Après une petite interruption, retour au Japon ! Pendant que j'y pense, le dossier complet sur les Game Centers a été publié sur Sega-Mag :
http://www.sega-mag.com/forum/sujet-+Dossier++Les+Game+Center+SEGA+au+Japon-1243-67-1.htm
De retour d'Osaka, le temps est à la grisaille. Le temps de poser mes bagages à l'hôtel, il est 16h, que puis-je faire ? Mais oui bien sûr, quand il fait moche, autant aller à l'intérieur. Et quel meilleur intérieur que le Sega Joypolis d'Odaiba ?
D'ailleurs je ne pouvais pas ne pas aller au Sega Joypolis d'odaiba. Car comme dit le proverbe, "si c'est écrit Sega, il faut que j'y va".
Ahem.
Mais avant, pour faire plaisir à Sebinjapan, un petit mot sur Osaka, où je n'ai pas passé beaucoup de temps : seulement 2 soirées, car cela a été juste un point d'ancrage pour aller à Nara.
On m'avait dit "A Osaka, il faut bouffer !" et c'est ce que j'ai fait, et comme toute bonne touriste, je me suis dirigée vers Dotombori, le quartier de la nuit et des restaurants, où j'ai mis bien une heure à me décider sur ce que j'allais manger. Finalement j'ai opté pour une Negiyaki, sorte d'okonomiyaki avec des oignons verts, très bonne mais toute petite, et je me suis vengée sur un Taiyaki en sortant du resto.
Un gâteau fait en pâte à gaufre et fourré de pâte de haricot rouge. Il y a en a aussi fourré au chocolat.
J'en ai profité aussi pour faire un tour dans une salle d'arcade bien sympathique de mémoire, mais dont je n'ai pas de souvenir précis.
Je crois comprendre pourquoi Sebinjapan aime Osaka : les habitants sont plus cools qu'à Tokyo, plus bronzés, plus expansifs, serrent à droite dans les escalators, tout ça. En contrepartie la ville fait un peu moins "nette" que la capitale, ou même que Kyoto (où les gens serrent parfois à droite, parfois à gauche). Perso je n'ai pas plus accroché que ça, surtout que j'y ai passé une soirée bien galère à essayer de retirer de l'argent à un distributeur, sous la pluie, alors qu'il ne me restait que 100 yens en poche.
Donc, je vous préviens : Le Guide du Routard dit qu'on peut retirer de l'argent dans les combinis : c'est faux, c'est seulement dans les 7/11. Dans tous les autres (Lawson, Daily Yamazaki, AM PM, F-Mart), vous pouvez vous brosser. Dans ce cas il faut trouver un distributeur de la Japan Post Bank.
Bref.
Odaiba est une île artificielle située dansla baie de Tokyo. On y trouve des hôtels, des parcs, des magasins, une grande roue. Le lieu en lui-même, exception faite de sa nature propre, n'est pas particulièrement remarquable, mais il y a deux choses qui valent la peine de faire le déplacement : la vue sur la baie de Tokyo, à couper le souffle et dont on peut profiter largement depuis le monorail qui dessert l'île ou sur les terrasses qui s'y trouvent, et le Joypolis.
Le Joypolis est un parc d'attraction en intérieur, un concept un peu spécial, et franchement, c'est difficile d'y croire quand on se trouve devant l'entrée. Il existe deux systèmes d'entrée : on peut soit acheter un passe à 500 yens, et payer pour chaque "attraction" séparément une fois à l'intérieur, soit prendre un passe à 3500 yens (2500 yens après 17h00) et avoir un accès illimité. J'ai opté pour la deuxième solution, et, armée de ma magnifique carte magnétique bleu et argent, je m'engouffrai dans l'établissement.
L'endroit est assez spacieux, et dispose de 3 étages. Les tons sont évidemment dans les bleu, à la fois par les éclairages et les peintures. On trouve de ci de là des photos de célébrités qui ont kiffé leur race ici (Di Caprio, Tobey McGuire), quelques posters, mais cela reste sobre. C'est à la fois joli, stylé, et un petit peu cheap. On n'est pas chez Sega pour rien.
Il y a en gros 5 types d'attractions. A chaque fois, le principe d'admission est le même : on fait la queue, puis on donne son passe à un employé qui le valide, et nous aide à nous installer.
- Les traditionnelles, entièrement mécaniques. Il y a des mini-montagnes russes (tellement mini que je me suis ruinée les genoux dans leur nacelle sous-dimensionnée), une espèce de balançoire géante dans laquelle il faut tourner pour scorer... Elles sont situées au rez-de-chaussée.
