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| Index du Forum » » Hors-sujet » » Vos critiques ciné : comédies - drames - thrillers |
| Auteur | Vos critiques ciné : comédies - drames - thrillers |
| JiPé Pixel visible depuis la Lune ![]() ![]()
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Joue à STREETS OF RAGE 4 !!! Inscrit : Apr 26, 2008 Messages : 5596 De : valence passion Hors ligne | Citation :
Mais à la limite Scarface je le considère à la base comme un bon film avec un Pacino réellement habité par son rôle, dont je ne m'explique pas l'aura cultissime que l'on lui associe. Au film hein, pas à Pacino. Le culte de Tony Montana est surtout entretenu par des ados qui veulent se la jouer "caillera" alors qu'ils n'ont sans doute jamais vu le film (du moins la fin) ou n'ont pas compris la satyre. edit : Citation :
Il fait parti des films pour lesquels je me demande (sans méchanceté ni dédain) pourquoi tout le monde s'est mis à en parler et à l'aduler. Pourquoi celui la plus qu'un autre ? Moi ça la fait pour les ch'tis... pareil hein, sans méchanceté ni dédain, j'ai pas compris cet engouement à une telle échelle. Parce qu'à un moment, la bonne promo' n'explique pas tout. _________________ "D'accord Force Créatrice, vous vous chargez de la qualité, je prendrai soin de la quantité."
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| Shenron Pixel visible depuis la Lune ![]() ![]()
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Joue à Lost Judgment Inscrit : Jan 17, 2008 Messages : 9737 De : Massy Hors ligne | Citation :
le reste de la distrubution n'a pas de relief J'aime bien Gilles Lelouche pour ma part. Citation :
Le culte de Tony Montana est surtout entretenu par des ados qui veulent se la jouer "caillera" alors qu'ils n'ont sans doute jamais vu le film (du moins la fin) ou n'ont pas compris la satyre. Tout à fait. Scarface est l'histoire d'un petit voyou qui devient le roi du milieu, mais qui reste surtout un loser intégral, une épave, qui détruit tout ce qu'il touche. Et tout ce qu'on en retient (par "on" j'entends, le "on" qui est un con, comme dirait la vieille), c'est qu'il est parti de rien pour devenir un caïd. Citation :
Moi ça la fait pour les ch'tis... pareil hein, sans méchanceté ni dédain, j'ai pas compris cet engouement à une telle échelle. Parce qu'à un moment, la bonne promo' n'explique pas tout. Les chtis c'est bien sympathique, mais je suis sûre qu'on a eu 2-3 comédies au moins aussi bonnes la même année rien qu'en France, et je ne vous par de l'international... Mais c'est un phénomène différent des Petits Mouchoirs ou de la Guerre est déclarée (quoique pour ce dernier je ne voudrais pas totalement vous dégoûter, hein, au contraire, si quelqu'un a aimé je voudrais bien savoir pourquoi). Les chtis, c'est un comique populaire dans tous les sens du terme qui parle de sa région, c'est de l'humour assez premier degré mais pas trop bête qui ne risque pas de provoquer un phénomène de rejet trop important. Un film inoffensif, pas mal marketé, avec sa sortie en avant-première dans le Nord, et qui arrive à attirer au cinéma un public qui n'y vas habituellement pas. Le bouche à oreille fonctionne, et du coup, effet boule de neige, les gens se déplacent pour voir le nouveau phénomène du cinéma français (soupir). Pour les Petits Mouchoirs, m'est avis que l'engouement est dû à son côté "film chorale avec des acteurs à la fois reconnus et populaires, et d'autres issus de la nouvelle génération qui monte". Et puis on pense à Mes Meilleurs Copains (qui est dix fois mieux, en passant), c'est toujours sympa, les films de copains. Voila pour le public. Pour la presse, ben plus on a d'acteurs connus au casting, plus on a de possibilités d'en avoir un qui est copain avec Machin qui écrit pour Truc, et voila comment on fait un succès critique. Le cinéma français, c'est quand même 45% de copinage, 45% de népotisme, et 10% de talent. La Guerre est Déclarée, je le classe plus dans l'autosatisfaction bobo/arty. _________________
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Joue à Kiesel A2, MusicMan Sterling 5 Inscrit : May 01, 2002 Messages : 11282 De : Laval, de l'autre côté du pont Hors ligne | Avis à la population: je viens de voir Drive (qui n'a rien à voir avec la série TV encore plus morte-née que Firefly avec Nathan Fillion) et j'ai adoré. C'est à la fois un film noir et un film de bagnoles façon années 70, avec des relents des bons épisodes de Miami Vice. Une mise en scène très calme et posée (avec en plus quelques très beaux visuels de Los Angeles la nuit), des acteurs qui assurent, et quelques partis-pris vraiment osés. Du bonheur.
