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Phantasy
Star III: Generations of Doom/Phantasy Star II:
Kare Razaru Toki no Keishôsha (21 Avril 1990).
Megadrive, Saturn, Game Boy Advance, PlayStation 2, PSP.
_ 
Là encore, une très belle jaquette Japonaise
avec Rhys, le premier héros de Phantasy Star III. La jaquette Occidentale,
comme d'habitude, n'a rien à voir avec le jeu.
as
de temps à perdre ! Un an après Phantasy Star II, Sega
publie un troisième épisode de Phantasy Star, sur Megadrive
à nouveau. Malheureusement, Phantasy Star III: Generations of Doom est
bien différent de ce qu'on aurait pu attendre du successeur de Phantasy
Star II et pour cause : l'équipe de développement en charge
de cet épisode n'est pas l'équipe à l'origine de la série.
Considéré par de nombreux fans comme le vilain petit canard, Phantasy
Star III reste tout de même un RPG solide.
_ 
Deux captures d'écran de Phantasy Star III.
A gauche, l'écran titre. A droite, un village. Techniquement, on a bien
progressé depuis le second épisode. En revanche, le style est complètement
différent de celui des deux premiers opus de la série.
Phantasy
Star III n'a pas de lien explicite avec les précédents opus.
Les développeurs ont bien trouvé un petit quelque chose pour que
les fans aient un os à ronger, mais Phantasy Star III est bien loin
scénaristiquement et chronoligiquement des autres. En réalité,
même si le côté science-fiction est toujours présent,
il l'est bien moins qu'il l'était avant. L'univers médiéval
typique du RPG Japonais n'a pas épargné ce troisième volet
et on retrouve des villages plus conventionnels avec des châteaux, des auberges
et toutes ces choses. Ce mélange entre médiéval et sci-fi
n'est pas dégoûtant, bien au contraire, d'autant plus que l'histoire
du jeu s'y prête à merveille.
La
légende raconte qu'il y a de ça des siècles, deux Nations
menées par Orakio d'un côté, un puissant guerrier, et Laya
de l'autre, une magicienne remarquable, ont combattu dans une sanglante guerre
jusqu'à trouver un accord et disparaître mystérieusement.
Depuis lors, les deux Nations ont cohabité. Difficilement, certes. Le jeu
débute dans le Royaume d'Orakio pendant la cérémonie de mariage
du Prince Rhys et de la Princesse Maia qui se fait enlever par un ennemi de Laya.
En valeureux Prince qu'il est, Rhys décide de partir sauver sa Dulcinée
mais son père, le Roi de Landen l'enferme au donjon, de peur qu'il s'embarque
dans une aventure inconsidérée. Jusqu'à ce qu'il soit libéré
par Lena, son ancienne fiancée*...
*
Dans la version Japonaise du titre, on apprend qu'avant de rencontrer Maia, les
parents de Rhys avaient prévu de le marier à Lena. Ca n'a malheureusement
pas marché entre les deux. Cette anecdote à été oubliée
ou supprimée de la version Anglaise du jeu.
Le
jeu se déroule sur Alisa III (tiens tiens), des siècles après
Phantasy Star II. Alisa III semble être une planète banale.
Sa particularité ? Il s'agit en réalité d'un gigantesque
vaisseau spatial qui s'est envolé de Parma peu de temps après que
cette planète n'explose (pour rappel, elle est détruite au cours
de Phantansy Star II). C'est tout ce qui lie réellement Phantasy
Star III au reste de la série, en plus, évidemment, de Dark
Force qui est encore le boss final du jeu. Par ailleurs, dans Phantasy Star
IV, on trouve quelques vestiges de ces vaisseaux rescapés de Palma,
histoire d'utiliser à bon escient l'univers de Phantasy Star III
ainsi que d'autres références qui sont faites ici et là.
_ 
Vous commencez le jeu dans le village de Landen puis
vous vous rendez au château pour épouser Maia. Malheureusement (et
je modére mes mots), une créature de l'Enfer vient troubler la fête.
L'originalité
de Phantasy Star III vient de son système de générations
puisqu'il permet d'étendre l'histoire avec le fils puis le petit-fils de
Rhys, en fonction de l'épouse choisie. On peut ainsi le segmenter en trois
parties plus ou moins égales. Etant donné que les personnages sont
différents dans chaque génération, on a beaucoup de personnages
à jouer dans cet épisode.
| Première
génération |
|
_ _
_ 
-
Rhys
(Kane au Japon). Il est le premier héros de Phantasy Star III.
Rhys est un personnage sanguin, ce qui lui vaut d'être envoyé au
donjon quand il demande à son père de déclarer la guerre
à Laya après que Maia ait été enlevée. Il est
descendant pure souche d'Orakio, ainsi il ne peut pas utiliser de magie.
-
Lyle.
Tout comme Rhys, Lyle est un valeureux Prince. Mais lui vient du Royaume de Laya.
Tout semblait les séparer d'avance, pourtant ils finiront dans la même
équipe. Descendant de Laya, Lyle a la capacité de lancer des sorts
magiques.
-
Lena.
Elle est la première fiancée de Rhys, avant qu'il ne rencontre Maia.
C'est elle qui l'aide à s'échapper du donjon pour qu'il retrouve
Maia, peu après qu'elle se soit faite enlever lors de sa cérémonie
de mariage. Tout comme Rhys, elle est une descendante pure souche d'Orakio, elle
ne peut donc pas utiliser de magie.
-
Maia
(Marlena au Japon). Elle est la fiancée de Rhys. Elle est le personnage
amnésique typique du RPG Japonais : elle a été trouvée
sur une plage d'Orakio sans qu'elle ait le moindre souvenir de son passé.
Maia est enlevée le jour de son mariage à Rhys. Son origine n'est
pas un secret quand on sait qu'elle peut utiliser des sorts de magie défensive.
|
| Deuxième
génération |
| Si
Rhys épouse Maia
_ _ 
-
Ayn est le fils de Rhys et de Maia. Après avoir délivré Maia,
Rhys décide de l'épouser et il donne naissance à Ayn. Il
entend parler d'un paradis, Azura, mais ne le trouve pas. C'est son fils qui poursuit
sa quête alors que de mystérieux cyborgs font leur apparition. Il
est aussi fort que son père et peut se soigner à l'instar de sa
mère.
