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Posté le: 2011-11-01 07:25
Je suis pas encore bien au point en Anglais... J'ai vraiment du mal à suivre et à comprendre ce que le gars dit par moments... Je crois que c'est l'accent
Laurent Commissaire apolitique
Joue à Death's Door
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Posté le: 2011-11-01 09:32
Dans la scène du The Thing oroginal que tu cites, Manuel, il y a le plan en animation image-par-image qui a été supprimé car il décrédibilisait la chose et la montrait en pied, ce que Carpenter a finalement voulu éviter, pour qu'on ne comprenne jamais vraiment sa morphologie. Il faut le dire parce que je trouve que vue comme ça, la scène a vieilli.
Pour la nouvelle version : je croyais justement que les effets étaient animatroniques ? Sinon pourquoi avoir confié ça à Gillis et Woodruf ? _________________
Yoshiki Gros pixel
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Joue à Unchardted Drake's Fortune, Uncharted 2 Among Thieves
Je viens de découvrir un petit bijou (par contre, je ne sais pas si je dois le mettre dans la section drame ou SF) :
Another Earth de Mike Cahill.
La BA de ce film m'a scotché dès les premières secondes, et c'est avec impatience que j'attendais sa sortie. Manque de pot, il est sorti alors que je n'était pas en France, qui plus est dans un nombre ridicule de salles, donc autant dire qu'il est vraiment pas facile à aller voir en salle (obligé de passer par des moyens détournés...).
C'est l'histoire de Rhoda, une toute jeune étudiante qui, en rentrant d'une fête au volant de sa voiture, va provoquer un accident et décimer une famille entière. Après avoir purgé une peine de prison de 4 ans, elle ressort, déboussolé, cherchant le pardon et la rédemption impossible auprès du père unique survivant de l'accident. Au même moment, l'humanité fait l'incroyable découverte d'une autre planète jumelle identique à la Terre sur une orbite assez proche. Sur fond de bouleversement planétaire, Rhoda tente de réparer ses fautes, tout en sachant que ce qu'elle a fait est impardonnable. Sauf que la Terre jumelle va offrir un espoir potentiel pour s'échapper de la réalité et pourquoi pas, trouver ce qui est impossible.
J'ai juste été soufflé par la beauté et la tristesse du film, la mise en scène est à fleur de peau, parvenant à transmettre la détresse des personnages. Au passage, je tiens à souligner la performance de Brit Marling, qui est tout simplement criante de vérité en Rhoda. La coïncidence est amusante avec la sortie récente de Melancholia et du thème d'un astre inconnu qui vient bouleverser l'humanité tout en étant un moyen d'introspection de l'intimité des gens. Cette 2eme Terre, qui est pratiquement présente sur toutes les scènes extérieures est à la fois hypnotisante, inquiétante, et pleine d'espoir. On a l'impression de vivre tout le film en apnée, on est littéralement hypnotisé par cette tragédie tout comme cette planète attise l'attention des personnages du film.
Bref, c'est un gros coup de coeur de ma part, un bijou à découvrir absolument, je vous le conseille vraiment.
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IsKor Camarade grospixelien
Joue à Diablo 3
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Posté le: 2011-11-03 08:45
Ayé, j'ai ENFIN vu Watchmen hier soir. J'ai d'abord été surpris par sa longueur (presque 3h!!), mais en le regardant, je me suis rendu compte que TOUT y est. C'est une adaptation presque case pour case de la BD originale (des passages ont été "oubliés", mais ce ne sont pas les plus intéressants pour le déroulement de l'intrigue).
La fin a été grandement remaniée par contre, pour la rendre plus actuelle, et c'est pas plus mal.
J'ai passé un très bon moment, une adptation très fidèle. Ils ont même été trouver des acteurs qui ressemblent vraiment à leur contrepartie papier!
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Joue à faire l'imbécile.
