TRON
2.0
Année : 2003, 2004
Systèmes : PC, Mac, GBA, XBox (Tron 2.0 : Killer
App)
Supports : CD-Rom
Développeur : Monolith Productions
Éditeur : Buena Vista / Disney |
Une
fois n'est pas coutume, voici donc un article sur un jeu récent
(2003). Comme il est dans le cadre du dossier Tron... je pense
qu'on peut faire une exception !
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| Le
titre, après sa construction de plusieurs épaisseurs
dans un puits d'énergie... |
Fan
absolu de Tron, je ne pouvais absolument pas manquer un jeu
évoluant dans son univers. Mais j'avais de gros doutes : j'avais
un peu peur de tomber sur un jeu vidéo exploitant mal la licence
de Tron (statistiquement, comme la plupart des jeux utilisant
la licence d'un film). Heureusement, Tron 2.0 fait partie de
ces perles rares qui font honneur au film dont elles s'inspirent.
L'histoire
Tron
se déroulait en 1982. Vingt ans plus tard, quelque chose d'étrange
se passe dans le monde informatique. Un mystérieux programme,
Thorne, semble assimiler et corrompre les programmes pour son compte,
en intégrant leurs privilèges et autorisations.
Dans
le monde réel, plus particulièrement dans la société
ENCOM, Jet Bradley (en train de faire une pause en jouant au jeu d'arcade
Tron) reçoit
un coup de téléphone de son père, Alan. Celui-ci
est déçu que son fils ait refusé un poste important
et préfère continuer à programmer des jeux. Alan,
tout en parlant avec son fils, se rend compte qu'un virus se propage
dans les fichiers de sa machine : il demande à MaTria, un programme
de reconnaissance vocale qu'il a créé, de s'en occuper.
Tout à coup, quelqu'un frappe à la porte du laboratoire
d'Alan. Jet entend au téléphone son père se disputer
avec quelqu'un qui, de toute évidence, n'a pas le droit d'être
là.
Comme
son père ne répond plus, Jet se précipite dans
son labo : aucune trace d'Alan. MaTria, le programme d'Alan, demande
de l'aide à Jet (qu'elle appelle Alan-deux). Elle programme
le laser qui se dirige lentement vers la plate-forme informatique...
et l'allume au moment précis : le pauvre Jet est happé
par le laser de numérisation, tout comme Flynn vingt ans plus
tôt... et se retrouve lui aussi DANS l'ordinateur !
À
présent dans l'univers électronique, sans la moindre
information, Jet va devoir découvrir ce que lui réserve
ce monde parallèle, trouver un moyen d'en sortir, et apprendre
ce qui s'est passé. Il va ainsi trouver des mails un peu partout,
retraçant l'histoire d'ENCOM depuis la prise en main par Flynn...
Le
jeu
Avant
tout, deux petites précisions, on est entre nous et je veux
vous mettre tout de suite à l'aise.
Premièrement, Tron 2.0 dispose d'un mode solo et d'un
mode multijoueur. Mais je n'ai jamais pu jouer au multi dans de bonnes
conditions. D'abord parce que je n'ai jamais trouvé d'adversaires
pour des combats de disques, et ensuite parce que la partie Cycles-Lumières
se déroule uniquement en réseau local... Je n'en parlerai
donc pas ici. Je vais m'en tenir à la partie solo du jeu.
Deuxièmement, le jeu dispose de deux phases distinctes : le
FPS proprement dit et les épreuves de Cycles-Lumière,
vous savez, les motos qui laissent des murs indestructibles derrière
elles. Ces épreuves représentent un dixième environ
du jeu. J'y reviendrai en temps voulu dans cet article.
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 |
La
boîte PC. |
À
présent que les choses sont claires, venons-en au vif du sujet.
Tron 2.0 est (principalement) un FPS ou First
Person Shooter, comme Half-Life,
Unreal, Far Cry
ou de nombreux autres. Vous dirigez Jet Bradley, plongé dans
le monde informatique, un univers qu'il ne connaît que depuis
notre monde réel. Au début, pas d'inquiétude
: vous allez pouvoir suivre quelques didacticiels (très courts)
pour découvrir le fonctionnement des éléments
du jeu. C'est à ce moment que vous allez récupérer
votre arme de base : le Vecteur-Disque Primaire.
Une fois les didacticiels terminés, vous vous retrouvez livré
à vous même, et votre premier combat commence rapidement.
Puis vous allez découvrir petit à petit le principe
de cheminement du jeu : avancer de secteur en secteur, chacun d'eux
avec un style et une progression qui lui sont propres. Le but est
de trouver la sortie vers le secteur suivant, mais certaines issues
sont la plupart du temps bloquées.