-
Thea (Lann au Japon). Elle est la fille de Lyle. Elle a été
capturée par des cyborgs et est délivrée par Ayn au cours
de sa quête. Elle a donc forcément envie de l'épouser.
Elle peut utiliser des sorts de soin et d'attaque.
-
Sara (Lynn au Japon). Elle est la fille de Lena et la rivale de Thea. Elle
est, tout comme sa mère, une descendante pure souche d'Orakio et elle a
bien du mal à accepter Thea qui, elle, descend de Laya. Elle est le personnage
le plus fort du jeu. Evidemment, elle ne peut pas utiliser de magie.
Vous
remarquerez que les noms Japonais de Thea et Sara sont Lann et Lynn, de quoi marquer
encore plus la rivalité entre les deux demoiselles amoureuses de Ayn. |
Si
Rhys épouse Lena
_ _ 
-
Nyal (Lane au Japon). Si Rhys se marrie à Lena, c'est Nyal qu'on
joue. Un beau matin, le royaume d'Orakio est envahi par des centaines de monstres
venant du royaume de Laya, Rhys envoie donc son fils enquêter sur cette
attaque. Comme ses parents, il est un pur descendant d'Orakio et il ne peut pas
utiliser de magie.
-
Ryan. Bien que descendant de Laya, Ryan aide Nyal à combattre Lune. Il
s'avère que les hordes de monstres proviennent de ce dernier et que Ryan
et Lune aient un différent. Il est un descendant de Laya et peut donc utiliser
la magie.
-
Laya. Son nom est trompeur : il s'agit en fait de la soeur de la légendaire
Laya qui avait été cryogénisée avant d'être
réveillée mille ans plus tard. Elle est puissante au niveau de ses
sorts et elle peut utiliser un arc.
Nyal
doit épouser au terme de ses péripéties Laya ou Alair qui
n'est pas jouable et qui est la petite soeur de Lune, l'ennemi du groupe, qui
tente de détruire le Royaume d'Orakio. |
| Troisième
génération |
| Toutes générations |
|
_ 
- Mieu
est le personnage féminin cybernétique typique. Elle a servi il
y a environ mille ans pendant la guerre opposant Orakio à Laya et a attendu
depuis lors qu'un descendant d'Orakio devienne son nouveau maître. C'est
chose faite puisque Rhys demande son aide. Mieu est assez forte et est capable
d'utiliser de la magie.
- Wren (Shiren
au Japon, à ne pas confondre avec Siren, un ennemi du jeu qui ressemble
à s'y méprendre à Wren). Il est l'autre cyborg de Phantasy
Star III. Il a la capacité de se transformer en bateau ou en vaisseau
pour permettre des déplacements plus rapides sur la carte du monde.
|
Comme vous pouvez vous en rendre compte, il ya beaucoup de personnages et ils
ont tous des liens entre eux. N'ayez pas peur, cependant. Si un tel aperçu
laisse présager une généalogie plus compliquée que
les Feux de l'Amour, il n'en est rien une fois dans le jeu puisque vous
ne jouerez que trois scénarii parmi ceux-ci. Cela n'est qu'un aperçu
du monde peuplant Phantasy Star III. Une multitude de personnages non jouables
mais tout de même importants vivent également sur Alisa III, mais
je n'en dirai pas plus pour vous laisser découvrir tout ça par vous-même.
Au
niveau du gameplay, le système de générations n'apporte malheureusement
pas grand-chose. Il s'agit, pour résumer, d'un embranchement scénaristique
quand il s'agit de choisir sa femme. On aurait aimé, pourtant, que certaines
actions à certains endroits aient des répercussions sur le futur
mais non, malheureusement, cette idée n'est pas aussi bien exploitée
qu'elle pourrait l'être. A vrai dire, seuls Mieu et Wren (voir ci-dessus)
apparaissent dans chaque scénario et conservent leurs statistiques tout
au long du jeu. On a également quelques objets qui se transmettent de père
en fils mais pas plus. Le jeu n'est pas très long. Il est beaucoup plus
court que Phantasy Star II mais on y revient plus facilement puisqu'on
peut jouer d'autres scénarii en choisissant une autre femme.
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A gauche : la carte du monde de Phantasy Star III.
Rien de plus classique ! A droite, une cut scene. La qualité des artworks
est loin d'être irréprochable.
La structure classique qui alterne villages, carte et donjons
est de retour. Elle est néanmoins un peu différente de Phantasy
Star II puisque le jeu s'article, à l'instar du premier opus, autour
d'indices à trouver auprès des villageois pour progresser. On a
bien des objectifs mais ils sont beaucoup plus flous qu'ils ne peuvent l'être
dans Phantasy Star II. A défaut de pouvoir explorer plusieurs planètes,
il y a plusieurs mondes (chacun étant une zone du vaisseau géant
Alisa III) à visiter, très proche de ce qu'il s'est fait par le
passé dans la série : des plaines comme sur Palma, des déserts
de sable comme sur Motavia et des déserts de glace similaires à
ceux de Dezoris. Pour se rendre dans l'un ou l'autre monde, il faut au début
du jeu traverser des donjons plus ou moins longs. Dieu merci, un peu plus tard,
on peut se téléporter pour éviter des allers et retours trop
fastidieux et il est possible de transformer Wren en bâteau ou en avion
pour se déplacer plus rapidement.
Les donjons conservent la vue
classique de Phantasy Star II. Ils sont néanmoins beaucoup plus
faciles d'accès et plus lisibles pour la majorité des joueurs. Car
Phantasy Star III reste un RPG très difficile comme le voulait la
tendance de cette période mais on est bien loin des labyrinthes de folie
présents dans le deuxième opus.
_ 
A gauche : chez Sega, on ne ment pas sur la marchandise
: un désert se doit d'être désert ! A droite, un donjon qui
a quelque chose de malsain...
L'autre
partie du gameplay, les combats, manque réellement de folie. On ne pouvait
pas personnaliser ses troupes dans le premier opus mais on l'excuse car il est
très vieux. On pouvait choisir ses combattans dans Phantasy Star II
: ce n'est pas grand-chose mais il y a un semblant d'évolution. Dans
Phantasy Star III : rien. Pas une once de personnalisation, qu'il s'agisse
des sorts appris automatiquement au long de la courbe d'évolution ou des
personnages imposés par le scénario. D'aucuns prétendent
préférer ne pas s'embêter avec ça, mais il faut reconnaître
que ça manque sincérement à la série, surtout au bout
du troisième épisode.
