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Greendog : the Beached Surfer Dude !
Année : 1992
Système : Megadrive ...
Développeur : Interactive Designs
Éditeur : Sega of America
Genre : Plate-forme
Par Jika (29 avril 2013)

Le 22 janvier 2013, Sega annonce avoir fait l'acquisition de Relic Entertainment, un studio canadien spécialisé dans les jeux de stratégie (en particulier pour sa série Company of Heroes). Parmi les fans de l'éditeur japonais, les réactions sont diverses. Alors que certains voient clairement l'intérêt pour Sega d'avoir ce grand studio de développement dans son écurie, d'autres fans de la firme ne comprennent pas cette transaction qui a tout de même coûté la bagatelle de 26,6 millions de dollars. En effet, dans l'esprit de la plupart de ces joueurs-là, Sega est une compagnie qui a toujours été majoritairement japonaise et du coup, voir Sega acquérir ce studio canadien paraît contraire à l'héritage de la firme. De plus, avec des studios comme Relic Entertainment, The Creative Assembly (société à qui l'on doit la série des Total War) ou encore Sports Interactive (l'équipe derrière les jeux Football Manager), Sega possède aujourd'hui pratiquement autant de studios First Party occidentaux que japonais.

Un comble ? Pas exactement... En effet, il est important de rappeler que tout au long de son histoire, Sega a possédé beaucoup de studios américains ou européens. Si l'on se penche par exemple sur l'époque Dreamcast de l'éditeur, on se souvient que NoCliché (Toy Commander en 1999, Toy Racer en 2000) en France ou encore Visual Concepts (la série NBA 2K, Floigan Bros. en 2001) aux États-Unis étaient deux studios majeurs parmi les équipes internes de Sega... Il est d'ailleurs encore plus intéressant de revenir au début des années 90, à l'époque où la Megadrive commençait à peine sa glorieuse carrière. À ce moment-là, Sega comptait énormément sur deux équipes américaines qui allaient imposer beaucoup de leurs titres, à savoir :

  • Le Sega Technical Institute qui allait enchaîner les hits, avec par exemple des titres comme Kid Chameleon (1992), Sonic Spinball (1993) en collaboration avec la Sonic Team, ou encore Comix Zone (1995).
  • Sega Interactive (appelé auparavant Interactive Designs, avant que Sega ne rachète le studio en 1992), une équipe à qui l'on doit Eternal Champions (1993) et sa suite Eternal Champions: Challenge from the Dark Side (1995) sur Mega-CD, ou encore le portage de Star Wars Arcade (1994) sur 32X.

D'ailleurs, c'est avec un jeu très typé américain que le studio Interactive Designs connut l'un de ses derniers grands succès avant d'adopter définitivement le nom Sega Interactive. Ce jeu, c'est Greendog: The Beached Surfer Dude!, sorti en 1992, et comme nous allons le voir, ce titre représente plutôt bien le Sega du début des années 90, époque durant laquelle le constructeur connaissait un succès fulgurant aux États-Unis, en particulier grâce à des productions pensées spécialement pour ce public précis.

Petite sélection de productions du studio Interactive Designs/Sega Interactive entre 1992 et 1995. Du Star Wars, du Garfield et du Disney... Sega Interactive visait assez nettement le public nord-américain !

Surfin' USA

Dans Greendog: The Beached Surfer Dude!, le joueur incarne un jeune homme blondinet en bermuda (le fameux Greendog) qui passe la plupart de son temps à surfer ou à faire du skateboard. Le personnage de Greendog peut en réalité être perçu comme un stéréotype du jeune Californien branché du début des années 90. De plus, d'autres éléments comme le frisbee que lance le héros pour se défendre ou encore les burgers et les canettes de soda qu'il ramasse pour collecter des points renforcent ce sentiment. De toute évidence, Greendog était un personnage conçu pour être cool et pour plaire aux jeunes Américains.