Pour
arriver à passer d'un secteur à l'autre, vous allez
rechercher des autorisations.
Ce sont des objets que vous allez trouver soit dans des corbeilles
d'archivage, soit à l'emplacement d'un programme que vous aurez
éradiqué, et dans quelques cas qu'on vous donnera en
mains propres. Chaque secteur dispose de ses propres autorisations,
au nombre de huit maximum ; il n'est pas dit que vous les trouverez
toutes (souvent vous n'en avez besoin que de trois ou quatre pour
accomplir votre tâche).
Les autorisations apparaissent à l'écran autour du petit
réticule central de visée, lorsque vous vous approchez
d'un objet nécessitant que vous ayez les autorisations nécessaires
à son activation (corbeille d'archivage, bit d'activation,
alarme, porte...). Celles que vous avez sont en bleu, et celles qui
vous manquent en rouge.
 |
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Il
me manque une autorisation pour désactiver cette alarme. |
J'ai l'autorisation nécessaire pour activer ce Bit
de Contrôle. |
Les
corbeilles d'archivage sont des unités de
stockages ayant l'apparence de cubes translucides, dans lesquels flottent
des petits objets : des sous-programmes en rouge, des autorisations
en bleu, et des mails/vidéos en vert. La plupart des corbeilles
nécessitent simplement que vous vous en approchiez, et l'activiez :
ainsi vous avez accès à son contenu et pouvez télécharger
tout ce qui vous intéresse (chaque objet indiquera la consommation
d'énergie nécessaire à son téléchargement).
Cependant, il existe des corbeilles d'archivage qui ont besoin d'une
ou plusieurs autorisations pour vous permettre d'y accéder...
à vous de trouver celles qui vous manquent !
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Une
corbeille d'archivage avec une autorisation et un mail. |
Une note de compilation, cachée dans un coin. |
Tout
au long de votre périple, vous trouverez d'autres éléments
à ramasser : les notes de compilation. Elles
permettent d'améliorer les performances de Jet. Ainsi, il est
possible d'attribuer des points à certaines compétences
(santé, énergie...), mais vous en saurez plus dans le
chapitre suivant.
Enfin,
vous trouverez ici et là des routines de correction
qui vous permettront de recharger votre santé et votre énergie.
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 |
Les
différentes routines de correction. |
Une fontaine d'énergie. Comme dans le film ! |
Dans
cet univers informatique, toute action se paie en énergie (un
téléchargement dans une corbeille d'archivage, un tir
avec une arme autre que le Vecteur-Disque Primaire...) et il faut
sans arrêt vous recharger. Pour cela, vous utiliserez les routines
de correction vertes (énergie limitée) ou bleues (énergie
illimitée). Ou si vous en trouvez une, vous pourrez même
patauger dans une fontaine d'énergie !
La santé, c'est encore plus simple : c'est votre capital de
points de vie. S'il tombe à zéro vous êtes éradiqué.
Pour reprendre des points de vie, vous utiliserez les routines de
corrections rouges (santé limitée).
Comme
vous voyez, ce n'est pas si évident. Mais le jeu en vaut la
chandelle, croyez-moi : les secteurs vous réservent leur lot
de surprises et de paysages inoubliables !
Les
améliorations de Jet
Contrairement
aux FPS classiques, où la seule amélioration pour le
joueur consiste en l'apport de nouvelles armes, dans Tron 2.0
le personnage principal va être entièrement redéfinissable.
On se rapproche un peu du principe des jeux de rôle, mais tout
le jeu est construit dans l'esprit des programmes informatiques, et
du coup le parallèle est expérience/informatique est
marrant : Jet va commencer de la version 0.0.0 jusqu'à... là
où vous aurez réussi à le faire évoluer
!
Ainsi, il va gagner des points d'expérience pour augmenter
ses performances, et va trouver des éléments pour changer
d'armes ou de bonus. Ça a l'air bizarre comme ça mais
en fait, c'est très simple. Je vais vous expliquer ça
en détail, parce que je trouve que c'est l'aspect le plus sympa
de Tron 2.0, et que c'est (en dehors de ses graphismes uniques)
ce qui le démarque le plus des autres FPS.
En
appuyant sur F1, vous accédez au Menu Sous-Programmes.
Dedans, vous allez placer des sous-programmes dans votre mémoire
système, afin de les utiliser. Vous pouvez stocker un grand
nombre de sous-programmes, que vous aurez dénichés un
peu partout dans le jeu, mais vous ne pourrez en utiliser que certains
: à vous de choisir lesquels.
