Forums de Grospixels
Bienvenue sur le forum de Grospixels : [ S'Enregistrer ]
Déjà inscrit ? [ Connexion ]
 
retour sur le site
rechercher

Poster un message
Autorisation :Tous les membres Enregistrés peuvent poster de nouveaux sujets et des réponses sur ce forum
Nom d'Utilisateur :
Mot de Passe :
J'ai perdu mon mot de passe!
Corps du Message :

HTML est: Activé
BBcode est: Activé
[img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img] [img]
Options : Désactiver HTML sur ce Message
Désactiver BBcode sur ce Message
Désactiver Smilies sur ce Message
Montrer la signature (Ceci peut être modifié ou ajouté à votre profil)
 -   - 

Rappel des 10 derniers messages du topic (les plus récents en haut)
MTF
Modérateur groovy
Je ne pense pas que l'on ait déjà parlé ici de Neverending Nightmares, jeu indépendant de Infinitap Games sorti fin septembre sur Steam. Que je me propose alors de vous en parler un peu.



Le jeu vous met dans la peau de Thomas, un jeune homme qui souffre de cauchemars récurrents. Aussi, quand le jeu débute, le voilà poignarder à mort sa sœur... Avant de finalement se réveiller, dans son lit. Mais est-il bien sûr de ne pas se trouver dans un autre rêve ?



Comme le nom du jeu doit vous l'indiquer, NN vous propose de vivre une version "dérangée" d'Inception et d'explorer une suite ininterrompue de cauchemars s'insérant les uns dans les autres. Chaque partie commence alors par Thomas s'éveillant en sursaut et explorant alors sa psyché, dans l'espoir de pouvoir enfin se réveiller. Ce qui frappe de prime abord dans ce jeu, c'est bel et bien son parti-pris graphique : entièrement en noir et blanc et comme crayonné, s'inspirant beaucoup du travail d'Edward Gorey, illustrateur américain qui a notamment influencé Tim Burton.



La première fois que j'ai vu, ainsi, une vidéo du jeu, j'ai cru qu'il s'agissait d'un court-métrage : c'est que tout est fait avec une grande fluidité, et nous sommes vraiment dans l'esprit d'un dessin animé interactif. Les effets d'ombres et de lumière, de même, jouent beaucoup sur le crayonné et les hachures, et le jeu ne colore que quelques éléments avec lesquels on pourra agir.
L'atmosphère du jeu balance alors volontiers entre un Silent Hill déplaisant et un Phantasmagoria burlesque : outre les images dérangeantes de moisissures, de toiles d'araignée, de poupées de porcelaine morcelées, il y a également énormément de gore, d'automutilation, de scènes macabres. Il faut avoir le cœur bien accroché, tout étant toujours très explicite : ne jouez pas à ce jeu devant vos enfants, je pense que ça pourra les traumatiser.



Le jeu est composé de plusieurs chapitres ou "cauchemars" s'insérant les uns dans les autres. Il y a cependant en tout trois fins distinctes, qui se débloquent en prenant des chemins alternatifs dans certains chapitres. Le jeu vous indique clairement où se situent ces voies de traverse, les trouver, en revanche, sera un peu plus compliqué sans doute. Quoi qu'il en soit, ces chapitres sont constamment organisés de la même façon : une série de pièces, plus ou moins disposées en labyrinthe. Il faut alors trouver l'issue, du moins déclencher l'événement qui permettra à Thomas de se réveiller... et d'entrer dans un nouveau cauchemar.



Quelques autres petits éléments sont à connaître. Tout d'abord, il est possible au joueur de mourir. Cela ne se fera, généralement, que lors de la rencontre de certaines créatures (je ne vous les montre pas ici pour ne pas gâcher la surprise) qui demanderont à adopter le bon comportement : se cacher, fuir ou ne pas faire de bruit. Peu nombreux, ils sont surtout un prétexte pour donner un bon coup de stress au moment idoine.
Car si le jeu n'est pas, en lui-même, effrayant (il y a bien quelques sursauts au début de l'aventure, mais ils se comptent sur les doigts d'une main), il est incroyablement anxiogène. Les environnements sont garnis de détails morbides, et comme on passe plusieurs fois dans les mêmes lieux, ils changent au fur et à mesure. Il faut alors être très attentif à son environnement, surtout que cela pourra permettre d'éviter certains dangers.
Mais ce qui fait surtout de cette expérience quelque chose de mémorable, c'est la bande-son. Il faut absolument jouer au casque pour profiter des mélodies boiteuses, des murmures, des vitres qui semblent se fracasser dans votre dos. C'est grâce à cela que NN reste dans les mémoires et c'est pour cela qu'il est aimable.



Mais si vous enlevez cela, il ne restera presque rien : moins un jeu qu'une expérience interactive, des dires des développeurs pour représenter par le média jeu vidéo les troubles dont le créateur est atteint, TOC et dépressions, il n'y aura là guère de secrets, d'exploration, de vitesse. D'un rythme résolument posé, il fait beaucoup penser à The Path et, tout comme lui, demande une clé des songes et de l'analogie pour comprendre parfaitement son histoire. On trouve déjà des théories sur le net le concernant, à ne lire évidemment qu'une fois le jeu traversé.

Neverending Nightmares est une expérience riche et intéressante. N'attendez pas d'y trouver un jeu vidéo, mais plutôt une forme de représentation personnelle de graves sujets. N'y jouez pas pour vous détendre, mais bien pour vous perturber. S'il n'est sans doute pas le premier à faire cela (j'ai cité plusieurs exemples dans ce post), il le fait avec talent et honnêteté, et on gardera toujours quelque chose de sa traversée.





Forum www.grospixels.com (© 2011-2019 Grospixels)