Riki
Remplacer les
«
» par le son dune voiture qui roule à très
vive allure :
jarrive mes petits, jarrive,
(ma barre
de boost se remplit lentement mais sûrement)
Ah ! En voilà
un
je vais pas le rater
Et tiens ! Craaaaaaaaa !!! Allez dégage
!
Ah il est là le 1er
encore un peu
eeeeeetttt tiens
! Ah zut ! ... Eeeettt tiens !!! Cette fois cest la bonne !
La ligne
darrivée, 1er, comme dhabitude, héhé.
Ce Burnout 3 est vraiment chouette, les parties sont vraiment très fun
à jouer mais pourtant, il manque quelque chose, je ne sais pas quoi qui
fait que ça reste très différent, je ne dirai pas que cest
moins bon mais cest très loin des parties endiablées de Mario
Kart jouées il y a plus dune dizaine dannées sur SNES
et dont le plaisir ardent est encore si présent aujourdhui. Je men
rappelle comme si cétait hier ; on était tous réunis
dans le salon ; il y avait Mourad, Christian, Clément, Jojo et moi, les
manettes passaient de mains en mains et cela durait des heures. Les carapaces
rouges, vertes, les bananes, les étoiles dinvincibilité, les
éclairs pour rétrécir tout le monde, tout y passait. Sur
tous les circuits, dans tous les virages, dans toutes les lignes droites, les
combats acharnés étaient au rendez-vous ; les colères aussi
bien entendu car Mario Kart, cest quand même de la grosse injustice
comme pas permis. Mais bon, ça ne nous a pas empêché dy
avoir pris notre pied et de lavoir savouré jusquà la
dernière miette. Des jeux qui mont mené au sommet du bonheur,
il y en a eu pas mal à lépoque : Mortal Kombat 2, Zelda 3,
Super Probotector, Fatal Fury Special, Dragon Ball Z 2,
(non, ceux-là
cétait des petits point normaux, oubliez le bruit de bagnole maintenant).
A cette époque, la vie était simplement un rêve : jouer au
jeu video tout le temps, être détaché de tout, ne penser à
rien dautre, jouer, tout le temps jouer, ne rien faire que jouer,
que du bonheur.
Il est étrange que bien quà cet époque, jallais
à lécole où je voyais mes potes et je rigolais beaucoup,
la part dont je me rappelle en dessinant sur mon visage le plus grand sourire
de tendresse qui soit, ce sont les moments passés devant la console. A
croire que jétais scyzophrène, la vie en société,
cétait bien mais cétait pas ma vraie nature, le grand
bonheur, cétait avec mes autres potes, les vrais (dans lordre
chronologique) : Mario, Luigi, Raphaëlo, Michaelangelo, Donatello, Leonardo,
Billy, Jimmy, Picsou, Megaman, Link, Simon, Ken, Ryu, Chunli, Blanka, Liu (Kang),
SubZero, Scorpion, Johnny, Terry, Andy, Joe, Kim, Geese (!!!), Donkey Kong, Yago,
Sabrewulf, Fulgor, Samus, Ryo, Robert,
pour ne citer que la 1ère
partie de ceux que je chéris tout particulièrement. Mon parcours,
ça aura été : Coleco Vision, console Philips (je sais plus
ce que cétait), NES, SNES, PC, Saturn, N64, Emulateurs, Dreamcast,
PS2 puis PSOne.
Ce qui est vraiment dommage. Je men rends compte aujourdhui, cest
que jai souvent été fauché aux moments clés
de mon histoire de joueur à savoir ces moments où lachat dune
console vous devient indispensable pour vivre, la décision est prise, elle
sest ancrée en vous et vous ronge jusquaux entrailles ; une
chose est sûre, soit cette console sera vôtre très rapidement
soit
ben soit rien du tout, vous prendrez votre mal en patience jusquau
jour où vous laurez, quest-ce vous voulez que je vous dise
de plus. Prendre mon mal en patience est quelque chose que je nai jamais
su faire ; raison pour laquelle, jai souvent pratiqué la revente
de jeux et consoles à des prix dérisoires juste pour me permettre
davoir la somme manquante pour pouvoir poursuivre mon activité de
joueur. Ce qui fait quaujourdhui, je ne dispose pas de la moindre
vieille console, du moindre vieux jeu, de la moindre vieille manette. Néanmoins,
mes souvenirs sont toujours présents ; ce nest pas rien, loin de
là même, laissez-moi donc vous comter ces souvenirs « qui tuent
» que jemporterais jusque dans ma tombe (cest le cas de le dire
arf, mais puisquils tuent les souvenirs !):
Nous sommes fin des années 80 (1988 pour être exact), jai 8
ans, cest lépoque des dessins animés que nous avons
tous adorés. Je suis en 3ème primaire, jai compris en entendant
les copains parler quil existe une machine qui permet de jouer à
un jeu video de Dragon Ball, je sais que ça sappelle une nintendo,
je nen sais pas plus mais je la veux. Jai vu plusieurs fois à
la TV la pub « SEGA, cest plus fort que toi ! », je ne sais
pas ce que cest mais les copains disent que cest même mieux
que la nintendo ! Je bouillonne, il y a des trucs qui existent, qui sont trop
bien et dont je suis pas au courant.
