Hier soir je me regardais tranquillou la fin de soirée 18+ sur Nolife dans laquelle les jeux adulte étaient largement décortiqués.
Du gore, du réaliste, de l’ angoisse, des jeux hyper violant dans ce que les protagonistes sont aptes à faire mais dont la réalisation est remplie d’ une simplicité qui gomme grandement (et heureusement) cet aspect.
Je pense notament à Yakuza 2 ou encore à Saint Row 2. Mais aussi le dernier Brother in arms.
Gear of War 2 est carrément gore, mais il l’ est plus dans ses effets spéciaux en fin de compte, ce qui rend ce jeux plus spectaculaire qu’ autre chose.
Certes, ça tronçonne, ça mitraille dans tout les sens, les coups sont impressionnant, les monstres meurent, complètement disloqués, hachés par les demi chargeurs que l’ on vide dans leur face.
Mais tout ça, peut être seulement à mes yeux, reste quand même pas mal ludique et souvent très rigolo et bien sur très spectaculaire.
Assé en tout cas pour faire tomber à genou d’ admiration n’ importe quel ado moyen.
Sûrement le même qui aime se faire peur dans les films d’ horreur californien pour ce type de public.
Parmis tout ces jeux, il y avait une interview d’ un des réalisateurs du prochain
Call of Duty.
Vu comme la personne vendait son jeu, il a tout d’ être très très prometteur.
Je ne saurais trop vous expliquer exactement de quoi il en retourne, même si je pourrais répéter quelques exemples qui me reviennent en mémoire.
Par contre c’ est ce reportage qui m’ a fait ouvrir ce topic.
Présenté comme cela le jeu se rapproche apparemment encore plus près de l’ abomination d’ un conflit humain au sens premier du terme
Attention je n’ ai rien contre les jeux de guerre, au contraire, le sujet n’ est pas du tout là.
Visuellement, les choses sont très fidèlement retranscrit, on a vite fait de se remémorer des séquences choc du Soldat Ryan.
Face à ce jeu, ma première impression avant tout est que l’ immersion doit être géante, sûrement une expérience de fou à jouer les John Rambo balançant son napalm sur des dizaines de soldats hurlant de douleur.
Et puis, après cet aspect me vint quelque chose de dérangeant.
Certe c’ est grandiose, c’ est du jamais vue.
Mais avec un peu de recul, ça fait peut-être peur. C’ est peut-être dérangeant. Je n’ irais pas jusqu’ à dire que c’ est malsain….mais en tout cas ce n’est pas très sain ^^’.
Cet aspect de la violence ultra réaliste qui est calqué sur des événements qui le sont où l’ ont été. Dans sa représentation, dans le comportement des protagonistes (peur, souffrance, abomination, déchéance, misère, folie, massacre, mort) dans la manière de subir tout cela et de le faire subir.
Le contexte d’ un conflit armé est le paroxysme de tout cela, il est le moment le plus intense de la folie que peut atteindre l’ humanité.
Habituellement je ne suis absolument pas dérangé par ces idées là quand je joue à un FPS (notamment). Déjà parce que les contextes, même voulut réaliste n’ arrivent pas à retranscrire tout les sentiments que dégage une seule scène de tragédie.
Il y a de l’ intensité, des actions nerveuses, du stress, mais tout un tas de paramètres font que l’ on ne peut faire l’amalgame avec la réalité.
Des tas de choses qui nous rappel sans cesse que l’ on joue et que l on savoure un jeu.
Cela va des simples HUD, au comportement formatés de l’ IA, à bien sur un aspect graphique et sonore qui sollicite nos sens à chaque instant en nous renvoyant une multitude d’ informations et de codes qui permettent qu’ un jeu soit régis par des règles ausquelles ont est pliés.
Ce reportage sur
Call of Duty m’ a dérangé, pas simplement dans le fond, mais en fait dans la forme car les développeurs ont beaucoup insisté sur le comportement d’ un soldats. Que se soit dans sa manière de faire la guerre, que dans sa manière de donner la mort et enfin sa manière de mourir.
A cet instant j’ ai encore les images du jeu en tête, celles de soldats meurant brûlés par des jets de lance flammes.
Ils se peut que ce n’ était pas du in game, mais l’ effet ne m’ a pas trop laissé de marbre.
Voilà, je ne sais pas comment vous appréhendez la chose, moi en tout cas, pour le moment ça me touche et ça me dérange.
Si bien que les images de Bayonetta qui ont suivis ont été une énorme bouffée d’ air frais.
Bon c’ est vrai que ça dézingue à tour de bras, mais le ton est largement plus léger….et puis l’ héroïne en tenus sexy et tout ça tout ça, ben ça me fait quand même préférer la représentation de choses sexy dans un jeu que de l’ hémoglobine par hectolitres.