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| Rappel des 10 derniers messages du topic (les plus récents en haut) | |
| Sodom Gros pixel ![]() |
1ère place (dotation 500 €) : Yoomp!
Le grand vainqueur de l’ABBUC Software Contest 2007 vous invite à guider le parcours d’une petite balle en caoutchouc le long de 21 niveaux en forme de tubes 3D aux couleurs psychédéliques et surtout bourrés de pièges divers. Outre les parties manquantes du cylindre, risquant de précipiter la baballe vers le funeste vide de la destinée fatale, les parois sont recouvertes de symboles aux propriétés étonnantes : tremplins, accélérateurs, signes + et – modifiant la luminosité (et par conséquent la visibilité dans le niveau en cours), doubles flèches déportant la balle sur un côté, warp zones vous expédiant sur la paroi opposée… Vous l’aurez compris, le parcours ne s’apparente pas vraiment à une promenade de santé : il est heureusement possible de déplacer la balle sur toute la circonférence du tube et le joueur a également à sa disposition un nombre limité de super-sauts – s’enclenchant avec le bouton fire – permettant de passer par-dessus la plupart des pièges. Faîtes-en un usage modéré car ces super-sauts peuvent être d’une importance vitale pour terminer certains niveaux…
Ceux qui connaissent le célère Trailblazer (1986) estiment (sans doute à raison) qu’il a servi de source d’inspiration à Yoomp! ; les développeurs de ce dernier affirment avoir eu d’autres titres en tête, dont Tube de Bullfrog, sorti sur DOS en 1995 et Jump! de D. Johannsen, sorti sur Atari-8bits en 1986. A l’origine, le projet Yoomp! devait d’ailleurs consister en un portage de Tube sur Atari-8bits : trop ambitieux au vu des contraintes techniques imposées et notamment des problèmes de résolution graphique. L’équipe a donc revu ses ambitions à la baisse en se décidant pour un remake « in-tube » de Jump! : le résultat est pour le moins surprenant et réussi.
Tube et Jump! Yoomp! est sans conteste le jeu le plus abouti de la compétition : non seulement son concept de tube en 3D est assez impressionnant et - comme disent les jeunes - déchire grave sa maman, mais de plus l’emballage graphique et sonore du titre donne une couleur pro à ce titre, impression confortée en se rendant sur le site officiel du jeu. Il faut par ailleurs préciser que c’est Yoomp! qui a rassemblé le plus de monde autour de sa conception avec 4 personnes impliquées : dans le cadre d’un concours amateur, c’est peut-être « too much » et surtout injuste pour les autres jeux réalisés par des équipes plus réduites, mais le fait est que le résultat frôle la perfection, là où un Crownland pêche quelque peu par son léger manque de finitions. Enfin, vu la popularité de Yoomp! il n’est pas impossible que le jeu sorte en version commerciale pour les heureux titulaires d’Atari-8bits.
Merci à Atarimania pour son site superbe (fournissant gracieusement les dumps des jeux présentés à l’ABBUC entre autres choses) et à Atari Frog pour avoir une fois de plus servi de lien entre la communauté Atari et Grospixels. Nous sommes loin d’en avoir terminé avec les Atari 8-bits puisque les futures présentations dans le topic des découvertes tourneront autour de ces systèmes : Atari Frog a d’ailleurs ouvert le chemin avec The Dreadnaught Factor… |
| Sodom Gros pixel ![]() |
2ème place (dotation 250 €) : Crownland
Crownland est un jeu de plates-formes (Jump’n Run pour faire plus précis), lorgnant légèrement du côté de mario et créé par un groupe de développeurs polonais : Piotr Wisniewski s’est attelé à la programmation, Adam Powroznik a conçu les graphismes du jeu, tandis que Mateusz Wisniewski s’est occupé des quelques (bons) thèmes musicaux présentes au sein du jeu. Le petit sprite dont vous allez prendre les commandes a pour mission de libérer son royaume du joug d’un méchant dragon ; le voilà donc parti à l’aventure au cœur des 3 environnements que compte le jeu : Côte, Jungle et Château Fort.
