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| Index du Forum » » Hors-sujet » » Juste comme ça [le HS du HS] |
| Auteur | Juste comme ça [le HS du HS] |
| Rudolf-der-Erste Pixel visible depuis la Lune ![]() Score au grosquiz
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Inscrit : Mar 05, 2006 Messages : 5185 De : Strasbourg Hors ligne | C'est vrai que les burgers/frites qu'on se tape au Mc Do ou chez Quick, c'est vraiment de la merde. J'avais réessayé encore tout récemment une fois début septembre quand j'étais de passage à Strasbourg trois jours pour visiter des logements, et j'ai laissé tomber: j'ai préféré me rabattre sur Flunch où je pouvais avoir un repas complet meilleur (avec légumes, pain, boisson et même de l'eau!) pour le même prix qu'une formule Best Of de chez Quick/Mc Do.
Du coup, je reste sur de mauvais a priori en ce qui concerne les burgers. _________________ "Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt." Proverbe chinois
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| Yoshiki Gros pixel ![]()
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Joue à Unchardted Drake's Fortune, Uncharted 2 Among Thieves Inscrit : Sep 10, 2005 Messages : 1828 De : Ile-de-France Hors ligne | Citation :
Le 2011-10-30 15:49, chatpopeye a écrit :
D'autant que c'est pas bien sorcier de faire un hamburger digne de ce nom. Tout est dans le pain. Oui, tout est dans le pain, mais pas d'un vrai pain d'un point de vue gastronomique. Pour un bon burger, il faut que le pain soit assez moelleux, pas sec, et pas trop épais. Les buns, dans un burger, c'est utilitaire, c'est ce qui doit maintenir toute la garniture, s'il est trop épais ou trop sec, ça va géner la mastication et l'appréciation des saveurs des autres ingrédients. Pour faire un bon burger, c'est simple, il faut juste de bons ingrédients, de la viande hachée fraiche (idéalement, qu'on a haché soi-même), assaisonnée d'oignons et de poivre. De la salade de type laiture ou iceberg, des tomates fraiches. Le fromage doit cuire sur la viande encore chaude (viande qui doit êre bien aplatie pour éviter un burger trop épais). Enfin, il faut placer les ingrédients de tel sorte que le tout tiennent bien en place et ne débordent pas du burger dès le premier croc! Bien évidemment, ce n'est pas au McDo ou au Quick qu'on va trouver ça (hormis le classique Royale Cheese _________________
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| RainMakeR Chef de Rubrique Nécrologique ![]()
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Joue à Clair Obscur, Tormented Souls 2 Inscrit : Apr 01, 2003 Messages : 34374 De : Toulouse Hors ligne | Citation :
Le 2011-10-30 14:32, IsKor a écrit :
Tain, ça file faim tes photos de burgers.. C'est autre chose que ce qu'on peut bouffer par chez nous! Wai enfin j'adorerai aussi manger ce genre de truc, mais c'est un coup à flinguer son taux de cholesterol _________________ |
| Niloc-Nomis Pixel visible depuis la Lune ![]() ![]()
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Joue à Dishonored (One X) / Metro 2033 (Switch) Inscrit : Aug 11, 2002 Messages : 8697 De : Ferté sous Jouarre Hors ligne | Merci d'avoir une pensée pour moi aujourd'hui, qui vais travailler la fleur au fusil pour le bien être de nos aînés.
Ah si j'étais rentier... |
| IsKor Camarade grospixelien ![]() ![]() Joue à Diablo 3 Inscrit : Mar 28, 2002 Messages : 13495 De : Alpes Maritimes Hors ligne | Citation :
Le 2011-10-31 13:13, RainMakeR a écrit :
Citation :
Le 2011-10-30 14:32, IsKor a écrit :
Tain, ça file faim tes photos de burgers.. C'est autre chose que ce qu'on peut bouffer par chez nous! Wai enfin j'adorerai aussi manger ce genre de truc, mais c'est un coup à flinguer son taux de cholesterol M'en fous, je fais plus d'une heure de muscu par jour, c'est pas un burger qui va me tuer... Niloc, courage pour ta journée de taf. Pense à moi qui suis en congés pour les 2 semaines à venir |
| Youpla Pixel monstrueux ![]() ![]()
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Inscrit : May 13, 2009 Messages : 3531 De : Villeurbanne Hors ligne | J'ai cru perdre la boule aujourd'hui en allant consulter les prix des disques durs. 140 euros le 500Go de Western digital... le prix que j'avais en tête c'était plutôt 50 euros... au début je me dis c'est un bug du site (LDLC), je vais voir ailleurs, même chose.
Je vous jure que j'ai vraiment cru devenir sénile. Et puis finalement je trouve l'explication : Disques durs : les prix flambent après les inondations en Thaïlande Quand on pense à tout ce qui contient un disque dur aujourd'hui, ca risque d'avoir un sacré impact. |
| Shenron Pixel visible depuis la Lune ![]() ![]()
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Joue à Lost Judgment Inscrit : Jan 17, 2008 Messages : 9737 De : Massy Hors ligne | Instant détente : et si vous tapiez "do a barrel roll" (sans les guillemets) dans Google pour voir ?
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| RainMakeR Chef de Rubrique Nécrologique ![]()
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Joue à Clair Obscur, Tormented Souls 2 Inscrit : Apr 01, 2003 Messages : 34374 De : Toulouse Hors ligne | ca parle d'un easter egg mais sinon c'est censé faire quoi ? (testé sur opera et firefox)
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| JiPé Pixel visible depuis la Lune ![]() ![]()
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Joue à STREETS OF RAGE 4 !!! Inscrit : Apr 26, 2008 Messages : 5596 De : valence passion Hors ligne | Citation :
sinon c'est censé faire quoi ? Ca fAiT VooOomiR ;s (essaie de rafraîchir la page si ça marche pas) _________________ "D'accord Force Créatrice, vous vous chargez de la qualité, je prendrai soin de la quantité."
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| chatpopeye Camarade grospixelien ![]() Joue à Silent Hill 2 Inscrit : Jan 19, 2003 Messages : 6399 De : Poitiers Hors ligne | Mais ça ne marche pas sous Opera, Rain. J'ai dû le faire sous Firefox.
