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Index du Forum » » Hors-sujet » » Vos critiques ciné : fantastique - horreur - SF
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1 ... 199200201202203204205 ... 272
Auteur Vos critiques ciné : fantastique - horreur - SF
RainMakeR
Chef de Rubrique Nécrologique
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Joue à Clair Obscur, Tormented Souls 2

Inscrit : Apr 01, 2003
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De : Toulouse

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Posté le: 2016-09-15 23:15
ca depend, suivant les films des fois ils sortent super tard dans des petites villes
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RobertGlucose
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Inscrit : Feb 06, 2005
Messages : 2589

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Posté le: 2016-09-16 09:45   [ Edité le: 2016-09-16 09:59 ]
Vu aussi :



C'était très bien, en effet. Mieux que tous les films de "zombie" occidentaux depuis, pffff, Shaun of the Dead ?
J'ai beaucoup aimé le rendu désarticulé des infectés, et la promiscuité du train qui permet des scènes poignantes et originales.
Certains trucs m'ont un peu énervé, comme :
- Un pays entier s'entretue, mais aucune saturation du réseau mobile ? Je sais bien qu'on est en Corée, mais quand même....
- Ils savent que les infectés sont paumés dans l'obscurité, pourquoi ne pas attendre la nuit pour sortir du train, sans déconner ?
Mais pas de quoi gâcher un très bon moment passé devant ce film.

François
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Inscrit : Dec 25, 2007
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Posté le: 2016-09-24 12:22

Vu The Witch sur l’avis éclairé de Laurent et beaucoup à dire sur cette oeuvre magnifique qui ne plaira pas à tout le monde.

En effet, avant d’être un film fantastique, The Witch est la description naturaliste d’une famille puritaine, dirigée par un patriarche se voulant rigoriste et pourtant incapable de se défaire de quelques travers bien humains. Le portrait est sans complaisance ni condescendance : vous n’aurez pas droit toutes les cinq minutes à un sous-entendu du genre « quelle connerie la religion » pas plus que vous n’aurez l’impression d’avoir affaire à un film financé par la plus proche église protestante du coin. C’est un formidable travail de reconstitution qui est assuré.

Et c’est là tout le paradoxe de The Witch : alors que le film endosse sans problème l’étiquette « Historique » de par la qualité de sa mise en scène et de son interprétation, et qu’en tant que tel la sorcellerie devrait y être abordée sous l’angle de l’hystérie collective, le sectarisme ou la répression sexuelle, le réalisateur fait le pari fou d'intégrer au récit une véritable sorcière, conforme aux mythes et superstitions de l’époque. Et vous savez quoi ? Ça marche. Ça marche même diaboliquement.

La première apparition de la sorcière, sous forme de brèves séquences illustrant ses rites, renvoie aux peintures noires de Goya et notamment sa représentation de la vieillesse sous sa forme la plus hideuse : corps tortueux, chairs flasques plongées dans une quasi obscurité d’où n’émerge qu’une silhouette cauchemardesque. Croyez-moi, cette sorcière-là ne sort pas d’un mauvais roman de Bit-Lit : elle n’a rien d’une gothique sexy et branchée et vous n’aurez certainement pas envie de l’inviter à prendre un dernier verre. Oh que non. C’est la Baba Yaga des contes et légendes, la ravisseuse d’enfants, maîtresse de la forêt et des bêtes sauvages, et elle prend vie à travers une direction photographique proprement hallucinante.

Citation :
une famille est bannie suite à un désaccord avec le reste de la congrégation à propos d'une pratique religieuse non explicitée (ou alors c'est moi qui ai pas compris).


Le père est un baptiste radical, c'est-à-dire qu’il refuse le baptême de ses enfants et ne croît pas à la vertu rédemptrice du sacrement : partant de là, pas étonnant qu’il soit exclu de sa communauté. Cet élément en apparence anodin joue un rôle important dans les rapports entre les personnages, et contribue à l’éclatement de la famille : crainte obsessionnelle du fils aîné de finir en enfer, regrets de l’épouse d’avoir suivi son mari depuis l’Angleterre (vraisemblablement un premier exil religieux) pour une terre inconnue… et quelque peu hostile.

