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Index du Forum » » Hors-sujet » » Vos critiques ciné : fantastique - horreur - SF
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Auteur Vos critiques ciné : fantastique - horreur - SF
RainMakeR
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Joue à Clair Obscur, Tormented Souls 2

Inscrit : Apr 01, 2003
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Posté le: 2011-05-30 13:16
Orange mécanique je l'ai jamais vu en entier, j'arrive pas à regarder ce film, de la violence gratuite, idées nauséabondes etc...
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gregoire01
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Posté le: 2011-05-30 14:45
Citation :
Orange mécanique je l'ai jamais vu en entier, j'arrive pas à regarder ce film, de la violence gratuite, idées nauséabondes etc...



comment tu peut savoir qu'elle est gratuite et qu'il n'y a que des idées nauséabonde si tu l'a jamais vu en entier ?

Volkor
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Posté le: 2011-05-30 15:22
Citation :
Le 2011-05-30 13:16, RainMakeR a écrit :

Orange mécanique je l'ai jamais vu en entier, j'arrive pas à regarder ce film, de la violence gratuite, idées nauséabondes etc...










Oui, c'est sûr la violence du film peut choquer. Mais elle reste largement regardable au vu de ce qui se fait aujourd'hui.
Et elle sert surtout à préparer la partie la plus importante du film, celle sur la possibilité ou pas de la reéducation.



RainMakeR
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Joue à Clair Obscur, Tormented Souls 2

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Posté le: 2011-05-30 20:01
Citation :
Le 2011-05-30 14:45, gregoire01 a écrit :

Citation :
Orange mécanique je l'ai jamais vu en entier, j'arrive pas à regarder ce film, de la violence gratuite, idées nauséabondes etc...



comment tu peut savoir qu'elle est gratuite et qu'il n'y a que des idées nauséabonde si tu l'a jamais vu en entier ?


Parce que j'en ai vu plusieurs gros morceaux et que j'ai lu le pitch
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Kimuji
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Joue à Pillars of Eternity

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Posté le: 2011-05-30 20:12
Citation :
Le 2011-05-30 07:46, Jinjo a écrit :

orange mécanique c'est de la sémiologie: on y trouve tous ce qu'on veut bien y trouver, c'est très subjectif. Kubrick, c'était surtout un climat, des malaises, une plastique.
Et même lorsqu'il explique lui-même la fin de 2001 l'odyssé de l'espace à un journaliste, ça fait "paf le chien". On se rend compte de la simplicité des symboles. 5 symbole se courent après, et hop... Comme quoi, c'est surtout la façon dont on montre les choses qui nous marque (la mise en scène, la musique qui va crescendo, les "pause" brusques qui représentent la relation entre l'espace et le temps) plus que ce qui ait dit réellement (j'aime beaucoup 2001 l'odyssé de l'espace.)
Dans cette logique toute œuvre qui n'est pas un strict pamphlet dans sa forme n'aurait rien à dire... Et je ne vois pas en quoi ce serait spécifique au cinéma.

gregoire01
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Posté le: 2011-05-30 21:31
Citation :
Parce que j'en ai vu plusieurs gros morceaux et que j'ai lu le pitch



C'est un peu court monsieur pour dire qu'on a de quoi définir une oeuvre et la catalogué comme violence gratuite (sous entendu sans message derrière).

C'est comme si ont analysé un tableau en ne prenant que son coin supérieur gauche et en se fiant au titre du tableau.

Jinjo
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Posté le: 2011-06-01 08:20
Citation :
Dans cette logique toute œuvre qui n'est pas un strict pamphlet dans sa forme n'aurait rien à dire... Et je ne vois pas en quoi ce serait spécifique au cinéma.


ce que toi tu entends au cinéma, ne sera pas pareil que ton voisin...

je dirais même plus: même une oeuvre qui est un strict pamphlet ne peut pas dire grand chose.

le cinéma, ça montre, ça met en situation, ça ne parle pas. C'est de l'émotion, de l'illusion, jamais un discours réaliste avec un monsieur qui parle vraiment.

Rudolf-der-Erste
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Posté le: 2011-06-01 11:41
J'avoue aussi que trouver à eXistenZ une charge contre le jeu vidéo, ça me dépasse un peu, je n'ai pas du tout eu cette impression (mais alors franchement pas). Ni l'impression que c'est en faveur du jeu vidéo: la position reste neutre en somme, on se sert juste du thème du jeu vidéo pour faire un film et une histoire (où on retrouve effectivement la notion de fusion qui anime certains films de Cronenberg comme la Mouche ou Vidéodrome ou Faux Semblant), c'est tout. Pour moi effectivement, il n'y a pas de discours dans ce film ni de message: juste une histoire mise en scène dans un film.