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| MTF Modérateur groovy ![]() ![]() Joue à faire l'imbécile. Inscrit : Jan 28, 2005 Messages : 6847 De : Caen Hors ligne | Vous pouvez aussi essayer "tilt"
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| RainMakeR Chef de Rubrique Nécrologique ![]()
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Joue à Clair Obscur, Tormented Souls 2 Inscrit : Apr 01, 2003 Messages : 34374 De : Toulouse Hors ligne | Citation :
Le 2011-11-04 21:59, chatpopeye a écrit :
Mais ça ne marche pas sous Opera, Rain. J'ai dû le faire sous Firefox. Citation :
Le 2011-11-04 21:04, RainMakeR a écrit :
ca parle d'un easter egg mais sinon c'est censé faire quoi ? (testé sur opera et firefox) Je viens de retester ca marche cette fois ^^ _________________ |
| Rudolf-der-Erste Pixel visible depuis la Lune ![]() Score au grosquiz
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Inscrit : Mar 05, 2006 Messages : 5185 De : Strasbourg Hors ligne | Bon, voilà presque deux mois que j'ai entamé ce Master 2 en physique subatomique à Strasbourg, je peux vous faire un premier petit bilan car on a terminé les matières de tronc commun et nous sommes passés aux options, soit la seconde moitié du premier semestre "théorique". Je suppose que pour la majorité d'entre vous, les études supérieures en physique (et la physique d'une manière générales) sont obscures et mystérieuses, donc vous pouvez être intéressés par ce que je dis si vous êtes curieux (pas de quoi avoir peur: la Physique n'est autre qu'une science de la Nature, en se référant à l'étymologie grecque du mot). J'avais envie de vous parler de tout ça, "juste comme ça" (dixit le titre du topic).
Avant toute chose, je vous situe un peu en quelques mots le contexte, le contenu de mon année de formation et les objectifs . Pas de formule, ni de calculs ou d'équations, je vous rassure, je présente tout de façon qualitative, et je vous définis rapidement en termes simples tout le vocabulaire physique que j'emploie. Mon Master porte sur la physique en-dessous de l'échelle atomique: d'un côté la physique nucléaire (des noyaux atomiques, composés de particules), de l'autre une échelle encore plus petite qui n'est autre que la physique des particules (et même des particules élémentaires, c'est-à-dire les particules qui sont encore considérées comme les constituants ultimes de la matière, on n'a pas trouvé d'autres particules encore plus petites qui constitueraient ces particules dites élémentaires). Il y a aussi une partie "astroparticules", qui consiste à étudier les particules issues de l'univers et des phénomènes astrophysiques (ce qui m'intéresse le plus en fait), faisant le lien entre l'infiniment petit et l'infiniment grand. Je vous mets ce qui suit en spoil, pour ceux qui n'ont pas le courage de lire tout ça et qui voudraient passer directement à la façon dont se déroule mon Master. Dites-vous que ce que je vous dis en spoil, c'est un peu de la "culture générale", il n'y a pas de quoi en être effrayé. ^^ Ainsi, la majorité de mes enseignements a pour cadre ce qu'on appelle le Modèle Standard de la physique des particules, décrivant l'ensemble des particules élémentaires, ainsi que les quatre interactions fondamentales qui se produisent dans la nature (parallèlement à la physique des particules, il existe aussi un Modèle Standard en cosmologie). Tout d'abord, les particules sont divisés en deux grands ensembles: les "fermions" (qui ont un spin entier: 1 ou 2 par exemple)), et les "bosons" (qui ont un spin demi-entier: 1/2, 3/2, 5/2...). Sans entrer dans les détails sur ce qu'est un spin, dites-vous que c'est une propriété de chaque particule (à l'instar de la charge électrique par exemple), qu'on quantifie avec un nombre quantique de spin (comme la charge électrique est quantifiée par e qui est la charge élémentaire du proton). Pour comprendre la différence entre fermion et boson, il faut savoir que deux fermions d'un même système ne peuvent pas occuper le même état quantique (donc ils doivent avoir au moins un nombre quantique différent), tandis que les bosons peuvent occuper le même état quantique (donc avoir tous les nombres quantiques identiques). Ce sont les fermions qui constituent la matière qui nous entoure et qui nous constitue, tandis que les bosons permettent de décrire les champs d'interaction entre les fermions (le boson le plus connu n'est autre que le photon, constituant la "lumière" ou plus généralement l'onde électromagnétique). Le Modèle Standard qu'il existe deux grandes familles de fermions: les leptons et les hadrons. Pour les leptons, c'est "simple" dans la mesure où il n'y en a que six qui sont tous considérés comme des particules élémentaires: l'électron (bien connu de tous), le muon, le tau, qui sont associés à trois neutrinos (dits électronique, muonique et tauique) qui ont fait parler d'eux très récemment avec l'expérience Opera (des neutrinos qui auraient une vitesse supérieure à celle de la lumière, c'était l'effervescence dans le labo affilié au Master, ce serait un gros bouleversement mais ce n'est pas encore confirmé). Du côté des hadrons, il y en a beaucoup plus, mais les particules élémentaires de cette famille sont ce qu'on appelle les quarks (il y en a six: up, down, charm, strange, bottom/beauty et top). Ces quarks constituent certains hadrons bien connus de tous comme les protons et les neutrons. A noter aussi que ces deux familles rassemblent toutes les particules, mais également toutes les antiparticules qui leur sont associées (antiparticules qui sont certaines propriétés inverses des particules comme la charge électrique, genre un proton est positif tandis qu'un antiproton (ou positron) est négatif). En ce qui concerne les interactions fondamentales, il y en a quatre: - électromagnétique (les interactions entre les particules de charge électrique positive et de charge électrique négative: les particules de même signe de charge se repoussent tandis que celles de signes opposés s'attirent); - l'interaction forte (qui assure la cohésion du noyau atomique, introduite pour expliquer pourquoi des protons censés se repousser à cause de leur signe de charge électrique identique sont malgré tout liés pour former les noyaux atomiques, avec les neutrons qui sont de charge neutre); - l'interaction faible, qui