Les
combats en eux-même n'ont d'ailleurs pas changé d'un pouce. Cette
bonne vieille formule du tour par tour est de de nouveau au coeur des batailles.
Ceux-ci manquent d'intérêt parce qu'ils ne sont pas spécialement
difficiles et parce qu'il est possible de laisser son équipe attaquer toute
seule en sélectionnant la commande automatique. Ils feront en général
n'importe quoi : ils se contenteront en fait de frapper, ce qui est assez réducteur
quand on sait le nombre de personnes pratiquant la magie dans cet épisode.
Enfin, c'est visuellement très brouillon, avec des scènes de combat
désespérement figées. Petite consolation : la musique est
plus ou moins sombre ou épique selon la tournure que prend la bataille.
Une idée intéressante qu'on retrouve dans Eternal Arcadia,
par exemple, sorti des années après.
_ 
A gauche : une scène de bataille fort peu engageante.
A droite : l'heure est aux révélations !
La réalistion elle-même est un
sujet de débat. Il faut bien reconnaître que le jeu est plutôt
joli techniquement parlant bien que tout ne soit pas parfaitement réalisé.
Ma foi, c'est artistiquement loin d'être mauvais, c'est vrai. Mais c'est
bien loin du style imposé par les deux premiers opus qui mettaient en scène
des mondes hauts en couleur et des personnages tout droit tirés d'un dessin
animé Japonais. Dans Phantasy Star III, c'est beaucoup plus froid.
Les couleurs sont ternes, les proportions des personnages sont plus réalistes...
Bref, ça manque sincèrement de fantaisie.
Le bon point vient de la bande originale qui
a une excellente réputation auprès des amateurs de musiques de jeux.
Certes, ça peut ne pas plaire aux fins mélomanes qui liraient ce
dossier mais les amateurs de jeux vidéo seront ravis d'entendre dans Phantasy
Star III des musiques très simples, très mélancoliques
comme beaucoup de compositeurs de jeux vidéo de l'époque savaient
en écrire. Certaines sont vraiment superbes, notamment le thème
des villages qui est d'une douceur remarquable. A ce sujet, les développeurs
se sont un peu amusés avec la platine de Phantasy Star III puisque
certains petits détails sont assez rares dans le jeu vidéo pour
être soulignés : j'en ai déjà parlé, mais la
musique des combats change selon la tournure des évènements. Mais
le point sur lequel je voudrais insister et que selon le nombre de personnages
qu'on a dans l'équipe, il y a plus ou moins d'instruments qui jouent le
thème de la carte du monde. Ca aurait mérité d'être
approfondi mais ça a sans doute donné de riches idées aux
programmeurs en herbe.
_ 
A gauche : une petite île isolée dans
le monde de glace. A droite : notez la piste d'attérissage pour que Wren
puisse se poser quand il se transforme en avion.
Bien sûr, Phantasy Star III a
connu de nombreux supports. On le retrouve sur Saturn et Game Boy Advance dans
les Phantasy Star Collection de chaque support et sur PlayStation 2 et
PSP dans les Sega Genesis Collection. Il n'a en revanche pas connu de remake
PlayStation 2 comme les deux premiers épisodes puisque le lien scénaristique
entre cet épisode au reste de la série est plus anecdotique qu'autre
chose.
Au final, Phantasy Star III a déçu
beaucoup de fans de la série. Il reste néanmoins un RPG classique,
certes, mais d'une solidité exemplaire. Peut-être qu'il aurait eu
toute la reconnaissance qu'il mérite si on lui avait enlever les mots Phantasy
Star III de son titre ! Generations of Doom aurait dû être
un jeu indépendant. En l'état, il passe plutôt pour le vilain
petit canard pour les fans les plus exigeants ou pour un bon hors-série
pour les joueurs plus tolérants.
Phantasy Star
Adventure (13 Mars 1992).
Game Gear.

La jaquette avant de Phantasy Star Adventure, hors-série
sorti sur Game Gear, au Japon uniquement.

L'écran titre de PSA. Vous aimez le bleu ?
n
Mars 1992 sort Phantasy Star Adventure, un hors-série de la saga
sur Game Gear. La console portable de Sega ne jouissant pas du même
succès que la Game Boy de Nintendo, il fallait à tout prix
y sortir des jeux dont la licence était populaire. Le premier Phantasy
Star sur Game Gear est néanmoins très différent du reste
de la série : il s'agit là d'un jeu d'aventure textuelle (comme
son nom l'indique...) où on se déplace d'écran fixe en écran
fixe très similaire aux hors-séries de Phantasy Star II sorti
sur le réseau de la Megadrive. Dans ce genre de jeu, le texte occupe généralement
la plus grande place du gameplay et on est plus souvent spectateur (ou du moins,
lecteur) qu'acteur.
Vous incarnez un agent de Paseo
(sur Motavia). Contacté par le Docteur Miller, un ami, qui veut à
tout prix vous montrer sa dernière création, vous vous rendez à
Dezoris où il vous montre sa machine révolutionnaire : une machine
capable de décupler la force de quiconque l'utilise ! En voilà,
une belle invention. Manque de peau : à peine quittez-vous sa demeure que
le Doc' se fait enlever par les Baron Labs., sa machine étant convoitée
par le directeur de cettre étrange entreprise. La soeur du Docteur Miller,
Lila, vous supplie de venir en aide à son frère et ainsi débute
votre aventure.
_ 
Deux screenshots tirés de PSA. L'écran
est toujours divisé ainsi : une illustration à gauche, le menu à
droite et les dialogues en bas.
Il n'y a pas beaucoup à
dire sur le gameplay de Phantasy Star Adventure. Comme je l'ai dit plus
haut, c'est une aventure textuelle et il s'agit de discuter aux bonnes personnes,
ramasser et utiliser les bons objets aux bons moments et aux bons endroits pour
progresser. On peut se déplacer en choisissant une direction (Nord, Est...),
regarder de plus près certains éléments (une porte, une personne...),
ramasser et utiliser des objets. Il n'y a pas grand-chose à faire.
