Forums de Grospixels
Bienvenue sur le forum de Grospixels : [ S'Enregistrer ]
Déjà inscrit ? [ Connexion ]
 
retour sur le site
rechercher

Poster un message
Autorisation :Tous les membres Enregistrés peuvent poster de nouveaux sujets et des réponses sur ce forum
Nom d'Utilisateur :
Mot de Passe :
J'ai perdu mon mot de passe!
Corps du Message :

HTML est: Activé
BBcode est: Activé
[img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img]
Options : Désactiver HTML sur ce Message
Désactiver BBcode sur ce Message
Désactiver Smilies sur ce Message
Montrer la signature (Ceci peut être modifié ou ajouté à votre profil)
 -   - 

Rappel des 10 derniers messages du topic (les plus récents en haut)
Simbabbad
Pixel planétaire
Citation :

Le 2005-10-13 17:19, noah a écrit:
Je crois que dans la reflexion sur le Jeu Video, il y a un point essentiel à ne jamais oublier, c'est l'aspect ludique.

C'est aussi pour ça que les comparaisons avec le cinéma, ou maintenant la littérature sont très délicates. Parce qu'un livre peut être ennuyeux à lire et néanmoins très intéressant.

Un jeu aussi. On passe beaucoup de temps à accepter des compromis dans le jeu.

L'aspect ludique ne met pas le jeu fondamentalement à part des autres arts. L'art par définition est l'appréciation de quelque chose d'harmonieux créé par l'humain.

Que l'on utilise ses yeux pour contempler une peinture harmonieuse, ou son cerveau pour apprécier l'harmonie d'un gameplay ou d'une narration interactive, c'est pareil. La seule raison pour laquelle le jeu a du mal à se faire reconnaître en tant qu'art est qu'il ne parle pas à un sens reconnu, contrairement aux autres : le jeu parle au cerveau, à l'intelligence et/ou aux réflexes.

EDIT : la littérature est tout de même un art qui n'est pas directement lié non plus à un sens, même si pendant longtemps il était surtout basé sur la musicalité du texte.

Le dédain avec lequel le jeu vidéo, y compris dans ce topic, est considéré, vient purement que l'aspect ludique est vu à part de l'aspect visuel ou musical, par exemple.

"La Flûte Enchantée", c'est très con : narrativement c'est nul et ne tient pas la route, et même musicalement beaucoup de gens trouvent que c'est un opéra superficiel (je suis assez d'accord, même si ça reste bien sûr vraiment très bon). Silent Hill ne me paraît plus immature que la "Flûte Enchantée".

Ou la "Clémence de Titus" du même auteur (Mozart, donc), j'ai trouvé ça carrément mauvais.

Ou ça :



... ne me paraît pas moins "mature" que ça :





Pendant des siècles le puzzle au sens large était vu comme tout à fait estimable et mature et lié à l'intelligence etc.

Comment on en est arrivé au point où le sport de réflexe est adulé et l'intelligence reconnue mais le jeu vidéo méprisé même par ses amateurs, ça demanderait tout un débat.

dante2002
Déterreur de topics
Citation :
Le 2005-10-12 23:09, Zant a écrit:
Citation :
Simple nuance personnelle : N'avez-vous jamais ressenti un certain "malaise" après avoir trop joué ? Si oui, avez-vous ressenti ce malaise après avoir trop lu ?

Question vely intéressante!!

Le soir (voire la nuit), après avoir trop lu, j'ai l'impression que la journée s'est déroulée plutôt lentement; au sens de journée, j'entends les petits gestes quotidiens, petit déjeuner dîner etc... pour moi ils se sont passés il y a assez longtemps. Mais c'est bien plus marqué pour les événements du livre: c'est toujours avec étonnement que je me rends compte que des événements qui me paraissent si lointains, j'en ai pris connaissance à un moment finalement si peu éloignée qu'est la matinée (par exemple).
Dans le cas d'un jeu le deuxième aspect marche aussi: "quoi ça fait que quatre heures que je suis arrivé à Mercator ???"
En revanche, contrairement à ce qui se passe avec la lecture, la journée semble avoir été très, très très courte. Comme si il ne s'y était rien passé. Keud. Le vide. La vie découpée au ciseau avec le jeu dans le rôle de l'ustensile. Alors que dans ce jeu il s'est passé des trilliards de trucs pendant cette journée. Duh!
Là en effet on peut avoir le sentiment d'avoir perdu son temps sévère.