Compte tenu de ce qui précède, The Witch est-il un film intello ? Oui. Pas par prétention, mais uniquement parce que le metteur en scène s’est attaché à décrire le cadre le plus réaliste qui soit, afin de donner davantage d’impact à l’intrusion du fantastique, et que cette approche aura tendance à faire fuir les moins patients. Autant vous prévenir, c’est l’antithèse du film pop-corn. Ce qui ne veut pas dire qu’on s’y emmerde, juste qu’il faut avoir un minimum d’intérêt pour l’Histoire et les légendes traditionnelles. Mais je vous le promets, les enfants, cette sorcière-là, vous vous en souviendrez longtemps, très longtemps, hé-hé…

Citation :
La priorité est d'illustrer les choses de manière claire et forte, c'est ensuite au spectateur de décider s'il veut creuser le sous-texte lors de visions futures, ou se concentrer sur la richesse et la beauté picturale du film.


Pour ma part, je n’ai décelé aucun sous-texte ou symbolique autre que l’éveil de la sexualité. Je pense que le réalisateur n’a pas voulu dérouter davantage le spectateur en introduisant plusieurs niveaux de lecture à son oeuvre. Quelques scènes ambiguës peuvent toutefois donner lieu à diverses interprétations :


- Conrad (le fils aîné) est en proie à une étrange transe mystique à l’instant de son agonie. Ultime manifestation de foi, ou bien jeu pervers de la sorcière parodiant une extase sexuelle pour mieux se moquer de ses parents ?

- Lorsque la mère reçoit la visite nocturne de ses enfants défunts, Conrad fait mention d’un livre. S’il s’agit du même que celui apparaissant vers la fin du film, faut-il croire en une proposition de pacte diabolique avorté ? Les sorcières envisageaient-elles d’intégrer la mère au couvent ?



Citation :
Mad Movies y a vu, à chaud, le plus grand film fantastique de la décennie.


Assurément, il se situe au sommet de la pyramide. Je n’en vois que deux à m’avoir autant marqué sur ces dix dernières années : Babadook et le Labyrinthe de Pan. Chose curieuse, dans chacun de ces films les femmes ont un rôle prépondérant…

gregoire01
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Inscrit : Oct 23, 2005
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Posté le: 2016-09-25 15:38   [ Edité le: 2016-09-25 15:40 ]
Citation :
- Ils savent que les infectés sont paumés dans l'obscurité, pourquoi ne pas attendre la nuit pour sortir du train, sans déconner ?


A quel moment ils ont l'occasion d'attendre la nuit ? Ceux qui sont aux courant de la photosensibilité, ce sont uniquement les 3 qui était parti au secours des autres et je voit pas a quels moment ils avait l'occasion. D'ailleurs l'être humain n'est pas plus avantagé a nuit, a moins d'avoir une lampe, mais là du coup c'est se faire repérer facilement

Et au final heureusement qu'ils n'ont pas attendu pour sortir du train vu que même pas 2 minute après un autre train leur est rentré dedans, ils serait tous morts s'ils étaient resté

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Laurent
Commissaire apolitique


Joue à Death's Door

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De : Borgo, là où y a la fibre.

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Posté le: 2016-09-26 11:23
Citation :
Le 2016-09-24 12:22, François a écrit :
Le père est un baptiste radical, c'est-à-dire qu’il refuse le baptême de ses enfants et ne croît pas à la vertu rédemptrice du sacrement : partant de là, pas étonnant qu’il soit exclu de sa communauté. Cet élément en apparence anodin joue un rôle important dans les rapports entre les personnages, et contribue à l’éclatement de la famille : crainte obsessionnelle du fils aîné de finir en enfer, regrets de l’épouse d’avoir suivi son mari depuis l’Angleterre (vraisemblablement un premier exil religieux) pour une terre inconnue… et quelque peu hostile.