Sinon, à propos de Bioshock, je n'y ai pas vu de message (ou alors ça ne m'a pas touché) et j'avais trouvé le traitement scénaristique assez foireux quand même, et surtout je ne vois pas du tout de rapport thématique avec eXistenZ. Quant à Matrix, j'avais un peu décroché quand on basculait sur un simple film d'action entrecoupé de dialogues philosophiques à rallonge et ennuyeux (faudrait peut-être que je le revoie, ça restait correct malgré tout). Inception par contre, ça oui, j'avais trouvé le film excellent, mais je trouve quand même les thèmes assez différents d'eXistenZ (ça n'a même rien à voir en fait).
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RainMakeR
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Joue à Clair Obscur, Tormented Souls 2

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Posté le: 2011-06-01 13:18
Citation :
Le 2011-05-30 21:31, gregoire01 a écrit :
Citation :
Parce que j'en ai vu plusieurs gros morceaux et que j'ai lu le pitch

C'est un peu court monsieur pour dire qu'on a de quoi définir une oeuvre et la catalogué comme violence gratuite (sous entendu sans message derrière).

C'est comme si ont analysé un tableau en ne prenant que son coin supérieur gauche et en se fiant au titre du tableau.


Bah les morceaux dont je me souviens c'est les bastons de vieux, un vieux aussi qui viole (ou essaie de violer) le héros etc.... Donc tout ça m'a pas donné envie de creuser le film.
Pi bon Kubrick je suis pas un grand fan (à part shinning evidemment)
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gregoire01
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Posté le: 2011-06-01 14:48
Citation :
Sinon, à propos de Bioshock, je n'y ai pas vu de message (ou alors ça ne m'a pas touché)


Pas vraiment de message, mais plutôt une mise en abime entre la relation joueur/héros/jeu. C'est plutot dans le 2 qu'il y a un message (pas super profond mais existant quand même).

Rudolf-der-Erste
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Posté le: 2011-06-02 17:26
Il n'y a absolument aucune mise en abyme dans Bioshock (définition simple: une oeuvre dans une oeuvre, donc un jeu vidéo dans un jeu vidéo, ou un film dans un film, ou un livre dans un livre, ou un tableau dans un tableau, etc). Tout au plus une métaphore de la condition du joueur (on peut voir ça dans d'autres jeux comme Portal qui utilise un procédé différent).
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Wild_Cat
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Joue à Kiesel A2, MusicMan Sterling 5

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Posté le: 2011-06-03 10:36
La raison pour laquelle j'ai vu eXistenZ comme un film à charge contre le jeu vidéo (ça m'est vraiment apparu flagrant, et pourtant, je déteste chercher des messages ou analyser des symboles dans des films), c'est la manière dont il représente et identifie les jeux:

- Les jeux vidéo, c'est nul parce que les scénarios sont incohérents et souvent juste des excuses pour aller de baston en baston.
- Les jeux vidéo, c'est nul parce que les NPC jouent mal (sauf qu'il y a des joueurs derrière, mais bon, je ne vais pas m'étendre sur ce trou dans le scénar du film), ont des dialogues mal écrits, les répètent en boucle et réagissent n'importe comment quand les joueurs s'éloignent un tant soit peu du script.
- Les jeux vidéo, c'est nul parce que les joueurs sont tellement cons qu'ils vont se faire baiser deux fois de suite, de la même manière, par des méchants avec exactement le même plan.
- Les jeux vidéo, c'est nul parce qu'on doit oublier son libre arbitre et accomplir des actions sans queue ni tête juste parce que le jeu le dit.

Et bien sûr les deux qui m'ont vraiment foutu en rogne:
- Les jeux vidéo, c'est nul parce que ça donne des pulsions meurtrières incontrôlées et qu'on aime ça.
- Les jeux vidéo, c'est nul parce qu'on devient incapable de distinguer le réel du virtuel.


Que certaines de ces critiques soient justifiées (c'est le cas, et certains jeux comme Bioshock ont même basé une grosse partie de leur scénario dessus) n'est pas un souci en soi. Le problème, c'est que c'est un film qui les émet -- autrement dit, les types d'à côté. Ce qui les transforme implicitement de "les jeux vidéo c'est nul parce que X" à "les jeux vidéo c'est nul parce que X, vous feriez mieux d'aller au cinoche plutôt que jouer à ces conneries", que ç'ait été l'intention du scénariste ou pas.

Le tout est supporté par une méconnaissance flagrante du medium. Dans eXistenZ, le jeu vidéo est réduit à un seul genre: l'aventure immersive et ultra-scénarisée à la première personne. Ce qui achève de faire penser au David Cage des mauvais jours quand on nous amène un game designer légendaire pour un discours prétentieux sur la façon dont il va tout révolutionner. De là découle l'association fatale "David Cage est le Salman Rushdie du jeu vidéo"... Et là, c'est foutu.