Il y a tout de même,
de temps en temps, quelques batailles assez différentes des autres épisodes
de la série. Quand vous entrez en combat, vous devez utiliser une arme
de votre inventaire : un dé roule alors et détermine le montant
de votre attaque. Plus l'arme est puissante, plus le nombre de dés lancés
est élevé. Enfin, l'ennemi peut lui aussi attaquer en lançant
plus ou moins de dés selon sa puissance. Le léger « problème »
est qu'il n'y a rien d'autre à faire que ça. On ne peut même
pas mourir, vous imaginez donc bien que la pression n'est pas à son comble
au cours de ces batailles « épiques à souhait »
! Le jeu est très court et se termine en une heure ou deux si vous ne bloquez
pas et il est possible de reprendre sa partie via un système de mot de
passe. Inutile de dire que la durée de vie est vraiment très courte,
ce qui n'est pas un mal en soi puisque le jeu tourne sur Game Gear.
_ 
Le jeu est censé se dérouler sur Dezoris.
C'est assez étonnant qu'il n'y ait pas de neige dans PSA quand on sait
que c'est une planète glacière.
C'est à peu près
tout ce qu'il y a à faire ou à voir dans Phantasy Star Adventure.
Il s'agit d'un jeu très court, avec trop peu d'intéraction et au
scénario pas forcément emballant, finalement. Sans être le
jeu du siècle, ça se laisse quand même jouer (ou du moins
lire) pour les amateurs de la série car ça change de la trame habituelle
de Phantasy Star. C'est de plus bien adapté au format de la Game
Gear, même si ça reste très loin en terme de qualité
de la série traditionnelle. Quoiqu'il en soit, ce n'est pas indispensable,
loin de là. Par ailleurs, Phantasy Star Adventure n'a connu aucune
conversion et aucun remake.
Phantasy
Star Gaiden (16 Octobre 1992).
Game Gear.

Phantasy Star Gaiden : deuxième hors-série
sorti sur Game Gear. Comme PSA, il n'est sorti qu'au Japon.
uelques
mois après la sortie de Phantasy Star Adventure, Sega sort
Phantasy Star Gaiden sur la même console, à savoir la Game
Gear. La comparaison s'arrête là puisque Phantasy Star Gaiden
est lui un vrai RPG avec de l'exploration, des combats et des statistiques à
augmenter. Il n'en reste pas moins un hors-série, comme l'indique son titre,
avec de nombreux points de gameplay différents comparés aux épisodes
traditionnels. Et j'aime autant briser la glace tout de suite : c'est très
loin, en terme de qualité, de la série originale.

Un écran titre sobre avec la mappemonde du jeu.
Chronologiquement,
cet épisode se place entre Phantasy Star et Phantasy Star II.
L'histoire se déroule sur Copto, une planète située à
une année lumière du système d'Algol. Là-bas, le terrible
démon Cablon ruine la planète et la ravage, ce qui lui vaut d'être
scellé dans son propre château. quelque temps après, Alis
découvre cette petite planète (qu'on surnomme de ce fait Alisland)
et décide de s'y installer... Tout va bien jusqu'à des années
plus tard. Il se passe des choses terribles au village de Tedo : Morg se fait
capturer par des bandits de la montagne. Son collègue prévient immédiatement
l'ancien du village qui envoie Alec, le fils de Morg et son amie Mina à
sa recherche.
Il
n'y a que cinq personnages jouables dans Phantasy Star Gaiden. Ils viennent
et partent selon le scénario. C'est d'ailleurs fort mal construit puisque
les trois personnages secondaires se succèdent à la toute fin du
jeu, ce qui ne permet pas de les creuser, même un minimum. Ils ne sont de
toute manière pas indispensables puisqu'on peut, avec seulement Mina et
Alec, combattre la majorité des ennemis sans aucun souci.
 |
Mina
est l'héroïne du jeu. Elle est originaire du village de Tedo.
On apprend à la fin de Phantasy Star Gaiden qu'elle est en fait
la fille d'Alis.
Mina
est idéale pour la magie puisqu'elle a la plus grande barre de MP.
|
 |
Alec
est l'ami de Mina, il a également grandi dans le village de Tedo. Il est
le fils de Morg.
C'est
un personnage bien équilibré avec un peu moins de MP que Mina mais
plus de HP.
|
 |
Dirk.
On le rencontre dans la forêt, alors qu'il semble être perdu (à
environ 300 mètres de chez lui, hum).
Il
est lui-même relativement bien équilibré même si sa
grande barre de MP le prédestine à la magie. On l'a dans l'équipe
jusqu'à ce qu'on recrute Dars (c'est-à-dire, moins de trente minutes),
c'est donc inutile de lui acheter quoique ce soit.
|
 |
Dars
est le robot d'Alis qui se transforme en voiture et en bâteau une fois que
vous recrutez cette dernière.
Tout
comme Odin dans le premier Phantasy Star, il ne peut pas utiliser de magie.
On ne lui en tient pas rigueur parce qu'on l'a dans le groupe pendant cinq minutes,
le temps de récupérer Alis.
|
 |
Alis.
Depuis le premier opus, elle est maintenant belle et digne. On la recrute après
avoir ouvert un cryogénisateur dans une caverne... Bon sang mais WTF, que
ferait Alis dans un cryogénisateur sur une planète loin d'Algol
et en abandonnant sa fille dans le village de Tedo ? Bref...
Elle
est également très équilibrée. On ne l'a pas longtemps
non plus avec nous : juste le temps d'aller battre le boss final.
|
Le
jeu est construit à la manière des premiers Dragon Quest.
C'est-à-dire qu'on passe la majorité de son temps à combattre
pour acheter de nouvelles armes et de nouvelles magies. D'ailleurs, le système
est assez bizarre puisque contrairement aux autres épisodes, tout le monde
peut tout équiper et apprendre toutes les magies (à part Dars qui
ne peut rien apprendre). La seule condition requise est d'avoir le niveau nécessaire
pour équiper l'objet ou la magie en question, ce qui permet de personnaliser
un minimum ses troupes. Le problème est qu'à la fin, tout le monde
connait tous les sorts et a les meilleures armes...