Merci pour cet éclairage. J'ai bien saisi, pendant le film, que la femme et les enfants se sentaient peu à peu victimes des choix du père, mais la signification de la scène de procès au début réclame des connaissances en religion que je n'ai pas.
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ryo95100
Gros pixel



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Posté le: 2016-10-02 23:31   [ Edité le: 2016-10-02 23:38 ]
Vu predestinations, je m'attendais en gros à un looper avec ethan hawke, et au final une sorte d'huit clos avec plein de paradoxes temporels et un bon suspense.


Plus qu'une bonne surprise, j'ai adoré.

gregoire01
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Posté le: 2016-10-03 09:27   [ Edité le: 2016-10-03 09:34 ]
Vu Solomon Kane, et j’ai trouvé ça mauvais. Les personnages et l’histoire sont sans intérêt, y a des scènes qui servent à rien (notamment l’intro) ça pique à gauche et à droite (t’as l’intro de Dante’s Inferno, t’as Constantine avec son héros qui veut pas aller en enfer). On est censé être dans l’Angleterre du XVII° siècle mais on se croirait au moyen-âge d’Europe centrale. La réale est quelconque, je n’ai pas pigé la fin, j’ai trouvé le but du méchant ridicule…
Avec en plus pour les amateurs un petit côté ‘’pub pour la chrétienté’’ (je précise, je n’ai absolument rien contre les références religieuses, mais là c’était tellement subtil et a peine insisté…).

Le plus beau, c’est que le film n’est même pas américain alors qu’il regroupe tous les défauts de ce genre de prod.

Bref, un film du genre raté. Il m’a même donné envie de revoir Van Helsing qui lui aussi est raté (pas de la même façon) mais avait le mérite de ne pas se prendre 100% au sérieux.

RobertGlucose
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Posté le: 2016-10-03 10:08
@gregoire01 :
Spoiler Dernier Train pour Busan :
À un moment donné, ils décident de changer de train pour suivre le chauffeur. Le chauffeur n'est pas au courant à propos de l'obscurité, mais eux oui, et ils décident quand même de le suivre en plein jour. Je trouve qu'ils prennent un risque énorme et stupide à se ballader en plein jour comme ça. D'autant que le héros semble savoir conduire un train, vu la scène finale, et donc la présence du conducteur n'était pas vitale.
De manière générale, les personnages n'ont aucun problème à risquer bêtement leur vie (et celle de leur enfant !) pour justifier le scénario. Je pourrais citer plusieurs autres cas qui m'ont interpelé.
Après ce ne sont que des détails qui ne gâchent rien. J'ai beaucoup aimé le film, il faut juste un bon niveau de suspension d'incrédulité, comme dans beaucoup de films du genre, d'ailleurs.

gregoire01
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Posté le: 2016-10-03 10:47
Citation :
À un moment donné, ils décident de changer de train pour suivre le chauffeur. Le chauffeur n'est pas au courant à propos de l'obscurité, mais eux oui, et ils décident quand même de le suivre en plein jour. Je trouve qu'ils prennent un risque énorme et stupide à se ballader en plein jour comme ça. D'autant que le héros semble savoir conduire un train, vu la scène finale, et donc la présence du conducteur n'était pas vitale.
.




Comme je l'ai dit, au final heureusement qu'ils sont sortie, sinon ils aurait fini broyé par l'autre train. Après je ne sais plus pourquoi ils sont sortie, mais ça m'avait pas choqué perso. Sans doute parce que je me disait qu'un garage de train n'est pas l'endroit où l'on trouve un max de zombie (la plupart vient d'ailleurs du train où ils étaient et se sont échappé à cause de l'autre ordure)
Le héros ne sais pas conduire un train, il dit : "ceci doit être le frein", il émet une supposition sur un élément, c'est très loin de montrer qu'il sait conduire un train.