Quant au lien avec Inception, il s'agit du thème de la récursivité (le jeu dans le jeu dans le jeu / le rêve dans le rêve dans le rêve, et la difficulté d'identifier à quel niveau on se trouve).

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Kimuji
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Joue à Pillars of Eternity

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Posté le: 2011-06-03 13:50
Citation :
Le 2011-06-01 08:20, Jinjo a écrit :

Citation :
Dans cette logique toute œuvre qui n'est pas un strict pamphlet dans sa forme n'aurait rien à dire... Et je ne vois pas en quoi ce serait spécifique au cinéma.


ce que toi tu entends au cinéma, ne sera pas pareil que ton voisin...

je dirais même plus: même une oeuvre qui est un strict pamphlet ne peut pas dire grand chose.

le cinéma, ça montre, ça met en situation, ça ne parle pas. C'est de l'émotion, de l'illusion, jamais un discours réaliste avec un monsieur qui parle vraiment.
Je crois surtout que tu n'as pas envie d'entendre quelque chose qui vienne d'un film, là en gros tu nies le pouvoir de la métaphore, comme si ça ne servait qu'à créer de l'illusion point barre. Tu assimiles ce que toi tu attends du cinéma avec ce que peut proposer le cinéma.

Jinjo
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Posté le: 2011-06-06 07:22
Kimuji:

non au contraire, je suis réaliste: à partir du moment où un film ne peut délivrer un message identifiable (sémiologiqe), il y a débat. A partir du moment où on est dans le faux (la vraie vie ce n'est pas le cinéma) on ne peut considérer un film comme un objet à langage solide.

c'est justement pour ça que j'aime 2001 l'odyssé de l'espace, pour ses métaphores, ses symboles, comme tu le dis toi même, pas pour ce qu'il dit (il ne dit pas grand chose.)

Kimuji
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Joue à Pillars of Eternity

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Posté le: 2011-06-06 14:24
Si il y a des réalisateurs dont les films sont censurés (quand c'est pas carrément le réalisateur qui se fait arrêter), si certains films choquent une partie de l'opinion publique c'est bien qu'ils disent quelque chose que certains ne veulent pas entendre. Ça ne serait que des querelles d'ordre esthétique?

La nuit des morts vivants c'est qu'une histoire de zombies? La vie de Brian c'est juste drôle? Y'a vraiment rien de rien derrière? Mais même un film qui ne dit rien de politique ou sur la société ça peut parler, à partir du moment où un réalisateur y met de lui même ça dit forcément quelque chose. Une métaphore qui ne dit rien c'est rare et le symbolique aussi ça sert souvent à faire passer quelque chose, et pas que des émotions.

Désolé on dévie, c'est juste qu'affirmer que le cinéma c'est surtout joli à regarder mais qu'à part ça c'est vide ça me dépasse. oO

Jinjo
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Posté le: 2011-06-06 16:56
Je me demande si tu m'as lu en fait.

Il y a une différence entre montrer et dire. Il y a une différence entre avoir une polysémie très riche et dire quelque chose, entretenir un discours qui tienne debout. Comment prendre au sérieux le discours d'un film puisque ce n'est que du cinéma, de la manipulation? J'adore la sémiologie de film comme 2001, hanna-bi, forrest gump, orange mécanique, la ligne rouge, mais ça reste de la sémiologie ( alégorie, symbole, etc.), jamais un discours crédible.
C'est pas grave, la notion de film d'auteur se trouve ailleurs: dans le style, la mise en scène, le climat, le thème. Il y a des thèmes, des revendications, de là à parler de discours moi ça me fait vraiment sourire.

De faits, le cinéma ne PEUT pas parler. Il a toujours besoin d'intermédiaires ou in fine de son réalisateur derrière pour dire ce qu'il veut au journaliste. La plupart du temps on se rend compte d'ailleurs que si ça peut être intéressant, c'est souvent très creux, et en dehors des réalités.

Kimuji
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Joue à Pillars of Eternity

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Posté le: 2011-06-06 17:51
Citation :
Le 2011-06-06 16:56, Jinjo a écrit :

Comment prendre au sérieux le discours d'un film puisque ce n'est que du cinéma, de la manipulation?
Non, non je lis bien et je ne suis pas d'accord avec l'idée qu'on peut réduire le cinéma à de la manipulation, du mensonge ou à faire croire l'espace d'un instant que la fiction représentée à l'écran existe, la représentation est fictive mais les idées sont réelles.

