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| Index du Forum » » Hors-sujet » » 2001 |
| Auteur | 2001 |
| Odysseus Pixel planétaire ![]() ![]()
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Joue à lâcher trois poissons-ballons sur la ligne de départ. Inscrit : Sep 15, 2002 Messages : 10891 De : ????? Hors ligne | bah voilà, vu qu'il est question dans un autre topic dédié à mgs de ce chef-d'oeuvre, j'en profite ici pour vous poser une question: quelqu'un ici peut-il m'expliquer la fin de 2001 l'odysée de l'espace? parce-que moi, avec mon petit cerveau de primate, j'ai rien pigé du tout, si ce n'est qu'ils ont du en bouffer des hallucinogènes.
_________________ "Il n'est pas de lutte plus violente et déterminée que celle d'un homme face à son envie d'aller aux toilettes" - Karate Boy |
| CHAZumaru Pixel monstrueux ![]() Inscrit : Mar 17, 2003 Messages : 3098 Hors ligne | Spoilers inside, hein, bien sûr :
http://perso.wanadoo.fr/yrol/CINEMA/KUBRICK/2001d.htm _________________
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| Soreal Pixel monstrueux ![]() Score au grosquiz
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Joue à The Darkest Dungeon (PC) Inscrit : Mar 06, 2002 Messages : 3229 De : l'Alti-ligérie ! Hors ligne | Ah ben ça me rassure, j'avais bien "compris" la fin de 2001 comme décrite sur le site donné par CHASomatou, mais bon, il m'a fallu visionner la chose plusieurs fois et avoir vu pas mal de films du maître pour en arriver là, ah oui, et avoir le cerveau rempli de substances hallucinogènes aussi !
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| IsKor Camarade grospixelien ![]() ![]() Joue à Diablo 3 Inscrit : Mar 28, 2002 Messages : 13495 De : Alpes Maritimes Hors ligne | Ben perso, la fin m'a laissé dans un état de perplexité monumentale... Alors que j'avais adoré le film.
Mais je ne peux t'expliquer ceci, car je n'ai rien compris non plus |
| CBL Pixel visible depuis la Lune ![]() ![]() Inscrit : Jun 02, 2002 Messages : 9108 De : Versailles Hors ligne | Perso, j'ai apprécié le film mais quelques éclaircissements sont nécessaires :
Voici ce que j'ai lu dans un vieux numéro d'Euréka : Le film est tiré d'une nouvelle de Arthur C. Clarck : La Sentinelle. C'est une nouvelle de dix pages dans laquelle l'auteur imagine qu'une civilisation ET nous surveille. Pour savoir où on en est, elle a posé des détecteurs de civilisation, les fameux monolithes. C'est pourquoi les singes découvrent le monolithe géant peu après l'outil. Lorsque l'homme met le pied sur la lune, il trouve le monolithe géant qui émet une onde qui les tue. Cette onde avertit les ET que notre humanité a fait un nouveau pas : le voyage dans l'espace. Enfin, lorsque le vaisseau arrive près de Jupiter, un monolithe arrive aussi. Mais celui-là est plus sophistiqué et sert à mettre l'humain en contact avec l'ET. Cette expérience est si forte qu'elle est au-delà des mots. Elle est la compréhension de la vie et de la mort. (d'où le délire visuel final, au passage en partie fait en filmant des tableaux à toute allure). On peut aussi voir 2001 comme une grosse pub pour la playstation 2
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| Lagi Pixel imposant ![]() Inscrit : Aug 25, 2002 Messages : 741 De : Saint-Etienne Hors ligne | Arthur C Clarcke a aussi écrit une série de bouquins à partir du film. Le premier d'entre eux reprend la trame du film et la scène finale est beaucoup plus claire dans le livre. Elle est, du coup, peut-être moins intéressante mais apporte quelques éclaircissements.