L’appellation Jump ‘n Run prend ici tout son sens : Crownland se joue exclusivement avec les commandes de direction, la touche haut servant à sauter pour atteindre les plates-formes ou rebondir sur les ennemis ; les comportements de ces derniers sont assez similaires mais certains d’entre eux devront être esquivés car invulnérables. Un contact imprévu avec une vilaine bestiole n’est pas automatiquement mortel : le héros dispose d’une barre de vie composée de 4 unités, offrant un minimum de droit à l’erreur. Pour remettre cette barre à niveau le joueur peut toujours récupérer les quelques fioles de santé traînant dans les niveaux ou laissées par des monstres écrasés. Sans oublier les cœurs offrant des vies supplémentaires. Le level design s’avère globalement inspiré : certains passages nécessitent en effet un minimum de réflexion avant de comprendre comment en venir à bout, et c’est en revenant régulièrement sur Crownland que l’on s’aperçoit que les développeurs ont pensé leur bébé pour permettre au joueur expérimenté des runs à toute vitesse à travers les niveaux déjà parcourus. En parlant de foncer, chaque stage comporte un chronomètre de 150 secondes, largement suffisant pour terminer le niveau en cours. Enfin, la quête des étoiles éparpillées dans le jeu se rapproche de celle des 100 pièces caractéristique à Mario : c’est à la fois bon pour scorer et surtout gagner des vies supplémentaires.
Bien qu’assez court (3 mondes de 2 niveaux chacun, et encore, je compte le duel contre le boss comme un niveau), Crownland est une véritable petite prouesse graphique : ses créateurs ont visiblement choisi de privilégier la qualité des environnements à la quantité et ce parti pris se défend, malgré les conséquences négatives que cela peut avoir sur la durée de vie du titre. Sans être énormément familier avec la ludothèque des Atari-8bits, le jeu place visiblement la barre assez haut, le joueur pouvant par moment se croire sur 16 bits : palette de couleur étendue, dégradés, scrolling parallax, transparences et j’en passe… Cependant, l’exploit a ses limites : on regrettera ainsi les clignotements un peu trop fréquents lorsqu’un grand nombre de sprites sont affichés simultanément. De quoi justifier une deuxième place au concours ? |
| Sodom Gros pixel ![]() |
3ème place (dotation 125 €) : Mule Wars
Développé par le péruvien Mario Caillahuz, Mule Wars est un hommage rendu au célèbre jeu de gestion M.U.L.E, sorti en 1983 ; les graphismes de ce dernier ont été croisés avec le gameplay de Dice Wars, adaptation vidéoludique non officielle de Risk, pour aboutir à un titre se voulant original.
M.U.L.E et Dice Wars 25 années après les évènements de M.U.L.E, les 7 colonies peuplant la planète Irata ont épuisé toutes les ressources disponibles et n’ont d’autre choix pour assurer leur survie que de se livrer à une guerre totale : dans cette optique, les machines-ouvrières M.u.le. (Multiple Use Labor Element), ont été reconverties en engins de guerre destinés à conquérir les pays voisins.
En début de partie, une fois que la carte a été choisie aléatoirement parmi les quelques modèles existants, le joueur se voit attribuer – toujours de façon aléatoire - un certain nombre de territoires, de M.u.le, et un ordre d’arrivée dans le tour de jeu. Oubliez toute idée de négociation ou de diplomatie (du moins en mode solo) : ici, lorsque c’est à votre tour de jouer, vous devez choisir directement le territoire d’où va être lancée votre attaque - il doit comporter plus d’une unité - avant de désigner une cible adjacente à ce territoire ; le combat – ou plutôt le lancer de dés – s’engage alors. Chaque unité offensive ou défensive incluse dans l’assaut représente en effet un lancer de D6 : le CPU additionne les lancers de chaque côté et si l’assaillant obtient un score supérieur, il détruit les forces adverses avant d’envahir automatiquement le territoire conquis, en laissant derrière lui une seule unité chargée de garder la maison ; du nouveau territoire occupé, il est possible au joueur d’enchaîner davantage de conquêtes à moins qu’il ne préfère conserver ses forces regroupées. Lorsque la défense obtient un score au moins égal à celui de son adversaire, elle remporte l’affrontement et les forces de l’agresseur sont intégralement détruites, à l’exception d’une unité symbolique. Le territoire d’où l’attaque infructueuse a été lancée se retrouve alors exposé à une contre-offensive de la mort qui tue. Le joueur dont c’est le tour a un temps virtuellement infini devant lui : seulement, lorsqu’il se montre inactif, un timer de quelques secondes commence à courir, évitant ainsi à la partie de s’éterniser.