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Posté le: 2011-11-03 09:09
Watchmen fait partie, à mon sens, d'une des meilleures adaptations de comics en film même si on pourra lui reprocher, justement, d'avoir "copié" la BD et non de l'avoir "adapté" comme cela suppose, mais le rendu est on ne peut plus réussi. Mention très spéciale au générique d'ouverture, qui reste à mes yeux une grande claque.
gregoire01 Pixel visible depuis la Lune
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Posté le: 2011-11-03 09:17
Citation :
La fin a été grandement remaniée par contre, pour la rendre plus actuelle, et c'est pas plus mal
Ce n'est pas la seule raison du remaniement de la fin, il y a aussi le fait que s'ils avait gardé la fin originale le film aurait duré une heure de plus pour expliquer les origines. Et puis faut aussi reconnaitre que la fin de la BD ne rendrait pas dans un film ne serait ce qu'esthétiquement. Mais ils ont quand même réussit a la remanier sans changer le principe et par conséquent, sans trahir l’œuvre, et ça c'est bien.
Laurent Commissaire apolitique
Joue à Death's Door
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Posté le: 2011-11-03 18:42
L'absence du meurtre de Hollis Mason (l'ancien hibou) de la version ciné du film est quand même très préjudiciable, c'est un des moments les plus émouvants de la BD, et ça n'aurait représenté que 4 ou 5mn de métrage en plus. Mais je crois qu'elle est dans le director's cut de 3h.
Cela dit j'ai beaucoup aimé ce film, je m'étais même dit que ce serait le premier Blu-Ray que j'achèterais quand j'aurais un lecteur. Certains passages-clé comme les origines du Doc Manhattan ou le fameux monologue de Rorschach pouvaient difficilement être plus réussis. Il y a plus de respect pour l'oeuvre d'origine dans ce film que dans la plupart des adaptations récentes de comics, et d'ailleurs j'ai trouvé un peu débile qu'Alan Moore ait refusé jusqu'au bout que son nom soit au générique. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis. _________________
IsKor Camarade grospixelien
Joue à Diablo 3
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Posté le: 2011-11-03 19:36
C'est l'un des trucs que j'ai trouvé le plus dommage, effectivement. J'attendais de le voir en vrai pour pouvoir me le prendre en BR.
gregoire01 Pixel visible depuis la Lune
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Posté le: 2011-11-03 20:47
Citation :
L'absence du meurtre de Hollis Mason (l'ancien hibou) de la version ciné du film est quand même très préjudiciable, c'est un des moments les plus émouvants de la BD, et ça n'aurait représenté que 4 ou 5mn de métrage en plus. Mais je crois qu'elle est dans le director's cut de 3h.
Oui effectivement elle y est d'après ce que j'ai compris
Citation :
j'ai trouvé un peu débile qu'Alan Moore ait refusé jusqu'au bout que son nom soit au générique. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis.
Il a fait pire que ça, Snyder et les scénariste voulait le consulté pour avoir son avis sur le scénario et il leur a claqué la porte au nez (c'est une image hein). Ceci dit, il était encore sous le choc de l'adaptation de From Hell.
Yoshiki Gros pixel
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Joue à Unchardted Drake's Fortune, Uncharted 2 Among Thieves
Ah ben moi c'est un peu le contraire de la plupart de vos avis concernant Watchmen. Je trouve qu'on a plus l'impression de voir une BD qu'on a copié à l'écran (un peu comme Sin City) plutôt qu'une vraie adaptation, le rythme est déséquilibré, je me suis chier comme un rat mort sur le dessin animé avec les pirates, le film se perd un peu avec les multiples intrigues. En fait, j'ai l'impression d'être complètement hermétique au film son ne connait pas du tout la BD (j'ai vu le film avant de lire la BD). C'est peut-être aussi que le comics original tient son intrigue d'une époque révolue, qui marquait la fin de la guerre froide, et du contexte géopolitique de l'époque. En fait, c'est beaucoup trop proche de la BD, alors que le rythme d'un film, la narration ne correspond pas au format cinéma. Mais le travail sur les décors, les costumes et les personnages sont remarquables (surtout Rorschach), mais bon, c'est plus un livre animé qu'un véritable film.
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gregoire01 Pixel visible depuis la Lune
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Posté le: 2011-11-04 09:21
Citation :
En fait, j'ai l'impression d'être complètement hermétique au film son ne connait pas du tout la BD
ben perso je conaissais pas la BD lors du visionnage du film et ça m'a pas empécher de rentrer dedans.
Quelle claque ce film.