explique certains mécanismes de désintégration radioactive comme la radioactivité beta; - l'interaction gravitationnelle, bien connue de tous, mais qui malheureusement n'est pas du tout décrite dans le Modèle Standard: c'est de très loin l'interaction la plus faible des quatre (elle ne représente rien à l'échelle atomique, mais elle est cumulative, ce qui explique pourquoi elle est aussi importante pour des corps astrophysiques énormes). Ce Modèle Standard a connu beaucoup de succès, beaucoup de choses ont été confirmées par l'expérience ou ont pu expliquer des phénomènes observés qu'on ne comprenait. Malheureusement, il y a des limites et il est mis en défaut par plusieurs choses. Déjà, comme je l'ai dit, l'interaction gravitationnelle n'est pas décrite par ce modèle. L'un des grands enjeux des théoriciens consiste à unifier les quatre interactions (théories de Grande Unification comme la théorie des cordes/supercodes, de la gravitation quantique à boucle, ou bien de la géométrie non commutative), c'est-à-dire à montrer que dans un domaine de très haute énergie, ces quatre interactions sont des manifestations d'une seule et unique interaction. On est parvenu à réunir interaction électromagnétique et faible pour donner l'interaction électrofaible. Ensuite, on n'arrive pas à comprendre pourquoi il n'existe que trois familles de quarks (chacune en comportant deux), rien n'indiquant qu'il n'en existerait pas d'autres. Le Modèle Standard prévoyait aussi que des particules fondamentales comme le neutrino devaient avoir une masse nulle, ce qui n'est pas le cas des neutrinos par exemple dont les expérience ont montré qu'ils ont une masse. C'est alors que les théoriciens ont rajouté "à la main" une autre particule de type boson, devant expliquer l'origine de la masse des particules: le boson de Higgs. Ce boson de Higgs fait actuellement l'objet de recherches intensives dans les accélérateurs de particules et collisionneurs comme le LHC du CERN à Genève. Sinon, dans un domaine plus cosmologique, on ne sait pas non plus quelles sont les particules qui constituent la "matière noire" (si cette dernière existe, chose dont on n'est pas sûr, cette notion a été introduite par les théoriciens pour expliquer par exemple pourquoi la somme des densités de toutes les matières "visibles" de l'univers est très inférieure à la densité de l'univers calculée dans des théories comme la relativité générale), matière noire qui serait donc constituées de particules totalement inconnues non prédites par le Modèle Standard. Voilà en gros les quelques problèmes non résolus par le Modèle Standard qui est donc incomplet et dont on cherche à aller au-delà. Voilà, voilà, j'ai vraiment fait un résumé. Si vous voulez plus de détails, je vous en donnerai tant que je ne sois pas amené à entrer dans la théorie et des explications plus formelles et mathématiques. Donc en résumé, on étudie beaucoup le Modèle Standard de la physique des particules. Ca fait appel à des domaines fondamentaux et théoriques comme la mécanique quantique ou la relativité restreinte d'Einstein (ou bien les deux en même temps, pour des particules qui font partie d'un échelle atomique ou subatomique très petit pour obéir ainsi à la fois aux règles quantiques, et pour des particules qui en plus voyagent à une vitesse non négligeable par rapport à celle de la lumière dans le vide pour obéir à la relativité d'Einstein, ce qui entraîne plus de complications formelles). On a aussi d'autres matières qui ont pour cadre les détecteurs de particules, ou bien l'interaction entre le rayonnement et la matière (par exemple, un rayonnement excite un électron situé sur une orbitale d'un atome au point de l'arracher de l'atome pour former un courant électrique avec d'autres atomes arrachés, c'est ce qu'on appelle l'effet photoélectrique qui est beaucoup utilisé comme pour les panneaux solaires par exemple). Ou bien une matière ayant pour cadre les probabilités, statistiques et calculs d'incertitudes dans les mesures physiques, ou alors d'autres matières portant sur la physique du noyau atomique. En ce qui concerne mon avis sur ce Master et son déroulement, mon avis est pour l'instant mitigé. En fait, le problème, ce n'est pas le contenu qui est super intéressant pour moi, mais son organisation et les enseignements qui nous sont donnés. Dans notre promo, nous sommes 15 en gros (oui, ce n'est pas beaucoup, et puis la parité n'est pas trop à l'ordre du jour avec juste deux filles, c'est souvent comme ça en physique dans les dernières années d'étude), et pendant deux mois nous sommes tous réunis pour suivre six matières de tronc commun (dont je vous ai parlé dans le paragraphe précédent). Ensuite, c'est seulement à partir de maintenant qu'on se sépare pour choisir quatre matières optionnelles jusqu'à fin décembre, ce qui fait donc un total de dix matières. Chaque matière impose à leurs enseignants de nous donner deux contrôles continus (valant 1/3 de la note finale quand on réunit les deux contrôles) qui durent chacun une demi-heure, et c'est dans l'organisation que le bât blesse. En effet, le responsable de notre Master est nul en organisation (en plus de ne pas très bien parler français). Nos premiers contrôles continus ont commencé assez tard, et ils devaient se finir assez tôt jusqu'à début novembre pour bien laisser place aux quatre matières d'option qui auront aussi chacune deux contrôles continus jusqu'à fin décembre. Du coup, bah, c'est du bourrage de crâne, c'est bien bourrin, on doit ingérer énormément de choses et il n'est pas évident de bien tout digérer. C'est là qu'on arrive à la situation géniale suivante: il y a eu une semaine durant laquelle on a carrément eu quatre contrôles!!! Bref, ça a fait des dégâts, moi et d'autres avons eu des premières notes pas terribles. En fait, dans ce Master, c'est la première année qu'ils mettent en place les contrôles continus. Avant ça, il y avait uniquement un seul examen final en janvier pour chacune des matières (maintenant, l'examen final de janvier vaut 2/3 de la note finale). Et un prof qui est responsable de l'UFR de physique nous dit qu'ils pensent déjà à changer un petit peu la formule l'année prochaine en ne mettant plus qu'un seul contrôle continu par matière, donc nous avons un peu servi de cobayes. L'autre problème avec ces contrôles, c'est qu'on