Les habitués de Risk le savent bien, la clé de la victoire avec ce type de jeu repose dans l’exploitation de la supériorité numérique ainsi que dans le recours à une guerre-éclair : en effet, à la fin de chaque tour de jeu, les colonies reçoivent un surplus de renforts proportionnel au nombre de territoires occupés. Donc, plus tôt dans la partie un joueur occupe de territoires, plus vite ses forces prennent l’ascendant sur celles des concurrents : pour que ce plan se réalise, encore faut-il provoquer le hasard en engageant de nombreux combats, dont certains à égalité numérique, voire - plus rarement - en infériorité numérique, avec le risque d’échec (ou de réussite !) que cela implique. Le titre de Mr Caillahuz bien que plaisant à jouer souffre cependant d’une légère incohérence : alors que M.U.L.E. est un jeu de gestion dans lequel les choix du joueur ont une importance prédominante et où le facteur chance joue un rôle mineur, Mule Wars représente tout le contraire ! L’ordinateur gérant à votre place la répartition et les déplacements de vos troupes, votre rôle se limite en fait à enchaîner des offensives en croisant les doigts pour avoir un minimum de veine ; les règles du jeu Risk ont été amputées de leurs quelques éléments de stratégie et c’est vraiment regrettable pour l’intérêt du jeu. Reste heureusement la possibilité de jouer contre plusieurs joueurs humains, ce qui permet de nouer quelques alliances provisoires à trahir quand bon vous semble… |
| Atari Frog Atariste convaincu ![]() |
Vraiment très sympa de lire tes tests, Sodom ! J'espère que ça éveillera la curiosité de quelques-uns.
C'est vrai que Speed Up! - Gold Edition est moyennement intéressant en solo. Le point fort du titre reste surtout la possibilité de jouer en réseau par l'interface MultiLink... Pas pour tout le monde, convenons-en. Par contre, il y a peut-être moyen de faire des parties sous émulateur à plusieurs par l'intermédiaire de Kaillera ! -- Atari Frog http://www.atarimania.com |
| Sodom Gros pixel ![]() |
4ème place (dotation 75 €) : Speed up !! Gold Edition
Jeu de course en vue aérienne, Speed up !! Gold Edition est la version améliorée d’un Freeware développé au début de l’année 2007, par les programmeurs tchèques Radek Sterba et Zdenek Eisenhammer. Essentiellement axé autour d’une conduite arcade, ce titre se démarque de la concurrence en proposant une gestion « réaliste » des vitesses. Dans cette optique, les pilotes du dimanche vont devoir se faire à l’utilisation d’une boîte manuelle : passage à la vitesse supérieure et rétrogradation s’effectuent à l’aide des directions haut-bas ; négocier virages serrés et chicanes impliquera non seulement de lever le pied au bon moment mais également de choisir la vitesse la plus adaptée au parcours. La simulation s'arrête là et ne s’applique malheureusement pas au maniement du véhicule : à l’arrêt comme en vitesse maximale, le joueur fait ce qu’il veut de son bolide, jamais soumis à une quelconque inertie. Enfin, en cas de choc avec un obstacle, la voiture reste bloquée quelques secondes avant d’être replacée sur le circuit.
Speed Up !! gold edition propose 4 circuits - contre un seul dans le premier opus - aux tracés assez diversifiés, comportant leur lot d’accidents et d’obstacles. On notera qu’un effort a été fait pour varier les environnements. 1. Skill Test race : comme son nom l’indique ce circuit met à l’épreuve les compétences du joueur dans les différentes domaines de conduite ; la capacité à anticiper et naviguer entre les obstacles est plus particulièrement sollicitée. 2. PG’s Atariada race : LA course multijoueur aux différents embranchements et voies parallèles. Idéale pour débuter, c’est de surcroît le circuit le plus amusant. 3. Narrow Wood race : constituant l’unique piste du premier Speed Up !!, Narrow Wood Race a été revu et corrigé pour coller davantage au multijoueur : la voie est en conséquence un peu plus large afin de faciliter les dépassements ; comportant de nombreux virages en courbes, ce circuit amélioré est au final l'un des plus agréables à parcourir. 4. Desert race : alterne des passages à fond la caisse – attention cependant aux palmiers et aux dunes – ainsi que des slaloms en ville puis à travers des champs pétrolifères. Cette course apporte une touche d’exotisme bienvenue.
