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| Rappel des 10 derniers messages du topic (les plus récents en haut) | |
| Fastbear Tout petit pixel ![]() |
A la fin des années 80 l'Europe était très autonome en ce qui concerne les jeux vidéos. Beaucoup de machines avaient beaucoup de succès mais que en Europe. Les ZX81, les Amstrad, les Atari ST, les Amiga... Un ordre d'idée, pendant quelques années les ventes d'Amiga étaient à peine à quelques encablures derrière le Mac d'Apple.. Mais concentrées sur quelques pays Européen seulement. Le magazine Amiga Format en Grande Bretagne c'est vendu jusqu'à 200 000 ex/mois, ce qui est inimaginable pour un mag spécialisé et même parfois pour un mag généraliste grand public. Ca vous donne une idée sur le marché potentiel pour les développeurs d'Europe occidental. La Grande Bretagne de l'époque était aux jeux vidéo en Europe un peu ce qu'est le Japon aujourd'hui. Les Ocean et U.S Gold étaient un peu les EA et THQ d'aujourd'hui. La production française était bouillonnante avec des grosses boites, Loriciel(s), Infogrammes.. Des plus petites, Titus.. et des "spécialistes" comme Delphine, Lankhor ou Cryo qui produisaient moins mais des titres de grandes qualités et qui avaient un certains style original que l'on pourrait appeler "french touch". C'est à dire un véritable contenu technologique ( le vectoriel d'Another World, les planètes de Captain Blood, la synthèse vocal des jeux Lanckor..) mais pas exubérant comme pour un jeu Psygnosis par exemple. Des graphismes beaux, originaux (Dune, Voyageurs du Temps..) mais pas tape à l'oeil comme certaines autres production anglo saxonne et puis surtout c'était le plus souvent des jeux pas vraiment violent et qui demandait un peu de jugeotte. Bref.. Des productions qui avaient une certaine classe et qui étaient assez cohérentes avec une certaine image de la France vu de l'étranger. Ensuite il y a eu, à partir du début des années 90, la mondialisation du jeu vidéo. Pour prendre un exemple tectonique je dirai que les plaques asiatique et américaine sont venues s'encastrer dans la vieille Europe ce qui a donné à mon sens, dans un premier temps, à l'âge d'or du jeu vidéo et qui faisait de l'Europe surement l'endroit le plus riche du monde dans ce domaine là. Imaginez un marché ou il y avait peu être 15 à 20 standards différents alors qu'aujourd'hui il y en a 5 (peu être 6 si on compte les smartphones). Le second effet Kiss pas Cool de la mondialisation c'est que l'Europe à été ravagé (un peu comme dans tout les autres secteurs en gros). Pleins de petits ou de gros éditeurs n'ont pas su s'adapter ou ont été racheter et la French Touch s'est fourvoyé dans des CD-Rom aux super graphismes (Lost Eden, Megarace...) mais à la durée de vie, au contenu et au gameplay plus que minimaliste. |
| Sebinjapan Camarade grospixelien ![]() |
Citation :
Le 2012-02-27 18:07, mickmils a écrit :
Un "que sont ils devenus" du jeu vidéo français pourrait être intéressant si l'on s'intéresse à leur histoire. Peut être que pour la rédaction de ce dossier j'essaierai d'entrer en contact avec certains afin de savoir s'ils sont toujours actifs dans le milieu du jeu vidéo, et pourquoi ils l'ont quitté. J'ai l'impression que beaucoup de développeurs des années 80 ont crée des jeux sans avoir l'intention de faire carrière toute leur vie dans le métier. Pourquoi tout ces développeurs de talent dans les 80s n'ont ils pas refait surface avec les moyens modernes pour donner à nouveau libre cours avec leur création ? Autres priorités