a quasiment aucun TD (travaux dirigés), aucun exercice nous est proposé pour la majorité des matières, rien! Ca n'aide pas franchement! Et sachant qu'on a à chaque fois peu de temps pour bien se préparer aux contrôles et qu'on en cumule souvent plusieurs chaque semaine, c'est assez bourrin! Bref, pas trop le temps de sortir vous imaginez, il y a des moments où je me suis couché tard (genre, quatre heures de sommeil) pour bien me préparer parce que le week-end j'étais trop naze pour bien réviser (heureusement qu'on a des weeks-ends de trois jours quand même, mais pas pour tout le monde car on a des camarades qui viennent de l'école d'ingénieur et qui ont donc en plus d'autres cours pendant ces "trous" qui ont été emménagés exprès pour eux). Après, l'avantage de ces contrôles, c'est sûr que ça nous force à bien réviser au jour le jour, donc j'ose espérer que ça nous sera profitable pour l'examen. Mais tout de même, il y a certaines matières dont les notes de contrôles risquent de nous être pénalisantes (quand je me retrouve avec un 3 et un 6 donc 4,5 de moyenne pour une matière en particulier, ça fait mal et ça force à avoir une très bonne note à l'examen pour compenser et avoir au moins la moyenne). En fait, cette matière dont je vous parle et sur laquelle je me suis ramassé comme tout le monde (la meilleure note est un 10, vous voyez un peu) me permet d'aborder un autre problème des enseignements qui nous sont donnés. Vous le savez peut-être, mais dans la recherche, on distingue souvent les théoriciens des expérimentateurs. Parmi les expérimentateurs, c'est assez varié aussi: on fait de la manipulation, de l'analyse de données, de la simulation (et on utilise des éléments théoriques). Les théoriciens, quant à eux, construisent des théories, sont à fond dans les formules et les équations, la plupart d'entre eux travaillent même carrément avec des mathématiciens quand on entre vraiment dans l'abstraction mathématique, mais en même temps toute théorie n'est pas validée tant qu'elle n'est pas confirmée par l'expérience et les observations. C'est ça, la physique: d'un côté c'est une science qui sert à expliquer les phénomènes de la Nature (on construit des théories pour comprendre ça), et de l'autre côté on construit des théories pour faire des prédictions d'événements et même carrément prédire des événements qui n'ont pas encore été observés (c'est ainsi qu'on a pu prédire l'existence de particules pas encore observées, ce qu'on essaie de faire avec le boson de Higgs prédit par la théorie et qu'on cherche activement dans les collisionneurs de particules tels le LHC). Le Modèle Standard, c'est d'ailleurs rigolo: c'est un modèle théorique construit de bric et de broc, basé sur des résultats expérimentaux, on théorise pour se rendre compte "oh, mais ça marche", puis on se rend compte qu'il y a des constantes fondamentales dont on n'arrive pas à déterminer la valeur théoriquement dans les équations, mais les expériences permettent d'avoir une estimation de ces paramètres dont on injecte la valeur expérimentale dans la théorie pour poursuivre la théorie, etc. Oui, parce qu'avec le Modèle Standard, on se retrouve avec plusieurs paramètres libres (19 paramètres libres en vérité) qui ne sont pas déterminés théoriquement (donc elles ne peuvent pas être considérées comme des constantes fondamentales de la Nature, les trois constantes qui sont considérées comme "fondamentales" sont la vitesse de la lumière c dans le vide, la constante gravitationnelle G pour déterminer les forces de gravitation, et la constante de Plank h en mécanique quantique qui sert par exemple à déterminer l'énergie d'un photon de la lumière en connaissant sa fréquence ou sa longueur d'onde). Bon, je digresse. Là où je voulais en venir avec cette distinction entre théoriciens et expérimentateurs (mon Master est considéré comme expérimentateur), c'est que la plupart des chercheurs en font carrément une dichotomie, et ça franchement non quoi, ce n'est pas bien! C'est ainsi qu'il y a des matières qui sont enseignées par des expérimentateurs, mais enseignées de façon "cul entre deux chaises". La matière sur laquelle tout le monde s'est planté est symptomatique de cette dichotomie: le prof nous fait un côté une description analytique du Modèle Standard (en gros, presque tout ce que je vous ai raconté en spoil plus haut), et d'un autre côté il nous sort plein de petite formules et concepts physiques dont on ne comprend pas du tout la provenance ni la signification. Du coup, suivre cette matière, c'est comme si je n'avais rien appris, car toute cette partie qualitative que je vous ai un peu évoqué plus haut, je l'ai étudiée par moi-même l'an passé quand j'avais été forcé d'interrompre mes études pour un an. Ainsi, ce prof nous fait une approche dite "expérimentale" totalement décorrélée et déconnectée de la théorie, il faut apprendre par coeur certaines formules sorties du chapeau, c'est du grand n'importe quoi! Mais l'inverse est un peu vraie aussi: il y a des théoriciens qui sont imbus de leur personne, orgueilleux, qui aiment bien intervenir dans des séminaires présentant des sujets "expérimentaux" pour nous sortir "la théorie est plus forte que l'expérience", etc. Alors que non quoi: tout va ensemble. D'un côté, une théorie ne vaut rien si ce qu'elle prédit n'est pas observée, et d'un autre côté les expérimentateurs se doivent de mettre un petit peu la main dans le cambouis et le développement mathématique pour comprendre un petit peu d'où viennent les résultats prédits et les concepts physiques mis en jeu (plutôt que de nous faire croire que la théorie est quelque chose d'inaccessible, certes ça demande un vrai boulot pour se pencher sur les calculs mathématiques, mais ce n'est pas inaccessible, faut juste s'en donner la motivation et le temps). Ah, et en plus de ça, dans ce cours en question, on n'a eu aucun TD, donc c'était vraiment la fête du slip: tous les défauts que j'ai évoqués jusqu'à maintenant, réunis dans une seule matière! Sinon, il y a aussi la matière sur la physique des détecteurs qui pose bien problème. Bah déjà, c'est un truc très expérimental, donc c'est dur de bien comprendre les choses si on ne voit pas et ne manipule pas les appareils décrits. Mais en plus, le prof (qui n'est autre que le responsable du Master) est nul dans son enseignement: c'est la première année qu'il dirige ce Master, première fois qu'il enseigne cette matière, il ne parle pas bien français et fait des phrases assez incohérentes, il fait tout à l'arrache (il y a beaucoup de copier-coller dans ses transparents, plein de diapos qui ne servent à rien à part montrer de jolies images). Bref, pas top, et ça se ressent sur les résultats en contrôles continus (et les livres ne sont pas beaucoup plus éloquents pour cette matière - on doit lire beaucoup de livres à la fac, et tous en anglais dans ce Master). Je ne parle pas non plus d'une autre matière dont le prof, expérimentateur, se plante dans les calculs dans les TD, ne détaille pas tous les calculs. Mais bon, lui au moins nous fait des TD, je n'ai pas tellement de reproches à lui faire. On a eu aussi un ou deux bons profs "théoriques". Même si pour l'un d'eux, bien que ses calculs soient bien présentés, détaillés et carrés, il n'écrit quasiment aucune phrase entre les lignes de calcul, et ça franchement, je déteste devoir relire un cours complètement rempli de calculs et d'équations sans phrase pour reposer un peu les yeux et se rattacher un peu à la physique (au bout d'un moment, c'est facile de perdre de vue la physique en restant ainsi cantonné à de simples développements mathématiques). Sinon, on a eu aussi un très bon prof "expérimentateur" qui a fait un très bon cours, qui est à l'écoute des étudiants pour remanier ledit cours chaque année, qui propose des exercice, qui fait un cours bien structuré et compréhensif: ça fait du bien! Là maintenant, les quatre options ont commencé, et là franchement ça s'annonce beaucoup mieux, je reprends foi en ce Master. J'ai deux matières en astroparticules, j'en ai fait une dans laquelle on a un prof "vieux de la vieille" qui nous fait un vrai cours structuré et qui est rigoureux. Mais on a commencé un autre cours hier, fait par un théoricien, qui revient beaucoup sur ce qu'on a vu de certaines matières "expérimentales", sauf que là cette fois il va détailler la théorie et les raisonnements mathématiques pour arriver à construire le Modèle Standard: enfin, un cours théorique, avec des calculs mais également de vraies phrases pour aérer le cours et bien comprendre quand on relit le cours! C'est là qu'on voit que dans ce Master, ils font les choses dans le désordre: ce cours-là, on aurait plutôt dû l'avoir depuis le début de l'année, plutôt que de nous imposer un cours dit "expérimental" fait par un prof complètement déconnecté de la théorie et qui nous sort des formules obscures dont on ne comprenait ni la provenance, ni la signification. C'est un peu n'importe quoi! Bon par contre, on a une autre option "expérimentale" portant sur le Modèle Standard et les tentatives au-delà, qui est un peu dans la même veine que l'autre: le premier était vraiment folklorique quand la prof réexpliquait en gros tout le dernier chapitre du cours précédent auquel on n'avait rien compris et en ressortant des formules qu'on ne comprend pas, tout en nous disant qu'elle est expérimentatrice, qu'elle a fait la plupart des calculs il y a très longtemps, qui nous dit que l'autre prof du cours théorique va nous faire le raisonnement théorique pour bien comprendre: bref, epic fail ce premier cours qu'elle nous a donné! Sinon, là où ça va mieux, c'est qu'on passe de six cours à quatre cours, donc on aura moins d'heures et moins de contrôles, et en plus ça revient souvent sur ce qu'on a vu dans la plupart des matières de tronc commun avec plus de détails. Bref, c'est bien parti pour que ça aille nettement mieux: à la fois moins d'heures et moins de contrôles, un contenu qui nous est un peu plus familier que la première fois et qui sera bien rééexpliqué et cette fois détaillé par des raisonnements plus théoriques et mathématiques. Après, on aura deux semaines de Noël, plus deux semaines de révision, soit en gros un mois pour tout réviser pour les dix examens de janvier qui s'étalent sur deux semaines. Une fois ces examens terminés, on aura franchi un cap. En effet, en Master 2 recherche, nous ne sommes presque plus étudiants (dans le sens scolaire du terme), on est dans une phase de transition entre travail d'étudiant et travail de chercheur. Après les examens, on aura un mois de projet informatique, et ensuite quatre mois de stage dans un laboratoire, en espérant que ça puisse déboucher sur une thèse de doctorat pour trois ans (pas facile, problèmes de financement, peu de places, tout ça) et ensuite sur une place et un boulot de chercheur (voire de maître de conférence). Moi, j'espère pouvoir bosser en astroparticules, je suis contact avec un chercheur travaillant sur le projet ANTARES: une sorte de "télescope à neutrinos", plongé à 3000 mètres de profondeurs dans la Méditerranée près de Toulon, cherchant à détecter des neutrinos provenant d'objets astrophysiques lointains (assez difficile, plein de problèmes de "bruits de fond" dans les signaux) pour en déduire des chose (la nature de ces objets astrophysiques, les mécanismes d'accélération des particules dans l'espace, pouvoir sonder l'espace encore plus loin vers la naissance de l'univers grâce à ces neutrinos qui n'interagissent presque pas avec la matière contrairement au photon de la matière). Voilà. Bon sang, en fait j'ai écrit un méga-pavé, moi qui voulais parler un peu de physique sans faire peur aux gens: mission ratée je pense. _________________ "Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt." Proverbe chinois
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| nicko Pixel visible depuis la Lune ![]() ![]()
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Inscrit : Jan 15, 2005 Messages : 7541 Hors ligne | Sympa comme tout ton petit résumé du modèle standart. Mais les gens qui ne s'y connaissent que peu en physique sont largués dès la première ligne ou tu parle de spins
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| yoZe Pixel imposant ![]()
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Inscrit : Jan 16, 2003 Messages : 903 De : Paris Hors ligne | J'ai tout lu...ou presque.
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Inscrit : Mar 05, 2006 Messages : 5185 De : Strasbourg Hors ligne | C'est vrai, je n'ai pas clarifié la notion de spin, je n'aurais peut-être pas dû en parler. Je suis fautif car ce n'est pas une notion triviale.
