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Rappel des 10 derniers messages du topic (les plus récents en haut)
Shenron
Pixel visible depuis la Lune
Alors rendez-vous le 20 Septembre

Pour avoir relancé le multi de Gears 2 récemment, j'ai été frappée par sa mollesse comparé à la bêta du 3. Vivement ! []

dante2002
Déterreur de topics
Plusieurs années après tout le monde, et en attendant Camembert qui se fait désirer comme une vieille starlette sur le retour, j'ai enfin terminé ce jeu ce soir.

J'ai vraiment beaucoup aimé le dernier chapitre, et suis ma foi assez impatient de jouer au troisième opus []

Simbabbad
Pixel planétaire
Ce que tu dis est intéressant, mais les avis sur Gears of Wars que j'ai lus en France, positifs comme négatifs et le consensus général, ont tous leur exact équivalent sur les forums américains. Je ne pense pas qu'il y ait d'incompréhension culturelle, surtout depuis le temps que l'on baigne dans la culture américaine (je lis et écris plus d'Anglais que de Français à peu près tous les jours, 85% de mes films et séries parlent Anglais et je les regarde en V.O. ; et les réflexions du genre "those stupid Americans couldn't understand the brilliance and subtility of The Prisoner" de la part de certains Anglais sur la nouvelle série Le Prisonnier - que j'aime beaucoup - me hérissent).

La très nette préférence pour "l'école japonaise", le rejet du mainstream occidental testostéroné, on le retrouve tel quel de la part de certains joueurs Américains.

Pour ce qui est de Gears of Wars qui me paraît beauf (sur le plan de l'univers), disons que chez les Américains dont je parlais, on parle de jeu pour "dudebros high-fiving each others" en plus des remarques sur la palette artistique ou le gore. On pourrait en gros traduire ça par "truc pour gros bourrins" je pense.

Disons que les personnages que l'on joue me rappellent très exactement les soldats de l'excellent "Small Soldiers" de Joe Dante (meilleur que Gremlins AMHA) et vu le rejet absolu que j'ai fini par avoir de God of War à cause de raisons similaires, je préfère éviter.

Ceci étant dit, je ne juge en rien les gens qui aiment. C'est comme Le Contrat: je vois les qualités, je vois le gag du truc hénaurme, je respecte et comprend mon frère qui adorait (et qui est un mec très fin par ailleurs), mais en ce qui me concerne, bleh, quoi.

Laurent
Commissaire apolitique
Citation :
Le 2010-09-03 13:48, Wild_Cat a écrit :
J'ai plus tendance à dire qu'un jeu "second degré" quand c'est son mode d'expression principal. Un jeu qui est à fond dans la déconne, sauf éventuellement pour 2-3 séquences qui deviennent sérieuses. Par exemple, No One Lives Forever, Viewtiful Joe, Portal ou Team Fortress 2. Ca n'empêche pas les jeux sérieux de rigoler un coup de temps en temps (tous les jeux Blizzard, par exemple, ou les Gears of War), mais ça n'en fait pas autant des jeux centrés sur la déconne. Disons qu'il y a les jeux "second degré" et les jeux "avec du second degré."

Ce qu'il faut, quand le jeu est américain comme ceux-là et qu'on peut éventuellement avoir un problème avec ça, c'est se demander comment on manipule le second degré dans leur culture.

Le second degré, c'est quand il y a de l'humour dans le sérieux, ou du sérieux dans l'humour. La mentalité américaine a tendance à concilier ces deux tournures d'esprit pour qu'elles s'alimentent mutuellement et qu'il en ressorte quelque chose de productif. Ceci est aussi vrai pour les universitaires que pour la recherche, l'armée ou les studios de cinéma. Quand des Américains travaillent sur un projet, ils travaillent dur mais donnent volontiers dans la digression infantile, la déconne. Tant qu'elle est codifiée et partagée par tous, autrement-dit disciplinée, cette digression n'est pas vue comme un facteur de déconcentration ou d'inefficacité, au contraire, on n'oubliera jamais d'en parler si le projet est une réussite, pour que la tradition perdure (voir les making-of de films ou les documents de la NASA, où les attitudes "adulescentes" pullulent). Dans les cas les plus remarquables, on se trouve même avec des gens surdoués qui ont consacré un travail et un temps démesurés à des objectifs relevant du gag pur, et qui ont finalement abouti -parce qu'après tout ils étaient surdoués- à une avancée technologique majeure et des gains financiers énormes. Le jeu vidéo a été inventé comme ça, et le fait que de tels personnages peuplent les romans de Neal Stephenson me pousse à croire que ce n'est pas un cliché démago de l'Americana.