ou bien le jeu vidéo n'était il pour eux qu'une simple passade ? Je pense que la plupart des auteurs français de JV dans les années 80 avaient du mal à en vivre. Parce que le marché était quand même pas bien gros (comparé au même marché en Angleterre par exemple). On est après le boum des premières consoles et avant l'arrivée de Nintendo / Sega : les JV sont dédiés uniquement aux micro-ordinateurs sur lesquels il était quand même difficile de réaliser énormément de ventes. Ceux qui sont restés dans le métier ou qui y sont revenus plus tard étaient vraiment des passionnés. Les autres ont évolué vers d'autres métiers, dans l'informatique ou dans des secteurs totalement différents. |
| Simbabbad Pixel planétaire ![]() |
Citation :
Le 2012-02-27 18:07, mickmils a écrit :
Une chose qui est également marquante en tout cas, et qui n'est pas propre à la production vidéoludique française c'est que les anciens développeurs ont tendance à se tourner vers le casual et le développement indé : Tim Schafer chez Doublefine, Phil Ulrich avec son Captain Blood Legacy pour lequel il est consultant, Chahi avec From Dust, Paul Cuisset avec Amy.... Je pense qu'ils ont toujours fait du casual en fait, dans le sens où le gameplay a toujours pour eux été un moyen plus qu'une fin. Le casual, c'est rendre le gameplay hyper accessible, quasi secondaire, et donner le change avec l'habillage, donc ça colle avec des concepteurs qui ont toujours été plus intéressés par leur univers, la présentation etc. que par les mécaniques ludiques. |
| mickmils Gros pixel ![]() |
Une chose qui est également marquante en tout cas, et qui n'est pas propre à la production vidéoludique française c'est que les anciens développeurs ont tendance à se tourner vers le casual et le développement indé : Tim Schafer chez Doublefine, Phil Ulrich avec son Captain Blood Legacy pour lequel il est consultant, Chahi avec From Dust, Paul Cuisset avec Amy....
Est-ce à dire que cette vision du jeu et du développement est plus proche de la leur, ou est ce parce qu'ils ont été largués par les producteurs AAA suite à quelques erreurs ? Un "que sont ils devenus" du jeu vidéo français pourrait être intéressant si l'on s'intéresse à leur histoire. Peut être que pour la rédaction de ce dossier j'essaierai d'entrer en contact avec certains afin de savoir s'ils sont toujours actifs dans le milieu du jeu vidéo, et pourquoi ils l'ont quitté. J'ai l'impression que beaucoup de développeurs des années 80 ont crée des jeux sans avoir l'intention de faire carrière toute leur vie dans le métier. Pourquoi tout ces développeurs de talent dans les 80s n'ont ils pas refait surface avec les moyens modernes pour donner à nouveau libre cours avec leur création ? Autres priorités ou bien le jeu vidéo n'était il pour eux qu'une simple passade ? Ca serait également intéressant de savoir si les développeurs français étaient abordés par les éditeurs internationaux, ou recevaient des commandes en fonction de cette soi disante "french touch" qu'ils étaient parfois réputés avoir, à tort ou à raison. |
| Jika Pixel planétaire ![]() |
Je comprends un peu ce que tu veux dire, mais il me semble que ce phénomène ne date pas d'hier. Regarde par exemple L'arche du Capitaine Blood, Dune, Another World ou Flashback... Des fleurons de la French Touch de l'époque ! Bah franchement, je ne trouve pas qu'ils fassent si Francais au niveau de leur thématique ou de leur traitement visuel... A la limite, le Versailles de Cryo me semble être le seul jeu correspondant à cette description...