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| Kanu-Dô Pixel de bonne taille ![]() Inscrit : Apr 04, 2003 Messages : 306 De : la région pharisienne Hors ligne | Yup sûrement. Par contre, 2010 est assez fantastique comme bouquin. C.Clarke y expose plus clairement sa thèse des "semeurs de vie" cosmiques et ça avait fait son petit effet pour l'ado que j'étais à l'époque. Quant à 2100 et 3001, ça sent vraiment le travail alimentaire, dommmage...
_________________ La Horde du Contrevent_Alain Damasio_La Volte |
| Esteban Pixel monstrueux ![]() Joue à Balatro, Super Smash Bros Ultimate Inscrit : Jan 28, 2003 Messages : 2165 De : la planète Mars(eille) Hors ligne | Ce qu'il y a de bien avec 2001, c'est que chacun peut y voir une interprétation différente.
Tant d'éléments restent incompréhensibles qu'on revopit le film sans se lasser, juste pour réfléchir. On peut aussi s'interroger sur le foetus à la fin du film : il a des yeux qui paraissent éclairés, comme s'il savait (mais quoi ?) La fin a d'ailleurs été expliqué dans un ciné live par stanley Kubrick (interview tirée d'un livre). C'est d'ailleurs un des seuls Ciné live que j'ai perdu(un signe, non ?) Mais le fait que la fin du film soit absconce décuple son intérêt selon moi : on n'y comprend rien, mais on sait qu'il y a un message derrière |
| tertus Gros pixel ![]() Inscrit : Apr 26, 2002 Messages : 1499 De : Paname où y a l'ADSL qui marche (yes!) Hors ligne | tiens.. aucune réction de Lolo? ça va vite venir
En effet, la fin n'est pas vraiment compréhensible, chacun à la sienne ; cependant, au contraire de pas mal de films avec des fins incompréhensibles, 2001 laisse une impression d'ouverture réelle, permet de s'ouvrir à une reflexion. En cela, c'est un film majeur, surement le film de SF le plus important de tous les temps (bien sur le coté visuel est aussi TRES important dans l'attrait du film) _________________ -----------------------------------------
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| CHAZumaru Pixel monstrueux ![]() Inscrit : Mar 17, 2003 Messages : 3098 Hors ligne | Il paraît qu'il faut surtout replacer l'oeuvre par rapport à l'époque où elle est sortie pour comprendre son importance (je dis "il parait" parce que j'étais pas là pour vérifier...). Les grand-pères
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| camite Pixel monstrueux ![]() Score au grosquiz
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Joue à chercher du travail Inscrit : Mar 21, 2003 Messages : 2021 De : Sallanches Hors ligne | pour moi, la scène finale de 2001 (avec le foetus, donc) correspond au retour sur terre du surhomme nietzschéen (non non j'ai pas lu Nietzsche, mais j'ai lu dans Première que la fameuse musique de la fin - et de la séquence de l'outil - était inspirée de Nietzsche, qui avait des théories sur "l'homme bionique"... bref
sinon, mon père avait vu le film en salle à sa sortie, et il a effectivement bien insisté pour m'inciter à le voir comme quoi à l'époque, "on n'avait jamais vu ça à l'écran". quand on pense que le film date de 1968, ça fait quand même réfléchir... _________________ Si loin une roue |
| Laurent Commissaire apolitique ![]() Joue à Death's Door Inscrit : Mar 06, 2002 Messages : 22894 De : Borgo, là où y a la fibre. Hors ligne | Je vais vous faire une fanboy's tartine, mais il faut que je relise le chapitre consacré à 2001 dans la biographie de Kubrick que j'ai chez moi. Je ferai ça demain, aujourd'hui j'ai pas le temps.
