Je suis pas spécialement pour ce genre de loi, mais bon, d'un autre côté je n'ai pas trop envie de prendre la défense de jeux comme State of Emergency.
D'ailleurs, à ce propos, il y a un truc qui me gêne dans ce que disent ceux qui défendent bec et ongle la liberté d'expression dans les jeux vidéo. Ca m'avait frappé dans la critique de Vice City par Rafik Djoumi, qui traitait de trouduc' un juge américain qui avait déclaré que les jeux vidéo ne constituent pas une forme artistique comme le cinéma et la littérature, et qu'en conséquence ils ne peuvent prétendre à la liberté d'expression (puisqu'ils n'expriment rien, comme le bridge ou la belote, donc, en gros c'était ça).
Evidemment, c'était insultant pour les développeurs qui essaient de faire avancer les choses et de trouver des concepts passionnants, mais d'un autre côté, si on traite les jeux vidéo de la même façon que le cinéma, alors il est tout à fait possible que la vente de jeux très violents ou portés sur le cul soit interdite aux mineurs comme l'accès aux salles de ciné pour certains films.
C'est peut-être la limite d'une démarche visant à faire reconnaître le contenu thématique des jeux vidéo : On se heurte à de censeurs qui n'existaient pas quand le jeu vidéo était considéré comme un simple amusement.
En gros, ce que je veux dire, c'est qu'on la bien cherché, tout ça, peut-être (je pose la question, disons).
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