La 1ère console qui débarquera à la maison sera une Coleco
Vision avec le jeu des Schtroumpfs !! Selon mon père, cest une nintendo
; je le crois sur parole. De toute façon, jen avais rien à
faire de ce que cétait, tout ce que je voulais, cétait
avec les Schtroumpfs et faire sa fête à Gargamel !
Les petits êtres bleus bien que gentils et très joyeux ( ) ne mauront
amusé que quelques mois. Il est temps pour moi de passer à autre
chose ; je veux la nintendo et la vraie cette fois !! Je sais ce que cest
maintenant, jai grandi, je suis beaucoup moins bête ! Je vais au Christiansen
avec le frangin et le papa qui va encore usé de tous les stratagèmes
pour alléger la facture. Nous entrons dans le magasin et ddchhh !! Un problème
inattendu apparaît ; une console que je navais encore pourtant jamais
désirée se présente à côté de la NES,
jen ai déjà entendue parler, elle a vraiment de la gueule,
cest une console 16 bits alors que la NES nen a que 8 et elle a un
design bien plus futuriste et high-tech que la boîte grise de Nintendo,
je ne sais pas ce que cest mais je sens quelle est trop puissante
; je lis son nom sur la boîte, elle sappelle la « MEGADRIVE
». Il est marqué à côté « SEGA »,
je me rappelle alors du très vieux slogan qui est encore présent
au fond de ma tête : « SEGA, cest plus fort que toi ».
Je la veux
Mon père analyse les prix :
_ la MEGADRIVE avec un jeu (Sonic) et une manette : 7000 FB (env. 175 euros)
_ la NES avec 2 jeux (Super Mario Bros et Duck Hunt), deux manettes et un flingue
: 6000 FB (env. 150 euros)
Au final, Sega aura été plus fort que moi mais pas plus fort que
mon père ; sur critère du prix et sous la pression de mon abruti
de frangin, il tranchera pour la NES qui bien quelle navait pas la
gueule de la MEGADRIVE fera mon plus grand bonheur. Super Mario Bros 1,2,3, Duck
Hunt, Megaman, Castlevania, DuckTales, Tortue Ninja, Double Dragon 3
beaucoup
de jeux ont contribué à lusure de mes manettes NES puis de
celles de la SNES qui viendra ensuite. Découverte des premiers jeu de baston
sur cette dernière, de Mario Kart, de Zelda 3,
les classiques quoi.
Mon bonheur sétendra plusieurs années avec la SNES mais vous
savez bien que tout bonheur a ses limites, cellles du mien furent la NEOGEO, La
rolls des consoles comme on lappelait sans cesse dans Microkids. Jen
ai bavé devant les séquences de jeu diffusées quasi tous
les week-ends sur FR3. La vie se sera vraiment payer ma tête ; on ma
donné une Coleco quand je voulais une NES, une NES quand je voulais une
MEGADRIVE et maintenant que jai la SNES que je voulais ben, il y 1000 fois,
ça sappelle la NEOGEO et sil y a bien une chose qui est sûr,
cest que cest trop cher pour moi. Cest la console que je nai
jamais pu toucher (encore à ce jour !!! Au point que je peux vous dire
quun des évènements marquants du cartoonist 2002 à
Paris aura été de voir pour la 1ère fois une NEOGEO bien
réelle ! Le choc !
