90% du temps (à part quand il faut utiliser le rembobinage pour reformer un décor détruit, mais c’est très rare). J’ai dû faire les trois premiers mondes avant de m’arrêter tant Blinx m’a paru vain.


Sable (Xbox One - 2021)
Sable fait partie de ces jeux indépendants qui essaient de se démarquer par une direction artistique originale. Ici, le jeu emprunte beaucoup au style de Moebius - il y a un peu de Nausicaä aussi -, avec ses décors désertiques très épurés et son architecture new age qui semble se situer à la croisée des civilisations, sorte de SF rétro post-apo écolo. Sur le papier ça vend du rêve. Dans la pratique c’est plus laborieux. La faute avant tout aux soucis techniques qui rendent le jeu limite injouable. Les graphismes scintillent (il vaut mieux modifier le rendu dans les options pour atténuer cet effet) et surtout les ralentissements sont quasi constants. Le fait que les animations ne sont pas fluides semble être un parti-pris - cela donne un style BD ou anime - mais les chutes de frame rate sont moins acceptables et ont fini par m’épuiser. Pourtant je suis tolérant sur ce point, et quelques ralentissements m’ont rarement empêché de jouer, mais dans Sable c’est permanent et vraiment inconfortable. Je n’ai pas été totalement convaincu par le gameplay du jeu et l’aventure proposée, qui empruntent beaucoup aux jeux d’Ueda pour l’aspect épuré des environnements à traverser et Breath of the Wild pour les éléments à escalader et la liberté laissée au joueur. Malgré la présence de quêtes, il n’y a pas vraiment de but précis, à part explorer la map en essayant de traquer les lieux à explorer. C’est dommage que l’univers soit quand même trop désertique et pas palpitant à parcourir. Ça manque d’intérêt et de matière. Mais si les soucis techniques étaient réglés, je pourrai me laisser convaincre de continuer l’aventure, car l’ambiance zen fait son effet (la bande son a d’ailleurs été composée par le groupe Japanese Breakfast).

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Posté le: 2022-02-03 14:45
Fichtre quel pavé

J'ai pas tout lu, enfin que les jeux qui m'interessent

Hades je vais checker au final, je veux savoir pourquoi vous avez tous le même avis...

I Am Alive je l'ai bien aimé moi. Les passages d'escalade tout ca. C'est un "petit jeu" et j'ai un bon souvenir de lui.
Dishonored 2 je l'ai fait y'a longtemps. Il est dans ma liste des jeux à refaire pour faire tous les succès et surtout la 2e fin. J'ai pas un clair souvenir de lui. Ce que je me rappelle c'est qu'il est sympa mais moins bien que le 1.
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Posté le: 2022-02-04 15:20
Attention, Hades reste du rogue-lite, donc il y a une forme de répétitivité au bout d'un moment car on parcourt tout le temps les mêmes environnements et on combat les mêmes ennemis et les mêmes boss. Après, c'est ce qui se fait de mieux dans le genre, et le gameplay est très bien fichu et agréable avec pas mal de variété au niveau des armes.

Moi, c'est plutôt l'inverse : je n'ai pas gardé beaucoup de souvenirs du premier Dishonored. Je ne me rappelle plus trop du scénario et des niveaux. Alors que je pense que le découpage plus clair et les idées de Dishonored 2 me resteront plus facilement en mémoire. C'est un épisode qui est à la fois plus carré et qui, dans ce cadre donné, se permet davantage de créativité.

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Posté le: 2022-02-04 21:03
Ne me dis pas ca sur Hades je viens de le chopper sur le gamepass ;(

Dishonored un y'a pas mal de truc quand meme dont je me souviens, surtout du scenar
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Posté le: 2022-02-04 21:54   [ Edité le: 2022-02-04 21:59 ]
Citation :
Le 2022-02-03 14:45, RainMakeR a écrit :

Fichtre quel pavé



Ca y est t'as intégré pavé au lieu de pavet
Sinon pour Yedo, et les autres dans une moindre mesure, je suis assez impressionné par votre capacité à vous exprimer dans d'autant de largeurs sur ce loisir vidéo ludique qui nous rapproche tous en ces lieux.