Excellente initiative: le Pathé Liberté de Toulon le passait aussi en VOST, et c'est donc cette version que j'ai pu voir. _________________ https://twitter.com/MaxNoelBass
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| Syd Pixel de bonne taille ![]() Joue à Xenoblade Inscrit : Jul 19, 2010 Messages : 297 Hors ligne | Belle coincidence, j'ai eu l'occasion de voir Drive aussi et c'est une de mes très bonnes surprise de l'année, j'en attendais absolument rien et j'en avais même pas entendu parler, surtout que la BA m'avait l'air bien naze.
Faut dire que cette dernière donnait vraiment l'impression d'un enieme film de caisse tout ce qu'il y a de plus classique, surtout aprés Fast & Furious 5. Mais bon quand j'ai vu que le réal avait fait Valhalla Rising, et que Drive avait eu le prix de la mise en scène à Cannes, je me suis dit que nan, ça jouait pas dans la même cour. En fait j'ai l'impression que ce film est un brillant mélange entre le film d'auteur (ambiance visuelle et sonore, l'esthétique de la violence) et le film d'action avec ses nombreuses scènes comme l'intro qui est vraiment excellente, j'étais tellement scotché que je ne faisais attention à rien d'autre, c'est à ça qu'on connait un grand film. Gros points forts aussi, la photographie est vraiment magnifique et la mise en scène excellente (on comprend le prix qu'il a reçu). Et enfin, je me dois de dire un petit mot sur le casting qui est bien énorme. Grosse revelation sur Ryan Gosling qui mérite qu'on parle de lui, c'est la preuve vivante qu'un type avec un cure dent dans la bouche n'est pas encore has been, il a très peu de dialogue mais tout son charisme ressort sur ses expressions (c'est dingue ce qu'on peut faire avec sa seule tronche). J'espère qu'on pourra le voir encore dans d'autres films parce qu'il est franchement bon. J'ai aussi noté la présence de Bryan Cranston en ancien cascadeur éclopé, qui est pour moi un des meilleurs acteurs de série télé (pour Malcolm of course), et celle de Ron Perlman, aka Hellboy, qui lui est classe parce qu'il a une sacré gueule. La BO est juste magique aussi, à se procurer de toute urgence ! |
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Joue à Kiesel A2, MusicMan Sterling 5 Inscrit : May 01, 2002 Messages : 11282 De : Laval, de l'autre côté du pont Hors ligne | En effet, j'ai oublié de mentionner la bande-son, très typée électro-pop 80, qui est l'une des raisons pour lesquelles le film m'a fait penser à Miami Vice (et à GTA Vice City, aussi, soyons honnêtes
Voici le thème du générique de début: http://kavinsky.bandcamp.com/album/nightcall (pendant ce temps, les crédits sont dans une police rose fluo) Et je plussoie pour la séquence d'introduction, qui m'a collé à mon siège dans un silence religieux. C'est un jeu du chat et de la souris qui doit durer à peine cinq minutes, durant lesquelles le protagoniste ne prononce pas un mot, sa voiture fait à peine une pointe de vitesse de même pas 30 secondes, il n'y ni collisions ni coups de feu, peut-être deux dérapages, pas de musique, et pourtant il y a une tension hallucinante, et on en ressort convaincu qu'il n'y a pas meilleur chauffeur dans tout Los Angeles. Extraordinaire, et en plus tourné de manière hyper-lisible (surtout que ma dernière expérience de poursuite automobile au cinéma c'était le gloubi-boulga immonde au début du dernier James Bond, je vous raconte pas le contraste...). _________________ https://twitter.com/MaxNoelBass
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Joue à Lost Judgment Inscrit : Jan 17, 2008 Messages : 9737 De : Massy Hors ligne | Je recolle mon avis dans le bon sujet :