Moi aussi j'ai vu le film en premier, et ça ne m'a pas gené. Je me suis même jeté sur la BD par la suite.
Oui la mort de l'ancien hibou est présente dans la version longue, et filmée de bien belle manière.
Par contre il me semble que dans la BD contrairement au film, on ne voit pas le comédien sniper JFK, et je ne comprends pas ce que ça apporte au film ...
Egalement dans le film on a plus l'impression que les watchmen sont des surhommes (il n'y a qu'a voir le premier combat avec le comédien) alors que c'est des hommes certes en trés bonne condition mais pas extraordinaire non plus. Je ne parle pas de Doc Manhattan la biensur. _________________
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Joue à faire l'imbécile.
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Posté le: 2011-11-04 14:49
Bon, je viens de voir Pontypool tel que Laurent en a parlé à la page 86 de ce même topic et, bien que je sois également plus ou moins dans le flou concernant l'intrigue, mes petites connaissances en linguistique, pscyho-linguistique et sciences du langage en général peuvent aider à déblayer un peu le terrain En spoil, donc, pour éviter les accidents car le film est vraiment formidable (et boy, la voix de Mazzy est sublime !)
Le fait est qu'on ne sait pas encore exactement comment le cerveau humain est capable de maîtriser une chose aussi complexe et puissante que le langage. On sait à l'heure actuelle que quatre zones du cerveau distinctes sont mises à profit :
-- La première concerne le langage écrit syllabique ;
-- La seconde, le langage écrit idéogrammique (le japonais) ;
-- La troisième, le langage oral vocalique ;
-- La quatrième, le langage oral non-vocalique.
Le terme de "langage" est ici à comprendre dans le sens de "codification de symboles graphiques ou oraux permettant une transmission quelconque" : cela va donc du langage des signes à celui des informaticiens, mais ici je ne m'intéresse qu'aux langues humaines qui passent par l'écrit et peuvent être émis par la bouche de façon compréhensible.
Il existe dans notre monde deux façons de parler : la vocalisation (chaque élément a pour centre une voyelle) et la non-vocalisation (langue sifflée ou claquée d'Afrique, mais aussi en français avec le "h" aspiré) ; et il existe deux façons de retranscrire cela, la syllabe (à chaque voyelle correspond un symbole) et l'idéogramme (chaque symbole correspond à une unité de sens uni ou pluri-syllabique). Chaque compétence exige une participation active d'une zone spécifique du cerveau, mais elles sont toutes connectées. On le sait depuis peu de temps (moins de dix ans) en étudiant les cas de dyslexie : les japonais dyslexiques ne savent pas lire les idéogrammes mais peuvent lire la langue écrite syllabique par exemple. Ceci est un premier point.
Le film se concentre surtout sur le langue oral vocalique anglais, dont le contrepoint graphique est syllabique. Je vais reprendre l'exemple du film.
Le mot "pontypool" s'écrit phonétiquement /po~ntipul/, et peut être découpé à l'écrit en trois syllabes : pon-ty-pool. Or, ce que l'on sait de l'acquisition du langage, celle-ci se fait en deux étapes chez l'être humain : la première est phonétique, la seconde est graphique.
Quand on apprend à parler, on apprend d'abord des sons que l'on associe à des "realia", c'est-à-dire des éléments du monde qui nous entourent et que l'on considère comme un tout unique. Le mot /§Ez/ (chaise) renvoie à un objet unique du monde et est pris comme un tout absolu, de la même façon qu'un autre mot plus complexe, mettons /bruylar/ ("brouillard") et nous ne pratiquons aucune découpe dans ceux-ci : ils sont vu comme des entités uniques et irréductibles. Il faut voir également que cette phase de l'apprentissage est purement vocalique dans la mesure où c'est le voyelle qui fait sens : un enfant qui veut dire "papa" pourra dire non pas /papa/ mais /baba/, et tout le monde le comprendra ; alors que s'il dit /pipi/, personne ne se dira qu'il voulait dire /papa/.