Je m'en sens perso bien incapable (je vois déjà le mal que j'ai à alimenter mon grosblog, faudra que je m'y re-remette d'ailleurs...).

Au passage Yedo t'as quasi le même avis que moi sur Undertale, je suis passé à côté et j'ai du mal à comprendre la hype qu'il y a eu autour. Ceci dit pour un jeu entièrement fait par un seul développeur le résultat est très louable.

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Joue à Streets of Rage 4

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Posté le: 2022-02-04 23:42   [ Edité le: 2022-02-06 20:50 ]
De même, j'ai l'impression de ne plus réussir à rédiger autant, et c'est dommage.
( Ce n'est pas faute de manquer d'idée et de choses à dire, mais depuis ma rédaction spontanée part très vite en roue libre.

:/ Du coup, je dois me passer trop souvent de retours développés. )

Mais en tout cas, je salue les retours divers et variés sur ce topic.


- On va quand même essayer, puisqu'il est de nouveau question de Sable :

Comme Yedo, j'avais bien saisie la différence entre l'anim' partiellement saccadée volontaire et le framerate inconstant. (Auquel je ne pas eue trop à faire... Par contre, les collisions et angles de caméra fantaisistes, si.
Et de bien joli bugs de faunes et autochtones "volants", qui auraient pu passer là pour des mirages. )

Bon, en même temps le jeu est régulièrement patché, et l'équipe de dev' semble être attentive au retours.

Voilà, dit comme ça, de ma part, ça ne donnerait pas trop envie. :s J'avoue que j'avais même un peu hésité à le prendre au moment de sa sortie, justement à cause des retours frileux, et de cette idée de contenu peu consistant.

En fait, c'est marrant, parce que malgré tout ces travers, je m'y suis quand même bien retrouvée sur cet esprit de rando' hors sentiers qui m'avait bien happée dans Breath of the Wild. (Ou ...Depuis Morrowind, voir même Ishar II ? )

Un point, puisque je suis en ce moment sur le second volet : certains aspect m'auront aussi un peu rappelée Subnautica, notamment ces exploration d'épaves. (Oui, la notion de danger en moins.)


Alors c'est sûr, j'aurais ajoutée que c'est un jeu qui tiendrait aussi surtout pour sa D.A.*
(Remplacez-la par du low-poly "générique". Est-ce que ce serait toujours aussi attractif, je me demande ? )


*Sur ce point, je m'étais même dit qu'un remake de Panzer Dragoon Saga direct ou spirituel avec ce style façon Moebius aurait pu (ou pourrait ?) vraiment avoir de la gueule.


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Bon, voilà, en parallèle j'avais entamée StoneFly, qui part un peu sur la même thématique de voyage et de mécano, mais avec un scénar'. Pardon, un scénario dirigiste.

Coté graphisme, très stylisé aussi, mais de façon plus personnelle.

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Bon, pas encore assez avancée sur ce dernier pour en dire plus en ce moment. En espérant l'ajouter au prochain bilan.

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[Edit] Et puis flûte, en parlant de bestioles, Webbed :

Même s'il ne paie pas de mine, c'est un petit jeu qui aura pu ouvrir des perspectives abyssales sur les possibilités de "hacking" et autres détournements rien que par sa mécanique toutes simple :

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( Autrement dit : "Araignée, File toi-même ton chemin." )

Et pas grand chose de plus à ajouter, mais j'assure que c'est vraiment un titre a essayer.



A suivre... Parce qu'il me reste encore au minimum Spiritfarer et Steredenn sur lesquels revenir.







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RainMakeR
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Posté le: 2022-02-04 23:45
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Le 2022-02-04 21:54, Bonaf a écrit :
Ca y est t'as intégré pavé au lieu de pavet

j'ai toujours le doute, je me suis dit ecris le à l'envers de ce que tu penses
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