Wild_Cat
Né 20 ans trop tard pour faire une introduction qui tue
J'aimerais dire
que mon histoire de gamer est incroyable, spéciale, exceptionnelle. Que
c'est Steve Russel lui-même qui m'a fait découvrir les jeux vidéo,
avec la version originale de Spacewar sur le PDP-1 du MIT. Qu'un jour où
je passais chez Chuck E. Cheese pour taper la discute avec mon pote Nolan, il
était en train d'y amener la première borne de Pong et que je l'ai
affronté (et complètement humilié, cela va de soi) dessus.
Ou même que tout a commencé avec un jeu super obscur tournant sur
une machine que moins de 100 personnes dans le monde possèdent. Oui, j'aimerais
bien. Seulement, le jour où le PDP-1 sur lequel tournait Spacewar a été
mis à la poubelle, je n'étais même pas encore une lueur d'espoir
dans les yeux de mes parents. Quand je suis né, un beau Vendredi 13 de
1983, Nolan Bushnell avait déjà eu le temps de commercialiser Pong,
de faire fortune, de fonder Atari, et de la lancer à pleine vitesse vers
un mur fabriqué avec des cartouches de ET pour VCS 2600. Et les jeux vidéo,
je suis tombé dedans comme tout le monde: avec la NES. C'était en
1987. J'avais 4 ans (notez l'exactitude mathématique terrifiante de mes
calculs) et un week-end où j'étais chez mon père, celui-ci
fut invité à dîner par des amis. Quand nous entrâmes
dans la maison, le fils de la famille (qui avait peut-être le double de
mon âge) était scotché devant la télévision,
en train de jouer à la boîte grise et carrée de chez Nintendo.
Il me fit essayer... D'abord Ice Climber, puis Super Mario Bros. A l'instant où
j'eus en main ce pad à l'ergonomie si délicieusement eighties qui
fait mal aux doigts si on joue trop longtemps, ce fut la révélation.
Ta-dam-tam, ta-dam
tam, toum... (air connu)
C'est le genre
d'expérience dont on ne se remet pas. Tel Neo sortant de la Matrice pour
la première fois, je me retrouvai propulsé dans une nouvelle dimension.
Certes, je pouvais revenir dans le "monde réel", mais je savais
tout au fond de moi que rien ne serait plus jamais comme avant. J'étais
devenu capable de m'immerger dans d'autres univers, d'y vivre des aventures incroyables
et cohérentes. Le paradigme vidéoludique s'était installé
en moi. La réalité ne servait plus à rien. J'adorais ça.
Restait cependant un énorme problème. La NES en question, elle n'était
pas chez moi. Rentrant à la maison, je me retrouvai confronté à
la morne réalité de jouets soudain devenus fades, sans intérêt,
trop étriqués pour mon imagination dont l'amplitude et les ambitions
avaient en quelques heures grandi de plusieurs ordres de magnitude. Les bandes
dessinées et les romans se chargeraient d'en abolir les dernières
barrières quelques années plus tard, mais ne sachant à cette
époque pas encore lire, je m'ennuyais. C'était sans compter sur
mon père, ce héros, qui me donna un ou deux numéros du magazine
officiel de l'époque, le fameux "Club Nintendo". Je passai du
temps à les feuilleter avec un intérêt à la fois réel
et ostentatoire, devant tout un assortiment de membres de ma famille, histoire
de bien faire passer le message que "vous savez, la Nintendo, j'aimerais
beaucoup en avoir une".
La configuration
du niveau 1-1 de Super Mario Bros en est restée gravée dans ma mémoire.
Si j'avais su, je ne me serais pas donné toute cette peine: mon père,
lui, avait tout de suite compris. C'est ainsi que le 25 Décembre 1987,
un gros gars en rouge se faufila dans la cheminée (un peu comme Mario dans
un tuyau, mais avec une barbe et sans plante carnivore, fis-je remarquer une ou
deux fois, désespérant toute ma famille) avec dans sa hotte une
NES. Il me fallut plusieurs semaines avant de réussir à passer le
niveau 1-2. J'avais une peur bleue du château de Bowser et de sa musique
oppressante. Mon père découvrit la warp zone du premier souterrain.