Après quelques parties, l’unique reproche que l’on a envie de faire à ce jeu concerne son mode solo dans lequel le joueur se retrouve isolé sur les différents parcours, sans aucun concurrent CPU à affronter. Que ce soit dû à un manque de temps pour le développement ou à des tests d’IA peu convaincants, cette lacune explique probablement la quatrième place de Speed Up !! Gold Edition au palmares de l’ABBUC. Avec un peu plus d'efforts, le jeu aurait certainement atterri en Pole Position... |
| Sodom Gros pixel ![]() |
Après avoir exploré en détail les différents titres présentés dans ce topic, voici un complément d'infos aux descriptifs effectués par Atari Frog des 5 gagnants de l’ABBUC Software Contest 2007 :
5ème place (dotation 50 €) : Eckn Développé par Christian Krüger, Eckn est un Puzzle Game dans lequel le joueur fait face à un damier de 10 x 10 cases colorées aléatoirement : le but du jeu est de former un maximum de rectangles aux coins de même couleur dans le délai imparti. Pour créer un rectangle, le joueur dépose tout d’abord un pion sur l’un de ses angles en appuyant sur la touche action ; puis il déplace le curseur jusqu’à la case représentant l’angle opposé, avant de valider son choix en appuyant de nouveau sur la touche action. Les carreaux compris dans le périmètre du rectangle nouvellement formé sont alors retournés et affichent une nouvelle couleur, offrant ainsi des possibilités de combinaisons inédites. Il n’y a pas de taille limite pour la réalisation des figures : elles peuvent faire 2 cases sur 2, ou bien davantage : évidemment, plus votre rectangle est important et plus il rapporte de points…
Le fond musical discret ne risque pas de perturber votre concentration : en revanche vous n’êtes pas tout seul devant le damier, puisqu’un commentateur (il s’agirait en fait de l’épouse du développeur…), doté de différentes mimiques, suit votre prestation du regard, donne quelques conseils quant au déroulement de la partie, signale vos erreurs et vous félicite lorsque vous avez réussi un joli coup. Il vous met également la pression dès que le temps restant vient à diminuer dangereusement. Au fil de vos performances, le commentateur se lâche de plus en plus, allant même jusqu’à dévoiler son penchant de nerd atarimaniaque. Et si vous réussissez un Eckn alors là il ne se sent plus… Mais au fait, qu’est ce que c’est qu’un Eckn ?
L’Eckn est la manœuvre la plus audacieuse du jeu ainsi que la plus rentable en termes de points : il y a Eckn lorsque vous êtes parvenu à rendre les 4 angles du damier de couleur identique ce qui vous permet de retourner toutes les cases en un seul coup ; l’Eckn vous gratifie d’une démence passagère du commentateur ainsi que d’un « bonus point » substantiel. Techniquement ce n’est pas Enck qui mettra les Atari-8bits à genoux, mais ce jeu offre juste ce qu’il faut au joueur un minimum intéressé par le genre du Puzzle Game. Le titre de Krüger s’avère même particulièrement addictif et aurait probablement obtenu une meilleure place dans le concours si son concept n’avait pas été repris de Znax, jeu flash à la mode, déjà converti en 2006 sur Atari ST. A noter que le temps de jeu est paramétrable : les plus costauds - intellectuellement s’entend - d’entre vous devront se montrer capables de réaliser un Eckn en moins d’une minute. Alors, êtes-vous à la hauteur du défi ? |
| Sodom Gros pixel ![]() |
Merci pour l'info : fan de Risk, je vais aller voir ce jeu de plus près |
| Atari Frog Atariste convaincu ![]() |
Mule Wars est dispo et la qualité est au rendez-vous ! En gros, il s'agit d'un clone de Dice Wars transposé dans l'univers (futuriste) de MULE.
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-- Atari Frog http://www.atarimania.com |
| JC Camarade grospixelien ![]() |
J'ai eu le même problème que toi Lionel, et je confirme qu'avec le paramétrage posté par Atari Frog, tout s'arrange ! (la mémoire était restée sur 64k) |
| IsKor Camarade grospixelien ![]() |
En tous cas, les graphs sont magnifiques! C'était capable de ça, un Atari 8Bits?
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