(bon moi j'ai déjà parlé de ça sur Krinein alors je me copie/colle)
Mon meilleur pote est à Los Angeles depuis plusieurs mois, et il me le dit : c'est vraiment n'importe quoi, là-bas. Enfin, c'est à la fois fascinant et indigeste.
Il habite tout près de la fameuse avenue où il y a les empreintes de mains de stars dans le ciment, là, je sais plus comment ça s'appelle. C'est n'importe quoi, on y voit des Charlie Chaplin et des super héros se balader. Un fois, il m'appelait d'une cabine et il a vu un Superman passer, il me l'a passé au téléphone. Le mec était à fond dans son truc, il me disait qu'aujourd'hui il faisait beau, que tout allait bien, et qu'il patrouillait pour s'assurer que personne n'était en danger.
C'est le miroir des illusions, c'est Hollywood, des tas de jeunes qui n'ont rien appris de leur vie se pointent là-bas pour devenir acteur, ils n'ont pas compris qu'il n'y a pas d'endroit plus difficile pour y parvenir.
C'est le monde occidental, celui de l'esbrouffe, qui s'auto-parodie. L'élection de Schwarzie, c'est une forme d'apothéose (...) ce n'est pas le problème d'avoir un a priori sur le fait qu'il soit acteur, ça n'a rien à voir avec l'académisme bien français : le problème, c'est que ce type a été élu sur son... euh... charisme, sur son image d'homme fort, sur cette idée de rêve américain, et RIEN d'autre, ce qu'explique l'article cité par Selena [NDTwip : un article du Monde].
(...) moi ça me consterne de voir que les limites du n'importe quoi sont sans arrêt repoussées. J'ai à chaque fois l'impression que j'ai vu toute l'absurdité que ce monde avait à m'offrir, et il parvient quand même toujours à me surprendre. Ca me gave.
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"Et quand ils devenaient mécontents […] cela ne menait à rien, car sans idées générales, ils ne se focalisaient que sur des contrariétés insignifiantes. Les plus grands maux échappaient invariablement à leur attention." G. Orwell