Les jeux s'enchaînèrent. Tetris, Double Dragon 2, Duck Tales. Mon
père joua pendant un moment, mais lâcha l'affaire à l'époque
de Super Mario Bros 3. Pas moi.
But the princess
is in another castle
J'eus une Megadrive
début 1991, puis une Super NES à Noël 1992 (Grâce à
un cheat code déloyal: m'étant cassé le bras deux mois auparavant,
c'est le bras dans le plâtre que je suis allé chez Toys 'R' Us faire
mon numéro de charme à ma mère -- elle n'allait pas sans
coeur au point de refuser ça à son pauvre fiston estropié,
quand même, si?). L'importance de ces consoles dans mon évolution
vidéoludique est indéniable (Sonic, Zelda, Streets of Rage, Secret
of Mana, ainsi que ma maîtrise de la langue Anglaise que je dois en grande
partie à tous ces jeux), mais sur le moment elles ne m'apportèrent
pas grand-chose de plus que la NES. Dans mon esprit, c'était simplement
de la NES mais en mieux. Tous ces jeux étaient excellents, mais n'augmentèrent
que très peu ma compréhension du Jeu. Ou plutôt si, mais bien
longtemps après, rétrospectivement, lorsque je devins retrogamer
et que je redécouvris ma ludothèque 16-bit, avec un regard nouveau
et un plaisir renouvelé.
En effet, la plate-forme
qui m'a le plus marqué au début des années 90 n'est ni la
SNES ni la MD. Vous ne la connaissez probablement pas. Elle a des performances
pourries. Elle tient dans la poche et marche à piles. Son écran
monochrome a une résolution ridicule (95*63 en 1 bit) et n'est même
pas capable d'afficher une animation. Les jeux qui tournent dessus sont pour la
plupart nuls. Non, ce n'est pas la Game Boy. Ni la Supervision (j'ai dit qu'elle
avait des specs pourries, pas honteuses).
Range 1,95,0,1,63,0
Cette mystérieuse
bécane mobylette trottinette paire de tongs dont je vous parle, c'est la
Casio FX7900GC. Ma première calculatrice programmable, et son titre de
lancement, l'incommensurable hit "Le Nombre Mystérieux" (vous
savez, le truc où il faut deviner un nombre entre 1 et 1000 à l'aide
d'indications "trop grand"/"trop petit"). La machine qui a
scellé ma destinée. Si je suis aujourd'hui en train de terminer
des études d'informatique, c'est à cause d'elle. Je l'achetai sur
un coup de tête, après que ma FX92 College eût rendu l'âme,
et le frère d'un ami me donna le listing du Nombre Mystérieux. C'est
en essayant de comprendre ce que signifiaient ces caractères mystérieux
que j'eus ma seconde révélation: je ne pouvais pas seulement jouer
aux jeux. Je pouvais aussi en créer. Ce que je m'appliquai à faire
pendant les quelques années qui suivirent... Rectification: je n'ai jamais
arrêté. Comme toutes les activités créatives, la programmation
est une addiction à la fois incurable et bénéfique. En bonne
âme que je suis, j'en fis profiter les copains. A l'Externat Saint Joseph
La Cordeille, à Ollioules, ça codait sec dans la cour des quatrièmes.
Avec des instructions Goto dans tous les sens, et pas de commentaires parce qu'avec
4 kilo-octets en tout et pour tout, nous n'avions pas vraiment la place d'en mettre
(en plus ça ralentissait les programmes). Les gens populaires, les athlètes
complets comme nous les appelions (pour reprendre une expression du Capitaine
Haddock), se moquaient de nous: pensez-vous, nous n'étions pas bons en
sport, n'avions pas de scooter et ne fumions pas en cachette dans les chiottes.
Nous nous en moquions: nous ne connaissions pas encore le terme, mais nous étions
l33t.