Je ne sais pas pourquoi, je me sens vraiment
ridicule à dire ça
)
Vous avez remarqué que jai cité Ducktales et Teenage Mutant
Ninja Turtles et même les schtroumpfs plus tôt ; des jeux à
licence il y en avait déjà à lépoque ; cest
ce qui me permet de comprendre totalement le succès des Pokémons
aujourdhui. La force dune licence pour soutenir le gameplay dun
jeu video est quon a presque limpression de rencontrer des êtres
vivants dans le jeu. Dans Ducktales par exemple, jouer avec Picsou, rencontrer
Mamie Baba qui nous donne des gâteaux, affronter la méchante Mystique,
se voir donner des indications par Fifi, Riri, Loulou,
me remplissait dun
bonheur denfant au pays des merveilles. Jai été très
jeu de baston dans ma vie, un peu trop même, après la « Super
» comme on lappelait (mais la SNES tiens ! quest-ce que vous
voulez que ce soit dautre !?), jai acheté une saturn pour les
jeux de baston et jai été bien servi car jy ai découvert
la série des « The King of Fighters » qui maura permis
de recontrer encore toute une floppée damis que je ne citerais pas
car ça ferait un peu trop long ; KOF étant le jeu ayant remporté
la bagarre du plus grand nombre de personnages, menée par les jeux de baston
à lépoque. Pourtant ses amis-là, jy tiens comme
pas possible (allez, jen balance quelques-uns : Athena, Sie, Iori, Goro,
Ralf, Clark,
)
Ah ! Retour en arrière ! La coleco est bien ma plus ancienne console mais
ce nest pas la plus vieille que jai eue. Ma plus vieille cétait
une console Atari avec 2 joysticks à 1 bouton rouge chacun et avec
attention, préparez-vous bien
255 jeux intégrés !!!
Biensûr il y avait 20 fois le même jeu de foot avec des noms différents
et des jeux de voitures qui se ressemblaient comme deux gouttes deau,
à
vrai dire, je suis même pas sûr si cétait une Atari ou
si on lappelait comme ça juste parce que ça y ressemblait
et quon ne savait pas comment lappeler autrement. Un autre truc qui
tuait à lépoque, cétait les consoles quon
vous transformait au magasin gratuitement si vous achetiez un jeu de zone étrangère.
En fait, je voulais acheter Super Mario Bros 3 sur NES dans un magasin en plein
centre commercial et le revendeur ma expliqué que pour que je puisse
y jouer, il faudrait transformer ma console, service quil me rendrait gratuitement
si je lui achetais le jeu. Aussitôt dit, aussitôt fait. Ce nest
que plus tard que jai compris que les jeux quils vendaient étaient
américains. Je trouvais dailleurs bizarre que lorsque jétais
parti acheter à ce même magasin Megaman 3, la semaine de sa sortie,
ils avaient déjà en vitrine le 4 !!! Heureusement que mon abruti
de frangin, têtu comme il était avait quand même forcé
pour quon achète Megaman 3 parce quà ce qui paraît,
le 4 était nettement moins bien. Je pourrais encore vous parler de toutes
ces choses fantastiques que jai malheureusement manquées : les salles
darcade où je passais mon temps à regarder les jeux sans jamais
y jouer faute dargent ; jen ai bavé devant les nouveaux hits
SNK ou les jeux de bagnoles avec siège, volant et pédales, «
wow, comme dans un vraie voiture ! » que je me disais, comme vous pouvez
le voir, jétais déjà une lumière à ce
moment-là. La borne que je trouvais la plus jolie, cétait
celle aux couleurs de Mortal Kombat 2, avec Raiden aux yeux foudroyants dessinés
sur un des côtés. Quelle était belle ! Jai des fois
envie dacheter une borne rien que pour prendre ma revanche sur la vie, de
même pour la NEO GEO. Ces plateformes représentaient à mes
yeux lOlympe où régnaient les vrais hardcore-gamers (terme
très en vogue à une époque) alors que moi, pauvre petit mortel
que jétais, je devais me contenter de ces jeux qui pourtant navaient
vraiment rien de moins si ce nest justement que je les avais.
Je vais marrêter là parce que tout ce qui sest passé
après est trop récent pour que jen éprouve de la nostalgie.
Aujourdhui, je joue à ma ps2 tranquillos et je regrette bien le temps
où on se réunissait entre potes. Cela me paraît impossible
de nos jours ; on a tous grandi, chacun a ses préoccupations et son horaire.
Je me fais mes jeux en solitaire ; ça mamuse bien mais bon, y a pas
non plus de quoi en fouetter un chat. Quest-ce qui a changé ? Pourquoi
je trouve les jeux moins funs quautrefois ? Pourquoi je suis plus capable
de jouer plusieurs heures daffilée à un même jeu ? pourquoi
je trouve les jeux trop chers alors quautrefois, je payais le prix fort
sans hésiter ? Je ne sais pas. Les jeux sont-ils moins bons ou est-ce moi
qui ai changé ? Jai trop peur que la deuxième raison soit
la bonne pour y croire et vais patiemment attendre le jeu qui réveillera
le « moi » qui sommeille depuis un petit temps déjà.
Allez, cest reparti !
(bruit de bagnole qui fonce )
edit : ah si !
Il me reste quelque chose ! La boîte de Fatal Fury Special sur SNES ! Elle
est magnifique ! Et croyez-moi, je préfère devenir SDF que m'en
séparer !