Or, tout change lors de l'apprentissage écrit de la langue (pour l'anglais et le français, l'écrit est syllabique, je le rappelle). Dans cet apprentissage, on apprend que les mots possèdent des "unités de sens", réductibles aux syllabes : une syllabe = une unité de sens. "Chaise" n'a qu'une syllabe, donc un sens ; mais "brouillard" a deux syllabes (brouil-lard), donc deux sens : celui de "brouiller" et celui du suffixe -ard. Il se produit alors quelque chose de particulier et qui est propre au langage humain, ce que les chercheurs en acquisition appellent "l'équivoque du langage" : le fait qu'une même unité est perçue à la fois comme un tout unique du fait de sa phonologie, et comme un assemblement complexe du fait de son écriture ; et l'esprit lutte continuellement pour concilier les deux. Cela expliquerait notamment pourquoi il est facile parfois d'oublier l'écriture de mots usuels ou de prononcer des mots moins usuels alors qu'on les prononce bien dans un premier cas, les écrit bien dans le second et ce indépendamment de toute notion d'orthographe.
Il arrive alors un phénomène étrange, que l'on ne sait pas encore tout à fait expliquer, mais la compétence première et orale finit par prendre définitivement le pas sur la compétence seconde et scripturale : et l'esprit travaille par unité de sens unique et non pas par fragment syllabique. Si l'on donne à lire un texte comme ceci :
"Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dans un mtos n'a pas d'ipmrotncae,la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dans un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe mias le mot comme un tuot."
Il reste paradoxalement "lisible" même si les syllabes n'existent plus car l'esprit a créé un lien entre l'unité de sens orale et l'unité de sens graphique. Mais ce même texte ne pourrait pas marcher si la même expérience était faite avec des mots plus longs et plus compliqués, que l'on n'aurait pas acquis très tôt dans notre apprentissage de la langue.
Pour résumer, on peut dire que notre faculté à comprendre la langue passe avant tout par l'oralité, l'écrit étant et restera toujours second.
Si l'on revient au mot "pontypool", il met en exergue cette faculté complexe de compréhension. D'une part, l'esprit des habitants natifs le considère comme un tout inaliénable et irréductible, une unité de sens à part entière. Mais d'autre part, Grant leur fait comprendre que cette unité de sens peut se découper en des unités de sens inférieures, ce qui produit un clash : une unité de sens orale = deux unités de sens graphiques = deux unités de sens orales (car "ponty" et "pool" sont des mots définis et existant dans le lexique de la langue). L'esprit se trouve être largué, si l'on peut dire, et arrive à cette conclusion : les mots ne veulent rien dire.
Le fait de répéter un mot jusqu'à la nausée, Grant l'évoque à la fin du film, empêche le cerveau de lui donner un sens unique car il va tâcher de le séparer en unités significatives. C'est ce qui se passe par exemple quand on analyse nos gestes quotidiens ou qu'on observe le logo de Carrefour :
L'esprit ne reconnaît aucune unité de sens, mais quand on voit le "C" dans le losange, l'esprit est décontenancé. Et même en le sachant bien, il va lutter contre le sens, ce qui aboutir dans le pire des cas à un "malaise". Aussi, ce n'est pas un hasard si l'infection se produit le jour de la Saint-Valentin : des mots comme "honey" cessent de devenir une unité de sens unique dans un contexte spécifique (celui de "marque d'affection"), mais devient une multiplicité de sens (liquide produit par les abeilles, etc. etc.), il cesse donc de remplir son office communicative et l'esprit le rejette, ce qui se traduit, dans le film, par une infection. L'esprit devient pleinement conscient de l'équivoque du langage, et cela renvoie un peu à ce Jakobson disait : il est théoriquement impossible, à cause de cette caractéristique inaliénable du langage, que les Hommes puissent communiquer entre eux. Le monde entier devient incompréhensible et dangereux, le langage se détruit et emporte avec lui l'individu vivant qui l'emploie.
