C'est vrai qu'on dit "attaquer le marché".
Le capitalisme, c'est la guerre, c'est comme ça. Plus les jeux vidéo sont grand public, plus le fric qu'ils brassent est monstrueux, et plus on s'enfonce dans la loi du plus fort. Maintenant, on dirait qu'il ne s'agit plus simplement de faire son trou, mais d'exterminer les autres.
J'en parlais il y a longtemps sur un autre forum (celui de push-start, je crois), à propos de Sega. Pendant des années, personne ne s'est demandé si Sega pourrait toujours continuer à fabriquer des consoles et développer ses propres jeux tout en disposant de capitaux 200 fois moindre que ceux de son concurrent Nintendo. Ca semblait naturel, on y était habitués. Par la suite, quand ils ont du renoncer, cela semblait tout aussi évident, comme s'ils avaient vécu au dessus de leurs moyens. J'en déduisais qu'à l'époque des 16-bits, on pouvait se partager le marché avec les autres acteurs sans forcément qu'un seul bouffe les autres.
Mais on m'avait répondu que j'idéalisais, que Nintendo aurait donné n'importe quoi pour avoir la peau de Sega, etc...
Je reste quand même sur cette impression. Ce qui est le plus rageant, c'est de voir que dans ce système capitaliste à tout prix, seuls les chiffres de l'instant comptent. On peut avoir été rentable et créatif pendant deux siècles, il suffit d'un faux pas, et hop c'est la fermeture. Franchement, je vois pas où est dans ces conditions l'intérêt d'essayer de cultiver une quelconque tradition au sein d'une entreprise, puisque tout peut disparaître du jour au lendemain, mais bon, là je fais le procès du capitalisme et c'est un terrain glissant.
Enfin, disons que les jeux vidéo sont à fond dans le système fric-pouvoir-influence-image. Quand aux boniments d'Infogrames...
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