Le
jeu n'est pas bien grand (il n'y a qu'une planète) mais les déplacements
sont encombrés par la fréquence des combats surélevée
! Tous les un ou deux pas, vous aurez droit à un combat. Vraiment, c'est
décourageant. Dieu merci, on peut pratiquement tous les fuir. Si (comme
moi) vous ne fuyez jamais, vous imaginez bien le niveau que vous aurez au bout
de cinq heures de jeu... Par ailleurs, il y a un autre problème au niveau
de ces batailles puisque celles-ci sont vraiment mal calibrées. Quand on
change de zone, le fossé entre celles-ci est beaucoup trop grand. Bref,
le calibrage a été vraiment baclé, ce qui est regrettable
pour un jeu basé sur l'évolution de ses personnages et le level
up.
_ 
A gauche, un village de PS Gaiden. A droite : Kame-sama
! Non, je plaisante, c'est Rob, l'ancien de Tedo.
Comme
le jeu est basé sur les combats et l'évolution de ses personnages,
l'exploration est un peu mise à l'écart. De ce fait, on se retrouve
avec des donjons relativement peu nombreux, où on ne trouve guère
de récompense et qui s'expédient en deux coups de cuillère
à pot. Autant dire que c'est décevant quand on connait la difficulté
des donjons dans la série ! Les villages sont quasiment tous les mêmes
avec comme dans PS et PSII une vue subjective quand on pénètre
une maison ou un commerce.
Les
combats en eux-mêmes sont on ne peut plus classiques avec la possibilité
d'attaquer, lancer un sort (qui sont en général très faibles...),
défendre, utiliser un objet ou fuir. Là encore, c'est super mal
calibré puisque la faiblesse des ennemis met rarement en danger. On passe
son temps à appuyer sur le bouton d'attaque tout en lisant son livre de
chevet pour ne pas tomber dans l'ennui...
_ 
A gauche, l'inteface des batailles. A droite, la maman
d'Alec. Vous remarquerez la traduction en anglais pas du tout officielle mais
bien pratique !
Le
jeu n'est pas bien long, mais certainement trop pour une console portable qui
en plus a de sérieux problèmes d'autonomie. On recherche sur une
console portable des sensations immédiates et bien des RPG sont capables
d'en donner (Pokémon, pour n'en citer qu'un). De ce fait, Phantasy
Star Gaiden tombe un peu à plat avec son système de sauvegarde
contraignant (sauvegarde possible uniquement à l'église). Pas le
choix : pour y jouer, il faut être à la maison. Et à la maison,
il y a les versions de salon qui sont bien meilleures, plus intéressantes
et plus gratifiantes. L'intérêt du titre ne saute donc pas du tout
aux yeux.
Sincèrement,
je déconseille vivement Phantasy Star Gaiden qui est, à mon
goût, le plus mauvais épisode de la série et un très
mauvais jeu vidéo en général. Je suis d'habitude très
tolérant avec les vieux RPG, mais là, c'est trop. En plus d'être
lent et pénible, il est mal construit. A réserver aux amateurs de
la série qui veulent avoir fait tous les épisodes, uniquement.
Phantasy
Star: The End of Millenium/Phantasy Star: Sennenki no Owarini (17
Décembre 1993).
Megadrive, Saturn, PlayStation 2, PSP.
_ 
Comme d'habitude, la jaquette Japonaise est sublime
(non mais regardez-moi le charisme de Chaz !) tandis que la version PAL paraît
hors-sujet. Notez que sur celle-ci, il est écrit "Phantasy Star IV"
bien que le titre officiel, d'après l'écran-titre du jeu du moins,
soit bel et bien Phantasy Star: The End of the Millenium. Pour faciliter les choses,
nous l'appelerons ici Phantasy Star IV.
assons
à des choses plus gaies. Sega a connu un passage à vide à
la suite de Phantasy Star II. C'était pour revenir en force pour
le quatrième épisode ! L'autre chouchou des fans (avec PSII)
est sans contestation possible l'un des RPG les plus réussis de l'ère
16-bits aux côtés de monuments comme Final Fantasy VI. C'est
l'équipe à l'origine des deux premiers opus qui s'en charge, et
ça se sent ! Transpirant de travail, de minutie et de passion, cet épisode
est clairement le volet de la réconciliation pour les fans de la première
heure. Il est également le dernier sorti (pour le moment mais je doute
qu'un cinquième opus finisse par sortir...) de la série traditionnelle.
Retour sur l'apothéose de Phantasy Star, le grandiose Phantasy
Star IV !
Il
faut savoir qu'à l'origine, Phantasy Star IV était prévu
pour le Mega-CD avec tout ce que cela implique : des voix digitalisées,
des scènes cinématiques et le retour des labyrinthes en 3D. Les
ventes de l'accessoire étant très faibles, ils ont dû revoir
leur titre à la baisse pour l'adapter à la Megadrive. Une chose
que ce changement de support n'a pas dégradé : l'ambition qui a
été mise en PSIV.
_ 
A gauche : l'écran titre dont la musique est
dans le top 3 des meilleures musiques de l'histoire de l'écran titre (bon,
j'avoue que ce top n'a rien d'officiel). Dès le logo Sega, la musique démarre
et le ton est donné : on n'est pas là pour s'amuser ! A droite :
il est formellement interdit de quitter Piata pendant les premières minutes
du jeu...
_ 
"And when and how will it all end?" Vous ne pouvez compter que sur vous-même.
Rendez-vous dans une trentaine d'heures pour la réponse à ces questions
!
Phantasy
Star IV se déroule mille ans après les événements
de Phantasy Star II et deux-mille ans après ceux de Phantasy
Star premier du nom. Algol a survécu dans la douleur après la
chute du Mother Brain et la destruction de Palma qui a sérieusement affecté
l'équilibre du système solaire. L'aventure débute sur une
planète de Motavia plus proche de ce qu'elle était dans Phantasy
Star : le Mother Brain n'étant plus, cette planète est de nouveau
un désert aride. Les humains (enfin, les Palmiens) s'y sont néanmoins
accoutumés : ils n'ont de toute façon pas trop le choix puisque
c'est soit ça ou soit le désert de glace de Dezoris (là,
on y trouve aussi quelques Palmiens). Bref, la société a globalement
regressé et les technologies ont stagné (bien que notre équipe
soit capable, elle, de visiter les quatre coins d'Algol puisqu'elle découvre
au cours du jeu de la technologie d'antan).
