Forums de Grospixels
Bienvenue sur le forum de Grospixels : [ S'Enregistrer ]
Déjà inscrit ? [ Connexion ]
 
retour sur le site
rechercher
Index du Forum » » Hors-sujet » » Azur et Asmar, la dernière merveille de M. Ocelot
5 messages • page
1
Auteur Azur et Asmar, la dernière merveille de M. Ocelot
HappyGrumble
Pixel monstrueux


Score au grosquiz
0002688 pts.

Joue à NintendoLand, Divinity 2, Zelda Skyward Sword

Inscrit : May 05, 2002
Messages : 2174
De : Toulouse-cong !

Hors ligne
Posté le: 2006-11-01 20:34
Je sors avec mes petits de la projection d'"Azur et Asmar", le dernier film de Michel Ocelot - l'auteur de l'excellent Kirikou. Et je suis sous le choc : c'est une merveille absolue.

Le graphisme est absolument extraordinaire, les décors sont fabuleux, et l'intégration 2D/3D, pourtant si casse-gueule sur le papier, est fantastique et extrêmement aboutie. Le scénario est au diapason - un plaidoyer magnifique sur la différence, bardé d'humour et surtout d'émotions (certaines dialogues sont inoubliables), avec ce rythme à la fois contemplatif et alerte propre aux films d'Ocelot. Les personnages sont formidables...

...et bref, je suis à court de superlatif concernant ce film. J'ai pris une claque comme rarement, et j'ai vraiment eu cette impression tenace d'avoir vu un futur classique du dessin-animé.

Franchement, enfants ou pas, allez-y ! C'est si bon de voir un film d'animation avec autant de classe et de caractère par les temps qui courent !

La bande-annonce (qui spoile moyen... enfin, ça va, quoi) :


  Voir le site web de HappyGrumble
Soreal
Pixel monstrueux


Score au grosquiz
0015129 pts.

Joue à The Darkest Dungeon (PC)

Inscrit : Mar 06, 2002
Messages : 3229
De : l'Alti-ligérie !

Hors ligne
Posté le: 2006-11-01 20:41
Ton enthousiasm me rassure et me donne encore plus envie d'aller le voir, j'avais trouvé Kirikou superbe et intelligent, et j'avais été trés déçu par le second volet, que j'ai trouvé moins magique, et assez brouillon, l'impression qu'il n'etait pas nécessaire.
_________________

www.cyrilauvity.fr


  Voir le site web de Soreal
HappyGrumble
Pixel monstrueux


Score au grosquiz
0002688 pts.

Joue à NintendoLand, Divinity 2, Zelda Skyward Sword

Inscrit : May 05, 2002
Messages : 2174
De : Toulouse-cong !

Hors ligne
Posté le: 2006-11-01 20:46
Citation :

Le 2006-11-01 20:41, Soreal a écrit:
Ton enthousiasm me rassure et me donne encore plus envie d'aller le voir, j'avais trouvé Kirikou superbe et intelligent, et j'avais été trés déçu par le second volet, que j'ai trouvé moins magique, et assez brouillon, l'impression qu'il n'etait pas nécessaire.


Effectivement, le deuxième Kirikou est plus anecdotique que le premier - l'aspect "compilation de courts-métrages" joue sans doute dans cette impression. Mais il n'empêche que les décors étaient également très réussis, et qu'il y avait de beaux moments.

Maintenant, je trouve tout de même qu'"Azur et Asmar" est bien plus réussi.

  Voir le site web de HappyGrumble
Odysseus
Pixel planétaire

Score au grosquiz
0004305 pts.

Joue à lâcher trois poissons-ballons sur la ligne de départ.

Inscrit : Sep 15, 2002
Messages : 10891
De : ?????

Hors ligne
Posté le: 2006-11-01 20:55
" Le conte est beau

Michel Ocelot, le père de «Kirikou», revient avec «Azur et Asmar», nluminure animée autour de la différence de culture entre Orient et Occident.

Par Anne DIATKINE
QUOTIDIEN : Mercredi 25 octobre 2006 - 06:00
Azur et Asmar de Michel Ocelot, 1 h 39.

