| Prince
of Persia / Master System
Année
: 1993
Systèmes : Master System / Game
Gear
Développeur : Domark
Éditeur : Sega
Support : Cartouche |
Personne
n'aura été oublié, et il est plaisant
de constater que la Master System n'a pas été
mise de côté dans ce dossier ! Ne vous réjouissez
pas trop vite, cependant...
Pas
de présentation spéciale pour le coup, il faudra
se contenter de la classique introduction. Mais ce premier
contact avec le jeu est plutôt positif, puisqu'il nous
sera donné d'admirer des graphismes assez jolis, légèrement
retravaillés depuis l'original, et desservis par une
animation très correcte et bien souple ; on y reviendra
plus tard.
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Et voilà : pour le
niveau 3, il suffit de grimper, et on arrive directement
au squelette. Mais à quoi donc peut servir le
reste du niveau ? |
Et
c'est avec un prince de blanc vêtu, à l'ancienne,
qu'on s'élance à nouveau dans la sempiternelle
course contre la montre. Les décors sont soignés,
même s'ils ne présentent pas vraiment de détails
de décoration comme les autres versions, et la palette
de couleur de la Master System a été
mise à contribution pour améliorer les graphismes
originaux. Pour l'instant, que du bon.
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Alors
lui, il ne sert carrément à rien ! Et
le second, c'est censé être le garde obèse
du niveau 6... mais le trou est derrière lui
! |
Mais
lorsque l'on prend en main le prince, un sentiment étrange
survient : les contrôles réagissent bizarrement.
Il faut pas mal insister sur les boutons pour que les instructions
soient prises en compte, ce qui va devenir l'une des plus
grosses sources de fracasse au fond des puits ; mais ce n'est
pas tout. Les distances sont totalement farfelues ! En gros,
courir et marcher reviennent à peu près à
la même chose, le prince parcourant la même distance
si l'on pratique une simple pression sur la flèche
avant ou si l'on avance d'une case à pas comptés.
Les sauts sont aussi catastrophiques, puisqu'un saut avec
élan et un saut sans élan couvrent quasiment
la même distance ! Il n'est pas rare de se vautrer après
un simple saut parce qu'on est allé trop loin, il faut
souvent reculer un peu pour un bête trou de deux cases.
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Au
moins, le miroir est toujours là... |
Vous
vous souvenez du niveau 7 ? Le but est de toper la fiole
de lévitation, en bas, là... |
D'ailleurs,
les animations patinent à fond, ce qui fait qu'il n'y
a quasiment pas d'inertie ; les mouvements de garde-fou aux
bords des plates-formes qui indiquent la chute imminente,
eux, ont disparu, ce qui fait que l'on tombe aussi très
souvent parce que l'on s'est approché trop près
du bord... La maniabilité est catastrophique. Les combats
ne valent pas mieux, ils n'ont carrément aucun intérêt
! Attaquer sans cesse est la seule méthode qui mène
à la victoire, les gardes sont trop bêtes pour
se jeter sur le héros après avoir paré
une ou deux fois. Les rares dégâts reçus
ne font pas reculer, et les esquives sont visuellement assez
bizarres, puisque le prince et les gardes portent les épées
de biais et non vers le haut. Bah, de toute façon,
elles ne servent à rien. En parlant des gardes, sachez
qu'ils ne vous suivent pas, ce qui rend le raccourci du 1er
niveau impossible, et qu'ils ne craignent pas les dents mécaniques,
celles-ci étant désactivées lors des
combats ! De grands moments de programmation...
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...et
la grille de gauche la garde ; elle est normalement
ouverte, et la dalle du milieu la ferme. Sauf qu'ici,
c'est le contraire ! Il suffit de descendre, et on plie
le niveau.
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Mais
le plus surprenant est à venir. Regardez attentivement
les photos. Vous ne remarquez rien ? Il n'y a pas de marquage
des dalles, très pratique au passage pour les calculs
de saut, mais en prenant pour mesure les trous et autres plates-formes,
il y a quelque chose qui ne va pas. Les écrans ne font
que huit dalles de long au lieu de 10 ! Résultat :
les niveaux ont été largement modifiés,
et pas de la meilleure manière. Comment ? Très
simple, il est possible de court-circuiter quelques niveaux
parmi les plus pénibles, et précisément
les niveaux 3, 7, 9 et 12, soit par un saut bien placé,
soit parce que l'on peut grimper à un endroit normalement
inaccessible !
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Celui-là,
je ne l'avais même pas évoqué :
début du niveau 8... à quoi bon se battre
? Un pitit saut, une descente, un rattrapage, et roulez
jeunesse ! |
Ces
gains de temps ne sont pas uniquement imputables au format
de l'écran : on les doit également à
l'équipe qui a planché sur cette adaptation,
et qui manifestement n'a pas bien saisi les concepts du jeu
original. Le niveau 7, par exemple, est finissable en moins
d'une minute parce qu'ils ont inversé l'ouverture et
la fermeture de la grille précédant la potion
de lévitation ! Et après réflexion, je
me demande même s'il n'est pas possible de descendre
directement par un jeu de lâcher/rattraper de bordures.
Ne vous embêtez pas avec les séries de saut du
niveau 3, il est possible de grimper jusqu'au squelette directement
par la gauche du niveau. La dalle d'ouverture du niveau 9
s'atteint directement par un saut bien placé... tant
mieux, car un méchant bug empêche la progression
normale un peu plus loin dans le jeu ! Je ne peux pas vous
dire si la potion d'inversion d'écran existe, je n'ai
pas pu arriver jusque là. Quant au niveau 12, pas besoin
de jouer les saltimbanques : la première moitié
du niveau (jusqu'au squelette du renfoncement à droite)
se franchit uniquement en grimpant le même poteau, bien
que le parcours initial soit toujours présent ! Peut-être
pour les masos...
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Forcément,
quand il n'y a que 8 cases de longueur, il y a des distances
qui rétrécissent ; le niveau 9 se finit
alors bien plus rapidement. |
Voici
une esquive. Inutile. |
Pour
les pitits détails, sachez que le temps restant est
paramétrable dans les options (60 minutes maximum),
créant ainsi une espèce de niveau de difficulté,
et que le jeu est intégralement censuré : non
seulement il n'y a pas de sang, comme sur Super Nintendo,
mais le prince fait mine de s'endormir au sol s'il tombe de
trop haut ou s'il a été terrassé par
un ennemi, et meurt coincé entre les lames au lieu
d'être découpé ! Pas de musiques, peu
de bruitages, des ralentissements parfois très handicapants,
tout comme les effets de fondus à chaque changement
d'écran qui nuisent aux sauts calculés, et une
fin aussi courte que l'originale... c'est tout ce qui manquait
pour parfaire ce triste tableau.
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Et
ça, au niveau 9, comment on fait pour le passer
? |
Argh,
c'en est trop ! |
Voilà.
Une fois de plus, la Master System, très souvent
dénigrée comme la Megadrive du pauvre
ou des gosses, se retrouve affublée d'une conversion
bâclée, alors qu'il a maintes fois été
prouvé qu'avec un peu de boulot et d'imagination, on
pouvait adapter de grands standards comme Sonic,
Asterix
ou Donald Duck (Lucky
Dime Caper) sur ce noble support.
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La
version Game Gear ne vaut pas mieux, c'est une copie
quasi conforme des mêmes auteurs.
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