On
commence le jeu sur Motavia. Vous incarnez le jeune hunter Chaz, accompagné
de son mentor Alys (à ne pas confondre avec la légendaire Alis),
en mission à l'Université de Piata. En effet, celle-ci se retrouve
étrangement infestée par des biomonsters. C'est ainsi que le principal
de l'école fait appel à vos services pour comprendre d'où
vient l'invasion. Entre en scène un certain Zio qui fait comprendre aux
héros, Chaz et Alys, que le problème est bien plus grave qu'il n'y
paraît... Votre aventure commence là et va crescendo jusqu'aux derniers
moments du jeu : alors qu'on croit toujours arriver vers la fin, de nouveaux événements
ont lieu. D'un point de vue narratif, cet épisode est de très loin
le mieux écrit de la série (nous y reviendrons) et de nombreux coups
de théâtre ont lieu : un personnage présenté comme
l'ennemi numéro un du jeu qui se révèle être en fait
un simple pion, les nombreuses apparitions de Dark Force (oui, cette fois-ci,
il sera plus coriace qu'à son habitude !), une entité maléfique
encore plus puissante... De quoi surprendre même les fans habitués
de Phantasy Star. Les scénaristes se sont arrachés pour éviter
les redites par rapport aux deux premiers opus.
Le
casting est également le plus travaillé. Chaque personnage a son
background, son histoire, ses motivations pour rejoindre votre équipe et
son propre gameplay. De ce fait, on n'a pas l'impression de jouer avec une armée
de clones, chacun ayant ses propres techniques. Les voici :
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Chaz
(Rudy dans la version Japonaise) est le héros de Phantasy Star
IV. Il est le jeune apprenti d'Alys. Bien qu'inexpérimenté,
il mène à bien, avec elle, sa première mission dans la guilde
des hunters. En effet, on lui demande de faire une recherche à l'Université
de Piata pour trouver la provenance de biomonsters qui s'y multiplient.
Chaz
peut équiper les diverses épées du jeu. Il peut également
utiliser de nombreux sorts défensifs et offensifs, ce qui fait de lui un
des personnages les plus équilibrés du jeu.
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Alys
(Lyla au Japon) est le mentor du jeune Chaz. C'est elle qui lui a tout
appris, dans la vie comme au travail. Elle est une hunter extrêmement réputée
sur Motavia pour avoir la tête froide et être une grande guerrière.
Elle quitte l'équipe vers le milieu du jeu.
Elle
est assez équilibrée mais est un peu plus offensive que Chaz. Toutes
ses magies sont des sorts offensifs ou de changement de statut des alliés
(augmentation de la force ou de la vitesse). Elle peut équiper les diverses
trancheuses du jeu (qu'elle lance comme des boomerangs) ce qui lui permet d'attaquer
tous les ennemis en même temps.
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Hahn.
Il est étudiant à l'université de Piata. Il rejoint le groupe
pour partir à la recherche de son professeur (Professor Holt) qui aurait
disparu à la Birth Valley... Alys n'est pas tendre avec lui et lui demande
de payer à chaque fois qu'il veut prolonger son voyage avec eux.
Hahn
est un personnage assez défensif qui peut équiper les poignards
du jeu. A la fin, il devient redoutable offensivement, à ne pas négliger,
donc.
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Rune
(Thray dans la version Japonaise). Il y a beaucoup à dire sur Rune
mais je préfère franchement éviter les spoilers sur ce coup-là.
Sachez qu'il s'agit d'un puissant magicien qui connaît Alys de longue date
et qui est un des seuls habitants de Motavia à pouvoir utiliser de la vraie
magie.
Ses
sorts sont offensifs et très puissants, mais il a une très faible
défense et une piètre attaque. A protéger à tout prix,
car ses attaques sont ravageuses.
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Gryz
(Pike dans la version Japonaise) est un Motavien pure souche. Gryz a deux
buts dans la vie : protéger sa petite soeur orpheline et venger la mort
de ses parents assassinés par Zio (lors de la destruction du village de
Molcum).
Il
est un damage dealer redoutable. Il fait de lourds dégâts grâce
aux diverses haches qu'il peut équipe. En revanche, il ne connait quasiment
aucun sort...
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Rika
(Fal en Japonais). Elle est une Numan (tout comme Nei de Phantasy Star
II), c'est-à-dire qu'elle a été créée artificiellement
par l'ordinateur Seed. Ce dernier décide de s'autodétruire, étant
infesté, c'est pourquoi il demande à Rika de rejoindre Chaz et compagnie.
Rika
équipe les diverses griffes de PSIV et a une très bonne attaque.
Elle peut en plus soigner tout l'équipe, ce qui fait d'elle un personnage
incontournable.
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Demi
(Freyna en Japonais) est une androïde créée par
Wren pour s'occuper de l'ordinateur Nurvus. Elle est retenue prisonnière
dans le château de Zio jusqu'à ce que Chaz et son équipe la
délivrent.
Elle
est capable d'utiliser les armes à feu. Ainsi, elle peut soit attaquer
tous les ennemis, soit lancer un coup puissant selon l'arme équipée.
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Wren (Forren en Japonais). Il ressemble au Wren de Phantasy Star III, mais
il n'a rien à voir avec ce dernier. Il est le gardien du satellite Zelan.
Il sait énormément de choses (il a presque mille ans) et il est
le pilote des vaisseaux pour se rendre de planète en planète.
Il peut porter les armes à feu, comme Demi, mais a une
vocation beaucoup plus offensive que cette dernière.
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Raja
(Su Raja en Japonais). Ce Dezorien rejoint l'équipe après que vous
ayiez écrasé son temple en arrivant sur Dezoris. Il a un sens de
l'humour un peu spécial pour Chaz et ses coéquipiers...
Raja
est un personnage faible mais qui a de fortes capacités de soin. A ne pas
négliger.
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Kyra
(Shess en Japonais). Cette Esper rejoint l'équipe après avoir été
délivrée des arbres carnivores sur Dezolis. Elle espère pouvoir
rencontrer Lutz, un jour ou l'autre...
Grâce
à ses trancheuses et à l'efficacité offensive de ses sorts,
Kyra est une bonne remplaçant d'Alys après que celle-ci ait quitté
le groupe.
