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Les
Zerg |
Histoire
Il y a des millénaires,
une race énigmatique, les Xel-Naga, créèrent les Zerg sur
la planète Zerus. Les Xel-Naga venaient de créer les Protoss, mais
les considéraient comme un echec. Pour éviter de commettre les mêmes
erreurs, ils fabriquèrent une conscience unique qui, à elle seule,
pourrait diriger l'intégralité des Zerg où qu'ils soient.
L'Overmind était né. Les Zerg ont la faculté impressionnante
de pouvoir convertir le patrimoine génétique des races qu'ils rencontrent
au leur. Les créatures "intégrées", une fois mutées,
sont méconnaissables, tranformées en animaux assoiffés de
sang. L'expansion des Zerg fut tellement fulgurante qu'elle surprit les Xel-Naga,
qui furent très vite annihilés par leur propre création.
L'Overmind créa les Cerebrates, sortes d'émissaires qui peuvent
contrôler une partie de l'armée Zerg. Libre, l'Overmind entreprit
d'intégrer encore plus d'espèces, et répandit les Nuées
Zerg à travers l'espace, touchant les colonies Terran.
Caractéristiques
Les Zerg sont radicalement différents des Terran ou des Protoss : c'est
une race taillée pour l'attaque, entièrement organique. Le point
central de chaque base Zerg est la Hatchery (et ses mutations en Lair et Hive),
car toute la production Zerg est centralisée. La Hatchery génère
spontanément jusqu'à 3 larves qui pourront à leur tour muter
en diverses unités terrestres ou volantes. Les Drones (les péons
Zerg) seront la colonne vertébrale de l'effort de guerre Zerg, car en plus
de ramasser les ressources, ce sont eux-mêmes qui se transformeront en bâtiments.
Les Zerg ne peuvent construire que sur le Creep, sorte de bave gluante violette.
Seule la Hatchery et l'Extractor peuvent être construits sans Creep. Le
Creep peut être étendu grâce à des bâtiments appelés
Creep Colony (qui sont le coeur de la défense Zerg, car ils pourront muter
en Sunken et Spore Colony, au choix). La défense Zerg est assez efficace,
mais la meilleure des défenses pour un Zerg sera un mix entre des Sunken
et Spore Colony accompagnées d'Hydralisks.
Une base Zerg a un avantage crucial sur ses opposants : elle occupe peu d'espace
car tous les bâtiments peuvent être collés les uns aux autres,
grâce à la production centralisée. Vu que les bâtiments
sont vivants, une base Zerg palpite, respire, dégouline... personnellement,
j'ai vraiment aimé les Zerg. De plus, l'une de leurs grandes forces est
que l'intégralité des unités et constructions peuvent se
régénérer totalement si on leur laisse assez de temps. Aussi,
avec l'upgrade approprié, toutes les forces terrestres peuvent s'enfouir
dans le sol, devenant indétectables pour les forces ennemies (tant que
celles-ci n'ont pas d'unité Detector à proximité). À l'image
de certains bâtiments, les Mutalisks peuvent muter en Guardian contre une
certaine quantité de ressources.
Je le disais plus haut, les Zerg sont taillés pour l'attaque car leurs
unités de base (Zergling et Hydralisk) coûtent peu cher et sont très
efficaces. Une seule larve donne 2 Zerglings pour 50 minerais (soit le même
prix qu'un Marine), une Hydralisk ne coûtant que 75 Minerais et 25 Vespene,
ce qui fait des Zergs la race la plus encline aux rushs éclairs, à
base de Zerglings. Pour les joueurs non aguerris, je précise que la définition
du "rush" est une course à celui qui produira une petite quantité
d'unités le plus vite possible pour les envoyer attaquer la base adverse.
Les Zergs sont d'excellents rushers, car leurs Zerglings sortent très tôt
dans le jeu, et bien que faibles ils sont redoutables. L'un des pires ennemis
des Zerg est le Reaver. Cette chenille mécanique Protoss est capable de
décimer des douzaines d'Hydralisks en un rien de temps.
