| Prince
of Persia / PC-Engine Super CDRom²
Année
: 1991
Développeur : Riverhill Soft.
Éditeur : Riverhill Soft.
Support : CD-Rom |
Première
des adaptations consoles à voir le jour, Prince
of Persia sur PC Engine mise tout sur les
graphismes, avec une refonte complète des visuels,
des sprites aux décors en passant par la présentation.
Car
il y a une nouvelle présentation ! Enfin, on aurait
pu en attendre un peu plus d'un support CD, surtout sur une
machine habituée aux effets d'introduction réussis,
mais qu'importe, le joueur aura droit ici à une mise
en scène supplémentaire où nous pourrons
assister à l'emprisonnement du héros et à
la mise en demeure de la princesse. La classique présentation
n'a pas disparu pour autant, et nous pourrons toujours assister
aux vaines avances du Vizir qui se soldent évidemment
par la mise à mort dans l'heure.
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Les
très beaux écrans titres laissent présager
du meilleur. |
Et
c'est parti pour les treize niveaux de Prince of Persia,
qui pour l'occasion ont été très fidèlement
retranscrits. Le prince et ses ennemis ont fière allure,
dans des décors joliment bien retravaillés,
même si l'on regrettera un choix de couleurs bien terne,
oscillant entre le vert foncé et le marron. La distinction
entre les niveaux du palais et ceux du cachot se fait même
beaucoup moins sentir, seuls les ornements rappelleront dans
quelle partie le joueur se trouve.
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Prendre
l'épée ? Pff, pas le temps ! |
Le
style décoratif originel est respecté,
même si l'on peut reprocher le choix des couleurs. |
Bonne
nouvelle, ces ajouts n'ont pas effacé ce qui a fait
le succès de Prince of Persia : l'animation.
Fluide, détaillée, elle se montre suffisamment
véloce pour rendre la partie agréable à
jouer. Il y a bien quelques ralentissements de temps en temps,
mais dans l'ensemble, le résultat se montre à
la hauteur de nos espérances. Cet effort de retranscription
se ressent dans la jouabilité, vraiment excellente
! Evidemment, la froideur des ambiances sonores du palais
a laissé la place à quelques mélodies
épiques entraînantes, et les bruitages, notamment
lors des combats, renforce l'immersion du joueur dans la lourde
tâche qui l'attend.
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Se
défaire du squelette ? Même pas, laissez-vous
tomber à
gauche, et rattrapez-vous in extremis en bas ! |
Le
double jouit d'un assez beau design. |
Quelques
options ont fait leur apparition : la possibilité d'accélérer
ou de ralentir la vitesse du jeu, soit dans les phases d'exploration,
soit dans les combats, un must pour les vieux briscards ou
pour ceux comme moi qui se sont farci l'intégrale des
Prince of Persia ; et un Time Attack,
toujours plaisant à essayer. Il est également
possible de sauvegarder sa progression par niveau, sur plusieurs
emplacements.
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Le
gros garde ne fait pas reculer de deux pas le prince
lorsqu'il
le touche.
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Pas
de censure, un bouton Run : on est bien sur une machine
NEC ! |
Bon,
vous l'aurez compris, j'aime cette version. Très proche
de l'originale, mais en mieux sur quasiment tous les points,
elle est incontournable ! Pour finir, le dernier niveau contient
une surprise de taille : le deuxième et véritable
combat contre Jaffar ! Le jeu proposera également une
fin originale digne de l'aventure, alors pourquoi s'en passer
?
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C'était
déjà assez pénible de le battre
une fois, mais Jaffar revient pour un ultime affrontement
sur la terrasse du palais !
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