- Les projections de film en 3D. Quand j'y étais, le court-métrage Night of the Werehog était diffusé, mais j'ai préféré aller en voir un autre, et c'était tout nase, aussi bien sur le fond (mon dieu le scénar !) que la forme (la 3D était floue et moche).
- Les jeux de rôle. Comme Prison Break, où le groupe de joueurs doit suivre un guide pour s'évader de la prison. J'y suis allée, bon, ça parlait japonais, forcément, alors je me suis contenté de suivre le mouvement d'un air absent. On court, on se la joue infiltration, on tape un code sur un PC, voila.
- Les bornes d'arcade, qui regroupent à la fois des exclusivités et des bornes qui existent ailleurs. Parmi les bornes connues, Let's Go Jungle ou House of the Dead 4 en version Deluxe, parmi les autres, Hummer, simulation de, ben, Hummer, et surtout deux curiosités :
* Un jeu d'athlétisme dans lequel on court pour de vrai, sur un tapis roulant, d'ailleurs on chausse des baskets avant de commencer, et on appuie sur un gros bouton pour les actions. assez rigolo.
* Le fameux Storm G-2, dans lequel on dirige un bobsleigh. Et là, c'est byzance. On n'est pas couché, mais assis, et solidement attaché. Et pour cause : le jeu repose en partie sur des boosts prétextes à des rotations à 360°. Les 8 (4*2) participants votent pour la piste facile, avec peu de rotations, ou expert, où ça n'arrête pas, et ça ne manque jamais, c'est la deuxième qui est tout le temps choisie. Par moment, on nous demande de faire un boost, alors on le fait, et zoooouh !!! on file à toute berzingue en tournant dans les tous les sens. C'est vraiment super.
Enfin, on trouve ce que j'ai préféré, les simulateurs. On s'installe à 12 ou 16 dans une espèce de barge, équipée de barres de maintien. Petit speech de l'hôtesse, apparemment bien drôle car tout le monde rigole, noir, les portes s'ouvrent, la barge s'avance. Et là je me dis "attends, il n'y a quand même pas de vraies montagnes russes là-dedans ?". Ben non, quand même, je suis un peu con des fois, c'est juste une énorme cinématique sur écran géant en vue subjective. Sauf que la barge est montée sur vérins, et est entourée de ventilateurs et de trucs qui projettent de l'eau. Et comme ladite cinématique est rudement bien foutue, et que tout est synchronisé, ça fonctionne du tonnerre. Dans les 3 simulateurs (une balade en jeep dans la jungle, une de rafting et une dans une nacelle tirée par un bimoteur), quand on fonce on a le vent dans les cheveux, quand on recule on l'a dans le cou, on est aspergé d'eau dans les rapides, ça secoue de partout, on se penche même parfois vachement, c'est ultra bien foutu, et donc SUPER RIGOLO. Je me suis marrée comme une baleine tout le long, et mes voisins pareil. Au bout de la 3è fois l'effet de surprise joue un peu moins, mais c'est vraiment à faire au moins une fois.
Maintenant je vais aborder les points qui fâchent : d'abord, le moins grave : toutes les attractions sont calibrées pour être faites à 2. Tout seul on perd toujours des fonctionnalités, c'est un peu pénible.
Mais surtout, surtout, je sais que les japonais aiment bien être un peu tenus par la main, mais là non quoi. Avant de monter dans les bornes, on a droit à un blabla interminable sur les consignes de sécurité, vidéos à l'appui, suivi d'une explication tout aussi pénible sur le maniement. Sur le jeu d'athlé, on a passé plus de temps à écouter qu'à jouer. Et je suis désolée, je n'ai pas besoin qu'on m'explique que, pour jouer à Hummer, il faut utiliser la pédale de gauche pour freiner, celle de droite pour accélérer et le volant pour tourner, merci. Le pire, c'est quà côté il y a une borne After Burner Climax, dont le maniement est plus complexe, et là démerde-toi.
Parce que oui, en plus de tout ça, il y a quelques bornes classiques en accès payant (dont After Butner Climax et le Tetris Géant), des UFO Catchers et un café.
Au final j'y ai passé 4 bonnes heures sans tout faire, donc à 2500 yens ça vaut le déplacement. Si seulement ils pouvaient éviter de nous soûler avec leurs consignes à la noix, ce serait vraiment super, même si pour le prix ils pourraient mettre les petites bornes en libre accès, ou au moins mettre 10 crédits dans le passe.
Les photos de l'intérieur du Joypolis ne sont pas de moi, je n'ai pas eu le temps de jouer les reporters en herbe cette fois-ci.
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Ils sont tous méchants (sauf Sega, qui est juste con).