Drive, de Nicolas Winding Refn. Un cascadeur (Ryan Gosling) qui travaillé également comme mécano dans le garage de Shannon (Bryan Cranston, vu dans Malcolm et Breaking Bad), arrondit en plus ses fins et prend son shoot d'adrénaline en servant de chauffeur pour des braqueurs. Il leur laisse 5 minutes pour perpétrer leur forfait, s'ils mettent plus longtemps, il se barre. Mais s'ils arrivent à temps, il les conduira où ils veulent. Shannon et lui s'associent avec Bernie Rose (Albert Brooks) et Nino (Ron Perlman), deux gangsters, pour monter une écurie de stock car. Entre temps, le héros fait la connaissance de sa voisine de palier, Irene (Carey Mulligan), dont le mari est en prison... C'est quand ce dernier en sort que commencent les ennuis... Contrairement à ce que peuvent laisser croire l'affiche et le titre du film, Drive n'est pas un film de bagnoles. N'espérez pas voir beaucoup de courses poursuites, même si les deux présentes sont magistrales, dans deux registres différents. Drive, c'est l'histoire d'un héros des temps modernes, taciturne, à la fois capable d'une gentillesse non feinte et d'éclats de colère et de violence, qui fait ce qu'il faut pour aider son prochain. Et dans ce cas là, la fin justifie les moyens. C'est une histoire d'amour touchante sans être gnangnan, tout en non-dits, et une histoire de vengeance bien brutale (certaines scènes sont surprenantes de sauvagerie), filmée avec maestria : chaque plan, chaque mouvement de caméra, chaque choix d'éclairage est pensé, travaillé et semble couler de source, sans pour autant que ce ne soit maniéré. Tout au plus peut on trouver l'ensemble un peu froid, ce qui peut empêcher de totalement rentrer dans le film (c'est un peu mon cas, mais dans une faible mesure). L'esthétique générale fait très années 80, effet renforcé par la musique, parfois lourdement démonstrative (si on porte attention aux paroles) mais pourtant jamais envahissante (et surtout la Bo tue). Les scènes de nuit, par exemple, sont splendides. Ajoutez à cela des acteurs excellents (Gosling est un peu en retrait cependant), et un rythme parfaitement maitrise (le film prend son temps, pose bien ses personnages et son atmosphère mais il n'y a pas de gras pour autant), et vous obtenez un vrai moment de cinéma. Citation :
J'espère qu'on pourra le voir encore dans d'autres films parce qu'il est franchement bon. Tu seras ravi d'apprendre qu'il est au casting du prochain film de Georges Clooney, [i]Les Marches du pouvoir". _________________
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| RainMakeR Chef de Rubrique Nécrologique ![]()
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Joue à Clair Obscur, Tormented Souls 2 Inscrit : Apr 01, 2003 Messages : 34378 De : Toulouse Hors ligne | http://fr.wikipedia.org/wiki/Bons_baisers_de_Bruges
Film de 2e partie de soirée dont j'avais croisé les affiches à l'epoque. Affiche trompeuse d'ailleurs parce qu'on pense être en fasse d'un film d'action à la jason bourne alors qu'en fait pas du tout. Ce film est un film de looser, un peu comme les 1er guy ritchie. Et moi j'adore ce genre ^^ En gros le heros vient de butter un mec (il est tueur et c'etait son 1er contrat) et part au vert à bruges. Accompagné de son mentor, il visite la ville. Sauf qu'il deteste (il est rilandais) alors que son pote adore. En fait le heros deprime parce qu'en tuant le mec (un pretre), la balle traverse sa victime et tue un gamin.... Le gars déprime pendant tout le sejour et il va lui arriver quelques galères. J'ai vraiment bien aimé ce film, y'a quelques thèmes assez sympa, le rythme est assez lent, mais le scenario est beton. Juste un bemol, la fin est un peu ouverte et ca j'aime pas ^^ Le film est vraiment sympa, je vous le conseille _________________ |
| RainMakeR Chef de Rubrique Nécrologique ![]()
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Joue à Clair Obscur, Tormented Souls 2 Inscrit : Apr 01, 2003 Messages : 34378 De : Toulouse Hors ligne | http://fr.wikipedia.org/wiki/Live_!