Citation :
De faits, le cinéma ne PEUT pas parler. Il a toujours besoin d'intermédiaires ou in fine de son réalisateur derrière pour dire ce qu'il veut au journaliste. La plupart du temps on se rend compte d'ailleurs que si ça peut être intéressant, c'est souvent très creux, et en dehors des réalités.
Ce n'est pas parce que certaines mises en scènes sont difficiles à interpréter que c'est du blabla juste là pour l'artifice. Si on me fait un discours sur la physique nucléaire je ne vais peut être pas y capter grand chose, je vais poser des questions et le gars va me faire une simplification pour que je saisisse l'idée. Ce n'est pas pour autant qu'une fois que j'aurai compris le principe je pourrai dire "ah ok en fait c'était tout con, ton discours technique c'était que du blabla puisque j'ai compris avec tes explications simplifiées". Le réalisateur qui explique son film, simplifie presque automatiquement son propos, ce qu'il en dit est moins riche et porte moins de sens que le film en lui même.

On peut aussi dire des choses autrement qu'en les exposant platement et cruement. Parfois c'est même nécessaire.

Jinjo
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Posté le: 2011-06-07 22:19
c'est de la manipulation, seulement tu y vois quelque chose de péjoratif...

Laurent
Commissaire apolitique


Joue à Death's Door

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Posté le: 2011-06-26 11:48
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Up
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J'ai vu deux films fantastique de très grande qualité : Monsters et Triangle.



Après la chute d'un météore, tout le nord du Mexique est envahi par des pieuvres géantes d'origine extra-terrestre. Les USA ont construit un mur gigantesque d'une côte à l'autre pour se couper de leur voisin du sud. Leur armée tente de prendre le contrôle de la "zone infectée" et y maintenir un couloir pour rapatrier leurs ressortissants. Un jeune journaliste (promis à une carrière de charognard de l'image) est chargé d'escorter la fille de son patron (promise à la richesse et à un mariage de raison) depuis le Mexique jusqu'aux zones encore préservées des USA, tentant au passage de faire quelques clichés très rentables. Comme les militaires sont chaque jour un peu plus laminés par les créatures, le couple va devoir traverser la zone infectée en payant des passeurs. Ce voyage très dangereux sera l'occasion de révélations sur la manière dont leur pays gère cette crise, les erreurs qu'il commet, les conséquences qui en découlent.

C'est un film tourné avec très peu de moyens, mais d'une crédibilité à toute épreuve grâce à des CGI insérées un peu partout à l'image et quelques bonnes idées. L'originalité du film n'est pas son discours engagé (qu'on voit venir de loin), mais l'histoire d'amour naissante entre les deux personnages, que chaque illusion perdue rapproche un peu plus. Si vous avez aimé Les fils de l'homme, District 9 et La guerre des mondes, le visionnage de ce film s'impose.



Triangle propose une variation géniale sur le thème du triangle des bermudes et des paradoxe temporels. Des amis partent faire une virée en voilier, et sont pris dans une étrange tempête qui les fait chavirer, avant de se calmer aussi brutalement qu'elle était apparue. Ils aperçoivent alors un ferry énorme, montent à bord, mais le navire est désert. Soudain, un tueur encagoulé tente de les exterminer...

Ce n'est pas un gros spoiler que de dire que le ferry est dans une boucle temporelle infinie. La question est : comment s'en sortir. L'héroïne (ainsi désignée par la mort brutale de tous les autres personnages) va tenter, à sa manière, de faire sienne la logique de cette situation pour tâcher de rentrer chez elle et retrouver son fils. Là encore, on ne sera pas trop surpris par ce qui se passera. Mais la dernière partie du film est extraordinaire. Tous les petits twists trouvent une utilité, et débouchent sur une autre grosse découverte, tout à fait surprenante et qui génère de l'émotion ainsi qu'un développement aussi brillant qu'inattendu du personnage principal. Comme si ça ne suffisait pas, le film est gavé de petits détails visuels qu'on prendra plaisir à mieux capter en le revoyant, et il se permet par moments une utilisation très glauque de l'idée de boucle temporelle, avec des images qui auraient traumatisé à vie les spectateurs de Twilight Zone.

C'est super bien mis en scène, bien interprété, il y a une chouette musique, pas mal de monde va s'en souvenir dans les années à venir, même si le film n'est pas sorti en salles. Je le recommande chaudement.
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chatpopeye
Camarade grospixelien


Joue à Cairn

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Posté le: 2011-06-26 13:45
Citation :
Le 2011-06-26 11:48, Laurent a écrit :

Si vous avez aimé Les fils de l'homme, District 9 et La guerre des mondes, le visionnage de ce film s'impose.



J'ai adoré les trois. Je sens que je vais me laisser tenter.

Merci de nous faire partager ton avis sur ces deux films, dont je n'avais pas entendu parler (mais j'ai quelques Mad Movies de retard).


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