Pour bien comprendre ce personnage, il est important de s'attarder quelque peu sur la genèse de Greendog. En effet, l'origine de ce personnage n'a rien à voir avec le monde du jeu vidéo puisque c'est Ric Green, un Californien fan de surf et n'ayant aucun rapport avec cette industrie, qui a créé ce héros bien avant que Sega ne s'y intéresse. Ric Green, dont le surnom était d'ailleurs Greendog, avait créé ce jeune surfeur dans l'espoir d'en faire une marque à part entière. L'idée était de décliner la licence Greendog en un grand nombre de produits dérivés. C'est ainsi que la première apparition de Greendog n'eut pas lieu dans un jeu vidéo mais dans un jeu de plateau appelé « Surf Trip », sorti en 1989 par Ric Green et son épouse Ana. Ce n'est que quelques années plus tard que le chemin du studio Interactive Designs et celui de Greendog se croisèrent. Au début des années 90, Sega confia à ce studio une mission plutôt délicate : faire de ce jeu de plateau et de ce personnage un jeu vidéo destiné à la toute nouvelle Megadrive. Avec l'accord de Ric Green, l'équipe décida de conserver l'esprit de la licence et de faire de Greendog le héros d'un jeu de plates-formes.

Ric Green, à propos du personnage de Greendog : « Greendog représente l'adolescent moyen, avec son style cool mais aussi un peu maladroit. Contrairement à la plupart des héros qui sont soit violents, soit "mignons", Greendog peut jouer sur les deux tableaux. Il n'est pas violent, mais il peut se défendre si on le cherche. Je le vois en fait comme le défenseur de la pop culture. Quoi que nos joueurs aient envie de faire, Greendog peut le faire dans ses jeux. On peut tout à fait imaginer Greendog en train de faire du saut à l'élastique, des courses de moto tout terrain, ou même du jet ski ! » (citation extraite du magazine Sega Visions - juin/juillet 1993).
Une image du jeu de société « Surf Trip », dans lequel Greendog fit sa première apparition.

Greendog: The Beached Surfer Dude! est un jeu de plateformes 2D dans la plus grande tradition des platformers qui firent le bonheur des possesseurs de 16-bits. Le studio Interactive Designs prit la décision de placer Greendog dans un décor paradisiaque pouvant correspondre à sa passion pour le surf. Le choix de l'équipe se porta rapidement sur les Caraïbes et sur son folklore.

Alors qu'il était en train de surfer, Greendog est pris dans une vague gigantesque et se retrouve projeté sur une plage de sable fin. En revenant à lui, Greendog se rend compte qu'un mystérieux collier s'est glissé autour de son cou lors sa chute. Notre héros réalise alors que ce pendentif est maudit car malgré tous ses efforts, il lui est impossible de le retirer... Cependant, les plages des Caraïbes sont souvent bien fréquentées, et c'est ainsi que Greendog finit par rencontrer une plantureuse jeune fille en bikini qui semble savoir beaucoup de choses à propos de ce collier. La belle explique alors à notre surfeur intrépide que ce pendentif a pour effet de rendre agressifs tous les êtres vivants s'approchant de son porteur. Touristes, crabes ou étoiles de mer, tous se jetteront sur Greendog tant qu'il portera ce collier. Notre héros n'a plus qu'une seule solution : retrouver les six morceaux constituant la Planche de Surf des Anciens, un artefact capable de rompre la malédiction dont il est victime. Pour cela, Greendog devra explorer plusieurs îles des Caraïbes (la Grenade, la Jamaïque, Curaçao...) dans le but de mettre la main sur les six fragments tant désirés.

Du soleil, des filles en maillot de bain, des vagues gigantesques... Le monde de Greendog attire forcément l'attention.

La quête de Greendog entraînera notre héros dans une vingtaine de niveaux situés dans des décors très variés pouvant aller d'une plage ensoleillée à des fonds marins, tout en passant par des temples aztèques. Il s'agit d'ailleurs de la première chose qui frappe quand on s'essaie à ce titre : la diversité des lieux traversés et la beauté des décors placent Greendog parmi les plus beaux jeux de la console sortis à cette époque (même si la Megadrive proposera dans la deuxième moitié de sa vie des jeux encore plus aboutis). Le titre du studio Interactive Designs profitait d'une réalisation technique sans faille, et Sega s'appuyait d'ailleurs très souvent sur ce jeu pour vanter les mérites de sa machine. Au même titre que d'autres productions comme World of Illusion (Sega AM7, 1992) par exemple, Greendog: The Beached Surfer Dude! était fréquemment affiché dans les fascicules publicitaires de l'éditeur.