Sachez juste que la signification de la fin de 2001 appartient surtout à Clarke, Kubrick s'étant désintéressé de toute rationnalité narrative au cours du (très long et tortueux) processus créatif du film (je vous résumerai ça après relecture de la bio). D'ailleurs, Clarke a désiré poursuivre le récit et écrire des suites, mais Kubrick s'est totalement désolidarisé de tout ça. Ce 'il voulait surtout, c'est qu'on profite des sensations offertes par le film sans chercher à tout comprendre. Il espérait atteindre une forme de narration dans laquelle seul les sens du spectateur auraient été en marche. Chercher à comprendre si c'est précisément du Nietsche, du biblique ou de la pure SF n'est donc pas la démarche qu'il voulait nous voir faire. Juste un truc de mémoire : Jean-Luc Godard rédigea la critique du film pour les Cahiers du Cinéma et taxa le film de "m'as-tu-vu-isme intellectuel". _________________
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| CHAZumaru Pixel monstrueux ![]() Inscrit : Mar 17, 2003 Messages : 3098 Hors ligne | Donc en fait Kubrick était Lynchien avant Lynch. Ce type est vraiment un génie.
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| CBL Pixel visible depuis la Lune ![]() ![]() Inscrit : Jun 02, 2002 Messages : 9108 De : Versailles Hors ligne | Ouaip. C'est pour moi le plus grand cinéaste, très loin devant tous les autres, le seul qui dominait aussi bien la matière.
A la différence de Lynch, on comprend très bien où Kubrick veut en venir dans ses films (mis à part 2001 et Eyes wide shut qui nécessitent plus de réflexion). J'entend par là qu'il n'a pas besoin d'utiliser des procédés narratifs abérrants (bien que j'aime aussi Lynch). L'excellent docu "A life in pictures" passe assez régulièrement mais je vous conseille de le prendre avec le coffret Kubrick, qui ne contient malheuresement pas Dr Strangelove, Paths of Glory et L'Ultime Razzia.
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| CHAZumaru Pixel monstrueux ![]() Inscrit : Mar 17, 2003 Messages : 3098 Hors ligne | Ma comparaison avec Lynch se limitait au concept de film qu'il ne faut pas réfléchir mais ressentir, hein.
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| Laurent Commissaire apolitique ![]() Joue à Death's Door Inscrit : Mar 06, 2002 Messages : 22894 De : Borgo, là où y a la fibre. Hors ligne | Bon voilà quelques infos qui intéresseront les kubrickophiles à tendance deumilunienne :
Plusieurs sources indiquent que Kubrick a eu le désir de faire un film de science-fiction dès 1956, impressionné par la vision de Planète Interdite, premier film de SF moderne et sérieux à être produit par une major. Les Kaiju Eiga, films de monstres japonais (Gojira et autres) de la même époque, ont probablement pu lui confirmer que l'on pouvrait recréer fidèlement des décors géants au moyen de maquettes. Néanmoins, l'histoire raconte que la genèse de 2001 remonte à février 1964, lorsque lors d'un repas au restaurant au cours duquel Kubrick (alors âgé de 36 ans) annonça à un attaché de presse de la Columbia qu'il était fasciné par l'éventuelle existence d'extra-terrestres. Deux ans auparavant sortait le film La conquête de l'Ouest, tourné en Cinérama (procédé utilisant trois écrans pour une image extra-large, plus panoramique encore que le 2:35 du Cinemascope), et Kubrick opta pour ce même format (à noter que le premier DVD de 2001 conservait ce format, mais l'édition définitive est en 2:35). Le succès du western précédemment cité devait lui permettre d'obtenir une financement copieux auprès de la MGM. Comme d'habitude à chaque fois qu'il désirait s'attaquer à un genre précis et en tirer une œuvre définitive (chose qui s'est produite pour tous ses films à partir de cette époque), Kubrick décida de collaborer avec un écrivain peu connu mais talentueux. Isaac Asimov, Ray Bradbury et Robert Heinlein furent envisagés, mais son choix s'arrêta sur Arthur C.Clarke, écrivain plutôt médiocre (si on le compare aux autres cités) et solitaire vivant à Ceylan, dont la carrière devait brutalement décoller grâce à cette association. Le désir initial de Kubrick était de faire un film sur la découverte future d'une intelligence et ses répercussions sur le destin du genre humain. Il voulait "un film d'une grandeur mythique". Il retint deux courtes nouvelles de Clarke : Childhood's End, écrite en 1954, dans laquelle on trouve l'idée de l'Homme franchissant une étape de son évolution après chaque rencontre avec une intelligence extra-terrestre, et The Sentinel, écrite en 1948, dans laquelle un séismologue (accompagné d'une équipe de chercheurs) découvre en 1996, au cours d'une expédition sur la Lune, un plateau de 300m de long au centre duquel se trouve "une structure scintillante, grossièrement pyramidale, deux fois plus haute qu'un homme, sertie dans le roc comme un bijou aux multiples facettes". 20 ans plus tard, les chercheurs parviennent à pénétrer dans la pyramide, et y trouvent un mécanisme dont ils ne comprennent pas le fonctionnement : En fait, il s'agit (et la nouvelle se concluait ainsi) d'un dispositif d'alarme prévenant une intelligence extra-terrestre que l'Homme a atteint les étoiles. Kubrick demanda à Clarke d'écrire un scénario sur les thèmes précédemment cités à partir de ces deux idées, dans le cadre d'un film de science-fiction totalement réaliste dans la vision qu'il donne de l'espace et des vaisseaux de fabrication humaine permettant d'y voyager. Une fois le film terminé, et fort de son succès dont ils ne doutaient pas un instant, Clarke pourrait en tirer un roman et se remplir les poches. Plus tard, il fut décidé que le scénario et le roman seraient écrits en même temps, le premier étant attribué à Kubrick et le second à Clarke, mais en aucun cas le roman ne devait-il sortir avant le film. Le titre choisi fut Journey Beyond The Stars. Les premières conversations entre le cinéaste et l'écrivain furent longues, passionnées et riches. Ils tombèrent d'accord sur l'idée que leur film devait être d'une rigueur scentifique totale, et engagèrent dans ce but l'équipe qui réalisait les effets spéciaux pour les documentaires de la NASA (Graphic Films, comprenant des gens comme Wally Weevers, Douglas Trumbull - futur auteur des effets de Rencontres du 3e Type - et Con Pederson). Le film, selon la volonté initiale de Kubrick, devait tenir autant du documentaire que de l'anticipation. On devait y entendre une voix off très didactique donnant de nombreux détails sur ce qui était montré, et le film devait s'ouvrir sur une série d'interview de scientifiques renommés. Je vous passe les détails, mais les deux années suivantes virent diverses idées apparaître : - Segmenter le film selon plusieurs époques déterminantes pour l'Homme, la première se situant pendant la préhistoire et la dernière dans un futur très éloigné. - Reproduire les sensations d'un vol spatial à travers le rythme très lent du film et de longs moments totalement dépourvus de son. - Aborder le thème des ordinateurs (cette idée vint de Kubrick, qui passait les années 1964 et 1965 à lire des milliers de pages de documentation sur toutes les sciences ayant un rapport avec les voyages spatiaux - Pendant ce temps, Clarke écrivait, courageusement, tâchant d'inclure toutes ces nouvelles idées dans un récit cohérent) - Eviter que les personnages ne soient trop importants, étant donné le fait que l'Homme devait régulièrement revenir au centre du récit à leur détriment, et donc engager des comédiens peu connus au physique transparent. Le tournage débuta fin 1965 et eut lieu en Angleterre, non loin du domicile de Kubrick, conformément à ce qui d'une simple habitude devient par la suite une obsession. Il fut parsemé de nombreuses anecdotes qui seraient intéressantes à raconter, mais mon post ferait 10km de long (déjà que...). Citons tout de même quelques points importants : - Les scènes de préhistoire ont été