Niloc-Nomis
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Joue à Dishonored (One X) / Metro 2033 (Switch)

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De : Ferté sous Jouarre

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Posté le: 2016-10-09 10:39
Je suis allé voir hier soir Miss Pérégrine et les enfants particuliers, de Tim Burton.

Où les aventures de Jake, 17 ans sans charisme ni amis, qui va essayer de comprendre l'étrange mort de son grand père, vieillard fantasque et sénile qui raconte une histoire familiale complexe à laquelle personne ne croit. Il aurait fréquenté un orphelinat peuplé d'enfants étranges pendant la guerre. Avec son fallot de père (la veste de costard sur un bermuda!), il va retourner au pays de Galles, sur les traces de cette étrange pension.

J'ai beaucoup aimé malgré certains défauts. C'est toujours un peu compliqué de juger un film de Burton vu qu'on l'attend toujours sur le même terrain, celui qui a fait sa renommée dans les 80's et 90's, suivre des inadaptés face à l'incompréhension du monde.
Alors soit il est sarcastique, soit il a réellement cru en ce projet, mais c'est un peu à un best of de son œuvre à laquelle on assiste. Et même plus. Moi j'ai marché à fond mais on pourrait aussi se dire que c'est un os à ronger. Je passe sur ces enfants aux dons particuliers qui doivent vivre reclus. Thématique de nombreux films du maître: Edward, les Batman... Mais on a la création d'êtres à partir de bouts de ficelles (Edward, Frankenweenie), le récit familial auquel on ne prête pas l'attention que l'on devrait (Big fish), les décors gothiques du manoir ou du train fantôme (choisissez un film), les banlieues pavillonnaires basses et étirées à l'infini comme dans Edward, le grand père vit même dans une maison identique à celle de Bela Lugosi dans Ed Wood. Il va même jusqu'à reproduire une grosse baston en CGI fluo limite craspec comme dans Mars Attacks!

En plus de l'auto référence manifeste, il cite aussi d'autres films, difficile de ne pas citer Un jour sans fin avec la boucle temporelle de la même journée qui se répète indéfiniment ("j'ai déjà tué le patron du pub deux fois"), L'échine du diable avec cette bombe qui menace l'orphelinat telle une épée de Damoclès, voire même Jason et les Argonautes avec ces squelettes qui se battent contre la vague ennemie.

Beaucoup de références qui ravissent ou agacent c'est selon. Moi j'ai pris le parti de marcher avec lui et ai pris un beau pied, d'autant que la réalisation est très sympa, avec une belle utilisation de la 3D. Si elle n'est jamais utile au récit, Burton compose malgré tout des plans avec une grande profondeur de champ, chaque image propose de nombreux plans et on pourrait mettre le film en pause n'importe quand pour se plonger dans des photogrammes en 3D avec plaisir.

Thématiquement et visuellement c'est donc un film très réussi. Malheureusement son scénario est un peu trop étiré pour créer une réelle tension, même si Samuel Jackson compose un méchant très attachant avec une bande réellement affreuse.
De même la thématique familiale n'a pas la charge émotionnelle qu'elle aurait pu avoir. La relation avec le père de Jake est un peu mise de côté et le potentiel émotion du duo Jake / grand père pourrait avoir une force... qu'il n'a malheureusement pas (la scène du téléphone).

Ceci étant dit Jake est très très attachant, Anna et Olive sont belles comme tout, certains enfants gardent bien caché leur mystère, le récit prend son temps, et même si le film cède à quelques sirènes pompières (le paquebot), le film a une qualité rare aujourd'hui à l'heure des films Marvel: la retenue.
C'est en cela qu'il est précieux.

Allez-y, ils vous attendent!

