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ludotym
Pixel digne de ce nom
ça y est, ça me revient ! Ratatouille, effectivement, avec des rats (ou souris) parisiens, dans le milieu de la cuisine. Ce qui me gène encore une fois, c'est cette manie qu'ont les grands studios de se copier à intervalles réguliers. En ce moment, c'est la vague du rongeur à quatre pattes, et demain ? Le paradoxe est que comme souvent, Pixar fait l'objet de plein d'attentions, je ne serais pas surpris d'apprendre que le Aardman en synthèse s'est fait après avoir entendu parler du projet Ratatouille. Et comme la machine Pixar est lourde et lente, le concurrent sort avant, un comble ! ça me rappelle la méthode Roger Corman (il a monté Carnosaur en deux coups de cuillière à pot après avoir entendu parler de Jurassic Park). Je crois que le métier de scénariste a encore un bel avenir dans le cinoche, vu comment tout le monde copie sur l'autre...

Soreal
Pixel monstrueux
Citation :

Le 2006-12-18 14:03, ludotym a écrit:


Par contre, je suis d'habitude au courant des dernières prod' de Pixar, mais après Cars, je ne vois rien. Quelqu'un a des infos ?

[ Ce Message a été édité par: ludotym le 2006-12-18 14:04 ]


Aprés Cars, il va y avoir Ratatouille...
http://youtube.com/watch?v=nYUjNQrokeg []

Laurent
Commissaire apolitique
Citation :

Le 2006-12-18 14:03, ludotym a écrit:

Bon, il y a bien quelques facilités dans la narration


Il y a aussi la pirouette sur les biocarburants, à la limite de l'hypocrisie. Mais c'est un petit détail. []

ludotym
Pixel digne de ce nom
J'ai aussi énormément apprécié Cars, qui contrairement à ce que laissait entrevoir la bande-annonce, n'est absolument pas centré sur les courses de voitures, mais plutôt sur les dégats que peut faire le temps qui passe, et le syndrôme nostalgique du "c'était mieux avant" (en plus, on est au bon endroit ici !)
Techniquement, le film est une tuerie (encore le souci d'expérimentation visuelle de Pixar), mais l'histoire est toujours aussi soignée. La psychologie des personnages est bien amenée, et les intrigues suivent leur cours jusqu'au dénouement global qui effectivement n'oublie aucun écheveau. Bon, il y a bien quelques facilités dans la narration (en particulier j'ai vu à l'avance l'utilisation à bon escient du dérapage et le changement de roues éclair lors de la dernière course), mais cela n'altère en rien le plaisir ressenti à la vision du dernier carton de Pixar. Rien à faire, ces gens-là sont largement au-dessus de la mélée !
Je pense que le film aurait très bien pu être animé à la oldschool, mais justement, c'était intéressant pour Pixar de confronter l'aspect réaliste du rendu... avec les bouilles cartoon et les yeux sur les pare brise des voitures. Au final, je trouve ce choix esthétique très convainquant.

Par contre, je suis d'habitude au courant des dernières prod' de Pixar, mais après Cars, je ne vois rien. Quelqu'un a des infos ?

Et concernant Chicken Little, le dernier Disney en 3D, quelqu'un l'a vu (moi je suis trop làche pour m'y essayer) ? Qu'est-ce que ça vaut ?

dante2002
Déterreur de topics
J'avais dit que Cars était génial []

Laurent
Commissaire apolitique
Très sympa, ces posts, ludotym !

De mon côté j'ai vu Cars l'autre jour, et au risque de verser dans une confondante banalité je dois dire que c'est un chef-d'oeuvre. Techniquement c'est à la fois monstrueux (le rendu de l'eau !) et diablement innovant (la manière dont les voitures bougent et sont rendues expressives) mais c'est loin de suffire désormais : une fois de plus c'est pas son scénario que ce Pixar se détache de la concurrence du moment. Il y a une myriade de personnages, et tous ont droit à un traitement très abouti, en parfaite cohérence avec le message et les enjeux. Il faut voir par exemple comment ressurgit à la toute fin de la course finale un personnage dont on n'avait entendu parler que brièvement au tout début (le champion de la Piston Cup sur le point de céder sa place), ou comment le film se conclut d'une manière qui peut satisfaire tous les publics visés, résoudre toutes les sous-intrigue. C'est incroyable. Le même jour j'ai vu La doublure de Francis Veber (une des meilleurs comédies françaises récentes), qui en comparaison souffre d'un grave déficit d'écriture (tout un tas de trucs sont laissés en plan quand le mot fin apparaît).