SET BLASTER=A220
I5 D1 H5 P330 T6
Le temps passa.
En 1994 je lus "Le Seigneur des Anneaux" et me rendis compte que la
littérature ne se limitait pas à ce qu'on nous faisait lire en classe.
Un peu plus tard, je me rendis compte que les jeux vidéo ne se limitaient
pas aux consoles. Grand absent de mon récit jusqu'à présent,
le PC fit une entrée fracassante dans ma vie en 1995, quand je découvris
chez des copains, d'abord Transport Tycoon, puis X-COM. Encore une fois, ma vie
changea. J'avais Sim City sur SNES, mais un tel niveau de détail, une telle
précision, une telle quantité de texte me laissèrent sous
le choc. Quand un petit peu plus tard je vis (et entendis) tourner Terminal Velocity,
l'évidence s'imposa: il me fallait un ordinateur. La question: comment
en convaincre ma mère? La réponse: comme tout le monde.
Je rigole encore
aujourd'hui en pensant au nombre d'enfants qui ont sorti cette excuse, et au nombre
de parents qui l'ont gobée. L'ordinateur m'aidera pour le travail scolaire.
Je travaillerai mieux avec un ordinateur. On l'a tous utilisée, non?
En Septembre 1995, je me retrouvai donc l'heureux possesseur d'un IBM Aptiva,
486 DX2/66, avec 4 méga-octets de RAM, disque dur de 540 Mo, lecteur CD-ROM
double vitesse, carte son Sound Blaster 16 et écran 14" qui nique
les yeux quand on passe en 1024*768 mais c'est pas grave, parce que de toute façon
la carte vidéo (une Cirrus Logic avec 512 Ko de mémoire) ne suit
pas. Pas d'imprimante -- très pratique pour l'école. Acheté
au tarif "vaseline vendue séparément" chez Darty, déjà
en bonne partie obsolète à peine sorti du carton, un retour en garantie
deux semaines après pour cause d'explosion de l'alimentation... Rien à
foutre. J'avais un PC, et rien n'aurait su entraver mon bonheur. Dans la boîte,
Theme Park. Achetés à côté, X-COM: Terror From the
Deep... Et Adi "Allemand 4ème". Pauvre Adi, quand j'y repense.
Son programme mal foutu, j'ai dû le lancer deux fois, dont une pour montrer
à ma mère comme mon nouvel ordinateur allait trop bien m'aider à
apprendre l'Allemand. Ouais, à donf. C'était bien beau tout ça,
mais j'avais une terreur alien à arrêter, moi. Ou des frites à
saturer en sel pour donner super soif à des pauvres gars qui de toute façon
mourraient dans l'explosion du château mou après avoir acheté
mon Caca Cola hors de prix à 50% de glaçons, ça dépendait
des jours.
C'était
la grande époque de MS-DOS 6.22 (PC-DOS 6.3 pour moi) et de Windows 3.1
(que je lançais quand j'avais envie d'écouter de la musique -- de
la bonne grosse dance de daube, à l'époque). Des 50 configurations
différentes dans config.sys et autoexec.bat (avec le son, avec le CD, avec
la souris, avec de l'EMS; avec le son, avec le CD, sans la souris, avec de l'XMS;
avec le son, sans le CD, avec la souris, sans le clavier Français et sans
EMM386 parce que ce p*** de jeu demande 580 K de mémoire conventionnelle
-- AIV Networks d'Infogrames, pour ceux qui se rappellent). Des menus que je passais
des heures à fignoler dans un config.sys de 200 lignes pour avoir des raccourcis
clavier sur les touches de fonction et un superbe texte en jaune sur fond rouge.
Oui, entre ça et la dance, mes goûts de l'époque n'étaient,
euh... Pas encore très développés. Heureusement, Command
& Conquer passa par là: le choc du RTS, de l'ambiance qui tue, et mon
premier véritable amour d'esthétique vidéoludique. Après
l'avoir réinstallé une dizaine de fois pour le seul plaisir de revoir
le programme d'installation, je compris que le futur serait vert radioactif sur
fond noir (et qu'il afficherait 30 caractères par seconde de texte à
chasse fixe en faisant des bruitages qui pètent), ou ne serait pas.
