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Out
Run 2
Année
: 2003 / 2004
Développeur : AM2 / Sumo Digital
Editeur : Sega
Système : Arcade / Xbox
Support : GD-ROM / DVD
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Voir
aussi l'article sur Out Run
Je dois reconnaître que si j'avais écrit une critique
de Out Run 2 l'an dernier, au moment où j'ai
découvert la version Xbox définitive, ma prose
aurait été bien plus sévère que les lignes
qui vont suivre. Avec sa réalisation pas totalement irréprochable,
son mode live raté et ses sensations de conduite moins subtiles
que prévu (on reviendra plus en détail sur ces points),
Out Run 2 m'est d'abord apparu comme un énième
échec pour le Sega moribond dont les
joueurs doivent se contenter depuis quelques années. Mais le
temps a passé, et il apparaît au final que je ressors
ce jeu aussi souvent qu'un Crazy Taxi
ou qu'un Ikaruga. Mieux
que cela, l'acquisition récente de Burnout 2, jeu pourtant
remarquable, n'a réussi qu'à me faire replonger dans
Out Run 2... L'explication est simple : Out
Run 2 est plus conçu pour séduire que pour
satisfaire. Logique me direz-vous pour un jeu dont le principe consiste
à s'attirer les faveurs d'une demoiselle en lui offrant du
rêve.
Out
Run 2, dès aujourd'hui dans toutes les bonnes salles d'arcade
 
La borne Out Run 2, et le détail de sa carte Chihiro (forcément,
c'est plus gros qu'une Jamma :) ) : on y retrouve la carte-mère et les
composants d'une Xbox (Pentium 733, NVidia XChip et NForce), avec toutefois plus
de RAM que dans celle-ci : de 64 à 512Mo. Les jeux sont stockés
sur GD-ROM (le format que Sega avait introduit avec la Dreamcast)
et il n'y a pas de disque dur. Le système fournit un environnement sonore
5.1 et fonctionne en général sur un écran 4/3. Les jeux Sega
sur Chihiro sont Crazy Taxi High Roller, Ollie King (un spin-off de Jet Set Radio
Future dédié à la course), Ghost Squad (tir à la mitraillette
dans une ambiance à la Operation Wolf), Virtua
Cop 3, Out Run 2, Out Run 2 SP et House of the Dead III. Ce dernier, Crazy Taxi
HR et Out Run 2 ont été convertis sur Xbox, mais pour Ollie King
et Virtua Cop 3, Sega n'a pas cédé aux pétitions des fans.
Deux jeux de Mechs de Banpresto sont aussi prévus sur Chihiro : Gundam
Battle Operating Simulator et Mobile Suit Gundam 0079.
Au TGS (Tokyo Game Show) d'Octobre 2001, Yu Suzuki annonce que Sega
et Microsoft développent conjointement un système pour
bornes d'arcades baptisé Chihiro, fondé sur le hardware
de la Xbox. Le premier titre l'utilisant sera une suite à
Out Run, réalisée
par L'AM2. Un an et demi plus tard, la borne apparaît enfin
et en surprend plus d'un par son approche ludique sans concession
: hormis le fait que les graphismes sont désormais en 3d, qu'une
vue intérieure est disponible et que 8 voitures peuvent être
conduites (Testarossa, F50, F40, Dino 246 GT, 360 Spider, 365 GTS
4 Daytona, Enzo, 288 GTO), il s'agit pratiquement du même jeu.
On traverse au volant d'une Ferrari des décors illustrant le
thème du voyage, en compagnie d'une jeune femme qu'il s'agit
d'impressionner. La conduite a évolué puisqu'il est
désormais possible d'exécuter de longues glissades,
mais elle reste assez facile à maîtriser et surréaliste,
avec des accélérations démentes, une adhérence
parfaite et une Ferrari qui fait des triples saut périlleux
lorsqu'elle percute quelque chose à grande vitesse. Tout comme
dans Out Run, le but est de franchir des points d'étape
avant que le chronomètre n'arrive à zéro. La
structure arborescente du circuit et le nombre de ses embranchements
et parcours possibles sont les mêmes que dans le hit de 1986.
On a donc pour l'essentiel affaire à un remake plus qu'une
suite, et surtout pas à un jeu moderne : on ne fait la course
contre personne excepté le défilement du chronomètre,
les autres véhicules présents sur la route ne semblent
pas disposer d'une intelligence artificielle, et les environnements
traversés ne sont pas conçus pour former un parcours
cohérent : on change presque instantanément d'ambiance,
de pays, de météo ou d'heure après chaque point
d'étape comme on le faisait dans Out Run,
sans jamais voir deux fois le même endroit au cours d'une partie.
 