Le fait que Cars ait été co-écrit et co-réalisé par 6 ou 7 personnes me fait dire, sachant que je l'ai laaaaaaaargement préféré à The Incredibles, que Pixar doit rester avant tout un studio et pas une structure d'animation qu'on chercherait à associer à un créateur reconnu.

Décidément, entre ça et le Géant de Fer je me prends claque sur claque en ce moment avec l'animation.
[]

ludotym
Pixel digne de ce nom
Je tiens juste à signaler que mon intervention ci-dessus n'est en aucun cas un copier-coller d'un article déjà existant. J'ai vraiment tout tapé ce matin de mes petits doigts musclés. J'aimerais juste savoir si j'ai fait avancer le schmilblick, ou si cet article était vain (sur vingt ? )
En tout cas merci de m'avoir supporté jusqu'au bout !

ludotym
Pixel digne de ce nom
On oublie un peu vite qu'avant de décider de bazarder sa division d'animation 2D, Disney avait tenté en 2000 un pari assez audacieux : mélanger décors live et animation de synthèse avec DINOSAURES. Mais ce film hybride est-il à classer avec les films live ou les films d'animation, tant son parti pris réaliste le détache des autres productions ? Débat ouvert...

En tout cas Disney intègre de plus en plus massivement des effets 3D dans ses films 2D, à l'instar de ce que font les japonais depuis un bon moment (au moins depuis Akira, qui, en plus de sa perfection formelle en 2D, contient quelques effets 3D se fondant bien dans l'ensemble). Le succès des films Aladin, La Petite Sirène et La Belle et La Bête viennent aussi des choix du producteur de l'époque, Jeffrey Katzenberg. Malgré (ou à cause de) ses succès, il se fera lourder de Disney, et rejoindra-co créera Dreamworks (avec Spielberg et Geffen). La montée en puissance de la division animation de Dreamworks, c'est lui (Sinbad, Prince d'Egypte). Une belle balle que Disney se sera tiré dans les pattes ! Pour ne rien arranger, l'accord de distribution Disney-Pixar va avoir de l'eau dans le gaz...

Je pense qu'il faut mentionner ici une autre technique d'animation, car elle aussi finira par se faire bouffer par la synthèse. Il s'agit de l'animation en volume image par image (ou stop motion). Du précurseur Starevich (Le Roman de Renart, fabuleux !) à Wallace et Gromit en passant par l'Etrange noël de monsieur Jack, ces films auront vu leur technique modifiée par l'ordinateur. D'abord aide aux prises de vue (camérée pilotée, vidéo visionnant les dernières prises), puis intégration d'effets, juqu'à de l'animation de synthèse se substituant à son modèle plasticine (un exemple dans le dernier Wallace et Gromit, où une séquence 3D pousse le détail jusqu'à reconstituer sur les figurines les traces de doigt des animateurs !). La 3D est partout, et s'infiltre dans les moindres interstices. Le dernier exemple en date, qui m'a fait réfléchir sur l'avenir de la profession, vient du dernier Aardman-Dreamworks, Souris City (Flushed Away). En voyant les premières affiches, je me suis dit : tiens, le dernier Aardman vient de sortir. Même look que Chicken Run, mêmes yeux globuleux... Et puis je regarde plus attentivement les photos. Pas de doute, ce n'est plus de l'animation en volume, c'est de la 3D. Après j'ai vu un extrait : caméra aérienne, animation hyper fluide, c'est bien de la 3D, mais pourquoi diable avoir voulu singer le look des figurines traditionnelles, si c'était pour s'affranchir de la technique de visualisation en plasticine ? La démarche me laisse songeur... Du moins j'ai appris, à mon soulagement, que le grand Nick Park n'avait rien à voir là-dedans... Mais je me fais du souci pour l'avenir de cette technique d'animation au cinéma. Si même Aardman s'y met...