Si on dresse un petit bilan du jeu vidéo francais, on remarque qu'il a été finalement assez productif sur cette génération de consoles/machines. On remarque qu'il y en a eu pour tous les gouts : - de la plateforme avec Rayman Origins (Ubi Montpellier), Les aventures de Tintin - Le secret de la licorne (Ubi Montpellier), Mastro Jump in Music (Pastagames), les Arkedo Series (Arkedo), La légende de Spyro - naissance d'un dragon (Etranges Libellules). - de l'aventure avec Heavy Rain (Quantic Dream), Captain Morgane (Wizarbox), Gray Matter (Wizarbox), Red Johnson's Chronicles (Lexis), Amy (Vector Cell), Dark Messiah of Might and Magic (Arkane), Alone in the Dark (Eden). - du MMO avec Dofus (Ankama). - de la course auto avec Test Drive Unlimited 1 et 2 (Eden), Trackmania (Nadeo) ou FUEL (Asobo). - de la stratégie avec RUSE (Eugen), Wargame (Eugene), From Dust (Ubi Montpellier), Bloodbowl (Cyanide). - du party game avec Kinect Pixar (Asobo), Just Dance (Ubi Paris) ou Les lapins crétins (Ubi Paris/Montpellier). - du sport avec Top Spin 2 et 3 (PAM), Cycling Manager (Cyanide). - du city builder avec Cities XL (Montecristo). - du jeu sur smartphone avec Squids (the game bakers), Pixel Rush (Pastagames). Bref, pas mal de productions sur 360/PS3/Wii/DS/PSP/Smartphone/PC. La question étant : ces jeux-là sont-ils moins marqués "production francaise" (au niveau de leurs univers, leurs personnages, leur traitement) que les productions de Cryo, Adeline, Delphine et tous ces studios cultes des années 90 ? Franchement, je ne suis pas sur... Je pense que le terme French Touch est un terme galvaudé, créé par les américains durant les années 90 pour définir un courant qui leur était étranger. En France, je pense que ce phénomène ne correspondait pas à quelque chose en particulier... De plus, je pense que le terme "French Touch" était un peu péjoratif (en gros, des jeux superbes, mais peu intéressants), mais là encore, il serait intéressant de voir d'où vient réellement cette expression. Quant à 2012, les prochaines productions francaises sont Ghost Recon Future Solider (Ubi Paris), Akrid (Dontnod), Dishonored (Arkane), Brooklyn Stories (Lexis), Of Orcs and Men (Spiders), RAW (Wizarbox). Pas sur qu'ils soient plus marqués "French touch" mais certains semblent prometteurs (surtout Dishonored. p). |
| Fastbear Tout petit pixel ![]() |
Citation :
Le 2012-02-26 11:53, Jika a écrit :
Pas trop le temps de développer, mais j'y reviendrai. En tout cas, je t'invite à mieux découvrir la production francaise actuelle. Tu verras que la créativité est encore au rendez-vous et certains titres ont une répercussion mondiale... Non mais je suis d'accord avec toi, pour ça que je dis que la France est un bon producteur de jeu vidéo. Le problème pour moi est que dans la production mondiale les productions japonaises et américaines (pour schématiser) sont très reconnaissables par leurs styles mais pas les jeux français. Heavy Rain est gentil comme jeu mais l'ensemble du design est tellement marketé pour être vendu dans le monde entier qu'il n'a plus l'air d'un jeu français du tout ! Ce qui me gonfle dans la culture française actuelle c'est l’anglo-saxonisation de tout ! Films, musiques, émission TV et jeux vidéo. |
| Sebinjapan Camarade grospixelien ![]() |
Citation :
Le 2012-02-26 11:53, Jika a écrit :
En tout cas, je t'invite à mieux découvrir la production francaise actuelle. Tu verras que la créativité est encore au rendez-vous et certains titres ont une répercussion mondiale... Aussi bien au niveau de leur qualité intrinsèque (Heavy Rain est en train de populariser un nouveau style de jeu vidéo, Dofus est un énorme succès critique dans le monde du MMO, Trackmania est un jeu qui n'a pas son pareil...) qu'au niveau des ventes (Les Lapins crétins est une licence juteuse... Et Just Dance, dont tout le monde oublie l'existence, est un des plus gros succès d'un éditeur tiers au niveau mondial... Pas mal pour un jeu parisien Just Dance est un succès commercial incroyable, et qui semble mérité en plus (jamais joué), contrairement à Zumba Fitness qui marchait bien sur le même marché. On parlait souvent autrefois avec fierté de jeux français qui s'étaient bien classés dans les charts japonais (et on sait comme le marché des JV est fermé pour les jeux étrangers), comme Another World et Captain Blood. Mais ces titres étaient sortis des top des ventes aussi rapidement qu'ils y étaient entrés. Au Japon, Just Dance (édité par Nintendo, ça aide ...) est dans le top-10 depuis de nombreux mois avec des ventes très stables. Je doute qu'un autre jeu français (voir même américain ?) ait jamais eu autant de succès au pays du soleil levant. |
| Volkor Pixel imposant ![]() |
On a aussi tendance à oublier qu'Activision Blizzard est détenu en majorité par Vivendi. Difficile à imaginer mais ce sont les fromages qui puent qui récupèrent la plupart du pognon généré par tous les Call of Duty et autres... |
| Jika Pixel planétaire ![]() |
Citation :
Le 2012-02-25 14:02, Fastbear a écrit :
Pour ceux qui comme moi on connu le dynamisme et les créations des éditeurs français de la fin des années 80 début 90 la douche est plutôt froide de nos jours ou les français sont meilleurs en production qu'en création (toujours ça de pris). Pas trop le temps de développer, mais j'y reviendrai. En tout cas, je t'invite à mieux découvrir la production francaise actuelle. Tu verras que la créativité est encore au rendez-vous et certains titres ont une répercussion mondiale... Aussi bien au niveau de leur qualité intrinsèque (Heavy Rain est en train de populariser un nouveau style de jeu vidéo, Dofus est un énorme succès critique dans le monde du MMO, Trackmania est un jeu qui n'a pas son pareil...) qu'au niveau des ventes (Les Lapins crétins est une licence juteuse... Et Just Dance, dont tout le monde oublie l'existence, est un des plus gros succès d'un éditeur tiers au niveau mondial... Pas mal pour un jeu parisien J'y reviendrai et je dresserai un p'tit portrait du jeu vidéo francais mais il est bien moins noir que ce que l'on veut bien faire croire. |
| Sebinjapan Camarade grospixelien ![]() |
Citation :
Le 2012-02-25 21:02, mickmils a écrit :
Il serait intéressant de pouvoir se rapprocher des communautés retrogaming locales de certains sites étrangers afin de savoir à côté de combien de perles qui leur sont pourtant bien familières nous sommes passés. En effet. Et ça tombe bien, je viens de voir complètement par hasard que le dernier podcast en date de l'excellent Hardcore Gaming 101 est dédié à l'histoire du JV en Europe ! => http://hardcoregaming101.net/podcasts.htm Citation :
Posted Date: 2/1/12 | Length: 210 minutes
Audun Sorlie (author of the Teenage Mutant Ninja Turtles, Donald Duck, Asterix, Jackie Chan and YU-NO articles), joins us as a special guest to talk a bit about the convention MAGFest 2012, before discussing the history of gaming in Europe, and how the continent has lost its unique identity over the last decade or so. Je ne l'ai pas encore écouté. Sinon 2 infos à propos du JV Allemand et Italien, toujours dans le bouquin Replay : 1. Italie : carrément pas de "Italien touch" et une activité très réduite jusqu'au studio que cite Jika. Pourtant, dans les années 70, le pays était leader européen dans la production de bornes d'arcade. Mais, comme pour Jeutel, il s'agissait de bornes sous licence, et pas de créations originales. 2. Allemagne (de l'ouest) : là, on peut parler de particularités dues à un encadrement légal très restrictif mis en place après la seconde guerre mondiale, et qui interdit tout média "violent". Pour vous donner une idée, les cartouches VCS River Raid et Battlezone étaient interdites à la vente ... Bref, ces restrictions ont joué un rôle très important sur la production locale, tout comme la popularité des jeux de plateau. Résultat : de nombreux jeux de stratégie / commerce au tour par tour. Parmi les références : Hanse et Kaiser dans les années 80 et la série des The Patrician dans les années 90. |
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