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... mais j'ai rebranché la Master System sous la télé!


ryo95100
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Posté le: 2016-10-11 16:38
Je confirme tout le bien sur Miss Peregrine et les enfants particuliers, le meilleur tim burton que j'ai vu depuis Big Fish

jyelka
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Joue à Metal Max Xeno

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Posté le: 2016-10-17 12:44
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J'ai vu un un film assez surprenant, Le Congrès qui mélange (mais pas en simultané) ^prise de vues réelles et animation.
Dans une époque contemporaine, l'actrice Robin Wright (pratique de jouer son propre rôle) voit sa carrière décliné et enchaine les mauvais rôles. Bref, son heure de gloire est passée. Son fils souffre d'une maladie dégénérative et elle fait face à un certain manque d'argent, au point de vivre dans une maison à côté d'un aéroport...
Un jour, son agent la contacte pour lui proposer un contrat hors-norme, bien rémunéré, ce contrat stipule qu'elle devra renoncer ensuite à tous les rôles futurs. Le deal consiste, pour elle, à accepter d'être entièrement modélisé dans son jeu et donc de devenir une actrice virtuelle dont la propriété, les droits et la carrière seront est gérés par l'entreprise Miramount.

20 ans plus tard, Robin Wright se rend à un événement organisé par Miramount et le film bascule alors en mode animation.

Le film est sympa, bourré de références au cinéma, la partie animation fait un peu trop sous acide parfois. Le propos sur la notion de propriété intellectuel, sur ce qui fait la performance ou pas d'un acteur est aussi d'actualité. Il y a un peu d'humour, de poésie et une science-fiction un peu dans l'esprit de K Dick sur ce qu'est le réel ou non. C'est d'ailleurs une adaptation d'un livre de science-fiction d'un auteur des pays de l'est des années 1970's.

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Kaede
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Posté le: 2016-10-26 00:03   [ Edité le: 2016-10-26 00:18 ]
Je viens de re-finir "La femmes des dunes" (1964), film que j'avais découvert un peu par hasard il y a peut-être 4-5 ans de cela et que j'avais très envie de revoir (parce que je me rappelais qu'il m'avait pas mal marqué, même si, probablement par biais, j'avais en tête une fin différente, mais la surprise n'en a été que plus grande).
Je le trouve toujours aussi fascinant (et là où pas mal des films de Oshii qui se veulent "philo" m'emm******, ici j'accroche de bout en bout).

Sans trop spoiler (mais évitez quand même si vous comptez le regarder...), le personnage principal, en vacances, se balade seul en rase campagne et tombe prisonnier dans un piège (de sable, évidemment), où une femme avait déjà éli résidence. En gros, il est coincé dans une grand fosse et ne peut compter que sur la "bienveillance" de ceux qui le tiennent pour otage. De révolté, rebelle (il veut rentrer chez lui, évidemment) , il devient progressivement docile et effectue les tâches manuelles (insignifiantes, même si nécessaires pour éviter des éboulements fatals) que sa colocataire effectuait jusque-là sans lui - tout ceci sans recours à la violence, seulement par la faim et la soif. On peut y voir une illustration du rapport de l'homme au travail ou sûrement beaucoup d'autres choses.
A côté de ça, la relation entre les deux protagonistes va évoluer tout au long du film, avec son lot de surprises, sur un fond un peu angoissant lorgnant de façon récurrrente du côté du film d'horreur (toujours la menace du sable et des éboulements, et cette musique stridente, au violon évidemment ).

Le film donne aussi la part belle à l'esthétique, c'est difficile à décrire mais le sable (encore lui) est très bien mis en valeur au long du film, en fondus, de près, de loin, en éboulement ou en mouvements lents.
Au final il se dégage une énorme ironie de ce film, entre ce travailleur forcé qui devient volontaire et ces personnages, pour lesquels le sable est à la fois leur gagne-pain (leur seul moyen de survie, même...) et leur prison, devant lesquels il est difficile de rester insensible. Chaudement (huhu) recommandé

Disponible en blu-ray (la photo est impeccable).

jyelka
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Joue à Metal Max Xeno

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Posté le: 2016-10-26 06:03
Citation :
Le 2016-10-26 00:03, Kaede a écrit :

Je viens de re-finir "La femmes des dunes" (1964), film que j'avais découvert un peu par hasard il y a peut-être 4-5 ans de cela et que j'avais très envie de revoir (parce que je me rappelais qu'il m'avait pas mal marqué, même si, probablement par biais, j'avais en tête une fin différente, mais la surprise n'en a été que plus grande).