Il y a quelques années, Michel Ocelot, l'auteur du désormais légendaire Kirikou , nous avait prévenus qu'il préparait un film sur «comment être ou ne pas être un sale immigré dans un sale pays». De fait, si son dernier opus, Azur et Asmar, respecte ce programme, il est moins agressif que cet intitulé pouvait le laisser supposer et les enfants peuvent le voir comme un joli conte aux couleurs flamboyantes où deux frères de lait, un Blanc et un Arabe, s'allient pour affronter une série d'épreuves et libérer la fée des Djinns.

Un film sur la fraternité et l'éloge de l'hospitalité, nourri de bons sentiments ? Uniquement si l'on tient à tirer ce fil. Car, comme dans ses films précédents, Michel Ocelot surprend et dérange en montrant et faisant entendre ce qui est en général exclu de tout dessin animé.

Pire encore : il dérange plutôt dans les deux premiers tiers du film, avant de conclure l'intrigue sur une poursuite et résolution d'obstacles classiques. Audace la plus évidente : le film contient de nombreuses répliques en arabe, sans sous-titre, ce qui est normal, puisqu'il se déroule en grande partie dans un pays arabe, à l'époque médiévale. Rassurons les adultes non arabophones : ce qui est énoncé est compréhensible dans le contexte mais plonge le spectateur en terrain étranger plutôt que conquis.

Perplexité. Ayant vu le film dans une salle bourrée d'enfants dans un grand cinéma parisien, on peut assurer que l'emploi d'une langue qu'ils ne connaissent pas, de surcroît littéraire, ne les dérange pas. Michel Ocelot : «J'ai choisi l'arabe littéraire car il est commun à tous les pays arabophones.» Durant les nombreuses avant-premières, le réalisateur a fait l'expérience que ce ne sont pas les enfants qui s'interrogent sur l'absence de sous-titre ou de doublage.

S'il se heurte parfois à la perplexité des adultes, il doit surtout se battre avec les distributeurs du monde entier, ceux des pays arabes n'étant pas les moins américanophiles : «A Dubaï, une traduction en anglais a été demandée pour tout le film. C'est exclu. Au Liban, on a fini par trouver un arrangement, mais ce fut long. En Europe, les Allemands n'avaient même pas imaginé ne pas traduire les dialogues arabes.

On était ravi qu'ils achètent le film, car, s'ils ne font pas d'enfants, ils vont au cinéma, y compris pour voir des films tout public. On est en négociation.» Conciliant, Michel Ocelot a proposé un doublage en turc du texte arabe. Il ne suggérera pas aux Turcs d'utiliser l'arménien, et aux Russes d'employer le caucasien, l'ingouche ou le tchétchène, car il tient à ce qu'on n'oublie pas que son film se déroule en Arabie et qu'il est, mine de rien, «une célébration de la civilisation islamique du Moyen Age».

Seins. Dans Azur et Asmar, il n'y a pas que la langue arabe qui pose un (faux) problème. A la grande surprise du cinéaste, et la nôtre, il y a aussi les seins allaitant. Juste deux, et que trente secondes ! De plus, ce sont bien des nouveau-nés qu'ils nourrissent, lors d'une scène tendrement réaliste. Mais, pour Singapour, ce sont trente secondes de trop, qui, faute de pouvoir couper le début du film, obligent à préciser sur l'affiche que le dessin animé «n'est pas tout public» .

Les Américains, qui sont pourtant les seuls à pouvoir se faire prescrire sur ordonnance médicale du lait maternel pour adulte, ne sont pas les moins réticents. L'envoyée spéciale au Festival de Cannes du Hollywood Reporter n'a pas hésité à écrire que ces trente secondes d'allaitement additionnées sans doute à l'usage de la langue arabe et au graphisme qui montre la beauté de la civilisation islamique étaient «un défi français à l'Amérique de la part d'un cinéaste prêt à ne pas être distribué sur le continent américain».