Revenons à l'animation 2D, au début de ce 21ème siècle. Elle est moribonde, et si certains indépendants comme le fou furieux Bill Plympton perpétuent la technique, tout le monde ou presque s'est mis à la full 3D. Cela a commencé avec la conception entière sur ordinateur (Mari Iyagi), mais où les personnages sont dessinés manuellement (je conseille ce DA à l'onirisme fascinant), jusqu'à Apple Seed où tout est fait en synthèse, avec un rendu en cell-shading pour retrouver cette sensibilité "animation traditionelle". Bien que perfectible, cette technique, bien utilisée, fait des merveilles.
Bien sûr, il y a de la résistance, et au Japon surtout, on trouve encore normal d'animer les personnages manuellement et de laisser l'ordinateur faire le travail pour les objets et le décor. Voir INNOCENCE (Ghost in The Shell 2) est un spectacle étonnant. Alors que pendant tout le métrage, les personnages principaux sont animés traditionnellement, les décors (dont une stupéfiante cathédrale, ainsi qu'un carnaval tétanisant de beauté) sont intégralement en 3D. Le mariage des deux techniques, malgré la différence flagrante de rendu, est assez harmonieux.

En fait le débat sur l'abandon ou non de la 3D en fonction de ses qualités et de ses avantages, est un faux débat. Jean Gabin ne disait-il pas : un bon film, c'est d'abord trois choses, une bonne histoire, une bonne histoire, et une bonne histoire ?
Disney semble avoir perdu ce point en route, et après avoir viré Katzenberg (le vrai artisan du renouveau des 90's), a cautionné des décisions lamentables. Le choix de la technique n'y fera rien. Au mieux ce sera un cache-misère, si cela rassure Disney de croire que ses derniers films 2D ont été des bides à cause de leur technique de réalisation.

Après des relations houleuses entre Disney et Pixar (Cars devait être le dernier Pixar à être distribué par Disney), il s'est passé quelque chose de complètement inattendu dernièrement. Steve Jobs, le big boss d'Apple, mais aussi de Pixar, s'est invité au conseil d'administration de Disney, et a amené avec lui les têtes pensentes de Pixar. Résultat hallucinant : Pixar se retrouve de facto aux rènes du département animation de Disney (oui, relisez cette phrase plusieurs fois, ça fait toujours de l'effet !)
Aussi je vois encore plus mal Disney refaire de l'animation traditionnelle.
De toute façon, il ne faut pas se leurrer, qui aujourd'hui peindrait des décors sur papier, dessinerait des intervalles sur cellulo, passerait chaque image au ban de montage photo ? Cette époque est révolue. Je me demande si même Plympton n'a pas adopté l'ordinateur pour certaines de ces étapes...

À tort ou à raison, l'ordinateur est au coeur du métier, et la tentation de faire du full 3D est présente pour tout le monde. Les petits studios produisent massivement de l'animation bon marché pour la télévision. J'ai regardé des émissions pour la jeunesse récemment. À part de vieux programmes, toutes les nouveautés sont en 3D, cell shading ou non. J'avoue que ça m'a fait un choc. Déjà vieux con ?
En tout ca les classiques de l'animation resteront intemporels, et je défie quiconque de parler technique en regardant Blanche Neige, Pinocchio ou Fantasia...



[ Ce Message a été édité par: ludotym le 2006-12-18 12:33 ]

ludotym
Pixel digne de ce nom
Je viens de découvrir ce topic que j'ai lu entièrement, car je suis un fan d'animation de longue date. et je connais tous les Disney de la belle époque. L'arrivée de la 3D a été vécue comme un bouleversement majeur dans la profession. D'abord, la technique a suppléé aux transferts fastidieux des cellulos sur pellicule. L'étape a été informatisée. Ensuite, la synthèse a parasité petit à petit l'univers dessiné des DA. Ce sont certains décors, ou objets qui ont été animés en synthèse pour faciliter des mouvements de caméra fluides (la salle de bal pour la scène de danse de La Belle et La Bête). Entretemps, des précurseurs comme Pixar ou PDI (Pacific Data Image- oui, Shrek, c'est eux) lançaient leurs courts métrages entièrement réalisés en synthèse. D'abord avec des objets simples, puis de plus en plus complexes, avec des textures allant en s'améliorant.