Vu live avec Eva Mendes. J'en avais entendu parlé et en fait la promo s'est trop focalisé sur le coté roulette russe. Le film est une grosse critique de la tv américaine et toutes ses dérives. Ca parle aussi beaucoup du système américains avec leur loi à la cons (liberte d'expression+bon argumentaire = jurisprudence). On revient par exemple sur le fait qu'un mec mort à la tv on s'en tape, par contre un bout de nichon c'est la fin du monde. Le film est une sorte de faux docu sur cette idée folle d'emission, faire un jeu tv réalité sur la roulette russe. ON y voit donc toutes les négociations pour que ça soit faisable, les questions de droits, le public hostile, le casting, les protrait des personnages bien larmoyants etc.... Sincèrement j'ai vraiment bien aimé. Et surtout il te fait réfléchir ce film, parce que au rythme où ca va, ça peut devenir réalité un jour... _________________ |
| maxxxxxx Gros pixel ![]()
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Joue à 7 Wonders, MK8, Lego Batman Inscrit : Feb 28, 2005 Messages : 1451 De : Lille Hors ligne | Vu Polisse. J'ai pris une méchante claque, alors que j'y allais à reculons. En fait, je crois que c'est le premier film qui m'arrache quelques larmes depuis "la vie est belle", avec une scène qui m'a vraiment marquée. Tout sonne très juste (ce qui rend certaines scènes terribles), et les acteurs sont excellents.
Les seuls petits défauts sont quelques scènes qui ne font pas avancer grand chose (mais qui laissent un peu respirer le spectateur), et la présence un peu inutile de Maïwenn à l'écran. |
| Shenron Pixel visible depuis la Lune ![]() ![]()
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Joue à Lost Judgment Inscrit : Jan 17, 2008 Messages : 9737 De : Massy Hors ligne | Je me tâte pour aller le voir, Polisse. Ça va dépendre de mon emploi du temps, en ce moment c'est la folie au niveau des sorties, et ça va être le désert jusqu'aux fêtes.
Je sors de Real Steel, réalisé par Shawn Levy (La nuit au musée...) avec Hugh - Raaah Lovely - Jackman, une histoire de réconcilitation père-fils avec des combats de robots. Je ne vous cache pas qu'en ce qui me concerne l'argument principale du métrage était son acteur principal. Et ben c'était super. Et j'en suis toute étonnée.