Evidemment, les enfants qui ont pu voir le film en avant-première ne devinent rien de ces pommes de discorde. Ils se souviennent de la splendeur du lion qui déploie ses ailes, de la grotte étincelante où vit la fée des Djinns, du fastueux marché aux épices et aux couleurs, ou encore des costumes, «inspirés de la mode du XVe siècle», précise Ocelot. Ce qu'ils apprécient dans la première partie du film, c'est la solidarité dans l'adversité, et «les disputes quand tout va bien».

Azur et Asmar grandissent ensemble dans un pays où l'on parle français, jusqu'à ce qu'Asmar et sa mère soient chassés du territoire où ils vivent par le père d'Azur, qui n'a plus besoin de leurs services. Dès lors, Azur n'a qu'une idée : franchir l'océan pour retrouver son frère et sa nourrice. C'est alors son tour de faire l'expérience d'être le mauvais étranger dans un monde indéchiffrable où sévit la superstition des yeux bleus.

Indésirable. Dans ce dessin animé où les méchants sont éliminés à coups de gigot sans qu'une goutte de sang coule, la plus grande violence est existentielle : elle ravive chez le spectateur l'expérience d'être un indésirable. Confronté à ce sentiment, le jeune public a souvent une réaction intéressante. Amelle, 9 ans, arrivée d'Algérie en France depuis quelques années, a adoré le film, mais le débarquement d'Azur en terrain hostile l'a mise mal à l'aise : «Ça m'a fait mal, quand Azur dit que le pays où il débarque est moche, les maisons sont moches, les gens sont moches, et qu'il ferme les yeux, parce qu'il est en danger.»

Elle croit savoir que «ce n'est pas bien de critiquer le pays où l'on s'installe». Et elle s'interroge sur la superstition : «Est-ce qu'il faut changer la couleur de ses yeux, si des gens ont peur d'elle ? S'ils craignent tout ce qui est bleu, est-ce qu'ils repeindront le ciel ?» Lors de cette séquence, un bébé au gros ventre titube. Et l'on se rend alors compte qu'il est rare qu'un dessin animé représente des pauvres qui ressemblent à des pauvres ou une charogne survolée d'un nid d'insectes. D'autant que le clochard Crapou qui s'accroche aux basques d'Azur est la figure de l'étranger qui ne s'intégrera jamais, entièrement déplaisante.

Aplats. Ocelot ne laisse cependant pas très longtemps ses spectateurs dans un univers désagréable. L'image en trois dimensions permet un déploiement de palais des Mille et Une Nuits , une multitude de lieux de culte (on entraperçoit même une église byzantine en ruine avec le christ de Sainte-Sophie lors de la cavalcade des deux héros), une avalanche d'épées damasquinées, des sacs d'épices, ou encore une précision de chaque fleur dans des champs variés. Une esthétique surprenante car, dans un décor où tous les détails sont étudiés, les personnages sont en aplat et sans ombre, et leur visage éclairés comme des icônes.

Michel Ocelot dit : «Je dois tout à Kirikou . Son succès inespéré m'a rendu libre de faire absolument ce que je veux.» Le réalisateur ne manie pas l'animation numérique, mais il a demandé à l'entreprise d'animation Mac Guff Ligne de ne «surtout pas supprimer les aplats». Le film a été entièrement conçu à Paris, en grande partie dans le petit appartement du réalisateur, où les portes restent déboîtées, car elles servent de planches de travail. «J'ai le syndrome de Bernard Palissy !» dit Ocelot, allusion au célèbre potier de la Renaissance qui brûla portes, fenêtres et plancher de sa maison afin d'alimenter son feu".

Source: http://www.liberation.com/culture/cinema/212850.FR.php
_________________

"Il n'est pas de lutte plus violente et déterminée que celle d'un homme face à son envie d'aller aux toilettes" - Karate Boy


blacki
Pixel de bonne taille


Inscrit : Aug 06, 2006
Messages : 333

Hors ligne
Posté le: 2006-11-03 12:10
Revolver fait-il une apparition dans le film de son frère ?

hu hu hu

par ici la sortie ----> []


Index du Forum » » Hors-sujet » » Azur et Asmar, la dernière merveille de M. Ocelot

5 messages • page
1




Forum www.grospixels.com (© 2011-2019 Grospixels)