Je reviens juste sur la différence entre les "fermions" (qui ont un spin entier: 1 ou 2 par exemple), et les "bosons" (qui ont un spin demi-entier: 1/2, 3/2, 5/2...). Sans entrer dans les détails sur ce qu'est un spin, dites-vous que c'est une propriété de chaque particule (à l'instar de la charge électrique par exemple), qu'on quantifie avec un nombre quantique de spin (tout comme la charge électrique est quantifiée par un multiple du paramètre e qui est la charge électrique élémentaire du proton). Pour comprendre la différence entre fermion et boson, il faut savoir que deux fermions d'un même système ne peuvent pas occuper le même état quantique (donc ils doivent avoir au moins un nombre quantique différent), tandis que les bosons peuvent occuper le même état quantique (donc avoir tous les nombres quantiques identiques). Voilà, j'ai un petit peu édité cette partie de mon message précédent en rajoutant ce passage. _________________ "Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt." Proverbe chinois
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Inscrit : Jan 12, 2003 Messages : 2174 Hors ligne | Je n'ai pas lu ton post, mais je le lirai plus tard dans la soirée
Juste que ces dernières années la curiosité m'a poussé à m'informer sur l'astronomie et la physique. Je ne sais pas pourquoi, un beau jour je me suis levé avec l'idée qu'il était impensable que je ne comprenne pas pourquoi des énormes planètes que Jupiter et Saturne existent, belles, effrayantes et fascinantes, dans l’espace lointain. Après diverses recherches, je suis tombé sur une série documentaire, The Universe (VO only), produite par History Channel que j'ai beaucoup aimé et qui m'a appris beaucoup de choses sur l’espace et la physique. Depuis je suis assez friand de tout ce qui vulgarise plus ou moins le domaine (je conseille le livre de Stephen Hawing, une belle histoire du temps, plus facile à lire et mieux illustré que sa précédente édition, une brève histoire du temps) et j'ai beaucoup de fascination pour l'astronomie, l'astrophysique, les théories existentielles loufoques bien que la plupart du temps il faille vraiment que je choisisse des médias adapté à mon niveau de compréhension dans des domaine qui m'échappent totalement. Depuis j'espère vraiment qu'un jeu vidéo ambitieux arrive à faire un pont avec tous ces thèmes que je trouve fascinants. Mass Effect l'a été pendant un temps mais depuis le deuxième opus je trouve qu'il s'humano-centrise un peu trop même s'il y a souvent de beaux hommages à l'espace. Il y a aussi Infinite Space qui me fait de l'oeil mais je n'ai pas encore trouvé le temps de le commencer (c'est plus difficile pour moi de jouer sur portable que sur fixe paradoxalement). C'est pour cela que, depuis que j'ai vu un extrait magnifique sur youtube, je suis le projet ambitieux d'un moteur complexe qui reproduit et streame l’espace de manière tout à fait réaliste et qui a l'air tout à faire prometteur : http://www.infinity-universe.com/ Bref tout ça pour dire qu'il ne faut pas que tu hésites à nous parler de ces sujets, tous n'y seront pas sensibles mais je pense qu'il y en a que ça intéressera toujours |
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Joue à Unchardted Drake's Fortune, Uncharted 2 Among Thieves Inscrit : Sep 10, 2005 Messages : 1828 De : Ile-de-France Hors ligne | J'ai arrêté la physique après ma première année de fac, et j'ai réussi à tout lire, mais ça reste quand même un peu chaudard à comprendre, surtout que la physique quantique n'est pas du tout abordé au lycée et même durant les premières années de facs, donc, on part avec aucune base si on est pas dedans!
Cependant, j'ai tiqué sur un truc: Citation :
Le 2011-11-05 18:51, Rudolf-der-Erste a écrit :
- l'interaction faible, qui explique certains mécanismes de désintégration radioactive comme la radioactivité beta; J'ai toujours cru que l'interaction faible était ce qui maintient la distance entre les protons et les électrons qui tournent autour du noyau puisque selon l'interaction électromagnétique, ces 2 éléments devraient s'attirer mutuellement. On m'aurait menti? J'ai toujours été passionné d'astronomie depuis tout petit, et je trouve que l'Education Nationale a négligé cette spécialité des sciences dures, car ni l'école, ni le lycée, ni l'enseignement supérieur n'a réussi à nourrir ma passion pour que je fasse des études dans cette voie là... _________________
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Inscrit : Mar 05, 2006 Messages : 5185 De : Strasbourg Hors ligne | Citation :
Le 2011-11-06 00:54, Yoshiki a écrit :
J'ai arrêté la physique après ma première année de fac, et j'ai réussi à tout lire, mais ça reste quand même un peu chaudard à comprendre, surtout que la physique quantique n'est pas du tout abordé au lycée et même durant les premières années de facs, donc, on part avec aucune base si on est pas dedans! Alors là, la mécanique quantique, tu ne peux pas envisager d'en parler au lycée, ce n'est pas gérable. La mécanique quantique, c'est réellement compliqué. La raison principale pour laquelle c'est compliqué, c'est que tu ne peux pas imaginer une représentation qui cadre avec le monde réel qui t'entoure. Comme je l'ai dit plus haut, la physique tente d'expliquer les phénomènes de la Nature. Dans ce but, on se donne une image, une représentation de ces phénomènes. Par exemple, dans le cadre de la mécanique de Newton, tu représentes la gravitation comme une force qui t'attire au sol: une force à laquelle tu donnes une valeur et une direction (donc tu la représentes mathématiquement par un vecteur). Tu te donnes l'image du mouvement d'un objet en dessinant ce qu'on appelle sa trajectoire: c'est facile à se représenter, c'est ce que tu vois toi dans le monde macroscopique quand tu observes un corps en mouvement. La mécanique quantique, malheureusement, ne propose pas de représentation et d'analogie avec notre monde macroscopique. Ce qui se passe à l'échelle d'un atome dépasse l'entendement, remet en cause notre perception du monde extérieur. Le monde quantique remet en cause les notions mêmes de trajectoire, il est impossible de déterminer simultanément un couple de valeurs sans une incertitude sur leur mesure (c'est l'incertitude de Heisenberg, on arrive pas à mesurer à la fois la position d'une particule et sa vitesse et plus globalement ce qu'on appelle son "impulsion"). Pas moyen de dire précisément où se trouve une particule: tu es amené à travailler avec les probabilités de présence (plutôt que de dessiner une trajectoire bien précise, tu dessines plutôt une sorte de "nuage de probabilité", une