On observe la même chose dans la culture populaire américaine récente, en particulier le cinéma, avec des films créés par des passionnés dans une ambiance studieuse et potache. L'idée de génie qu'ont eue leurs réalisateurs est d'imprégner les images de cette ambiance pour que le spectateur se senté convié à la fête, qu'il ait l'impression, lui aussi, d'être un grand enfant qui peut accomplir des choses.

Des jeux comme Gears of War ou Halo, à voir comment on nous les présente dans les vidéos promotionnelles (à base de codeurs bossant comme des dingues entourés de figurines et de mugs Bart Simpson), se veulent les héritiers de ces films, de Star Wars, de Apocalypse Now (archétype du film qui a la même atmosphère que son tournage), d'Alien (synopsis très mince dopé par le travail d'artistes qui se sont lâchés) ou The Thing (encore l'oeuvre d'une équipe surmotivée, le making-of est hallucinant). Ca crève les yeux, c'est à la fois un axe marketing (avant la Xbox ça n'avait pas trop été fait dans le domaine du jeu vidéo) et une réalité culturelle. C'est pour ça qu'on peut y voir des éléments humoristiques et d'autres beaucoup plus sombres se téléscoper parfois violemment, sans que les uns désamorcent l'effet des autres, sans qu'il faille dissocier les deux. C'est quelque chose de naturel et étroitement lié à leurs origines. Et comme ce sont des entreprises réussies (ça s'est super bien vendu, ça a des qualités reconnues partout, ça a influencé la production concurrente), les suites des ces jeux ne changeront jamais fondamentalement. Bungie fera d'autres séries, Epic finira par arrêter Gears, mais dans l'esprit, ce qu'ils feront sera forcément comparable.

On peut ne pas aimer, bien sûr, sans que cela repose forcément sur un rejet de la culture américaine, mais dire de tels jeux (ou des films dont on parlait plus haut) que "ça se prend trop au sérieux", ou que "c'est involontairement comique", ça n'a, d'après moi, pas de sens. C'est mal comprendre leurs auteurs. C'est le genre de choses qu'on lisait dans Télérama il y a quelques années quand il était question d'un blockbuster américain, et à l'époque c'était de la mauvaise foi (peut-être justifiée par une réaction à ce qui s'apparentait à une invasion culturelle). Après, on me dira peut-être "j'aime Star Wars, mais pas du tout Halo !". Mais là, à mon avis, on sera plus dans une discussion sur la faiblesse des jeux vidéo en tant que raconteurs d'histoires, et après tout personne n'a dit que les mecs de Bungie avait autant de talent que Spielberg ou Lucas.

Quand à ce que disait Simbabbad sur Gears ("je trouve ça beauf"), là je répondrai que le mot "beauf" à pratiquement une signification différente par personne, donc ça mérite un peu plus d'explications. []

Wild_Cat
Anarchy in the UK
Je remonte ce topic pour arrêter de polluer celui de Vanquish avec du HS.




Citation :
Le 2010-09-02 19:16, Laurent a écrit :

Après, faut voir ce qu'on appelle second degré : personnellement, j'y vois une certaine distance ponctuellement affichée, que ce soit par des traits d'humour ou par un grossissement exagéré du trait. Mais pas un décalage permanent. Il y a du second degré dans Alien, dans les Star Wars, chez James Cameron, dans Halo, ce qui ne les empêche pas de redevenir sérieux quand il le faut... Il y en a aussi dans Bionic Commando, quand le héros se marre de voir une grosse barre de vie apparaître au moment du combat contre un boss.


J'ai plus tendance à dire qu'un jeu "second degré" quand c'est son mode d'expression principal. Un jeu qui est à fond dans la déconne, sauf éventuellement pour 2-3 séquences qui deviennent sérieuses. Par exemple, No One Lives Forever, Viewtiful Joe, Portal ou Team Fortress 2.

Ca n'empêche pas les jeux sérieux de rigoler un coup de temps en temps (tous les jeux Blizzard, par exemple, ou les Gears of War), mais ça n'en fait pas autant des jeux centrés sur la déconne.

Disons qu'il y a les jeux "second degré" et les jeux "avec du second degré."

Citation :

Joshua Ortega, c'est un scénariste de chez Microsoft Games Studio qui a été ajouté à l'équipe de développement de Gears sur le second volet pour qu'il y ait plus de "drama". Rien de comparable avec, par exemple, le cas de Joseph Staten sur Halo, qui lui est vraiment un taulier.


En ce qui me concerne, c'est raté. La trame scénaristique principale de Gears 2, qui se veut d'un sérieux papal, est d'une ringardise rare. Le jeu est sauvé par son gameplay, bien évidemment, mais aussi par ses passages comiques, ses situations improbables (dont les personnages sont parfaitement conscients de l'absurdité) comme le ver géant et les dialogues irrésistibles de Cole et Baird.

