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The Legend of Zelda - Autres Jeux
Année : 1989
Système : 3DS, CD-I, GBC, GameCube, SNES, WiiU
Développeur : Nintendo, Philips
Éditeur : Nintendo
Genre : Aventure / Action

Portages et autres jeux

Bien évidemment, en plus de vingt-cinq ans, les épisodes de la série Zelda ont connu de multiples avatars, incarnations et portages. Nous allons passer en revue ici quelques-uns de ces jeux.

I - Portages et adaptations

Quasiment tous les épisodes de la saga canonique ont eu droit à leur portage, ne serait-ce que par l'intermédiaire des jeux Virtual Console sur Wii, 3DS et WiiU, du moins jusqu'à Oracle of Ages/Seasons. Ces adaptations, très fidèles, sont parfaitement émulées et incluent certaines caractéristiques nouvelles telles que les save states ce qui permet, notamment, d'aborder les épisodes NES plus sereinement en évitant de rédémarrer avec seulement trois cœurs une fois la console éteinte. Au-delà de ceci, quelques épisodes ont eu droit à des adaptations diverses que nous allons passer rapidement en revue :

  • The Legend of Zelda et Zelda II sont tous deux ressortis en 2004 sur Game Boy Advance dans la collection « NES Classics », réédition parfaite de douze grands jeux NES. En dépit de leur prix prohibitif à l'époque et en neuf, ils valent le détour car étant d'une fidélité exemplaire aux originaux.
  • A Link to the Past est ressorti en 2002 sur Game Boy Advance dans une version légèrement différente. Outre l'interface qui a été remaniée pour mieux s'adapter au petit écran de la console portable, notamment la fenêtre d'item qui se trouve sur le côte droit et non à gauche, je reproche surtout aux développeurs d'avoir délibérément simplifié une énigme du cinquième palais des ténèbres alors qu'elle était la plus machiavélique de toutes. Le jeu compte malgré tout un ajout de taille, le jeu Four Swords, première itération de la saga à s'essayer au multijoueurs. En utilisant un câble Link, jusqu'à quatre joueurs peuvent coopérer dans des donjons spécifiques. Le jeu est agréable bien qu'assez limité : il prendra cependant toute son ampleur dans Four Sword Adventures, jeu Game Cube qui sortira en 2004 et qui exploitera davantage ce concept. Une fois Four Swords achevé, un ultime temple se débloque dans le jeu principal, temple peu intéressant car consistant surtout en un boss rush où l'on réaffrontera les différents patrons rendus plus agressifs pour l'occasion.
Le jeu est graphiquement très proche de la version SNES. Quant à Four Swords, à droite, reprend nombre d'éléments de la série des Oracles.
  • Link's Awakening a bénéficié, au même titre que Wario Land II d'une réédition colorisée sur Game Boy Color en 1998 (sous le nom de Link's Awakening DX). Outre l'ajout de ces couleurs - ajout que je n'ai jamais trouvé, personnellement, pertinent, le noir et blanc ayant un charme inaltérable -, quelques petits éléments ponctuels peuvent être relevés : le plus important demeure l'inclusion d'une sous-quête supplémentaire en la personne d'un photographe qui vous tirera le portrait à des moments-clés de l'aventure. L'on pouvait alors imprimer ces photos grâce au Game Boy Printer, accessoire qui n'aura pas connu un succès énorme de par le monde. Un donjon original, fondé sur ces nouvelles couleurs, a été ajouté et celui-ci préfigure, par endroits, certaines des énigmes que l'on retrouvera dans Oracle of Ages/Seasons.
Les couleurs m'ont toujours semblé bizarres... À droite, la Game Boy Printer, qui fonctionnait avec la Game Boy Camera.
  • Ocarina of Time a bénéficié de deux grandes rééditions d'envergure : la première, Ocarina of Time: Master Quest est un peu l'équivalent de la second quest de The Legend of Zelda, c'est-à-dire que les modifications ne portent pas sur le monde extérieur mais sur les palais qui, s'ils gardent la même configuration globale, évoluent du tout au tout et sont généralement plus difficiles car demandant soit d'utiliser des mouvements rarement demandés dans le jeu de base (tel que l'accroupissement quand Link utilise son bouclier sans utiliser le verrouillage), soit en introduisant des ennemis plus forts et ce plus rapidement dans l'aventure (tel que Hache-Viande, mini-boss de l'avant-dernier temple dans Ocarina of Time qui devient celui du quatrième). Ce projet, initialement connu sous le nom de Ura Zelda était tout d'abord dédié au 64DD et devait même revenir aux bases du projet « Adventure » en permettant aux joueurs eux-mêmes de modifier les donjons à leur guise. Le projet fut annulé comme précédemment et le jeu ne fut finalement disponible que par l'intermédiaire d'un disque « bonus » offert avec la première édition de The Wind Waker.
  • En 2011, une version mise à jour graphiquement sortit sur 3DS sous le titre Ocarina of Time 3D. Très proche du jeu original, il se distingue surtout par une interface améliorée tirant parti de l'écran tactile et du gyroscope, l'inclusion d'office de la Master Quest et d'un mode Boss Rush.
La nouvelle interface, plus pratique, incorpore les tuniques et bottes comme des objets d'inventaire, ce qui évite d'utiliser un menu dédié comme précédemment.
  • The Wind Waker, enfin, a bénéficié d'une version « HD » sur WiiU en 2013. Cette nouvelle mouture propose surtout une nouvelle interface tirant partie du GamePad et de la connexion Internet et raccourcit légèrement la deuxième partie de la quête principale du jeu.

