C'est bien ça, PG, ça me permet de mesurer la progression de mes connaissances sur le laps de temps, et du coup de juger certains de mes posts très naifs a posteriori.
Bon pour faire un résumé de mon état d'esprit actuel, qui se construit à partir d'écoutes (beaucoup de miles electrique, principalement bitches brew, le coffret In a silent way sessions, ainsi que la reconstruction de bill laswell, qui est loin d'être une simplification de l'oeuvre de miles comme j'ai pu le dire quelques pages plus haut), de lectures (l'excellent miles beyond de paul tingen, dispo sur amazon, jazz mag, et le supplément tangentiel, quelques ressources internet, notamment celles portant sur les phrases codées chez miles davis, un essai d'enrico merlin).
Le jazz electrique, ne trouve pas forcément son prolongement chez amon tobin, dj krush etc.. pourtant ce serait pratique. Ni meme chez truffaz. Mais chez nils petter molvaer.
Le jazz electrique, si l'on reste strict, c'est à dire de 69 à 75, se fonde sur un retour aux sources de la musique africaine. Avec une section rythmique hyper développée, et aux contraires des impros folles du hard bop, à une séquence rythmique répétitive pendant tout le morceau. La trompette est la pour donner une couleur à la musique, et pour (ré)orienter les musiciens. Donc un jeu minimaliste, caractéristique de miles, une note, deux à la rigeur, chargée à bloc de signification et de sensations.
Aujourd'hui, NPM se produit sur scène avec deux batteurs, qui produisent une rythmique drum'n bass, un dj, et lui intervient avec son embouchure du tonnerre, place quelques notes, définit la tonalité, la couleur du morceau, et laisse planer l'auditeur.
J'ai crée un sujet sur le jazz electrique, qui est riche en réference, ici :
http://forum.artelio.org/viewtopic.php?t=1815