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| Drone |
Zergling |
Hydralisk |
Ultralisk |
Defiler |
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| Overlord |
Mutalisk |
Guardian |
Queen |
Scourge |
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Les
Protoss |
Histoire
Race de fiers et puissants guerriers, les Protoss ont eux aussi été
créés par les Xel-Naga. Implantés sur la planète Aiur
ils se sont rapidement étendus, montrant de grandes affinités avec
la technologie. Ils furent organisés en Tribus distinctes mais vivèrent
en parfaite harmonie. Cependant, les Xel-Naga poussèrent trop loin l'évolution
des Protoss et ceux-ci virent leur égo enfler. Les tribus s'éloignèrent
d'abord les unes des autres, mais un Protoss nommé Khas réussit
à les réunir en fondant le Khala, sorte de religion. Le Khala évolua
en un système de castes : les Judicators sont un rassemblement d'anciens
qui gouvernent tous les Protoss à l'aide de la loi du Khala, les Khalai
représentent la majorité de la population Protoss (scientifiques,
industriels...), et les Templars sont les défenseurs sacrés d'Aiur,
possédant des pouvoirs psioniques immenses.
Les Protoss étendirent grandement leur zone d'influence, cachant toujours
leur présence. Lorsqu'ils virent arriver les Terran dans leur espace, ils
les trouvèrent intéressants mais furent atterrés (c'est le
cas de le dire) par la vitesse à laquelle les Terran vidaient les planètes
de leurs ressources naturelles. Et lorsque Tassadar, l'un des plus grands Templars,
découvrit que la colonie de Chau Sara avait été totalement
envahie par une forme de vie ayant décimé les Terran établis
sur place, il brûla la surface de la planète sur ordre des Judicators.
Mais trop de planètes commencent à être envahies par les Zerg,
et Tassadar refuse d'éradiquer les Terran en même temps que les Zerg.
Ce dernier est alors proclamé hors-la-loi.
Caractéristiques
Les Protoss requièrent une attention particulière car ils se jouent
d'une toute autre manière : les unités Protoss sont très
fortes, mais aussi très chères. L'unité de base, le Zealot,
coûte le double d'un Marine (mais fait 2 fois plus de dégâts).
Jouer Protoss demande énormément de ressources et une micro-gestion
de chaque unité (en particulier les Templars), ce qui est bien plus compliqué
que de mener une horde d'êtres sanguinaires au combat.
La base Protoss ressemble à une base Terran : chaque bâtiment produit
ses propres unités. Mais là ou les Protoss ont un avantage, c'est
que les Probes (les péons Protoss) n'ont pas besoin de construire un bâtiment
ou muter (ce qui dans tous les cas, monopolise un péon) : ils se contentent
de demander la téléportation du bâtiment, après quoi
ils peuvent retourner ramasser les ressources : on gagne un temps précieux.
Toute l'armée Protoss (bâtiments compris) possèdent 2 barres
d'énergie : le bouclier (qui se recharge lentement) et la vie proprement
dite, ce qui les rend un peu moins vulnérables aux sorts comme le Plague
du Defiler. La vie, elle, ne se régénère pas.
L'inconvénient des Protoss est que leurs bâtiments permettant d'augmenter
leur Supplies (les Pylons) servent aussi à étendre leur base : ces
constructions alimentent les bâtiments à proximité. Vous l'aurez
compris : détruisez les Pylons, et toute la base Protoss sera paralysée,
Canons à Photons compris. La défense Protoss est la plus faible
du jeu : il ne faut pas beaucoup de temps pour écrouler les Canons à
Photons. Ils compensent par des unités très puissantes, mais assez
difficiles à maîtriser. C'est bien pour cela que l'on finit la campagne
solo avec eux.
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| Probe |
Zealot |
Dragoon |
Templar |
Reaver |
Archon |
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| Shuttle |
Scout |
Carrier |
Arbiter |
Observer |
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You want a piece
of me, boy?
Au cours des 30 missions du soft (10 pour chaque race), on découvrira l'incroyable
densité du scénario : les Protoss ont des origines communes avec
les Zerg (et leur vouent une haine sans bornes), une trahison côté
Terran et à l'origine de nombreuses catastrophes (et de l'add-on)... même
le monde natal des Protoss sera touché par cette guerre stellaire.
Au début de chaque mission, un écran explique les détails
de ce qui incombe au joueur. Ces briefings sont passionnants, car ils ne se contentent
pas de donner une liste d'ojectifs et développent l'intrigue, mettent en
place les personnages importants de l'histoire (Jerrigan, Mengsk, Raynor, Tassadar,
l'Overmind...)... Cette richesse narrative est indéniablement un des gros
atouts de Starcraft face à ses concurrents.