Tout au long de son aventure, le joueur doit se frayer un chemin dans ces splendides environnements tout en évitant les pièges disséminés ça et là. Pour se défendre, Greendog a à sa disposition un frisbee lui permettant de repousser les ennemis se jetant sur lui. De plus, notre surfeur trouvera au fur et à mesure de son périple des pouvoirs particuliers qui seront activables quand bon lui semble. Ces derniers confèreront au héros quelques capacités spéciales (être invulnérable, paralyser tous les ennemis du niveau, etc.) aussi efficaces que limitées dans le temps. Tout ceci ne sera pas de trop car la demoiselle en maillot de bain ne s'était pas trompé : tant que vous porterez ce maudit collier, tous les êtres vivants des Caraïbes vous en voudront personnellement.

Greendog va vous faire voir du pays !
Greendog jetant son frisbee.
Lorsqu'il utilise son pouvoir d'invincibilité, le héros se coiffe de ce superbe « chapeau-parasol ». Ne me demandez pas pourquoi.

Greendog, un athlète complet

Si Greendog: The Beached Surfer Dude! jouit d'une certaine richesse au plan de ses décors, il en va de même en ce qui concerne les situations de jeu qu'il propose. Ainsi, si la plupart des niveaux sont très linéaires, d'autres sont plus fondés sur un level design plus tortueux. C'est ainsi que les niveaux situés dans les temples aztèques paraissent par exemple plus labyrinthiques. Même si tout ceci demeure extrêmement subtil, cela permet au jeu d'offrir des niveaux assez différents... Il existe d'ailleurs d'autres stages qui tranchent encore plus avec le reste de l'aventure, à savoir les niveaux en véhicule. Très régulièrement, le jeu proposera au joueur des séquences de glisse, que ce soit en skateboard ou en rollers, durant lesquelles ce dernier devra éviter les murs et les sols jonchés de pics grâce à des rampes lui permettant de sauter par-dessus les obstacles. De plus, à la fin de chacune des îles qu'il traversera, Greendog chevauchera son hélicoptère à pédales afin de rejoindre la destination suivante tout en évitant les oiseaux et les poissons volants qui pullulent au-dessus de la mer. Ce « pédicoptère » fera très certainement sourire les vieux fans de Sega qui auront vu ici une ressemblance amusante avec un autre héros de la firme : Alex Kidd. Même si elles ne se renouvellent pas assez tout au long de l'aventure, ces phases en skateboard/rollers et ces séquences en hélicoptère ont le mérite de faire des cassures très nettes entre deux niveaux de plates-formes pures. Ainsi, en variant fréquemment les décors et les types de gameplay, Greendog: The Beached Surfer Dude! propose une aventure dont le rythme global est très agréable à suivre, et ce grâce à une alternance entre les séquences de jeu traditionnelles et des respirations bienvenues.

Que ce soit au fin fond d'une pyramide aztèque ou alors au
skatepark
du coin, Greendog a toujours sa planche avec lui.
Greendog vient de trouver un fragment de l'artefact. Immédiatement, il enfourche son pédicoptère et s'envole en destination de la prochaine île.

Avec ses décors paradisiaques et son héros décontracté, le titre du studio Interactive Designs prend parfois des airs de carte postale. Du coup, pour souligner cette sensation de dépaysement et d'exotisme que le joueur devait ressentir en s'essayant au jeu, il était important qu'une musique en adéquation avec cet univers lui soit proposée. C'est Paul Gadbois, un musicien ayant beaucoup travaillé avec ce studio, qui s'est occupé de l'excellente bande originale de Greendog: The Beached Surfer Dude! En effet, la musique qu'il a composée est à la fois très originale et complétement en accord avec l'univers dépeint... Pour arriver à un tel résultat, Paul Gadbois s'est inspiré d'un style musical originaire de Trinidad et Tobago appelé le Calypso. Cette musique basée sur des rythmes très entraînants fonctionne à merveille avec le monde dans lequel se déroule l'aventure. En s'appuyant sur cette fantastique bande originale, le studio Interactive Designs offre à Greendog un univers original et avec beaucoup de caractère. D'ailleurs, si comme à moi ce jeu vous donne un jour l'envie de découvrir un peu plus ce qu'est le Calypso, je vous recommande cet excellent lien très bien documenté.