Real Steel est l'histoire de Charlie Kenton, ancien boxeur moyen devenu, après la disparition de la boxe, plus assez violente au goût du public, "entraîneur" de robots qu'il dirige dans des combats piteux, et dont les défaites successives l'ont mis sur la paille. Pourchassé par des créanciers, il apprend qu'une de ses anciennes petites amies, avec qui il avait eu un enfant il y a 11 ans et qu'il avait abandonné alors, vient de mourir. La Loi prévoit de lui confier la garde du môme, mais la soeur de la défunte, dont le mari est riche, veut l'obtenir. Charlie flaire le bon plan, et vend à son mari la garde de son fils pour 100 000 $. Par contre, il devra le garder tout l'été. Il emmène donc contre son gré son fils Max dans sa tournée, et, alors qu'ils cherchent des pièces détachées dans une décharge, il tombent sur un robot d'entraînement complètement désuet mis à part sa fonction "miroir", qui lui permet d'imiter les mouvements. Ce robot, Atom (oh oh) pourrait bien représenter un nouveau départ pour Charlie et pour Max... Real Steel est un film familial. Je dis ça pour vous prévenir : ne vous attendez pas à du cyberpunk, à de l'introspection du type "les robots ont-ils une âme" (même s'il semble que la piste était présente mais a été abandonnée), mais plutôt à un remake de Rocky avec des robots. On a en permanence une longueur d'avance sur le scénario (excepté, probablement, pendant le combat final), mais le dosage de bons sentiments est suffisamment réussi pour que ça passe tout seul. On peut remercier pour ça le casting, impeccable (quand le gamin est tête à claque, c'est toujours fait exprès), et le scénario, réglé comme du papier à musique qui permet au film de ne pas accuser de baisse de rythme malgré ses 130 minutes. Mais Real Steel, ce n'est pas seulement une belle histoire, c'est aussi de chouettes combats : bien chorégraphiés, lisibles, percutants (j'ai même laissé échapper un "ouwww") et qui surtout bénéficient du très bon traitement des personnages (robot compris) qui permet de vraiment s'y intéresser, de les vivre, à contrario de, au hasard, cette grosse baudruche de Transformers. Ajoutez à ça des robots terriblement bien designés (Midas !!!), bien intégrés (et réalisés dans certains plans en animatronique), une bande son ultra pêchue et une photo de grande qualité (la scène dans la décharge !) et vous avez LA bonne surprise de l'année. Et accessoirement c'est assez agréable de voir un film dans lequel les jeux vidéo et leur vocabulaire sont intégrés naturellement, sans aucune emphase ni dans un sens ni dans l'autre, et font juste partie du paysage comme la radio ou le téléphone portable. _________________
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| RainMakeR Chef de Rubrique Nécrologique ![]()
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Joue à Clair Obscur, Tormented Souls 2 Inscrit : Apr 01, 2003 Messages : 34378 De : Toulouse Hors ligne | Hmmmm ca m'a l'air quand même d'etre la comédie disney de base
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| MTF Modérateur groovy ![]() ![]() Joue à faire l'imbécile. Inscrit : Jan 28, 2005 Messages : 6847 De : Caen Hors ligne | Je ressort d'une séance de Drive, et je confirme tout ce qu'a dit Shenron plus haut : ce film est un monstrueux chef d'œuvre de photographie, de cadrage, d'écriture et de bande son. J'y trouve une esthétique très 70's, et cela me fait aussi penser quelque part à History of Violence dans certaines de ses thématiques, et à We own the night pour le travail fait sur la couleur et les plans en règle générale.
J'encourage à chacun d'aller le voir, c'est un grand moment de cinéma, maîtrisé de bout en bout, diaboliquement efficace. Une très belle découverte.
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| Yoshiki Gros pixel ![]()
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Joue à Unchardted Drake's Fortune, Uncharted 2 Among Thieves Inscrit : Sep 10, 2005 Messages : 1828 De : Ile-de-France Hors ligne | Ah ben tiens, j'ai également vu Drive cette semaine, et j'ai adoré également.