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Voici
le staff complet jouable dans Phantasy Star IV. Ajoutez à ça
des PNJ charismatiques et vous tenez votre RPG au scénario classique mais
diablement efficace. En effet, l'écriture des dialogues est vraiment très
bonne, surpassant de loin les opus précédents. Il ne manque que
des voix digitalisées pour s'y croire. Le tout est crédible, plein
d'humour et les développeurs ne manquent pas d'interpeller le joueur (par
exemple, Rune dit à un moment donné qu'il serait incensé
de vouloir attaquer Zio parce qu'il est trop fort pour nous à ce point
du jeu).
Phantasy
Star IV brille également par sa mise en scène. A chaque événement
important, vous aurez droit à de petites vignettes pour illustrer les moments
forts. Leur agencement est judicieux et cela permet de dramatiser l'histoire de
façon fort jolie sans avoir recours aux scènes cinématiques
qui, soyons réaliste, ne pourraient pas tourner sur une Megadrive (bien
que cela était prévu dans la version Mega CD). Du coup, on se retrouve
avec une centaine d'illustrations toutes plus belles les unes que les autres pour
ponctuer les points importants.
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Voilà deux exemples de "scènes
cinématiques", si je puis appeler ça ainsi. Le système
est simple : au fur et à mesure que le dialogue avance, de nouvelles vignettes
apparaissent à l'écran, couvrant certaines autres. Ca dynamise de
manière originale les moments-clés. Bien trouvé !
Le
gameplay de Phantasy Star IV n'a pas fondamentalement changé, mais
il s'est amélioré et affiné pour procurer un réel
plaisir de jeu. A commencer par l'exploration. De nombreux points ont été
altérés par rapport à la série d'origine, comme le
fait de devoir passer par le brocanteur pour pouvoir revendre son vieil équipement.
Ici on revend ce qu'on veut, où on veut. De plus, on sait à l'avance
ce qu'augmentera ou réduira un nouvel équipement avant de l'acheter.
Ca peut paraître anodin de nos jours quand on voit l'aise avec laquelle
on se déplace dans des menus de RPG de plus en plus ergonomiques, mais
à l'époque, c'était du luxe ! Un autre détail (bon,
c'est vraiment du détail mais ça montre le soin apporté au
jeu) : si le personnage principal touche le bord d'un meuble ou d'un obstacle
pendant qu'on le déplace, il l'évite et continue son chemin, comme
dans Suikoden sorti quelques années plus tard. On est loin de la
rigidité de Phantasy Star II...
Globalement,
le jeu s'est adouci, au niveau de la difficulté aussi. Ainsi, le level
up est beaucoup plus aisé et les donjons sont plus lisibles, moins longs,
moins touffus et donc moins ardus. Un Phantasy Star avec des donjons agréables
: qui l'eût cru ? Certains détracteurs de cet épisode pensent
que le jeu perd tout son challenge mais on peut dire qu'il est ainsi rendu accessible
aux non-initiés aux RPG (parce que Phantasy Star II reste quand
même un jeu très élitiste). Bien sûr, le challenge est
bien réel et aller se frotter à un boss alors qu'on manque d'expérience
est inconcevable. Néanmoins, la courbe d'évolution est minutieusement
travaillée et assez bien faite pour qu'on n'ait pas à passer trois
heures au fond d'une grotte pour avoir le niveau requis.
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A gauche : un village sur Dezoris. A droite : Garuberk
Tower. Un des donjons les plus difficiles du jeu, même si on est loin de
la difficulté des pires donjons de PSII...
Cela
nous amène à un autre point important de tout RPG qui se respecte
: les combats. Et il y a des choses à dire sur ceux-ci. Là aussi,
le bond en avant est assez grand grâce aux skills, aux macros et aux combos
que je vais détailler ci-dessous. Pour information, les graphismes des
scènes de bataille sont franchement jolis avec des animations de combat
réussies (et honteusement absentes de Phantasy Star III) et des
effets spéciaux dignes de ce nom. Le bestiaire est en plus varié
avec un design alléchant : que demander de plus ?
Comme
je vous le disais, quelques nouveautés font leur apparition dans PSIV.
A commencer par les skills. En plus des techniques (la magie) habituelles, chaque
personnage a un certain nombre de skills propres qu'il peut lancer dans la limite
des stocks disponibles. Avec les niveaux, on en apprend de nouveaux et on peut
lancer plus de fois les anciens. Chaque personnage a ses propres skills et ils
sont globalement très variés, allant de la puissante attaque aux
altérations d'état.
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A gauche : un des combats mythiques de Phantasy Star
IV : la bataille contre Zio. Notez l'ambiance visuelle qui se dégage de
l'arène et le charisme de Zio, le premier véritable ennemi du jeu...
Et encore, vous n'avez pas le son, là ! A droite : un skill lancé
par Rune : Hewn. Très utile au début parce que très puissant,
ce skill ne sera plus utilisé qu'à de rares occasions vers la fin
du jeu. Vous comprendriez pourquoi si vous voyiez les attaques de folie auxquelles
on finit par avoir accès.
Une
des autres nouveautés et le système de macros. Comme son nom l'indique,
cela nous permet de créer des macros à utiliser en combat. Vous
pouvez y configurer ce que vous voulez que ce soit des combos ou des configurations
d'attaque. C'est pratique, par exemple, dans les sessions de level up pour que
tout le monde utilise la commande "attaque" ou "soin" en un
bouton. En ce qui concerne les combos, elle permet d'en exécuter certains
qui demandent un ordre précis.
Les
combos sont la vraie nouveauté du système de combats de PSIV.
En combinant certains skills de vos personnages, ils effectuent des coups cachés
en duo (ou trio). Pour certains, l'ordre n'est pas important alors que pour d'autres,
il faut absolument respecter un ordre précis (et c'est là qu'il
faut utiliser le système de macros à bon escient). Certains coups
sont vraiment dévastateurs. Attention, néanmoins : étant
donné qu'il faut utiliser les skills, le nombre de combos qu'on peut lancer
est aussi restreint que le nombre de skills. Gérez bien vos ressources,
donc, pour ne pas être pris au dépourvu quand Dark Force fût
venu...
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A gauche : suivez bien l'ordre Deban, Megid, Legeon
et Positron Bolt pour lancer Destruct, une des attaques ultimes du jeu ! A droite
: peu importe l'ordre dans lequel vous lancez Foi, Thu et Wat, vous obtiendrez
Triblaster.