Le Menu Sous-Programmes est divisé en trois cercles :
-
Le cercle extérieur
C'est
l'équivalent du disque dur : il sert à ranger tous les
sous-programmes que vous aurez trouvés. Ceux-ci
peuvent être Bêta (rouges, utilisent 3 cases de la mémoire,
sont peu efficaces), Alpha (verts, 2 cases mémoire, efficaces)
ou Gold (jaunes, 1 case mémoire, très efficaces). Ces
sous-programmes sont compartimentés en trois catégories
:
- combat (en haut, améliorations des 4 armes primaires)
- défense (à gauche, six parties d'armures pour les
différentes parties du corps)
- utilitaires (à droite, des bonus tels que le saut, le zoom,
des déplacements discrets...).
Sur ce cercle se trouvent aussi trois sous-programmes particuliers,
appelés procédures : la première
sert à défragmenter un bloc mémoire qui ne peut
pas être utilisé, la deuxième sert à faire
un portage d'un sous-programme inconnu et ainsi découvrir sa
fonction, et enfin la troisième est utilisée pour désinfecter
un sous-programme corrompu.
 |
De
nombreux sous-programmes disponibles (cercle extérieur).
La Mémoire Vive (cercle central) est vide. |
-
Le cercle central
C'est
la mémoire système. Tous les sous-programmes qui y sont
placés sont utilisés par Jet.
Toutes les zones mémoire ne sont pas disponibles, et quand
vous arrivez dans certains secteurs on vous demandera de faire des
remaniements. Mais au fur et à mesure que Jet devient plus
puissant (on voit son numéro de version au centre), plus vous
aurez de zones disponibles en mémoire vive. De plus, les sous-programmes
que vous trouverez deviendront de plus en plus performants, et donc
prendront de moins en moins de place.
Cependant, il est impossible d'utiliser tous les sous-programmes en
même temps. Il vous faut choisir les plus adaptés à
telle ou telle situation, sachant qu'il est possible de les modifier
à tout instant. Si par exemple, vous décidez d'attaquer
sournoisement un programme P.A.I. dans le dos au Vecteur-Barre, vous
utilisez le sous-programme Signature Floue pour vous déplacer
sans bruit... Mais pas de pot, il vous a repéré avant
que vous ne puissiez l'atteindre : vous remplacez immédiatement
Signature Floue par Charge Primaire qui augmente les dégâts,
et là vous combattez à distance au Vecteur-Disque !
 |
Une
Mémoire Vive bien remplie... Presque que des versions
Gold ! |
-
Le cercle intérieur
C'est là qu'on voit les performances de Jet. Elles sont réparties
en 5 compétences :
- santé (le nombre maximum de points de vie
disponibles) ;
- énergie (le nombre maximum de points d'énergie
disponibles) ;
- économiseur (la réduction du coût en énergie
des armes) ;
- taux de transfert (la vitesse à laquelle
Jet peut télécharger les informations dans les corbeilles)
;
- processeur (la vitesse de traitement des procédures).
Pour augmenter au plus vite les performances de Jet, il faut réussir
les objectifs proposés à chaque niveau, mais aussi trouver
les notes de compilations cachées un peu partout (un compteur
vous indique, dans chaque secteur, le nombre de notes de compilation
à trouver). Plus vous augmenterez la version de Jet, plus il
sera performant. Quand vous obtenez 100 points de compilation, vous
gagnez un nouveau millésime et vous obtenez
un capital de points à distribuer dans les compétences.
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Une version de Jet bien avancée... et tous les sous-programmes
corrompus ! |
-
le C.O.Q. (Compilateur d'Optimisation Qualifié)
C'est un petit programme qu'on trouve en train de se promener tranquillement
dans quelques secteurs et qui permet, lorsqu'on lui donne un sous-programme,
d'améliorer celui-ci d'un niveau (Bêta à Alpha
ou Alpha à Gold). Comme le C.O.Q. ne sert qu'une fois et qu'on
n'en trouve pas beaucoup, il faut l'utiliser à bon escient. Vous
serez certainement confrontés à des choix cornéliens
pour choisir lequel de vos sous-programmes optimiser !
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À
gauche : un C.O.Q. À droite : j'optimise le sous-programme
Vecteur-Mesh Furtif. |
Les
armes
Comme
dans tout FPS qui se respecte, vous allez trouver plusieurs types
d'armes. Chaque arme de base (Primaire) est à récupérer
à un moment précis du jeu. Par contre, les améliorations
qu'on peut lui porter sont des sous-programmes qu'il vous faudra dénicher
: leur efficacité dépendra de la version du sous-programme
(Alpha, Bêta ou Gold). Au final, vous aurez jusqu'à 12
armes différentes.