zone dans laquelle la particule est susceptible de se trouver). Et plutôt que de définir la trajectoire d'une particule, tu définis plutôt son "état quantique", décrit par une amplitude de probabilité de présence. Le truc qui paraît incroyable, c'est que les états quantiques peuvent se superposer pour former un vrai état possible. Par exemple, tu imagines une boîte dans laquelle se trouver la particule, tu définis deux états (l'un pour lequel la particule se trouve dans la moitié droite, l'autre état dans lequel la particule est dans la moitié gauche), tu définis la superposition de ces deux états disant que "la particule se trouve à la fois à droite et à gauche". Hélas, impossible d'observer une superposition d'état, car le simple fait qu'il y ait un observateur et qu'on cherche à mesurer brise cette superposition d'état: la particule ne se trouve plus que soit à gauche, soit à droite, dès qu'on cherche à l'observer. Ce problème est illustré par l'expérience célèbre des fentes d'Young. On aboutit aussi à ce qu'on appelle la dualité "onde-corpuscule": une particule peut présenter à la fois les propriétés d'un corps et les propriétés d'une onde. Mais une particule n'est ni une onde, ni un corps: c'est autre chose. Qu'on considère une particule comme une onde ou comme un corps, c'est une affaire de représentation physique encore une fois. Pour te donner une petite analogie facile, je te donne l'exemple d'un cylindre. Selon la façon dont on considère le cylindre, tu peux le voir comme un rectangle (vue de côté), ou bien comme un cercle (vue de dessus), mais un cylindre n'est ni un rectangle, ni un cercle: c'est quelque chose d'autre. Tout est affaire de représentation, et c'est là où le bât blesse en mécanique quantique, car tu ne peux pas vraiment imaginer ce qui se passe dans le monde quantique. Bref, la mécanique quantique, c'est un monde inconnu, qui n'a rien à voir avec notre monde macroscopique "classique". Déjà au lycée, il faut initier les élèves au monde classique, on leur donne des représentations simples à imaginer et visualiser, de plus on leur apprend progressivement des outils mathématiques simples qui ne suffisent pas à comprendre d'autres domaines de la physique comme la mécanique quantique comportant un formalisme compliqué. Pas pour rien que le physicien Richard Feynmann (très réputé, ayant apporté pas mal de contributions) a sorti sa fameuse phrase: "I think I can safely say that nobody understands quantum mechanics" (il s'inclut dedans) C'est révélateur. Et le passage entre le monde quantique et le monde macroscopique est délicat à appréhender: pourquoi ne sommes-nous pas affectés par les règles quantiques contrairement aux particules qui nous constituent. C'est là qu'on a introduit la notion de "décohérence" qui brise toutes ces règles quantiques et superpositions d'états: je crois que ça dit que quand on a un grand ensemble de particules, ces particules deviennent toutes observatrices les unes par rapport aux autres, ce qui brise toutes ces superpositions d'état et incertitudes sur leur position. Au lycée, en fait on enseigne la physique selon un angle historique, ce qui est pertinent je trouve. Ainsi, on nous enseigne la mécanique de base: celle de Newton (partant aussi des concepts de Gallilée). C'est déjà bien, c'est le plus simple, on ne va pas aller tout de suite dans les complications en parlant de la mécanique de Lagrange, la mécanique de Hamilton, et bien entendu la mécanique d'Einstein (et tout ce qui concerne sa théorie de la relativité qui remet en cause des choses qu'on croyait irrévocables, comme la notion de simultanéité qui n'est plus absolue, et la relativité générale qui donne une autre interprétation et représentation de la gravitation). Autrement, on t'enseigne aussi l'électricité qui est la base: on ne va pas parler directement de l'électromagnétisme qui fait le lien entre les courants/phénomènes électriques (faciles à se représenter) et magnétiques (le magnétisme, c'est moins évident à représenter dans la mesure où il n'existe pas de source magnétique ponctuelle (ou monopôle magnétique) contrairement aux phénomènes électriques engendrés par une charge ponctuelle). L'optique, c'est pareil: on aborde juste au lycée l'optique géométrique, bien plus facile à représenter: on ne va pas faire directement l'optique ondulatoire, parler de la nature ondulatoire de la lumière (qu'on ne doit pas appeler lumière mais onde électromagnétique, la lumière n'étant que la partie visible de l'onde qui se propage), l'optique qui fait justement partie du domaine de l'électromagnétisme. Après, ce que je peux reprocher (surtout à partir de la fac), c'est qu'on ne nous parle pas assez de la notion de représentation, ni de l'histoire des sciences pour bien avoir en tête l'évolution du savoir humain sur la façon de représenter la Nature. Citation :
J'ai toujours cru que l'interaction faible était ce qui maintient la distance entre les protons et les électrons qui tournent autour du noyau puisque selon l'interaction électromagnétique, ces 2 éléments devraient s'attirer mutuellement. On m'aurait menti? Question très intéressante. Malheureusement difficile à répondre car... on est en plein dans la mécanique quantique justement! Si tu veux, avant on se représentait l'atome avec le modèle planétaire en astrophysique (de Rutherford). On se disait que les électrons, c'était comme les planètes en orbite: ils ont une vitesse initiale qui l'éloigne du corps qui l'attire, tandis que l'interaction électromagnétique (à l'instar de l'interaction gravitationnelle) donne à l'électron une vitesse qui l'attire vers le noyau, ces deux vitesses qui se compensent et maintiennent l'électron à la même distance du noyau. Mais on sait que cette représentation est fausse, ou plutôt n'a pas de signification à l'échelle quantique. Pour te répondre grossièrement (moi-même ne connais pas la réponse exacte), disons que coller un électron à un proton reviendrait à connaître précisément la position de l'électron, ce qui ne colle pas à cette notion d'incertitude découlant de principe d'incertitude de Heisenberg dont j'ai parlé plus haut. Ca entraîne un seuil d'énergie minimale et une sorte de "zone" proche du noyau dans laquelle l'électron ne peut pas rester. Donc non, ce n'est pas dû à l'interaction faible. Citation :
J'ai toujours été passionné d'astronomie depuis tout petit, et je trouve que l'Education Nationale a négligé cette spécialité des sciences dures, car ni l'école, ni le lycée, ni l'enseignement supérieur n'a réussi à nourrir ma passion pour que je fasse des études dans cette voie là...