tournées en studio, avec en fond d'écran des diapositives prises par Andrew Birkin (le frère de Jane, qui débutait alors dans le cinéma) en Afrique (ou Kubrick avait bien sûr refusé de se rendre). Birkin fit preuve d'une ténacité hors du commun pour satisfaire son réalisateur, allant même jusqu'à faire déraciner des arbres dans certains paysages sous prétexte qu'ils n'existaient pas pendant la préhistoire. - La pyramide de The Sentinel fut remplacée par un monolithe noir, car les premiers essais avec une pyramide en plexiglas ne furent pas convaincants. - Le film fut rebaptisé 2001, A Space Odyssey peu avant le tournage. - Bien des thèmes et éléments du récit chers à Clarke furent abandonnés par Kubick, comme l'écologie (description de l'état géologique de la Terre à l'Aube de l'humanité), la menace atomique, l'explication concernant la défaillance de l'ordinateur HAL9000 et disculpant ce dernier, ainsi que les divers problèmes de vie quotidienne rencontrés par les astronautes en route vers Jupiter. Au final, 2001 donc appartient bien plus à Kubrick qu'à Clarke, mais ce dernier, titulaire des droits littéraires du récit, s'est rattrapé sur les suites et l'adaptation (très chouette, avis personnel) en film de 2010, odyssée deux ou tous ces aspects sont finalement traités (d'ailleurs, dans 2010, on voit un journal annonçant une guerre entre les USA et l'URSS sur lequel apparaissent les présidents des deux pays, qui sont en fait des caricatures de Kubrick et Clarke). Kubrick se vit proposer la réalisation de 2010, mais refusa, bien sûr. Toute idée de film devait émaner de sa propre personne, et il estimait avoir tout dit avec 2001. Au cours du tournage, Kubrick remania donc largement le scénario de Clarke, sans l'accord de ce dernier. Revenant sur sa volonté initiale de faire du film un documentaire d'anticipation, il abandonna l'idée de la voix off et des interviews de scientifiques, et prit la voie d'une narration très abstraite, laissant les images et les sons raconter l'essentiel de l'histoire. Il en fit voir de toutes les couleurs aux techniciens, ne respectant pas les horaires de bureau pourtant institutionnalisés sur les tournages britanniques (très syndiqués). Après 2 ans et demi de travail acharné et coûteux, beaucoup de membres de l'équipe avaient la sensation que le film ne signifiait rien et ne sortirait jamais. Parfois, Kubrick n'hésita pas à jeter à la poubelle le travail de ses collaborateurs sur ce qu'on peut considérer comme des coups de tête. Le compositeur Alex North fournit ainsi une bande originale considérée comme excellente, mais à la dernière minute (et sans prévenir l'auteur), Kubrick la rejeta, préférant utiliser de la musique classique. Il faut préciser que North avait été imposé par les cadres de la MGM, contre l'avis initial de Kubrick. Début 68, le film n'était toujours pas prêt. Clarke, qui avait perdu un temps énorme et s'était brouillé avec Kubrick, avait obtenu quelques semaines auparavant l'autorisation de sortir enfin son roman, après avoir menacé Kubrick de l'attaquer en justice. Finalement, en Mars 1968, le film fut projeté à Washington devant un parterre comprenant entre autres des cadres de la MGM et Alex North (qui découvrit que sa musique était absente du film). Kubrick avait fait le voyage en bâteau, dans une cabine équipée d'une table de montage sur laquelle il se livra à quelques derniers remaniements. Le film ennuya profondément la plupart des gens qui le virent ce soir là, ainsi que durant les quelques avant-premires qui suivirent. Le 4 avril, le film sortit officiellement. Il durait alors 161 minutes. Les premières critiques furent mitigées, notamment concernant la lenteur et la longueur du film, poussant Kubrick à l'amputer de 19 minutes. Le film rapporta 31 millions de dollars, ramboursant largement les 6 qu'il avait coûtés, mais n'eut pas le retentissement d'un "film d'une grandeur mythique". Par ailleurs, il obtint l'Oscar des