-
le Vecteur-Disque
Jet ne dispose que de son Vecteur-Disque au début du jeu. Tout
comme dans le film, ce disque peut être utilisé de trois
manières : pour frapper directement l'adversaire au corps
à corps, pour le lancer comme un frisbee et frapper de loin,
ou pour parer un disque ennemi. Personnellement, je me suis amusé
à essayer de finir le jeu en utilisant uniquement le disque
: il y a des passages où c'est impossible. Mais c'est vraiment
l'arme la plus agréable et évidemment la plus représentante
de cet univers. De plus, le Vecteur-Disque Primaire est la seule arme
qui ne coûte pas d'énergie. J'adore cette arme !
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 |
Le
Vecteur-Disque : indispensable, ne consomme pas d'énergie.
À ramasser au début du jeu. |
Le
Vecteur-Disque peut être amélioré en trouvant
les sous-programmes Vecteur-Disque Sériel (on peut lancer
plusieurs disques en même temps, comme dans
Discs of Tron) et Vecteur-Disque à Fragmentation
(le disque peut exploser et faire des dégâts plus importants).
-
le Vecteur-Barre
C'est au départ une arme de contact : il faut toucher un adversaire,
et en laissant appuyé le bouton de tir on provoque chez lui
une surtension. Incapable de bouger pendant ce temps, l'adversaire
est rapidement mis hors de combat. Imparable contre un programme solitaire
si on tire le premier !
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Le
Vecteur-Barre : une électrocution vite faite bien faite. |
L'évolution
Vecteur-Barre Automatique tire des rafales d'énergie,
cette arme est peu intéressante. Par contre, le Vecteur-Barre
Diffusible est l'équivalent du fusil de sniper. À
utiliser en conjonction avec le sous-programme Triangulation, qui
offre trois niveaux de zoom !
-
le Vecteur-Sphère
Une boule d'énergie qui explose en faisant des dégâts
assez importants. Soit elle explose au contact d'un programme, soit
elle se fixe au sol ou sur un mur et explose au bout d'un moment.
Elle est idéale dans une zone où ne se trouvent que
des ennemis, et vous les détruirez facilement si vous arrivez
à tirer pile sur eux.
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Le
Vecteur-Sphère : à manier avec précaution. |
Le
Vecteur-Sphère Multimissiles et le Vecteur-Sphère
Bazooka sont plus hasardeux : il faut les optimiser au maximum
pour pouvoir les utiliser pleinement. Dans tous les cas, les armes
découlant du Vecteur-Sphère sont dangereuses car elles
affectent des zones sans distinction de camp, or il est interdit de
détruire un programme civil.
-
le Vecteur-Mesh
Au départ, c'est l'équivalent d'une mitraillette qui
permet de tirer des rafales sur un ennemi. Pratique mais gourmand
en énergie.
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Le
Vecteur-Mesh : mitraillette. |
Le Vecteur-Mesh Furtif : vampirisation de l'ennemi. |
Le
Vecteur-Mesh Furtif est bien plus intéressant : de la
même manière que le Vecteur-Barre, ce gant draine l'énergie
d'un ennemi au contact ; par contre, il la redistribue à Jet
! Le Vecteur-Mesh Énergétique, lui, lance
un missile qui provoque une explosion qui dure plus ou moins longtemps
selon l'optimisation, au contact de laquelle les programmes perdent
des points de vie. Assez efficace mais difficile à mettre en
œuvre.
Les
rencontres
Dans
le chapitre des rencontres amicales, Jet trouvera de l'aide, heureusement.
Octet, Mercury, Jeu-C, Guest... De nombreux programmes tenteront de
lui donner un coup de main. Je n'en dis pas plus, vous verrez bien
par vous-mêmes si ça vous tente. Je ne vais quand même
pas vous gâcher la surprise, non ?
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Octet,
Mercury, MaTria et Jeu-C sont quelques-uns des partenaires
rencontrés dans le monde informatique.
|
D'autres
programmes plus communs (des civils) sont présents à
chaque étape du jeu. Soit ils donnent des instructions pour
la suite de l'aventure, soit ils sont là pour lancer quelques
répliques fort à propos. Ce sont ces types de programmes
qu'il est interdit de détruire.
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Le
programme bleu explique : "les formatages, ça
me déprime". |
Ce programme plante après que je lui ai demandé
de me trouver "le 7ème nombre premier pair". |
Les
combats
Dans
le chapitre des rencontres plus pénibles, voici les programmes
que vous allez trouver et qui se mettront en travers de votre chemin :
-
les P.A.I.