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| Un
briefing de mission Zerg |
Les
reavers portent bien leur nom... |
Pour apprécier la campagne de Starcraft à sa juste valeur, il est
indispensable de faire dans l'ordre les missions des Terran, des Zerg et enfin
des Protoss. Vous pourrez évidemment jouer comme il vous plait, mais le
jeu indique clairement que si vous n'avez pas fini les autres missions vous risquez
d'être largué par l'histoire, et franchement, louper le meilleur
scénario de RTS que j'aie jamais vu serait du gâchis.
Les premières missions sont somme toute très simples car il faut
bien se familiariser avec les contrôles, le mode de fonctionnement et les
raccourcis claviers. Ensuite les choses se corsent : les objectifs se multiplient,
et ennemis aussi. Les objectifs sont assez diversifiés pour créer
des situations nouvelles (comme par exemple 2 factions contre vous, ou encore
une armée limitée qui ne peut être renforcée), et on
aura même droit à des missions en intérieur. De plus l'IA
est suffisamment futée pour donner du fil à retordre même
aux plus aguerris.
Au cours des missions, on sera amenés à diriger les héros
: ce sont soit des unités normales faisant plus de dégâts
qu'elles devraient (dans le cas de Raynor ou le Général Duke dans
leurs Battlecruisers, Fenix en tant que Zealot), soit des unités spéciales
(comme Kerrigan). Dès lors qu'ils sont présents dans une mission,
ils ne doivent pas mourir, sous peine de devoir recommencer.
Les terrains de jeu sont suffisamment variés pour qu'on ait l'impression
d'être sur des mondes bien distincts : jungle, roche en fusion, plate-forme
spatiale... Chaque carte solo est une réussite et propose plusieurs stratégies
pour arriver à vaincre l'ennemi. Les plus tâtillons d'entre vous
me feront remarquer que le système de jeu présente une petite incohérence
: en effet, on se retrouve à moissonner des cristaux et ramasser du gaz
sur des plates-formes spatiales... Mais bon, il faut vraiment vouloir trouver le
petit grain de sable, car Starcraft est vraiment un chef d'œuvre. Petit bémol
: le jeu ne gère que 2 niveaux d'élévations, et bien que
des malus soient présents pour les unités au niveau du sol qui tirent
sur un ennemi en hauteur, c'est franchement peu quand on compare à la gestion
du relief de Total Annihilation, par exemple.
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| En
général, quand on met ce paquet de Battlecruisers dans une base
ennemie, c'est gagné pour vous (contre le CPU) |
Une
mission Zerg en intérieur. |
Autres marque de fabrique d'un jeu Blizzard : les cinématiques font l'objet
d'un soin particulier et Starcraft ne déroge pas à la règle.
Des séquences très réussies ponctuent chacune des campagnes.
Certaines sont plutôt anodines, mais d'autres sont absolument dantesques
: la scène de destruction de l'Amerigo, un Science Vessel qui a été
contaminé par les Zerg dans le plus pur style Alien, ou l'attaque
de Dragoons camouflés sur une base Terran... Tout un programme. À noter
également que chaque unité dispose de son portrait animé
et si on se risque à cliquer plusieurs fois sur une unité elle commence
à délirer ou menacer le joueur... Certaines répliques sont
tordantes avec des références à des films célèbres
(Full Metal Jacket, Apocalypse Now, Aliens...) ou même des clins
d'œil à Diablo.
Wanna turn up
the heat?
Côté graphisme, le jeu tourne en 640*480 et ne réclame pas
une configuration de l'autre monde pour tourner correctement (un Pentium 133 avec
64Mo de RAM suffit largement), même dans les cartes multijoueurs. Les graphismes
sont chatoyants, les couleurs très bien choisies, les unités sont
identifiables d'un seul coup d'œil... C'est une franche réussite. Les
explosions, animations des différentes unités ou bâtiments
sont également magnifiquement réalisées. Les musiques ne
sont pas en reste : chaque race possède 3 thèmes musicaux bien dans
l'esprit, mes préférés étant ceux des Terran. Longtemps
après avoir lâché le jeu on se prend à fredonner ces
mélodies. Les sons sont également très bons. Explosions,
tirs et bruits organiques bizzares sont convaincants : l'ambiance sonore est un
sans faute. Mais là aussi (décidément, ça va devenir
l'un de mes leitmotiv), préférez jouer en anglais. La qualité
des doublages français n'est pas catastrophique, mais franchement les voix
US ont un tel panache et une telle force de conviction qu'on est littéralement
aspiré par l'intrigue : les doubleurs ont fait un boulot remarquable.