Le grand blond
sur trois CD noirs
Le PC était
mon nouveau copain. Je perdis complètement le fil de l'actualité
sur console... Jusqu'en Décembre 1997.
J'étais chez une amie de ma mère, cette fois. Le fils de celle-ci
avait une Playstation. Une console sympa, mais j'avais sur mon PC des jeux de
qualité équivalente. Enfin, sauf un. Après quelques heures
de bataille acharnée sur The Need For Speed (que j'avais aussi sur PC --
d'où l'immortelle excuse "ouais, mais c'est chiant ta console, faut
jouer avec un pad, tu verrais ce que je te mettrais si j'avais un clavier"),
le fils partit à son entraînement de tennis, me laissant seul avec
la console dans la grande chambre... Et ce fut là que je vis la petite
boîte blanche avec trois CD dedans. Vous avez probablement deviné
le titre du jeu il y a deux paragraphes, mais je vais vous faire la version avec
suspense quand même. J'introduisis le disque dans la Playstation et fus
accueilli par un écran de présentation très sobre, sur fond
noir, avec une jolie musique à la harpe en fond. J'appuyai sur Start pour
commencer une partie, et la cinématique d'introduction commença,
un plan rapproché sur d'étranges particules d'un turquoise-blanc
fluorescent... Un peu moins d'une minute plus tard, la manette s'échappa
de mes mains inertes. Le titre du jeu apparut sur l'écran, et je sus qu'il
resterait gravé à jamais dans ma mémoire: Final Fantasy VII.
Sans trop que
je sache pourquoi, ce jeu devint une obsession. J'y avais joué moins de
deux heures (avant que ma mère ne doive m'en séparer de force parce
qu'il fallait rentrer à la maison) et j'en rêvais la nuit. Je me
mis même à écrire ce que je décrirais faute de mieux
comme une fan-fiction sur FF7. Pour l'avoir retrouvée quelques années
plus tard, je peux vous dire ceci: la première fois qu'on écrit
une histoire, c'est rarement terrible. Mais quand on le fait à l'âge
de 14 ans et avec comme seule influence un jeu vidéo auquel on a joué
une seule fois et dont on a terminé moins de 10%, le résultat fait
peur. Début 1998, je redéfinis le mot "atterrant". Pourtant,
je n'achetai pas de PS1. Quand je jouai enfin vraiment à Final Fantasy
VII, ce fut à la sortie du jeu sur PC en été 1998. Il reste
l'un des rares RPG que j'aie terminés plusieurs fois.
Quand, en revenant
d'Angleterre où je l'avais acheté, j'insérai enfin le disque
d'installation dans mon PC dopé à la Voodoo2, je commençai
à me demander pourquoi ce jeu m'avait déjà tellement marqué
alors que je n'en avais eu qu'une expérience très restreinte (deux
heures, pour un RPG, c'est rien). La réponse me vint à la fin du
premier CD. Attention, le spoiler que tout le monde connaît déjà
arrive au prochain paragraphe. Si vous ne savez pas et ne voulez pas savoir ce
qu'il se passe à la fin du premier CD de Final Fantasy VII, il vous reste
jusqu'à la fin de la phrase pour arrêter de lire cet article. Aerith
était morte. Je n'avais pas réussi à la protéger.
Il ne me restait que la vengeance. Et les notes de cet air de piano déchirant,
dont chaque mesure me rappelait mon échec, étaient autant de lames
chauffées à blanc qui traversaient mon coeur. J'étais au
bord des larmes devant un jeu vidéo. Je m'étais plus impliqué
dans le scénario de Final Fantasy VII que dans celui de n'importe quel
autre jeu, film ou roman auparavant. J'en étais drôlement surpris.