Le
jeu se structure de manière classique autour de la succession de villages,
de carte du monde et de donjons. Pour se déplacer, comme d'habitude, on
a des véhicules à notre disposition et la petite nouveauté
concernant ces derniers est qu'ont peut avoir des combats dans sa voiture. L'intérêt
est néanmoins loin d'être évident puisque les HP se restaurent
après chaque bataille, seuls les skills nécessitent votre passage
à l'auberge pour être restaurés. Par ailleurs, le jeu se déroule
sur trois planètes (la troisième n'est pas Palma, cette planète
n'étant plus, mais une petite surprise que je vous laisse découvrir)
et a une durée de vie correcte pour un RPG (même si c'est bien évidemment
beaucoup plus court que le très long Phantasy Star II).
Pour
faire durer un peu le plaisir, il y a une guilde des hunters où vous pouvez
postuler pour des missions à réaliser. Elles sont diverses et variées
(tuer tel monstre, trouver tel personnage en tel endroit...), permettent de faire
du level up sans tourner en rond et de rallonger de manière considérable
la durée de vie sans artifice. Et oui, la guilde des chasseurs de Final
Fantasy XII s'inspire sans doute volontairement ou pas de celle de PSIV,
pourtant publié des années avant. Il y a enfin beaucoup de secrets
à découvrir mais je ne préfère ne rien dire pour ne
rien gâcher. Les fans de la première heure apprécieront, c'est
sûr !
_ 
A gauche : la première mission de la guilde.
Un fermier de Motavia a décidé d'élever des sand worms...
Mais un d'eux grossit jusqu'à devenir incontrôlable ! A droite :
personnellement, je trouve que ce dossier manque de photos de Zio. Donc voilà,
j'en rajoute un peu.
En
ce qui concerne la réalisation, Phantasy Star IV est tout bonnement
remarquable, que ce soit sur le plan technique ou artistique. Visuellement, tout
d'abord, il en met plein les mirettes. C'est non seulement fin mais plein d'effets
spéciaux. PSIV joue dans la cour des grands et est de toute façon
un des plus beaux RPG de la Megadrive (je n'ose pas dire le plus beau à
cause de the Story of Thor). Son esthétique est plus proche de celle
de PSII que de PSIII tout en étant plus mature et plus fine.
Les décors sont détaillés, les animations très travaillées
: il y a peu de choses qu'on puisse reprocher de ce point de vue.
Les
musiques sont également aux petits oignons, même s'il est toujours
peu évident de parler de musiques de jeux vidéo. La qualité
de son est globalement meilleure et les compositions sont différentes d'avant.
On perd peut-être un peu les sonorités mystiques qui ont fait les
beaux jours de Phantasy Star II mais ça colle mieux au monde plus
mature et terre à terre de ce quatrième opus. Pour information,
un sound test est disponible après avoir fini le jeu.
_ 
A gauche : Une des apparitions de Dark Force pour
un combat qui s'anonce difficile. A droite : la marque de fabrique de la série
: des villages ravagés et de la misère humaine.
Phantasy
Star IV n'a pas connu beaucoup de portages. Outre sa présence dans la compilation
Saturn, on le retrouve sur PlayStation 2 et PSP dans les Sega Genesis Collection.
Le plus choquant est son absence de Phantasy Star Collection qui compile
les trois premiers opus sur GBA. Pourquoi, diable, PSIV n'y figure pas
? La GBA a les ressources pour le faire tourner et le jeu n'est pas si lourd que
ça ! Un grand mystère toujours pas résolu... De plus, PSIV
aurait dû avoir un remake PlayStation 2 dans la gamme Sega Ages comme
les deux premiers opus. Cela semble ne plus être au goût du jour.
Quel dommage !
Il
y a énormément de choses à dire sur Phantasy Star IV.
Malheureusement, il faut bien conclure ce dossier un jour ou l'autre. J'espère
du fond du coeur que vous vous attarderez sérieusement sur ce monument
du jeu vidéo, sans doute le plus grand RPG de Sega. Il est certes
moins difficile et moins long que PSII mais il est surtout moins élitiste,
plus accessible et plus agréable. Oui, Phantasy Star IV offre du
plaisir de jeu et n'a pas vieilli comparé à ses aînés.
Un remake le rendrait peut-être un peu plus joli voire un peu plus ergonomique,
mais le fond se suffit tel qu'il est. Passons maintenant aux choses un peu moins
agréables : Phantasy Star IV est la fin d'une belle aventure ! Il
est le dernier volet de la série traditionnelle à être sorti
et je doute sincèrement qu'un PSV fasse son apparition, un jour,
sur les plannings. Mais quel message d'Adieu !
Et
aujourd'hui ?
Que reste-t-il de Phantasy Star ?
Alors
que ces lignes sont écrites (Juin 2007), la marque Phantasy Star n'est
pas morte. Une nouvelle série qui découle de PS est née
: vous vous en doutez, je parle de Phantasy Star Online. Ce hack and slash
(auquel j'ai finalement peu joué) à la réputation d'être
un des premiers MMORPG (et le premier sorti sur une console de salon). PSO
n'est évidemment pas le jeu tant attendu par les fans de Phantasy Star
tant il est loin de la série d'origine... (Note : Phantasy Star
Online est traité en détail et par un autre rédacteur dans
la page suivante de cet article). Estimons-nous heureux cependant d'éviter
un naufrage à la Sonic (car PSO a quand-même des qualités
indéniables, ce qui est moins évident avec un Shadow the Hedgehog,
par exemple). Il a connu des suites dont la dernière en date est Phantasy
Star Universe. L'univers et les gameplays sont différents, donc je
pense qu'il n'est pas cohérent d'en parler dans ce dossier. Je connais
assez mal la série des PSO pour en parler de toute façon.
Est-ce que cette série perdurera ? Difficile de lire l'avenir mais les
critiques concernant le dernier-né sont virulentes. Difficile de se faire
un nom sur un marché aussi âpre que celui des MMORPG outrageusement
dominé par les cadors que sont World of Warcaft et Final Fantasy
XI. Espérons juste qu'un échec de Phantasy Star Universe
ne signe pas définitivement l'arrêt de mort de cette grande saga.

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