L'interface est très intuitive et relativement simple pour être rapidement
apréhendée. Pour gagner du temps et être encore plus efficace,
il sera préférable d'utiliser la pléthore de raccourcis clavier
pour arriver plus vite à ses fins. Une anedote : lorsque mes amis de
LAN et moi-même étions de vrais férus de Starcraft, il nous
arrivait souvent de parler en raccourci clavier, par exemple : "ouais, hier
je me suis fait 2 IA sur The Hunters, j'ai blindé de defense : 3 BB, avec
quelques BT devant et derrière, quelques T en siège, et après
mass Boris, j'ai tout rasé" (les Boris, c'était notre sobriquet
pour le Battlecruiser, car le commandant du vaisseau a un très fort accent
russe). Comme vous le voyez, les raccourcis sont tellement variés que quelqu'un
d'entraîné comprend parfaitement la phrase au desssus. Si vous ne
comprenez pas, vous savez ce qu'il vous reste à faire : essayez le jeu
!
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| Une
base Zerg avancée (remarquez le bâtiment en train de muter en bas
à gauche). |
Attaque
de Carriers. Chacun de ces vaisseaux porte 8 intercepteurs, je vous laisse imaginer
l'horreur quand 12 de ces machins attaquent en même temps. |
Comme tout bon RTS, il fallait que Starcraft soit bien affûté pour
les affrontements multijoueurs. La aussi, mention très bien. Les races
totalement différentes et les terrains bien étudiés ont fait
naître des bijoux de stratégies tout autour du monde, et en LAN,
c'est un bonheur (testé et approuvé par votre serviteur de nombreuses
fois à 6 ou 8 joueurs). On peut même se mesurer à des joueurs
tout autour du monde grâce à Battle.net, qui a le mérite d'être
gratuit. À noter que Starcraft est encore très joué de nos jours
(près de 10 ans après sa sortie) et qu'il est encore considéré
comme l'un des meilleurs RTS jamais produits. Il est même pratiqué
comme un sport de haut niveau en Corée : pour avoir vu des vidéos
d'affrontements entre les meilleurs joueurs de Corée, je peux vous dire
que les combats sont dantesques. Il est amusant de noter que le dernier patch
en date de Starcraft est sorti début 2006, preuve de l'affection que porte
Blizzard à son bébé.
Je ne puis conclure sur Starcraft sans vous parler de StarEdit. En effet, les
développeurs du jeu ont eu l'excellente idée de fournir aux joueurs
un utilitaire pour créer leurs propres cartes multijoueurs, et même
mieux : leurs propres campagnes ! Via un système très simple de
triggers (entre autres choses), il est aisé de mettre en place des campagnes
entières, entièrement scriptées. Certaines créations
de fans rivalisent avec les missions du jeu original. J'ai moi-même pu m'y
essayer et il est très simple de faire des scénarios avancés.
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| Voici l'interface claire de StarEdit : en 2 minutes
jai pu peupler ce petit bout de carte sans aucun souci. |
Preuve que cet utilitaire est très facile d'accès : des fans ont
créé des campagnes non officielles qui prennent place après
Brood War ou sont constituées de missions annexes. Allez voir le site Campaign
Creations (en anglais uniquement) :
http ://www.campaigncreations.org/starcraft/index.shtml
2 add-ons non officiels sont sortis avec la bénédiction de Blizzard
: Insurrection et Retribution. Chacun de ces data disks comporte 30 missions et
des tonnes de cartes multijoueurs. Ils sont de bonne facture, mais moins inspirés
que Brood War, l'add-on officiel. Le seul portage sur console concerne la version
N64, distribuée quasi confidentiellement. À ce que j'ai pu en voir, le
travail est réussi. À noter que Starcraft 64 comprend aussi l'add-on Brood
War.
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