Le Drive de Nicolas Winding Refn est un peu l'héritier du Collateral de Michael Mann, les 2 films partagent un sens de l'esthétisme extrêmement soignée, avec une ville de Los Angeles qui est un personnage à part entière (surtout la nuit). Comme l'a dit Shenron et MTF, la réalisation est de toute beauté, atmosphérique la plupart du temps, les cadrages sont parfaits, l'osmose entre la musique et les images décuple la puissance des scènes, le prix de la mise en scène à Cannes n'est pas usurpé. En plus de l'esthétisme ancré dans les années 80, la typo rose fluo et la bande-son pop-électro rappelle furieusement To Live and Die in LA de Friedkin (un des meilleurs, si ce n'est le meilleur polar des années 80, à voir de toute urgence si on ne connait pas), la thématique sort directement tout droit d'un film à l'ancienne de Clint Eastwood, le héros est une sorte de Pale Rider moderne, silencieux, taciturne, mais doté d'un grand coeur, et capable d'action extrêmement violente pour faire ce qu'il faut faire, Ryan Gosling est habité par son rôle, il a un côté félin dans la plupart des scènes, tout en retenu, constamment sur ses gardes, et furtif quand il le faut. Carey Mulligan qui interprète la femme qui va faire basculer le "quotidien" du driver sans nom (le personnage de Ryan Gosling n'est jamais nommé dans le film), illumine le long-métrage de sa grâce, et ça fait plaisir de revoir la tête patibulaire de Ron Perlman qui campe un beau salopard pour changer. Dommage que le film comporte pas mal de facilité et d'incohérences, ce sont de petits détails qui m'ont gêné, et qui empêche Drive d'être un chef d'oeuvre absolu, mais il n'en reste pas moins un excellent polar ultra-léché et dont la bande-son hypnotisante va continuer à hanter vos esprits après le visionnage. _________________
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| MTF Modérateur groovy ![]() ![]() Joue à faire l'imbécile. Inscrit : Jan 28, 2005 Messages : 6847 De : Caen Hors ligne | Citation :
Le 2011-11-06 01:24, Yoshiki a écrit :
Dommage que le film comporte pas mal de facilité et d'incohérences, ce sont de petits détails qui m'ont gêné, et qui empêche Drive d'être un chef d'oeuvre absolu, mais il n'en reste pas moins un excellent polar ultra-léché et dont la bande-son hypnotisante va continuer à hanter vos esprits après le visionnage. Pourrais-tu préciser ce que tu entends par "facilité et incohérences" ? Je n'ai pas l'œil aussi aiguisé que d'autres pour le cinoche, donc tout détail serait le bienvenue ^^
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| petitevieille Grossier personnage ![]() ![]()
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Joue à Crazy Taxi, Sega Rally Inscrit : Mar 08, 2002 Messages : 10287 De : The cable car, puis Pizza Hut™. Hors ligne | Vu The Help ("La Couleur des Sentiments", traduction française peu inspirée et gnan-gnan alors que le film vaut bien mieux que ça).
Une belle histoire d'amour, car impossible, entre deux êtres que tout sépare, en dehors de leurs goûts alimentaires. Le fait que cette histoire se déroule à une époque pas si lointaine met en exergue l'inertie des idéologies du passé, toujours d'actualité mais avec une légitimité heureusement réduite, en la plaçant dans un registre tragi-comique. Ami lecteur, si tu ne comprends pas, ne cherche pas. Le flim aborde un sujet complexe, qu'il ne peut évidemment totalement traiter en deux heures. Il expose une histoire simple, mais symptômatique de la période ségrégationniste aux stazunis, celle des domestiques noires dans les familles de la bourgeoisie rurale blanche... Après un démarrage qui m'a laissé craindre un flim dégoulinant de bons sentiments et trop simpliste, il gagne en profondeur au fil de l'histoire et on ne voit pas le temps passer. Rien de révolutionnaire, mais une situation naturellement révoltante, des personnages qui semblent caricaturaux mais hélas typiques de l'idéologie de l'époque, et un sens du gag vachard et jouissif lorsque les connasses ségrégationnistes prennent dans la gueule ce qu'elles ont bien mérité. Et puis un flim où il est question de manger du caca, forcément, ça ne peut que me plaire.