En s'inspirant des Caraïbes contemporaines, Greendog: The Beached Surfer Dude! réussit à se donner un style très particulier et surtout complétement unique.

Un excellent petit jeu

Seulement voilà, sur Megadrive, la concurrence dans le petit monde des jeux de plateformes est très rude ! Que ce soit avec les différents épisodes de Sonic, les jeux Disney comme Aladdin (Virgin Games, 1993) ou Quackshot (Sega AM7, 1991) ou même d'autres grands titres comme Earthworm Jim (Shiny Entertainment, 1994), la 16-bits de Sega a accueilli une quantité considérable de platformers d'exception. Du coup, pour se faire une place, Greendog: The Beached Surfer Dude! se devait de viser l'excellence. Malheureusement, le jeu fut assez vite éclipsé par ces titres mythiques qui firent la renommée de la Megadrive.

En effet, malgré toutes ses qualités dont nous avons parlé auparavant (sa variété, sa réalisation de haute volée, son univers original ou encore sa musique fantastique), Greendog: The Beached Surfer Dude! ne peut en aucun cas rivaliser avec les ténors de la plateforme pour différentes raisons. Tout d'abord, il est important de signaler que sa jouabilité est très particulière. En effet, avec son héros très imposant à l'écran, son rythme plutôt lent et ses contrôles un peu délicats (avec par exemple des sauts « lunaires » difficiles à estimer ou encore des masques de collision parfois peu lisibles), le jeu donne une désagréable impression d'imprécision. À cause de cette jouabilité un peu approximative, il est parfois délicat pour le joueur d'éviter tous les ennemis et les pièges à l'écran, et d'ailleurs la présence d'une barre de vie assez permissive (Greendog pouvant encaisser beaucoup de coups avant de perdre une vie) renforce un peu cette impression. Ceci dit, le maniement du héros est tout de même plutôt agréable, et avec un peu d'entraînement, on arrive à diriger le surfeur sans trop de difficulté. Par contre, même après plusieurs heures à se faire la main dessus, les phases en skateboard ou en rollers demeurent trop imprécises pour être réellement excitantes.

À l'écran, Greendog est vraiment imposant. Voir un jeu de plateformes avec un sprite aussi gros pour le personnage principal n'est pas si courant.

Enfin, il est impossible de ne pas pointer du doigt la relative paresse du level design. En effet, beaucoup de niveaux se résument à aller de la gauche vers la droite, sans aucune réelle subtilité (le niveau de la plage est en ce sens très parlant). Heureusement, certains stages plus complexes comme les fameuses pyramides aztèques ou encore le métro jamaïcain sont plus intéressants à parcourir. Cependant, ces niveaux-là sont peu nombreux et de ce fait, la majorité des stages de Greendog: The Beached Surfer Dude! pâtit d'un level design peu inspiré. Même constat en ce qui concerne les Boss, car il y a en tout et pour tout un seul chef de fin de niveau à affronter au cours de l'aventure... Néanmoins, le jeu se parcourt avec plaisir car à défaut de proposer des combats grandioses contre des Boss, Greendog: The Beached Surfer Dude! rythme la progression du joueur grâce aux phases en véhicule qui apportent la richesse et la variété dont ce dernier a besoin pour ne pas se lasser.

Hormis quelques niveaux jouant un tout petit peu sur la verticalité, la majeure partie des stages de Greendog: The Beached Surfer Dude! sont bâtis exclusivement sur une progression horizontale.

S'il est évident que Greendog: The Beached Surfer Dude! n'a pas la carrure pour rivaliser avec les grands platformers de la machine, le jeu reste néanmoins une valeur sûre de la ludothèque Megadrive. Ce titre possède une ambiance toute particulière, et jouer à Greendog, c'est avant tout le plaisir de parcourir un jeu de plateforme agréable, ensoleillé et surtout très différent des autres jeux du genre... Greendog est également intéressant car il représente plutôt bien le Sega du début des années 90. En proposant des productions audacieuses, différentes et pensées pour plaire aux jeunes Américains, Sega espérait « ringardiser » Mario et Nintendo afin de s'imposer aux États-Unis. Cette démarche est assez facilement perceptible dans des titres comme ToeJam & Earl (Johnson Voorsanger Productions, 1991) ou Chakan (Extended Play Productions, 1992), mais Greendog est aussi un exemple vraiment parlant. C'est finalement avec Sonic the Hedgehog (Sonic Team, 1991) que la stratégie de Sega finit par payer, et une fois ce nouveau personnage imposé dans l'esprit des joueurs, Sega tint sa mascotte, celle qui symbolisait parfaitement la philosophie de la marque.