Aussi, quand Grant trouve le coup du "Kill is kiss", il procède à un substitution basique qui oblige l'esprit à relativiser ce qu'est réellement le langage : un code arbitraire. C'est là une conception qui date de l'antiquité (cf. Le Cratyle de Platon) : les mots ne sont que des codes qui ne possèdent aucun lien direct avec la "realia" à laquelle ils renvoient. Si vous connaissez Saussure, vous savez qu'un mot possède trois réalités : une forme (graphique), un signifié (représentation mentale du mot) et un signifiant (représentation orale). Comme on dit, "le mot 'chien' n'a jamais mordu personne" : les mots sont arbitraires et, en eux-mêmes, ne veulent rien dire : c'est le sens (signifié) qu'on leur prête qui seul importe. La fin du film, où Grant trouve un équivalent aux mots que lui envoie Syd peut ainsi être vu comme une ode au surréalisme, Breton faisait ceci consciemment pour nous amener à réfléchir sur le langage. C'est la fameuse époque du "Le ciel est bleu comme une orange". En créant ces associations, l'esprit réalise que le langage est un code arbitraire qui décrit le monde, mais qui n'est pas le monde, et retrouve alors pied dans la réalité.
Le fait de parler une langue étrangère n'est qu'une autre application de ce processus : on découvre le code.
Voilà, c'était ma petite pierre à l'édifice, j'espère que vous avez tout compris
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Joue à Lost Judgment
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Posté le: 2011-11-04 15:11
Citation :
Voilà, c'était ma petite pierre à l'édifice, j'espère que vous avez tout compris
*Lève le doigt*
Moi j'ai pas compris l'avant dernier paragraphe, m'sieur.
D'une part le coup du malaise devant le logo de Carrefour (ben quoi ? Il forme à peu près un C, et ? D'où viendrait le malaise ?).
D'autre part tout la partie sur la perte de sens du mot "Honey" pendant la St Valentin. Parce que c'est justement pendant la St Valentin que le mot "Honey" "perd", pour ainsi dire, tout autre sens que celui qui est affectif.
(Je ne mets pas de spoiler parce que je pense que qui n'a pas vu le film ne va de toute façon pas comprendre de quoi il retourne).
(Déjà, moi, j'ai du mal) _________________
Ils sont tous méchants (sauf Sega, qui est juste con).
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Joue à faire l'imbécile.
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Posté le: 2011-11-04 15:30
Pour le logo carrefour, il y a deux interprétations : celui de deux formes, rouge et bleue, que l'on voit, une seconde, un "C" dans un losange rouge et bleu. Les deux ont du mal à cohabiter. J'aurai pu prendre l'exemple d'une illusion d'optique, comme celle-ci :
Le procédé est le même : deux interprétations, mais le cerveau refuse de concilier les deux et cherche toujours à ce que l'une prenne le pas sur l'autre.
Pour Honey, ben oui, c'est ce que je voulais dire Le fait de répéter le mot souvent et de le voir être lu dans les lettres crée le déclic : le code devient incompréhensible.
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Joue à Lost Judgment
Inscrit : Jan 17, 2008 Messages : 9737 De : Massy
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Posté le: 2011-11-04 15:42
Tu vas rire : c'est en regardant à nouveau attentivement le logo Carrefour que je viens de voir le "C"
Mais pour Honey, je bloque toujours. Ce n'est pas parce que le sens d'un mot devient prépondérant dans un contexte que la communication en est altérée, du moins si on est conscient des différents sens du mot et du contexte en question. Ce n'est pas comme si le mot était répété en boucle à longueur de temps, comme dans "Kill is Kiss". Cette histoire d'infection est quand même bien capilotractée, même si le film fonctionne malgré ça. _________________
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Posté le: 2011-11-04 16:43
C'est comme ça que je le comprends : "honey" est un mot qui devient incapable de s'actualiser en fonction du contexte et qui, de fait, veut tout dire en même temps... et donc ne veut plus rien dire. Plusieurs sens, nécessité d'en élire un, impossibilité de le faire, mindfuck.
Wéheu moi j'avais tout compris, hein...
Non mais merci MTF, c'est plus clair d'un coup comme ça ^^
En revanche, maintenant c'est un poil dur à avaler le coup du vomissement sanguin plein la vitre (qui pour le coup renvoie à une infection biologique plus qu'à un désordre mental)... ça brouille un peu la piste vu comment ce genre de réaction est connotée.
...
Oui je l'ai vu aussi mais de manière illégale (honte) mais je connais quelqu'un à qui l'offrir (rattrapage) et ton explication me permettra de briller un peu quand j'en rediscuterai avec cette personne ^^ _________________
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