S'il s'agit bien du film auquel je pense, sache qu'il s'agit de l'adaptation d'un roman d'Abe Kobo, auteur japonais qui es dans la lignée de Kafka. Le livre est très bien.

  Voir le site web de jyelka
Kaede
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Posté le: 2016-10-26 11:16
Oui c'est bien ce film-ci et ce roman (que je n'ai pas encore lu).

Odysseus
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Joue à lâcher trois poissons-ballons sur la ligne de départ.

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De : ?????

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Posté le: 2016-10-28 15:46
David Sandberg, le papa du génial Kung Fury, est également l'auteur d'une série de tout petits courts-métrages d'horreur et de fantastique. Tous ces courts ont été tourné avec sa femme, dans leur maison, avec très peu de moyens et c'est hyper efficace.
Dans la liste ci-dessous, mes préférences vont aux deux premiers ainsi qu'au tout dernier, qui tient plus du fantastique, avec une petit dose d'humour:


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"Il n'est pas de lutte plus violente et déterminée que celle d'un homme face à son envie d'aller aux toilettes" - Karate Boy


Youpla
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De : Villeurbanne

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Posté le: 2016-11-17 22:53
Citation :
Le 2016-10-28 15:46, Odysseus a écrit :
David Sandberg, le papa du génial Kung Fury, est également l'auteur d'une série de tout petits courts-métrages d'horreur et de fantastique. Tous ces courts ont été tourné avec sa femme, dans leur maison, avec très peu de moyens et c'est hyper efficace.
Dans la liste ci-dessous, mes préférences vont aux deux premiers ainsi qu'au tout dernier, qui tient plus du fantastique, avec une petit dose d'humour:

Purée j'ai regardé les deux premiers, ça secoue ! Si peu de moyens pour un résultat si fort, pas étonnant que Spielberg s’intéresse à son travail.

ryo95100
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Posté le: 2016-11-22 21:53
Vu les animaux fantastiques et on a adoré.

J'étais pas particulièrement fan des harry potter (enfin j'ai bien aimé les 2 premiers ainsi que le 5), mais j'ai pas particulièrement bondi sur la fin de la saga au ciné. J'attendais rien d'extraordinaire des animaux fantastiques et finalement le film m'a bien surpris.

C'est vraiment un super film si on se le fait dans le trip des fêtes de fin d'année, les personnages sont hyper attachant, c'est mignon adorable, les états unis des années 20 sont bien reconstitués je trouve, et le mix univers magique est je trouve plus réussi que dans les harry potter.

Enfin bon je recommande, ce film est assez magique

Niloc-Nomis
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Joue à Dishonored (One X) / Metro 2033 (Switch)

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De : Ferté sous Jouarre

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Posté le: 2016-11-27 10:36
J'ai vu les Animaux fantastiques hier soir et j'ai détesté.

C'est la dernière fois que je laisse mon fils choisir ce qu'on va voir!

Il ne se passe rien pendant 2h15!!!!
À peine une histoire de sorcier(e) contrarié, mais qui démarre après une heure de film, et qui est expédiée en deux scènes durant l'heure et quart suivante. Le reste du temps c'est un pokédex géant, avec un bestioles dropping en continu. Bestioles moches et con au passage. Il y a UNE scène d'action à la fin, courte et convenue (on dégomme des gratte-ciel, original ces derniers temps!), et comme ça bouge dans tous les sens on voit rien.
Les personnages sont creux, il n'y a aucun enjeu, aucune histoire, et le sosie de Colombo qui sert de héros à une vraie tête à claques. Enfin faut dire qu'il est roux....

Bref c'est lamentable.
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ryo95100
Gros pixel



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Posté le: 2016-11-27 17:47
comme quoi on est tous différents et tous les gouts sont dans la nature


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