Pour Pixar, chaque court était l'occasion de relever un défi technique précis. Tin Toy (l'ancètre de Toy Story) avait la particularité de montrer un bambin ayant plus de 30 muscles faciaux pour l'animation. Bon, objectivement, quand on le voit maintenant, c'est plus un monstre qu'un beau bébé, mais en 89 la performance était de taille. Un petit détail qui montre la précision maniaque de Pixar : la plume au dessus du chapeau du Tin Toy avait une animation pendulaire calculée par un programme, en fonction des mouvements de la tête. Dingue, non ?

Début 90 : Pixar continue avec ses courts (Knick Knack et son bonhomme de neige hilarant), PDI et sa locomotive obsédée par les retards (Locomotion), et Disney continue l'expérimentation de techniques 3D dans ses DA. On a parlé plus haut de Basil détective privé. Bien que n'ayant vu que des extraits (il est temps que je me le mate, celui-là), j'ai remarqué que la scène finale dans Big Ben, a été faite avec l'aide de l'ordinateur. En effet, quoi de mieux pour animer des rouages et autres mécanismes d'une précision toute horlogère ? À noter qu'encore une fois, pour l'originalité, Disney repassera, puisque la scène est un décalque du Chateau de Cagliostro, long métrage de Lupin III (ou Edgar de la cambriole chez nous) génialement réalisé par Myiazaki en 80 !

Les débuts de la synthèse dans l'animation 2D sont assez laborieux, et l'oeil exercé repèrera sans mal une incrustation calculée au milieu d'éléments dessinés. À tout prendre, mieux vaut une bonne rotoscopie pour décalquer des mouvements fastisdieux qu'une mauvaise synthèse qui peut faire décrocher de l'histoire.

Plusieurs studios sont sur les rangs pour réaliser le premier long métrage de synthèse. Les américains bien sûr, mais aussi, inhabituellement, les français, avec plusieurs projets parallèles. Il y a ce long métrage coaché par Moebius en 93, STARWATCHER, dont une vingtaine de minutes ont été réalisées (personnages un peu rigides mais décors extraordinaires), et 20000 lieues sous les mers, avec un Nemo de synthèse motion-capturé d'après Richard Bohringer, très prometteur. Devinez ce qui a fait capoter ces projets ? Eh oui, comme d'hab', en France on a les idées, mais les sous...

Et les ricains, des sous, ils en ont. Pixar finit par arriver à ses fins : en 95, le studio tente et réussit le long métrage de synthèse (juste après la révolution Jurassic Park au cinéma). La synthèse entre dans son age adulte.

Mais Pixar ne reste pas longtemps seul dans la course. PDI (entretemps avalé par Dreamworks, ce qui fait que plus grand monde se rappelle le nom de la société - triste) réalise des effets intéressants pour le cinéma (les aliens gracieux de The Arrival, c'est eux). Juste après ils s'attaquent à Antz (Fourmiz chez nous, quels titres ridicules !)
Le reproche fait à PDI à l'époque est d'avoir un peu trop lorgné du côté de Pixar. Ils font un film sur les fourmis ? Nous aussi on va en faire un, et comme notre structure est plus légère que celle de Pixar, que nos moyens techniques sont moins contraignants et expérimentaux (Pixar expérimente sur chaque long, pour 1001 pattes c'était la création d'une flore très complexe, ainsi que l'automatisation de l'animation des scènes de foules), on sortira notre film très rapidement. Et c'est ce qui s'est passé. Le film de PDI a énormément axé sa promo sur le casting vocal (Sharon Stone, Stallone, Woody Allen !) pour compenser sa faiblesse technique comparée au clinquant de Pixar. Faut croire que certaines formules commerciales marchent, parce que même en France on a fait référence à ces voix, ce qui était crétin puisque bien sûr la majorité des gens ont vu le film doublé !


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Je me retourne et vois que je suis parti sur un roman. Je vais scinder mon speech, je ne sais même pas quelle longueur maxi on peut se permettre dans une inter...
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IsKor
Camarade grospixelien
Pour moi, Merlin EST le meilleur Disney, c'est incontestable. Juste après vient Robin des bois (ce sont d'ailleurs les 2 seuls que j'ai en DVD, c'est pour dire), et le reste vient pêle mêle derrière... []




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