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| Yoshiki Gros pixel ![]()
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Joue à Unchardted Drake's Fortune, Uncharted 2 Among Thieves Inscrit : Sep 10, 2005 Messages : 1828 De : Ile-de-France Hors ligne | Citation :
Le 2011-11-06 07:03, MTF a écrit :
Citation :
Le 2011-11-06 01:24, Yoshiki a écrit :
Dommage que le film comporte pas mal de facilité et d'incohérences, ce sont de petits détails qui m'ont gêné, et qui empêche Drive d'être un chef d'oeuvre absolu, mais il n'en reste pas moins un excellent polar ultra-léché et dont la bande-son hypnotisante va continuer à hanter vos esprits après le visionnage. Pourrais-tu préciser ce que tu entends par "facilité et incohérences" ? Je n'ai pas l'œil aussi aiguisé que d'autres pour le cinoche, donc tout détail serait le bienvenue ^^ Quand je parle de facilité et incohérence, je parle de ça : Comme par hasard, il a fallu que quand lors du braquage du prêteur sur gage, le héros et le mari de sa voisin aient eu affaire avec les hommes de Nino, avec qui le cascadeur a conclu une affaire de course de NASCAR. De même que lorsque le mec se fait exploser le crâne dans l'ascenseur, Irène semble tranquille dans son appartement alors qu'avec un massacre pareil, la police aurait du boucler le secteur, voire même faire le lien avec le meurtre de son mari. Ou encore le fait que quand le cascadeur et Irène commence leur histoire, le retour du mari tombe un peu comme un cheveu dans la soupe. Ce sont de petits détails mais bon... _________________
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| MTF Modérateur groovy ![]() ![]() Joue à faire l'imbécile. Inscrit : Jan 28, 2005 Messages : 6847 De : Caen Hors ligne | Vrai concernant la scène de l'ascenseur, cela aurait dû attirer les policiers. Pour le reste, il est vrai que le hasard, où l'écriture, fait bien les choses
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| Vakoran Pixel imposant ![]() ![]()
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Joue à Helldivers 2, Hadès 2 Inscrit : Apr 23, 2008 Messages : 986 De : Pertuis Hors ligne | Un maître de la mauvaise foi et de la recherche d'incohérences s'est penché dessus : http://odieuxconnard.wordpress.com/2011/11/02/hard-drive/
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| Shenron Pixel visible depuis la Lune ![]() ![]()
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Joue à Lost Judgment Inscrit : Jan 17, 2008 Messages : 9737 De : Massy Hors ligne | Deux avis express :
The Artist, de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin et Berenice Bejo. Grandeur et décadence d'une star du muet qui refuse de se mettre à la page et de faire du parlant, alors qu'une figurante dont il a contribué à lancer la carrière devient une immense star. Pari osé de réaliser un film muet, en N&B et en 4/3... Et pour moi pas tout à fait réussi. L'histoire est très convenue et il n'y a pas grand chose pour la relever, le film n'étant ni particulièrement drôle, ni émouvant, et la mise en scène ne m'a pas plus retournée que ça. Une bluette tout ce qu'il y a de plus classique, qui serait passé complètement inaperçu sans son parti pris à mon avis. Quant au prix d'interprétation de Dujardin à Cannes, il ne me semble pas forcément mérité : je ne l'ai pas trouvé meilleur ni moins bon que dans les OSS par exemple. A mon avis il s'agit là d'un prix destiné davantage au film, disons "pour l'effort", qu'à l'acteur. Bérénice Béjo, quant à elle, confirme. Bref, pas du tout antipathique, mais je me suis un peu ennuyée. Intouchables, avec François Cluzet et Omar Sy. Un aristocrate fortuné tétraplégique engage à son service un mec de banlieue tout droit sorti de prison qui voulait seulement toucher les Assedic. Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas de pitié, et parce qu'il est doté d'un solide sens de l'humour. Si le film n'échappe pas aux clichés (l'aristo n'écoute que du classique, Omar Earth, Wind & Fire), il arrive quand même habilement à faire évoluer (un peu ses personnages), chacun devenant poreux à l'état d'esprit de l'autre. Mais plus qu'un film touchant, c'est une vraie bonne comédie, les vannes fusent et font toujours mouche, et la bonne humeur du film est communicative. Cluzet et Sy sont très bons, les seconds rôles également, et si la mise en scène est un peu plate, ce n'est pas ce qu'on retient. c'est hilarant, et c'est la meilleure comédie française que j'ai vu depuis l'Arnacoeur, dans un genre différent. _________________
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| MTF Modérateur groovy ![]() ![]() Joue à faire l'imbécile. Inscrit : Jan 28, 2005 Messages : 6847 De : Caen Hors ligne | En pleine cure de cinéma français, je me suis plongé dans Ne nous fâchons pas, l'un des films favoris de mon père (mais que je ne connaissais pas [le film, par mon père]), réalisé par Lautner sur un scénario et des dialogues de Michel Audiard, sorti en 1966 avec Lino Ventura, Jean Lefebvre, Michel Constantin et Mireille Darc.
Le synopsis (tiré de Wikipedia) : Antoine Beretto, ancien gangster, est devenu armateur à Collioure. Deux anciens amis, qui ont la police à leurs trousses, lui rendent un jour visite pour être amenés par la mer en Italie et lui empruntent la somme de 40 000 francs. Afin que Antoine Beretto puisse récupérer son argent, ils lui donnent le nom de Léonard Michalon, qui leur doit une dette de courses "une cote à 40 contre 1 qu'il a oublié de nous cigler (A. Pousse)". Antoine Beretto retrouve ledit Léonard, par l'intermédiaire d'un ami, Jeff. Léonard est en fait un « malfaisant » qui est recherché également par un gang de Britanniques menés par un certain « Colonel »… Antoine et Jeff vont devoir tout mettre en œuvre pour protéger Léonard des tentatives destructrices du "Colonel". C'est un film que je connaissais donc que de nom, vite fait, sans m'y être rapidement penché. Le film rentre directement dans le vif du sujet avec une scène d'anthologie dans une pharmacie, et la distribution est plus que correcte, avec bien entendu Audiard aux dialogues. Par la suite malheureusement, le film semble s'essouffler rapidement et se perd dans une intrigue bien trop tarabiscotée que l'on a parfois de la peine à suivre, des réactions un peu étranges de la part des personnages, des dialogues qui manquent un chouïa de charme, à une ou deux exceptions près comme, encore une fois, celle qui suit le générique ("Qui sont-ils ?" "Ce sont des représentants." "En quoi ?" "En souvenirs."). Pas que le film ne se regarde pas avec plaisir, surtout avec les gueules que sont Ventura et Constantin et la décidément sublime Mireille Darc, mais le film n'arrive jamais à rattraper la grandeur des toutes premières scènes, comme si elles avaient été écrites en priorité et sans fil conducteur, avant qu'on ne puisse les intégrer à un fil narratif plus long. Dommage, car Lefebvre joue ici un excellent rôle de couard, sans cabotiner comme il le fera à la fin de sa carrière. Le scénario, en revanche, aurait pu servir par son principe (un "malfaisant" vient traîner dans les pattes de "gangsters") de base à L'emmerdeur, qui sortira sept ans plus tard. Un film de deuxième partie de soirée sur France 3, quoi Cadeau bonux : en cherchant des infos sur ce film, je suis tombé sur cette vidéo prodigieuse de Ventura racontant une anecdote le concernant lui, Blier et Jean Gabin... Je frémis de voir autant de gueules.
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