Programmes
Anti Intrusion, appelés par Octet "Pathologiquement Abrutis
et Inutiles"). Ce sont les programmes les plus rencontrés.
Ils se battent au disque, peuvent appeler des renforts grâce
aux alarmes : des P.A.I. de choc avec bouclier anti-émeutes
!
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Des
P.A.I. embarrassés par la fuite de Jet. |
Le
Kernel (chef des P.A.I.) et son aide de camp. |
-
les Pisteurs
Des
petits cylindres qui volent doucement. S'ils vous repèrent
ils vous tirent dessus. Heureusement ils ne sont pas résistants.
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Les
pisteurs détectent ce qui se trouve devant eux. Celui-ci
est dans ma ligne de mire... Derrière lui je ne risque
rien.
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-
les Zilotes
Ce
sont les programmes corrompus par Thorne. Ils lancent des Vecteurs-Sphère,
qui explosent en touchant le sol ou leur cible. Leur tir risque de
corrompre les sous-programmes utilisés en mémoire vive
par Jet : vous devez alors au plus vite les ranger à l'écart
et les désinfecter, ou la corruption (qui entraîne une
baisse de 50% de l'efficacité du sous-programme) s'étendra
dans les sous-programmes avoisinants. Dans le pire des cas, l'explosion
éradique Jet.
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 |
Des
Zilotes jouent à Pong avec le pauvre Octet. |
-
les Corrupteurs
Ils
cherchent à corrompre tous les programmes sains, ils vous tirent
dessus avec un Vecteur-Sphère Bazooka.
-
les Dévoreurs de Ressources
Armés
de Vecteurs-Barre Diffusibles, ils tirent sur Jet à distance.
Ils font mal : s'ils sont bien dans l'axe, ils peuvent vous détruire
en un seul coup.
 |
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Un
Corrupteur en pleine ville. |
Un
groupe de Dévoreurs de Ressources. |
-
les Données Fantômes
Des
utilisateurs du monde réel envoyés dans le monde informatique
pour remplir des missions pas très catholiques... Ils utilisent
le Vecteur-Mesh Énergétique, mais leur principale arme
est leur rapidité.
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 |
Des
Données Fantômes dans le monde réel et
dans le monde informatique. |
Les
ennemis possèdent une jauge de santé et parfois une
armure. Tirer dans la tête (car Tron 2.0 gère
la localisation des dégâts) s'avère payant : en
deux tirs, pour peu que vous ayez des sous-programmes tels que Corruption,
Megahertz et Charge Primaire, vous pouvez arriver à vous débarrasser
d'un P.A.I. de choc.
Si vous voulez connaître le niveau de protection d'un programme,
et aussi s'il transporte une autorisation ou un sous-programme, vous
devrez utiliser le sous-programme Profil et l'optimiser en version
Gold. De cette manière, dès que le réticule passera
sur un programme, toutes ces informations apparaîtront à
l'écran.
Il
existe quelques autres adversaires que vous aurez à combattre.
Encore une fois, je ne veux pas non plus tout vous raconter...
Les
Cycles-Lumière
Petite
parenthèse dans l'univers du FPS (et dans cet article) ! Pour
briser la monotonie du jeu, ce qui peut être perçu comme
un bien ou un mal, des épreuves dans des arènes de Cycles-Lumière
vous attendent.
 |
 |
Des
Cycles-Lumière au départ. |
Comme
dans le film, vous dirigez une moto qui laisse une traînée
indestructible derrière elle. La moto tourne à angle
droit et ne peut pas s'arrêter : tout au plus accélérer
ou ralentir. Le but du jeu est de détruire les motos adverses,
soit en les entourant dans votre propre mur, soit en les obligeant
à percuter un autre mur ou le bord de l'arène. Les murs
sont très longs mais pas infinis : au bout d'un moment ils
atteignent leur longueur maximale et "suivent" les mouvements
de la moto.
Contrairement au film, vous pouvez utiliser des bonus : mur latéral,
passe-murailles, turbo... De plus, certaines zones du sol accélèrent
ou ralentissent énormément les motos. Enfin, il
vous arrivera de piloter un Super-Cycle, version améliorée
du Cycle-Lumière traditionnel.
 |
 |
En
vues extérieure et intérieure. Les lumières
à l'avant sont le bonus "Passe-Murailles". |
Techniquement,
c'est tip top. La grille est transparente et laisse entrevoir d'immenses
structures en dessous, l'effet est garanti. Les motos sont aussi réussies
que celles du film, de toute façon en pleine course on ne fait
pas attention aux détails, si vous voyez ce que je veux dire...