Mais du coup, ça donne comme une impression de schizophrénie. Ca ne me surprendrait pas d'apprendre qu'il a été écrit par deux personnes, dont l'une (vraisemblablement Ortega, au vu de l'interview) n'était pas consciente d'être en train d'écrire un nanar, et l'autre qui s'en est aperçue et a décidé d'enfoncer le clou, comme Louis de Funès en roue libre dans un film pourri où il est la seule bonne chose.


Halo, par contre, c'est un cas à part. Bungie a des scénaristes excellents et une lore très développée (leurs théories sur les IA, par exemple, datent du premier Marathon, en 1994, donc ils ont eu le temps d'approfondir depuis), ce qui permet aux personnages et aux situations de leurs jeux d'être crédibles et intéressants au premier degré.

Et ils se paient le luxe d'avoir aussi des situations comiques d'une grande qualité dans les trois Halo, à commencer par les grunts et leurs légendaires voix à la Worms.

Citation :

Ce à quoi il fait référence avec cette phrase, ce sont des trucs comme la mort de la femme de Dom. Et puis j'ai l'impression qu'il parle de Gears 3, là, donc si ça se trouve ça va vraiment devenir sérieux.


Non, là il parle de la série de comics sortie en même temps que Gears 2. Donc oui, ça fait référence à la mort de la femme de Dom (qui, je l'admets, était plutôt bien trouvée), mais aussi à celle de Tai, aux messages secrets du père de Marcus, à la guerre civile chez les Locusts, aux voice-overs prophétiques de la reine... Bref, à tous les éléments sérieux de l'histoire qu'il est de bon ton de pudiquement ignorer quand on discute du jeu parce qu'ils sont nuls.

Tout ça, il croit vraiment que c'est une belle histoire émotionelle et tragique.

Citation :

Personnellement je vois du second degré partout dans Gears 1 et 2. En fait il me suffit de penser deux minutes à ces jeux pour que me reviennent en tête des dizaines de gags. C'est un des jeux de ces dernières années qui m'ont fait le plus rire, mais pas d'un rire méchant ou moqueur.


Sur ce point au moins, nous sommes d'accord.
[]

Thezis
Pixel visible depuis la Lune
Je savais que cela existait dans la réalité !

[]

dante2002
Déterreur de topics
Bonjour à tous,

bien décidé à me changer les idées pour éviter de penser à Heavy Rain et de courir aller m'acheter une PS3, j'ai repris vendredi dernier Gears Of War 2 depuis le début, en prenant beaucoup plus le temps de me promener que lors de mon premier run.

Je suis donc arrivé aux chapitres où l'on retrouve Maria, et ce en deux sessions de jeu.

Bon dieu ce que ce jeu est prenant, addictif, et épuisant (dans le bon sens du terme).

Et du coup je me met à repenser à un Gears3, il n'y avait pas eu des rumeurs dernièrement comme quoi Epic devait en montrer 1 à l'E3? []

Shenron
Pixel visible depuis la Lune
On veut un avis sur le DLC ? Alors c'est parti !

Déjà, effectivement le solo est décevant, d'une part parce qu'il est trop court (une vingtaine de minutes), d'autre part parce que la partie infiltration est stupide. On s'ennuie, il n'y a qu'un chemin possible, et surtout bonjour le level design ! "Tiens, un bloc de roche inerte et inutile est accroché à une poulie, et si je le décrochais pour voir ?". Au secours.
Bon point cependant, il y a un passage court digne d'une Horde, ce qui manque un peu dans le reste du jeu.

Pour les cartes :

Pack Fkashback : on retrouve des cartes de Gears 1 légèrement remaniées (il y fait beau) :
Ceux qui ont acheté le jeu neuf les ont déjà, alors je ne détaille pas, sauf sur demande.

Pack Combustible:
Crue : Une carte souterraine, dans des tons verdâtres, de taille moyenne.
La bonne idée : le niveau d'émulsion qui monte sans cesse.
Dommage : ça monte trop lentement, ce n'est jamais une vraie menace.
La mauvaise idée : avoir regroupé un mortier / rayon de l'aube et un arc/boomshot dans la même pièce. Toute l'action se déroule toujours là.
Le verdict : une bonne carte sans plus, horripilante quand on n'a pas la main sur les armes lourdes.
Difficulté en Horde : faible. On peut correctement se barricader.