En plus de l'excellent « petit jeu » qu'il est encore aujourd'hui, Greendog: The Beached Surfer Dude! est un témoignage évident de l'importance qu'ont eu la culture et les développeurs américains pour Sega au début de la vie de sa 16-bits. Aujourd'hui, de nombreux joueurs ayant parcouru les Caraïbes aux côtés de Greendog n'ont pas oublié le surfeur de Sega, et malgré la très courte carrière vidéoludique du personnage, il demeure une des figures emblématiques de la Megadrive. D'ailleurs, quand on joue aujourd'hui à Sonic & All Stars Racing Transformed (Sumo Digital, 2012), ce jeu de course mettant en scène toutes les grandes gloires de l'histoire de Sega, on se dit que Greendog et son pédicoptère auraient tout-à-fait leur place dans ces courses endiablées. Néanmoins, il est très difficile de savoir qui détient les droits du personnage aujourd'hui car Ric Green, le papa du surfeur blondinet, nous a malheureusement quitté au début des années 2000... Espérons que Sega puisse tout de même trouver un moyen d'intégrer Greendog au casting d'un futur jeu de la série Sega All Stars, même si le comeback du surfeur dans le monde du jeu vidéo paraît peu probable...

Contrairement à ce qu'il espérait, Ric Green n'aura pas réussi à imposer sa création en tant que licence incontournable des années 90, mais il y a fort à parier qu'il serait très fier de voir son bébé être encore dans les mémoires des retrogamers d'aujourd'hui.

ANNEXES

Voici quelques retours de la presse lors de la sortie de Greendog: The Beached Surfer Dude!

- « Beauté, variété, humour, personnalité, il y a tout ce dont on peut rêver dans ce jeu magique. On pourra objecter que la progression de la difficulté n'est pas toujours bien dosée (des niveaux évidents suivent des niveaux difficiles) et que la durée de vie est peut-être un peu courte. Mais comment résister à la cartouche la plus fun et la plus inventive de la Megadrive ? » (90% - Olivier Scamps alias Iggy, dans le Player One numéro 24 d'octobre 1992)
- « D'une maniabilité impeccable, Greendog est également parfaitement animé, bien que le sprite soit d'une dimension relativement imposante. Drôle et sympathique, ce titre de Sega est promis à un bon avenir. » (88% - Jean-Marc Demoly alias J'M Destroy, dans le Joypad numéro 13 d'octobre 1992)
- « Côté réalisation, il n'est pourtant pas mauvais, tout est fluide et il n'y a aucun ralentissement. La musique, sympa, est très relaxante. Mais malgré tout cela, il n'arrive pas vraiment à accrocher : le personnage, trop grand, n'est pas assez maniable surtout lorsqu'il s'agit de sauter, ce qui devient vite énervant dans les niveaux riches en plates-formes. Trop lent et pas assez vivant pour un jeu de ce type, Greendog ne fait vraiment pas le poids face à un Magical Boy ou au tout dernier Sonic 2 ! » (70% - Douglas Alves, dans le Consoles + numéro 14 de novembre 1992).

- Bien qu'il n'ait pas eu la chance d'apparaître dans un second épisode, Greendog fit tout de même une autre apparition dans le petit monde du jeu vidéo par le biais d'un portage du titre original sur Game Gear. Sortie en 1993 exclusivement aux États-Unis, cette version portable était assez similaire à l'épisode Megadrive, même si les niveaux furent modifiés. Malheureusement, le portage ne s'est pas fait sans heurts... Sans ses graphismes et sa musique enchanteurs, Greendog perd énormément, et finalement, cette version Game Gear n'a que peu d'intérêt.

Greendog: The Beached Surfer Dude! sur Game Gear. Moins recommandable que sur 16-bits...

Cliquez sur "page suivante" pour accéder à une interview exclusive de Michael Latham, développeur sur Greendog: The Beached Surfer Dude!

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