Maintenant qui mon internet est réparé je peux vous faire un rapide compte-rendu de la séance.
Comme finalement je ne bossais pas dimanche j'ai fait ni une ni deux et suis allé chercher 2 places à la Fnac du coin (coin).
14h40 je fais la queue devant le Grand Rex et je suis content, je ne pensais vraiment pas que j'y serais (ouh qu'elle est moche cette phrase!).
On nous fait entrer à 15h00, première déception on n'a pas le droit de rentrer par le tapis rouge. Bon tant pis. J'entre dans le hall, le ciel vouté et étoilé m'emplit de joie, je file mes billets et l'ouvreur me dit "dans la grande salle". Ben y'a intérêt que j'me dis! Y a plein de monde partout, même un représentant de la NHK qui vend des documentaires tournés pour la HDTV, impressionnant l'image!
On entre dans la salle, c'est toujours aussi beau, je ciel étoilé, l'arc de cercle géant autour de la scène, les deux balcons, les sièges immenses et le mètre pour les jambes, le décor méditerranéen sur les côtés, rolala que j'aime cette salle!!!
Sutr scène l'orchestre range ses instruments, il vient de finir de répéter sa sélection de thèmes de films d'aventures et de science fiction, il y a des troopers de la Guerre des étoiles qui attendent au premier rang, sûrement impatients de voir la projection de l'épisode IV prévue à 21h00.
Par contre les micros sont devant l'écran, pas glop. Le présentateur nous conseille de monter au 1er balcon pour un confort optimal. On s'exécute.
Puids il arrive, je l'avais déjà croisé dans l'escalier, je lui ai cédé la placepour qu'il puisse s'appuyer à la rambarde en descendant de l'espace VIP et il m'a fait un sourire, Ray Harrihausen entre dans la salle sous les applaudissements et les sifflets (positifs) du public de la salle aux 2/3 vides (mais l'organisateur était très agréablement surpris de voir ces centaines de personnes, il confiait en introduction craindre que la projection de cette antiquité en VO soit un fiasco et qu'il avait dû l'imposer aux dirigeants du festival). Le pauvre n'y voit plus grand chose et cherche l'animateur sur la scène, entre les micros. Il a peut-être un peu perdu la vue mais pas le nord, les premiers mots qu'il prononce nous signales que son livre est en vente à la sortie et qu'il les signera au bistrot d'à côté. Puçs il conte sa première vision du film à 15 ans en 1933 au Chinese Theatre de Los Angeles, puis son travail avec Willis O'Brien.
Oh il n'a pas dit grand chose au final, mais rien que le fait de le voir, s'imaginer ce qu'il a touché et créé, ça m'a rendu fou de joie. Un relent de ma culture judéo-chrétienne, si j'avais pu lui arracher un cheveu je l'aurais encadré.
Puis ce fut le film, je m'y attendais un peu en me disant que sur l'écran du Grand Rex ce serait un peu abusé, mais non. On a eu droit à la projection du DVD des Editions Montparnasse, avec la navigation dans les menus et tout et tout. Ca fait un peu cheap mais mes craintes concernant la qualité de l'image ne furent pas vérifiées, c'était tout à fait acceptable. Mais cheap.
Voila, un film magique, une salle magique, le tout présenté par un magicien, moi je dis qu'à 6€ le ticket ça ne faisait vraiment pas cher le kilo.
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... mais j'ai rebranché la Master System sous la télé!