effets-spéciaux, mais Kubrick fut floué de celui du meilleur réalisateur, comme il devait l'être jusqu'à sa mort. La suite de l'histoire des Oscars pendant les années 70 devait confirmer que les films à effets-spéciaux, comme Star Wars, ne devaient être considérés que pour ces derniers par la "profession" américaine. Cela ne fit que pousser Kubrick à s'enfermer toujours en plus dans son manoir anglais. (source pour toutes ces données : >Stanley Kubrick, par John Baxter) Autre infos : - En 2001, 2001 A Space Odyssey est ressorti au cinéma dans une version réintégrant les scènes coupées après la sortie d'avril 68. Les critiques ont jugé ces scènes très belles (bien entendu), mais pas indispensables. - Le film s'ouvre sur un écran noir de 5 minutes, illustré par la musique concrète (je crois que c'en est) de Gyorgi Ligeti, qu'on entend au cours du film lors des apparitions du monolithe. Kubrick voulut ainsi s'assurer de la concentration du spectateur Au cinéma, le film comportait une entr'acte de 5 minutes, toujours sur la musique de Ligeti. Ces deux passages à écran noir ont toujours été supprimé des diffusions télé du film (réduisant la durée du film à 134 minutes), mais ont été réintégrés lors de la ressortie en 2001. - La BBC, malgré l'insistance de Kubrick, recadra le film en 4/3, prétextant que Kubrick n'était pas supérieur aux autres réalisateurs pour avoir droit à un traitement différent. Kubrick en fut si dépité qu'il tourna tous ses films subséquents au format 1:33 pour leur éviter un tel charcutage. _________________
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| CHAZumaru Pixel monstrueux ![]() Inscrit : Mar 17, 2003 Messages : 3098 Hors ligne | Merci beaucoup Lolo, c'était passionnant. Perso je voudrais bien lire les anecdotes que tu as coupé par souci de montage de ton post. Et ensuite je jugerai que c'étaient des anecdotes très belles (bien entendu), mais pas indispensables ^^
PS: eh beh, la PS2 a failli être une pyramide en plexy :þ _________________
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| Laurent Commissaire apolitique ![]() Joue à Death's Door Inscrit : Mar 06, 2002 Messages : 22894 De : Borgo, là où y a la fibre. Hors ligne | J'ajoute pour Nordine : Si tu veux comprendre mieux les passages obscurs du récit, il suffit tout simplement de lire le roman d'Arthur Clarke, qui est très explicite.
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| Odysseus Pixel planétaire ![]() ![]()
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Joue à lâcher trois poissons-ballons sur la ligne de départ. Inscrit : Sep 15, 2002 Messages : 10891 De : ????? Hors ligne | je te remercie pour ton aide!!!
oué, je crois bien qu'il va falloir que je m'y mette, je vais voir s'ils l'ont à la bibliothèque du coin. _________________ "Il n'est pas de lutte plus violente et déterminée que celle d'un homme face à son envie d'aller aux toilettes" - Karate Boy |
| Esteban Pixel monstrueux ![]() Joue à Balatro, Super Smash Bros Ultimate Inscrit : Jan 28, 2003 Messages : 2165 De : la planète Mars(eille) Hors ligne | Franchement, j'ai eu l'occasion de voir le film en copie remastérisée 70 mm à un cinoche à côté de chez moi.
Malgré un souffle omniprésent au niveau du son (défaut de copie), j'ai été soufflé par le film. Dire quen 68, on n'avait encore que des informations fragmentaires sur l'aspect de l'espace, des planètes (et Armstrong n'avait pas encore marché sur la Lune) et l'on s'aperçoit à quel point ce film est rigoureusement exact à la réalité. D'ailleurs, Star wars contient toutes les erreurs scienifiques évitées par 2001 : les vaisseaux spatiaux font du bruit dans l'espace (alors qu'il ny a pas d'air !), les personnages ne flottent pas dans le cockpit de leurs appareils (alors que la gravité n'est occasionnée que par la rotation d'une roue come dans 2001) Laurent, moi aussi j'aimerai avoir les anecdotes !!! |
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