En outre, tous les épisodes développés par Nintendo jusqu'à Majora's Mask (à l'exception de A Link to the Past et de Link's Awakening) ont été rendus disponibles sur un disque promotionnel dans des versions très fidèles aux originaux, disque distribué notamment par l'intermédiaire du site officiel de la firme.

II - Les autres jeux

Au-delà de ces portages et autres adaptations, d'autres jeux appartenant à la saga Zelda ont vu le jour, certains plus connus que d'autres. En voici quelques-uns :

  • Un Game & Watch est sorti en 1989 aux États-Unis et en Europe, notamment inspiré par Zelda II. Il fut, pour l'anecdote, l'avant-dernier G&W produit par Nintendo avant leur abandon complet au profit de la Game Boy.
  • En 1995 sortit, par épisodes, BS Zelda no Densetsu, des jeux téléchargeables au Japon par l'intermédiaire du réseau satellite Satellaview. Ces jeux, accessibles uniquement pendant une certaine durée, peuvent être considérés comme des remake du tout premier The Legend of Zelda, adapté avec les graphismes de A Link to the Past. Ils sont peu connus notamment du fait que certains événements étaient liés au jour de la semaine et à l'heure où on s'y essayait, et les émulateurs ne peuvent parfaitement restituer ces choix de gameplay. Si vous voulez en apprendre plus, je vous encourage à visiter la page Wikipedia dédiée à cette mystérieuse série.
  • Bien évidemment, les jeux les plus connus appartenant à cette catégorie sont sans doute la « Trilogie CD-I » composée d'une part du couple Zelda: The Wand of Gamelon et Link: The Faces of Evil, sortis tous deux en 1993 et de Zelda's Adventure en 1994. Ces jeux, précisons-le, ne sont jamais sortis au Japon.

Gamelon et Evil sont similaires en gameplay et en principes, si ce n'est qu'on incarne Zelda dans le premier et Link dans le second qui doivent se secourir mutuellement. Ces jeux peuvent être considérés comme des suites directes à Zelda II dont ils reprennent la vue de côté et l'aspect plateformes très prononcé. Ils sont bien évidemment connus pour leurs cinématiques mal animées et mal doublées et pour de nombreux soucis de maniabilité divers et variés, le tout couplé aux manettes du CD-I qui ont été davantage pensées pour des jeux ludo-éducatifs du type point'n click que pour des jeux d'action.
Sans pour autant renier ces nombreux défauts existants et que l'on n'aura peine à retrouver sur Internet, reconnaissons cependant que tout n'est pas ici à jeter : les graphismes sont relativement charmants bien que souvent fouillis et les musiques sont entraînantes. De nouveaux objets viennent ponctuellement enrichir le gameplay et la quête se fait assez longue. Ce sont cependant les aspects purement ludiques qui déçoivent mais ces jeux ne méritent pas, selon moi, toute l'avanie qu'ils subissent depuis plusieurs années à présent.

Zelda's Adventure reprend quant à lui la vue de dessus de The Legend of Zelda et nous propose encore de diriger la princesse. Contrairement aux jeux précédents, le parti-pris ici est d'inspiration réaliste, puisque ce sont des acteurs digitalisés qui incarnent les différents personnages. Ici et en revanche, force est de constater que cette incarnation est ratée de bout en bout : outre différents problèmes de jouabilité et de design, les graphismes n'ont pas spécifiquement d'attrait, la musique est quasi-inexistante car composée souvent de petits bruits forestiers et de nombreux bugs émaillent les parties. Aussi, autant l'on peut trouver quelques charmes à Gamelon ou Evil et s'y amuser, peut-être au second degré par leur côté « nanar » très prononcé, autant il est difficile, ici, de retenir quoi que ce soit de cet épisode si ce n'est son caractère historique.

MTF
(24 janvier 2005)
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