Cherchant une raison à cela, je me rendis compte que FFVII n'avait fait
que confirmer explicitement un doute qui hantait mon esprit de quelque temps.
Un jeu pouvait provoquer des émotions. De même que l'écriture
et le cinéma, le jeu vidéo pouvait être un art, dont l'aspect
purement ludique, aussi crucial fût-il, n'était qu'une des nombreuses
facettes. Dix ans après ma première expérience, je me rendais
enfin compte de la véritable différence entre les jeux vidéo
et mes jouets d'antan.
Mon autre 16-bit
est un Pentium 200
Des Final Fantasy,
il y en avait eu six autres avant, et aucun n'était jamais sorti en Europe.
Le VI existait sur Super NES, mais n'était sorti qu'aux USA et était
introuvable. C'est alors que j'appris qu'il existait un autre moyen de découvrir
ce jeu dont j'entendais tellement de bien: l'émulation. Un ami me donna
une disquette avec SNES9x et quelques jeux. Je n'en croyais pas mes yeux: j'avais
une SNES dans mon PC. Les pixels se voyaient et la musique ne sonnait pas exactement
comme l'original (ce n'est toujours pas le cas, d'ailleurs, même si ça
s'en rapproche de plus en plus), mais le jeu était là, devant moi,
et en 60 Hz! Armé de mon fidèle Microsoft Sidewinder Gamepad qui
m'avait déjà accompagné au bout des aventures de Cloud et
de ses amis, je me lançai dans celles de Terra et associés.
Et là, le drame: alors que je jouais tranquillement à un autre jeu
(je crois que c'était Freespace), l'assistant Microsoft Office Recherche
Accélérée me flingua mon disque dur. Avec mes sauvegardes
d'une vingtaine d'heures de jeu de Final Fantasy VI. Je n'ai pas retouché
à FFVI depuis. Quelques années plus tard, un format-reinstall, à
3h du mat' dans une LAN-party et en oubliant de sauvegarder la moitié de
mes données, me coûterait celles de Final Fantasy V. Dépité,
je re-terminai Secret of Mana (en version US), avec l'aide d'un copain, sans utiliser
la magie. Depuis, en émulation, je privilégie les jeux typés
arcade, allez savoir pourquoi.
Retour aux origines
A partir de 1998-1999,
je revins progressivement vers les consoles. J'achetai une N64 pour jouer à
Zelda Ocarina of Time (l'une de mes plus grosses déceptions), puis une
PSX pour Metal Gear Solid (une excellente machine, et un grand jeu). Devil May
Cry me fit acheter une PS2, et Knights of the Old Republic une Xbox. Dans le même
temps, je me désintéressais de plus en plus du jeu sur PC. Exception
faite des LAN parties chez mes amis auxquelles j'assiste toujours assidûment,
bottant les fesses de tout le monde sur Unreal Tournament, je ne joue aujourd'hui
pratiquement plus que sur console -- même si World of Warcraft va dans quelques
jours ré-équilibrer un peu tout ça. L'incroyable Deus Ex
fut le dernier jeu PC que j'aie attendu comme le messie. Actuellement, à
part Half-Life 2 et Vampire: Bloodlines, aucun jeu ne me fait suffisamment envie
pour me pousser à mettre à jour la configuration de mon PC (qu'en
plus j'ai délaissé pour la "vie de tous les jours" et
l'émulation depuis que j'ai acheté un Mac portable). Noyé
sous une avalanche de FPS militaristes à l'idéologie douteuse, de
RTS résolument orientés vers le multijoueur, de licenses EA et de
MMORPG, à une période où l'actualité console n'a jamais
été aussi importante (en quantité et en qualité),
j'ai l'impression que le jeu solo sur PC est mort. Le temps me donnera peut-être
tort; j'espère sincèrement me tromper.
Mais en attendant que quelqu'un reprenne la flamme, entre deux parties de fausse
Super NES, je continuerai à m'amuser avec ces petites (ou X) boîtes
sous la télé avec les jeux desquelles on peut encore s'éclater
tout seul.