On peut rouler en vue intérieure, impressionnante mais pas
très pratique. Une vue arrière est également
disponible, ainsi que des zooms de caméra... Chacun peut ainsi
trouver la meilleure vue pour piloter.
Les bruitages sont identiques à ceux du film. Rien à
redire : les moteurs ennemis se font entendre suffisamment tôt
pour qu'on puisse planifier des stratégies efficaces.
L'intelligence
artificielle est une des meilleures que j'aie vues jusqu'ici (mais
bon, vu le studio qui développe, il est clair qu'ils ont plus
de moyens que tous les programmeurs indépendants qui ont fait
des jeux similaires). Toutefois, il arrive fréquemment de devoir
aller chercher les motos adverses, qui se promènent tranquillement
dans l'arène. Les adversaires commencent à "attaquer"
quand vous en êtes assez proche, ou dans d'autres conditions
précises. Ils utilisent assez bien les bonus disponibles, et
ne vous feront pas de cadeau en "combat rapproché".
Au final, on a quand même l'impression de se battre pour gagner
!
 |
 |
Au
démarrage d'un Super-Cycle. |
Esquive
au milieu de tanks ! |
Que
dire de cette partie du jeu ? Elle est assez difficile. Un patch permet
de passer ces épreuves en solo, mais il faut encore l'installer,
j'en parle un peu plus loin. En tout cas, il est effectivement pénible
de devoir recommencer une quinzaine de fois une épreuve, car
il est impossible de sauvegarder en cours de combat : la sauvegarde
automatique se fait au début de chaque match, et une épreuve
peut en comporter jusqu'à trois. Mais c'est en forgeant
qu'on devient forgeron, et il serait tout de même dommage d'abandonner
au deuxième échec...
Si
l'envie vous prend de vous entraîner pour mieux combattre les
pilotes du jeu, il est possible de disputer une série de courses
en indépendant (hors modes solo et multi) vous proposant une
suite de challenges de plus en plus difficiles.
La
réalisation : de l'excellent...
Monolith
Productions (site officiel : http://www.lith.com/home.asp)
n'en est pas à son coup d'essai dans le monde des FPS sur PC.
Quelques titres vont certainement vous en convaincre : Blood
1 et 2, Shogo, plus récemment Alien
vs Predator 2, No One Lives Forever 1 et 2, Contract
J.A.C.K., bref des titres de qualité (surtout les NOLF,
à ne pas manquer).
Pour Tron 2.0, les petits gars de chez Monolith ont pu rencontrer
Syd Mead (qui a créé le design des véhicules
dans Tron), et qui a retravaillé sur le design de la
course des Cycles-Lumière de Tron 2.0. Le moteur utilisé
est le Jupiter Engine (qu'on trouve aussi dans NOLF 2, c'est
la dernière version du moteur LithTech Engine). Autre chose
dont les programmeurs sont fiers : la mise au point du "Glow",
cet effet de lumière qui donne tout son cachet au jeu, en partenariat
avec nVidia (http://www.nvidia.fr/object/game_tron2_fr.php).
Je croyais qu'ils devaient avoir subi une énorme pression de
la part de l'éditeur Buena Vista Interactive, mais il semblerait
qu'au contraire, celui-ci leur a laissé une grande liberté
créatrice. C'est tant mieux, personnellement je trouve que
les programmeurs de Monolith n'on pas raté leur coup, loin
de là.
Un
conseil important pour ne pas connaître tous les déboires
que j'ai eus lors de l'installation du jeu.
Le jeu tient sur deux CDs. Vous savez comment ça se passe
: vous commencez avec le CD 1, puis vers la moitié de
l'install, le programme vous demande d'insérer le disque
2.
À la fin de l'installation, lors du message vous proposant
de lire le fichier Lisez-Moi, remettez le CD 1 dans le lecteur.
Sinon, l'installation risque de ne pas se terminer correctement,
même si vous mettez le CD 1 à l'invite du programme
qui détecte une erreur de CD. Et dans ce cas, vous pourrez
essayer d'installer tous les patches que vous voulez, ils ne
seront pas reconnus. |
Le scénario
est réellement bien ficelé, prenant et basé sur
l'univers de Tron. Les rebondissements y sont nombreux, comme
les clins d'œil au film. Les petites cinématiques qui
utilisent le moteur du jeu apportent de temps en temps des informations
bienvenues. Elles sont bien réalisées, notamment avec
l'effet de lecture un peu voilé quand on accède à
une vidéo archivée. Rien n'est inutile dans ce domaine
: se passer des cinématiques c'est ne rien comprendre à
l'histoire.
 |
 |
Le
père et le fils se retrouvent... à tous points
de vue.