Vraiment c'est étrange, et je n'ai jamais réussi à m'expliquer cette sorte de décalage temporel malgré de nombreuses tentatives. Est-ce parce qu'un livre apporte plus de connaissances et que, lorsqu'on apprend, tout donne l'impression d'être plus "étendu" dans le temps ? Errr non, même un livre naïf "remplit" (ou en donne l'illusion je veux dire) plus une journée qu'un RPG.
Si quelqu'un a la réponse...

edit: mon post est pas super compréhensible, j'essaierai de corriger demain.. gasp.

Ceci est vraiment super interessant comme remarque.

Personnellement, étant depuis longtemps un grand lecteur, je connais ce sentiment. Mais j'ai déjà ressentie la même chose sur des jeux vidéos (quand j'étais plus jeune et que je pouvais jouer plusieurs heures de suite, où encore quand je me suis retrouvé au chomage sur Skie Of arcadia).
En fait le fait de s'immerger dans une réalité alternative pour "échapper" à son quotidien (c'est clairement ce que je faisais collégiens, rapport à mes parents en conflits tout ça) permet de totalement s'affranchir des repêres dudit quotidien (manger, boire, etc).
Le danger est justement l'addiction à cette évasion...

Cerebus
Gros pixel
Quelque part, le jeu vidéo se rapproche plus du livre que du film... J'ai de plus en plus de mal avec le cinéma, qui me demande de rester passif devant son déroulement. Certes, je dois me concentrer, je peux focaliser mon attention sur un détail ou un autre, mais ce n'est pas moi qui contrôle le rythme de la progression.

Dans les jeux et les bouquins, j'ai cette liberté.

Je sais pas si ça mène à quelque chose, c'est juste une intuition qui s'impose de plus en plus à moi.

noah
Pixel monstrueux
Je crois que dans la reflexion sur le Jeu Video, il y a un point essentiel à ne jamais oublier, c'est l'aspect ludique.

C'est aussi pour ça que les comparaisons avec le cinéma, ou maintenant la littérature sont très délicates. Parce qu'un livre peut être ennuyeux à lire et néanmoins très intéressant. C'est le cas de nombre d'essais, qui ne se lisent absolument pas comme un polar qu'on lit dans le train.

Donc, pour comparer des choses un peu plus similaires, il faudrait comparer les JV aux polar best-seller (Da Vinci code et consorts), ou bien aux blockbusters pour le cinema (ID4, etc...), qui sont souvent considérés comme des parents pauvres de la littérature ou du 7è art.

La grande difficulté aujourd'hui, c'est d'inventer le vocabulaire critique pour pouvoir écrire sur le JV. Je crois que pierre G nous avait parlé longuement de Trigger Happy, qui tentait une percée dans ce sens là. Il y a également des travaux de ludology accessibles sur le net.

Jika
Pixel planétaire
Citation :

Le 2005-10-13 14:43, kitano a écrit:
Les rares tentatives de réflexion que j'ai trouvées pertinentes dans les jeux vidéo ces derniers temps sont celles qui s'attardent par le biais de mise en abyme sur le rôle du joueur et sur le gameplay. Autrement dit, ne m'ont convaincues que les remises en question ...


L'exemple de Oddworld est un assez bon exemple à mon goût : le message de Abe et de ses potes est supra efficace et ces jeux dépassent le simple cadre de jeu.

Odysseus
Pixel planétaire
Citation :

Le 2005-10-13 15:28, kitano a écrit:
Dans ce cas je me remettrai aux jeux vidéo quand j'aurai 80 balais. Le débat est clos, merci Nordine.


Taratata, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dis.