Ruée vers l'Or : Petite carte, quasiment symétrique, un étage. En gros c'est Stase en plein air.
La bonne idée : la plupart des points de contrôle sont au centre de la map, on n'est pas désavantagé en Annexion ou RDLC.
Dommage : Bonjour la foire d'empoigne dans les autres modes.
La mauvaise idée : Le reste.
Verdict : Une carte assez mauvaise, sans imagination. On s'ennuie ferme.
Difficulté en Horde : importante. L'aire à protéger est grande, ça peut arriver de partout. Un seul set de grenades.

Station essence : Une station essence, des rues autour, et c'est tout.
La bonne idée : La carte est asymétrique, ça fait plus naturel. Le monte-charge dans la station.
Dommage : le lance-flammes à l'accueil du monte charge, ce qui le transforme en ascenseur pour l'échafaud.
La mauvaise idée : avoir mis deux points de contrôle à 2m du point de spawn. Les pompes à l'explosion à géométrie variable.
Le verdict : une carte sympa en exécution, ou leader, à éviter en annexion, rdlc ou fugitif.
Difficulté en Horde : moyenne. Le toit de la station est sûr, mais c'est chaud de choper des armes.

Bilan pack combustible : bof bof. Les cartes sont trop bourrines et manquent d'imagination.

Pack Snowblind :

Cour : Une map charmante, recouverte par un blanc manteau et avec tout plein d'armes.
La bonne idée : la carte est très grande, très ouverte, les armes sont très dispersées. On respire !
Dommage : La taille rend l'accès aux points de contrôle long. Comme la carte est tout en plein air, on vous voit arriver de loin.
La mauvaise idée : les grenades quasi-imprenables. Sinon rien à redire.
Le verdict : une très bonne carte, bien construite, avec pas mal de couverts et assez grande pour ne pas se faire harceler par le mortier.
Difficulté en Horde : stimulante. On peut se mettre relativement à l'abri en hauteur, mais c'est vite la panique si on se laisse déborder.

Cour mortelle : Une allée centrale avec juste une sulfateuse, des armes sur les côtés. Une carte linéaire et assez petite
La bonne idée : pas de boomshot, de rayon de l'aube et autres armes lourdes. Sur cette carte ça se joue à l'ancienne !
Dommage : on se sent un peu à l'étroit sur les plateformes latérales.
La mauvaise idée : je ne vois pas.
Verdict : une bonne carte dans tous les modes, peut être un peu trop petite, mais c'est chipoter.
Difficulté en Horde : raisonnable. Il y a moyen de bien se barricader avec des munitions à proximité. Mais il faudra prendre les armes sur les cadavres !

Dépôt d'essence : Une carte de Gears 1 remise au goût du jour. Un dépôt, une station essence, des snipers. Taille moyenne.
La bonne idée : beaucoup de couverts et de chemins possibles. Si vous aimez tirer dans le dos, c'est la carte qu'il vous faut.
Dommage : le mortier qui ne sert strictement à rien.
La mauvaise idée : avoir mis deux snipes/arcs. Cette carte est le paradis des campeurs et des parties à rallonge.
Verdict : carte sympathique sans gros défaut. Agréable en Ailier, allez savoir pourquoi.
Difficulté en Horde : moyenne.

Sous la colline : Une carte atypique, coupée en deux : la partie inférieure en intérieur, l'autre à découvert. Une map très vaste.
La bonne idée : avoir mis le mortier à l'autre bout de la carte. Beaucoup de couverts.
Dommage : les accès étroits, le paradis des piégeurs.
La mauvaise idée : les rebords à escalader partout, sachant que les Gears sont incapables de descendre en diagonale ou en faisant une roulade.
Verdict : une carte sympa mais qui peut énerver si on joue contre des lâches.
Difficulté en Horde : moyenne. En haut on est tranquille, mais on manque de munitions et on s'ennuie un peu.

Bilan pack Snowblind : très bon. Il n'y a aucune carte que je déteste, chacune a son intérêt. Et puis le décor enneigé est rafraichissant.

Je n'ai pas encore les cartes de Dark Corners en main, je ferai une mise à jour. []

RainMakeR
Chef de Rubrique Nécrologique
Bah le problème du live c'st que y'a plus beaucoup de grospixelien qui y vont. Y'en a quelques uns, mais pour trouver un crénéeau commun c'est chaud.

Et jouer contre des FR ou des US, j'ai déjà donné et sérieux, des fois tu comprends pourquoi on a une mauvaise image à l'etranger... []

Freshmeat
Pixel visible mais rikiki
Même si ça baisse, ce sera sans doute à 1200, si ça baisse. Et à 1200, ça vaut pas le coup non plus si tu ne fais que le solo. Si tu comptes aler sur le live avec les cartes en plus ok, mais que le solo, oublie... []




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