Notez que le circuit imprimé d'Alan, sur l'image de
droite, est identique à celui de Tron... Normal en
fait ! |
En plus,
il y a les mails que vous trouvez, qui racontent l'histoire d'Alan,
Lora, Jet, Flynn depuis vingt ans, qui permettent d'expliquer les
relations tendues entre Jet et son père... C'est aussi grâce
aux mails que vous comprendrez mieux ce qui se passe entre ENCOM et
F-Con.
Seule chose laissée volontairement dans l'ombre : qui est l'instigateur
du projet F-Con. Même si j'ai une petite idée de son
identité... Mais ça, il faut arriver à la fin
du jeu pour en savoir plus !
Au
niveau visuel, on voit le monde à travers les yeux de Jet Bradley
(vue subjective). Qu'y a-t-il à voir ? D'immenses zones où
l'énergie circule sans entraves. Des quartiers plus ou moins
martiaux, avec des P.A.I. qui circulent et montent la garde. Des secteurs
entiers envahis par la corruption et qui se désagrègent
lentement. Des quartiers chauds avec des civils qui flânent.
Bref, pas de monotonie. Vous avez pu regarder les captures d'écran
tout au long de cet article, j'ai essayé de vous montrer autant
de lieux que possible...
 |
 |
Le
Hub de la Ville : les quartiers civils. |
L'animation
est sans reproche au niveau des personnages. Juste une petite remarque
(mais c'est vraiment pour pinailler) : les PNJ qui montent un
escalier marchent en glissant vers le haut. Ils ne montent pas réellement
les marches.
Sinon, comme l'univers est informatique, il y a toujours des éléments
du décor qui sont en mouvement. Vous ne le voyez pas sur les
captures d'écran, c'est dommage... mais le ciel, les flux d'énergie,
les fontaines d'énergie, les paquets de données... Tout
bouge.
 |
 |
Le
Bar de Progression de l'extérieur... |
... et de l'intérieur. |
Les
bruitages, c'est du grand art ! Le moindre son est identique à
celui du film Tron (le bruit des pas, la désintégration
d'un programme, le lancer du disque...). Un grand bravo aux digitalisations,
excellentes !
Les voix françaises sont elles aussi de très bonne facture
: Jet est doublé par Axel Kiener, Mercury par Laura Blanc,
Jeu-C est joué par Gérard Desalleson et MaTria par Florence
Dumortier ; mais on notera surtout le doublage d'Alan Bradley par
Patrick Poivey (doubleur officiel de Bruce Willis, et qui a aussi
fait les voix de Cutter Slade dans Outcast
et de Sam dans Serious Sam).
La musique est tout à fait dans le ton de celle du film, composée
par Wendy Carlos. Dans certains secteurs, Tron 2.0 reprend
même des variations de la bande originale. Rien à redire
de ce côté donc, la musique contribue parfaitement à
l'immersion. Et s'il y a des passages où elle vous semble déjantée,
c'est normal, c'est que vous êtes dans le secteur corrompu par
Thorne !
La
durée de vie du jeu est honnête. Terminer l'aventure
solo prend une bonne quinzaine d'heures, pour vous donner une idée
c'est moins que NOLF mais plus que Return
to Castle Wolfenstein.
 |
 |
Un
Reconnaisseur recyclé en transport de voyageurs et
de marchandises. |
...
et du moins bon.
Le
jeu a tout de même quelques défauts.
Le
plus important est une difficulté ardue lors de certains passages.
Se battre contre 6 P.A.I. en même temps n'est pas chose facile,
et bien souvent vous devrez recommencer votre sauvegarde à
plusieurs reprises avant de réussir à triompher. Les
derniers niveaux sont particulièrement stressants à
cause de ça : les ennemis secondaires reviennent à la
charge sans arrêt, et les adversaires principaux sont très
très résistants... Je reconnais qu'il y a des moments
où je m'y suis repris à au moins 15 fois pour arriver
à battre une phalange d'ennemis, heureusement qu'il y a les
sauvegardes et les chargements rapides...
Des amis à moi n'ont pas fini le jeu à cause de ça,
ils en ont eu marre de se faire coincer. La première fois ça
va, mais au bout de trois ou quatre... ils ont laissé tomber.
Je les comprends : ce qui m'a motivé c'est que je suis vraiment
fan de Tron.
De
même, il faut signaler un manque de finition à certains
égards.
Si vous jouez à la version originale, il arrive que le jeu
vous renvoie sous Windows.