Juste une petite remarque: personnellement, je n'aime pas du tout l'appellation "science dure". Je la trouve péjorative, à la fois envers les autres sciences (qui seraient donc "molles"? pas très flatteur) et envers elle-même ("dure" voudrait donc dire que c'est trop dur, trop inabordable?). Moi je préfère rester sur la définition "sciences de la Nature", comprenant donc plein de domaines comme la Physique, la Chimie, la Biologie, la Géologie... ce qu'on différencie des sciences humaines. Bon après, il arrive un moment où les définitions deviennent plus floues (comment classer les mathématiques par exemple? Une "science exacte", même si on peut utiliser cette appellation pour les sciences de la nature?). Là, je pense que cette question peut intéresser les linguistes (il y en a peut-être par ici sur ce forum? En ce qui concerne l'astronomie, j'avais au collège une petite option facultative, c'était bien sympa. Citation :
Le 2011-11-05 21:59, Mike the freeman a écrit :
Après diverses recherches, je suis tombé sur une série documentaire, The Universe (VO only), produite par History Channel que j'ai beaucoup aimé et qui m'a appris beaucoup de choses sur l’espace et la physique. Depuis je suis assez friand de tout ce qui vulgarise plus ou moins le domaine (je conseille le livre de Stephen Hawing, une belle histoire du temps, plus facile à lire et mieux illustré que sa précédente édition, une brève histoire du temps) et j'ai beaucoup de fascination pour l'astronomie, l'astrophysique, les théories existentielles loufoques bien que la plupart du temps il faille vraiment que je choisisse des médias adapté à mon niveau de compréhension dans des domaine qui m'échappent totalement. Moi quand j'étais gosse, il y avait une petite émission hebdomadaire que j'aimais beaucoup sur l'astrophysique et qui passais sur Arte, c'était "Tous sur Orbites". C'était bien fichu, je me demande s'il y a moyen maintenant de la visionner en ligne (à moins que ce soit sorti en DVD, je n'ai pas vérifié). Ca remonte à loin quand même, genre 15 ans. Citation :
Depuis j'espère vraiment qu'un jeu vidéo ambitieux arrive à faire un pont avec tous ces thèmes que je trouve fascinants.
Mass Effect l'a été pendant un temps mais depuis le deuxième opus je trouve qu'il s'humano-centrise un peu trop même s'il y a souvent de beaux hommages à l'espace. Il y a aussi Infinite Space qui me fait de l'oeil mais je n'ai pas encore trouvé le temps de le commencer (c'est plus difficile pour moi de jouer sur portable que sur fixe paradoxalement). Mass Effect, je n'ai pas fait. Par contre, j'ai fait Infinite Space entièrement. Comme je l'ai dit sur le topic du jeu, le jeu parle plusieurs fois de science: on nous parle du boson de Higgs, de la terraformation des planètes par exemple. Et dans le tout dernier chapitre du jeu, le savant de notre équipe nous parle carrément du modèle du big bang et de la représentation de l'univers (le modèle du "verre à vin" en quelque sorte, la base représentant le big bang et l'augmentation du diamètre du verre son expansion tandis que la hauteur du verre représente le temps qui va vers le haut), et fait une analogie entre l'univers et la mécanique en parlant de "quantum zeno effect". Sauf que là, ils considéraient carrément l'univers comme un système quantique tout petit face à des entités suprêmes qui ont créé l'univers. Dans ce cosmos, il existe des zones de fluctuations qui sont quantiques à l'échelle de ces "dieux", instables, mais qui, à force d'être observées, gagnent un état stable (c'est un peu ce que j'ai raconté plus haut en ce qui concerne l'observation qui brise la superposition d'états quantiques et le phénomène de décohérence). J'avais trouvé ça énorme comme truc. Malheureusement... c'était le dernier chapitre du jeu, un peu frustrant alors que le jeu pouvait encore facilement durer 20 ou 30 heures de plus alors qu'on en était déjà à quelques 50 heures de jeu. Bon, ça y est, j'ai encore écrit un pavé, j'arrête, je vous laisse souffler (surtout que là, j'ai abordé des choses plus compliquées). _________________ "Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt." Proverbe chinois
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Inscrit : Jan 15, 2005 Messages : 7541 Hors ligne | Citation :
Le 2011-11-05 20:59, Rudolf-der-Erste a écrit :
C'est vrai, je n'ai pas clarifié la notion de spin, je n'aurais peut-être pas dû en parler. Je suis fautif car ce n'est pas une notion triviale. Il faut dire que si ces tordus de physiciens appelaient ça moment cinétique intrinsèque se serait déjà plus compréhensible...puisque étant un truc palpable à notre échelle. Citation :
Le 2011-11-06 02:51, Rudolf-der-Erste a écrit :
Le truc qui paraît incroyable, c'est que les états quantiques peuvent se superposer pour former un vrai état possible. Par exemple, tu imagines une boîte dans laquelle se trouver la particule, tu définis deux états (l'un pour lequel la particule se trouve dans la moitié droite, l'autre état dans lequel la particule est dans la moitié gauche), tu définis la superposition de ces deux états disant que "la particule se trouve à la fois à droite et à gauche". Hélas, impossible d'observer une superposition d'état, car le simple fait qu'il y ait un observateur et qu'on cherche à mesurer brise cette superposition d'état: la particule ne se trouve plus que soit à gauche, soit à droite, dès qu'on cherche à l'observer. Ce problème est illustré par l'expérience célèbre des fentes d'Young. Oui ça donne aussi des chats morts-vivants...vraiment des tordus ces physiciens !! |
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