Raiden
Lien vers l'article relatif à la borne du jeu, rédigé par Bernard :
http://www.grospixels.com/site/Raiden.php
Si vous venez régulièrement sur ce grosblog, vous devez commencer à connaître Telegames et ses modes de fonctionnement : à la mort officielle de la console, on rachète pour pas un rond les jeux pas finis et laissés à l'abandon dans le catalogue Atari, on termine leur développement à bas coût et on sort un produit à la présentation discutable (un boîtier de CD fait office d'emballage) sur un réseau de distribution qui frise l'amateurisme. Même si on peut critiquer cette technique de vautour opportuniste, elle aura eu le mérite de gonfler le maigre catalogue de la Lynx avec des classiques comme Double Dragon, Desert Strike ou Qix (mais il y a eu aussi pas mal de daubes au passage : Krazy Ace Miniature Golf, Bubble Trouble, Fat Bobby).
Pour la conversion de ce grand classique du shoot, Telegames a plutôt bien fignolé le travail. Il faut dire qu'ils ont eu le temps. Le jeu était à la base prévu pour 1992 et il n'est sorti qu'en 1997. Techniquement, rien à dire : les graphismes sont fins, l'animation ne bronche pas malgré des sprites imposants et ça pète de partout. Le positionnement de l'écran à la verticale rajoute aussi une petite touche de salle d'arcade. Mais pour la maniabilité, on repassera. C'est vraiment pas commode de jouer ainsi et au final, on préferera la position horizontale. Et même comme ça, le jeu reste très difficile. Si vous ne parvenez pas à mettre la main très rapidement (genre dans les 10 premières secondes) sur les bonus d'armement, vous êtes mort. Il vous sera en effet impossible de vous en sortir avec de l'armement classique, même dans les toutes premières minutes du jeu. De plus, les ennemis sont parfois tellement gros qu'il est délicat de pouvoir les éviter en même temps que leurs projectiles.
Je reste donc partagé sur ce Raiden. S'il est une réussite indéniable sur le plan technique, sa jouabilité particulière laisse à désirer. C'est dommage qu'on n'ait pas pu trouver de compromis entre celui-là et Gates of Zendocon (qui pour le coup était, lui, beaucoup trop facile).