De même, j'ai eu des déboires avec des sauvegardes qui
plantaient. Un exemple concret : alors que je suis sur un ascenseur,
je sauvegarde juste avant d'arriver en haut. À ce moment, des
blocs apparaissent dans le vide et me fournissent une passerelle.
Je l'emprunte, mais juste après je me fais tuer sans avoir
pu sauvegarder. Je recharge ma sauvegarde... et les blocs refusent
obstinément d'apparaître ! Du coup j'ai repris ma sauvegarde
précédente, qui était bien éloignée
de cet endroit, et là les blocs se sont correctement activés...
Des
patchs pour corriger tous ces bugs sont sortis.
Au départ, le jeu (version française) est en version
1.010.
Le dernier patch, le 0.42, met à jour de nombreux aspects
du jeu, notamment ce dont je parlais plus haut : si en mode
solo, vous n'arrivez pas à passer les épreuves
des Cycles-Lumière, vous pouvez passer à la suite
du FPS en disant que vous ne voulez pas réessayer la
course. C'est agréable, surtout si vous trouvez que ça
brise le rythme de l'aventure. De toute façon, je ne
peux que vous conseiller de le télécharger et
de l'installer : les bugs du jeu sont pénibles et ça
ne fait pas de mal de s'en passer !
Attention : les sauvegardes ne fonctionnent plus lorsque vous
mettez un patch. À faire avant de commencer à
jouer sérieusement sous peine de devoir tout recommencer
! |
Pour conclure, ce jeu est un incontournable, si vous aimez les FPS,
et surtout si vous avez aimé le film. Une fois que vous aurez
installé le patch qui corrigera ses défauts techniques,
le seul défaut qui restera à Tron 2.0 sera une
difficulté parfois mal dosée, un peu pénible
à certains moments. Mais c'est bien le seul, à tous
les autres niveaux ce jeu est une réussite totale !
-
MISE À JOUR -
Un mod sorti depuis ajoute de nombreuses options supplémentaires
sur PC.
Il
s'agit de Tron 2.0 : Killer App Mod, que vous
trouverez sur ce lien : http://www.moddb.com/mods/killer-app/downloads/tron-20-killer-app-mod-v11.
Il
faut l'installer en plusieurs étapes, mais rien que le
support des écrans larges, qui sont majoritairement utilisés
de nos jours, fait que les quelques petites manipulations en
valent la peine (autrement, soit on joue en mode fenêtré,
soit on joue avec une image déformée, ce qui n'est
pas agréable du tout). Je vous explique comment faire
:
-
première étape : installer le patch
officiel 1.042c (si ce n'est pas déjà fait).
-
deuxième étape : installer le patch
non-officiel v1x042ceng. Il va transformer le jeu en anglais,
mais ne vous inquiétez pas : vous pourrez le remettre
en français à l'étape suivante.
-
troisième étape : le Killer
App mod. Celui-ci s'installera en deux parties, la seconde
nécessitant l'ouverture d'une fenêtre DOS. On vous
demandera à un moment quelle résolution vous comptez
utiliser : inscrivez la vôtre. Et surtout par la suite,
NE CHANGEZ PLUS LES OPTIONS DE CONFIGURATION ÉCRAN !
Les résolutions supplémentaires propres au mod
ne sont pas listées, si vous les changez dans le jeu
vous êtes mal...
À
partir de ce moment, si l'écran principal du jeu ressemble
à l'image ci-dessous, c'est que c'est bon : vous retrouvez
le jeu (texte et audio) en français, et vous bénéficiez
d'une résolution optimale.

Vous
trouverez des infos globales sur ce sujet, et bien d'autres
(en anglais) à l'adresse : http://tronfaq.blogspot.com/2006/02/all-tron-20-files-in-one-place.html#.TsusxFa1TfA.
|
Tron 2.0 fut testé (liste non exhaustive) :
- dans le Gen4 n°170 d'octobre 2003 (81%) ;
- dans le Joystick n°151 de septembre 2003 (7/10)
;
- sur Gamekult (6/10), test dispo ici
;
- sur Jeuxvidéo.com (17/20), test dispo ici
;
- sur Clubic (bon), test dispo ici.
Le
patch 1.042 est dispo ici : http://www.clubic.com/lancer-le-telechargement-7315-0-tron-2-0-patch-v1-042c-version-complete.html
(52 Mo).
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suivante : Tron : Évolution,
le jeu basé sur le nouveau film Tron - L'Héritage.
On reste dans le monde de Tron mais tout a été
reformaté suite à ce film de 2010... Est-ce que le jeu
en vaut la chandelle ?