Le truc est que dans les exemples que je lis dans ce topic, on compare un medium comme le livre (qui a plusieurs siècles d'existence en tant que support, et plusieurs millénaires si on l'étend à l'écriture) à un autre medium qui a tout juste 30 ans d'existence, et qui est très très loin d'être aussi démocratique et démocratisé.

Il est donc logique que le jeu vidéo fasse preuve d'une certaine immâturité, d'autant que seule une génération d'individus l'a vraiment découvert, et tout comme il aurait été malvenu de penser au début du siècle que le cinéma s'arrêtait à Georges Méliés, il l'est tout autant de croire que le jeu vidéo va s'arrêter là, puisque sa mâturité ne s'obtiendra qu'avec le temps ainsi qu'une vaste démocratisation interculturelle, ce dernier point me semblant particulièrement handicapant à l'heure actuelle. []

kitano
Membre honoraire
Dans ce cas je me remettrai aux jeux vidéo quand j'aurai 80 balais. Le débat est clos, merci Nordine.

Odysseus
Pixel planétaire
"Je n'ai pas lu le premier (enfin, à peine) ni joué au second (enfin, à peine), mais j'ai le sentiment finalement que le jeu vidéo est condamné à une certaine immaturité face à d'autres moyens d'expressions".

Et pour cause, le jeu vidéo a à peine 30 ans d'existence.

De fait, le comparer à d'autres media d'information/communication/divertissement ne tient que peu la route, puisque le jeu vidéo est extrêmement jeune mais aussi extrêmement foisonnant.

kitano
Membre honoraire
Citation :

Le 2005-10-13 12:12, Nordine a écrit:
"Moi je pense que ce problème vient du fait que lire un livre demande plus d'effort que de jouer à la console".

Absolument pas.

Par exemple, lire "Les aventures de Mickey, tome 2" demande bien moins d'efforts que de jouer à Killer 7.

Inversement, lire "Guerre et paix" demande plus d'efforts que de jouer à Taxi 3.

Parce-que ça n'est pas une question de support mais d'oeuvre, au sens large.



Et si tu comparais "guerre et paix" et Killer7 ?

Je n'ai pas lu le premier (enfin, à peine) ni joué au second (enfin, à peine), mais j'ai le sentiment finalement que le jeu vidéo est condamné à une certaine immaturité face à d'autres moyens d'expressions.

Les rares tentatives de réflexion que j'ai trouvées pertinentes dans les jeux vidéo ces derniers temps sont celles qui s'attardent par le biais de mise en abyme sur le rôle du joueur et sur le gameplay. Autrement dit, ne m'ont convaincues que les remises en question ...




Zant
Pixel de bonne taille
Citation :
Le jeu vidéo n'est donc pas moins creux ou moins enrichissant qu'un autre média ou qu'un autre domaine culturel : il est juste plus facile d'accés.


Beaucoup de livres se dévorent facilement et sans effort; à vrai dire presque tous une fois qu'on est plongés dedans. A ce moment-là ça devient aussi facilement accessible qu'un simple JV.

Citation :
Inconsciemment, on préfère peut être passer plus de temps sur un passe-temps plus 'noble' (dans l'esprit populaire) que sur un 'jeu de gamin'.


Errr oui il y a sûrement un peu de ça aussi, mais je trouve que le malaise est bien trop important par rapport à cette cause, trop minime. Si on se décide à sortir sa gba davant la nana, au bout de 10 minutes la honte est oubliée et on se sent aussi à l'aise qu'avec un bouque...

Mais finalement tout ça n'est peut-être qu'une question de physique: les ondes émises par tout matériel électronique n'altèrent-ils pas d'une quelconque manière la façon de fonctionner du cerveau (et de l'organisme en général) ? Ou peut-être est-ce la trop longue exposition à la luminosité de l'écran qui pose problème ?
Je n'y connais absolument rien, mais il y a peut-être quelque chose à creuser par là (voir d'ailleurs ce petit site de megavulgarisation scientifique: http://www.s-p-i-r-a-l-e.com/plocher/bmaison.html).




Forum www.grospixels.com (© 2011-2019 Grospixels)