Mais
l'écart entre les deux versions ne se limite pas à une
refonte audiovisuelle : Out Run 2 se montre aussi
plus accessible et convivial. La difficulté est bien moindre,
les parcours faciles peuvent se terminer même après plusieurs
accidents, une boîte automatique est disponible (en mode manuel,
les voitures disposent de 5 ou 6 rapports selon les modèles),
et surtout l'angle de vue est plus élevé, ce qui permet
une bien meilleure anticipation des virages tout en mettant en valeur
la profondeur de champ permise par le passage au tout-3d. Les courbes
peuvent être assez serrées, mais les sorties de route
sont plus rarement sanctionnées par des collisions contre des
éléments de décor. Cette difficulté en
baisse a pour principale qualité, et probablement pour but,
de transformer une partie de Out Run 2 en promenade
là où Out Run imposait au joueur une
grande concentration.
En
dehors du mode arcade de base, la borne Out Run 2
propose un mode Heart-Attack qui approfondit un peu le gameplay et
ouvre d'autres horizons. La passagère devient alors la patronne
à bord : elle ordonne au pilote d'exécuter, sur des
portions limitées du parcours, des figures de style. Réussies,
celles-ci permettent de gagner des coeurs qui symbolisent la séduction
opérée sur la belle. En fonction du nombre de coeurs
obtenu, des notes sanctionneront la capacité du joueur à
combiner maîtrise et vitesse, puisque dans ce mode de jeu le
chronomètre est également présent.
Chihiro meets Sumo
Out
Run 2 ayant été très bien accueilli, l'idée
d'une conversion sur Xbox s'est imposée d'elle même.
Un jeu pour connaisseur, forcément exclusif et diablement attirant,
voilà un pilier de ludothèque dont les possesseurs de
la console ne pouvaient qu'être fiers, quitte pour certains
à se contenter d'en parler, les jeux d'arcade ayant autant
de mal sur Xbox que sur les autres consoles à trouver
preneurs de nos jours. Après une période de tergiversations,
pendant laquelle l'étrange rumeur d'une version unique sur
PS2 a circulé, c'est finalement en Avril 2004 que
Sega confirme le portage de Out Run 2 sur console
: il s'agira bien d'une exclusivité Xbox, et l'adaptation
est signée par le studio anglais Sumo Digital, responsable
de gros succès sur micro dans les années 80-90 sous
le nom de Gremlin Interactive (on leur doit par exemple l'excellent
Fatal Racing). Certes la
Xbox est minoritaire sur le marché, certes Out
Run commence sérieusement à dater, mais tout
de même il s'agit d'un événement, et Sega fait
(pour une fois ?) correctement les choses : Sumo est chargé
d'ajouter un mode "mission" qui ne se termine pas en une poignée
d'heures (contrairement au mode d'arcade d'origine), 4 nouvelles Ferrari
(250 GTO, 512 BB, 355 Spider, 328 GTS) ainsi que des circuits supplémentaires
totalement inédits sont annoncés, et le jeu bénéficie
d'un mode live permettant à 8 joueurs de se tirer la bourre
sur l'arborescence du mode arcade et les circuits bonus. On apprend
en Août que ces derniers proviennent de Daytona USA
2 et Scud Race, deux bornes d'arcade légendaires
de Sega qui n'ont jamais été adaptées sur console,
et qu'il sera possible de débloquer le Out Run original. Les
fans de Sega et de rétro en général sont aux
anges, et patientent jusqu'en Octobre 2004, période de sortie
du jeu...
 
Out
Run 2 atomisant tous les jeux de course du moment dans les
charts, dynamisant les finances de Sega et relançant le marché
du jeu d'arcade, on a bien failli y croire. Mais la conjonction de
deux facteurs déterminants s'est montrée fatale. Tout
d'abord le prix : Out Run 2 est sorti à 40$
aux USA, montant qui est passé à 60€ lorsque le
jeu est arrivé en Europe. D'autre part, il est sorti en même
temps que Burnout 3, édité par Electronic
Arts avec tout ce que cela implique de battage marketing. Nanti d'un
nombre de circuits et de voitures considérable, d'un mode live
résultant des nouveaux arrangements Microsoft/EA, d'une image
beaucoup plus branchée et d'un soutien inconditionnel de la
critique, Burnout 3 a tout écrasé sur
son passage. Le fait qu'ils soient vendus au même prix et relèvent
d'un même univers ludique à entraîné une
comparaison systématique entre deux titres qui n'ont pourtant
pas grand-chose en commun. Finalement, Out Run 2 sur
Xbox n'a pas confirmé les excellentes ventes de la
borne d'arcade.
C'est beau
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| Dès
le départ le ton est donné. |
Le
réalisme n'est pas de mise pour les performances : toutes les Ferrari du
jeu s'approchent des 88 miles à l'h.... euh, je veux dire des 293 km/h
de la Testarossa. |
En
général les jeux Xbox ne sont pas du genre à
flatter les rétines par leurs couleurs. Out Run 2,
tout comme Panzer Dragoon Orta avant lui, désobéit
à cette règle avec son univers lumineux et "oxygéné"
qui sent bon les vacances. Le fait qu'une borne Chihiro possède
plus de RAM qu'une Xbox (512 Mo contre 64) n'a pas entraîné
de perte notable sur la qualité graphique. Il faut dire que
Out Run 2 est loin de posséder le moteur 3d le plus
complexe du moment : pas de déformation des véhicules,
pas de "motion-blur" à haute vitesse, météo non
modifiable... La console pourrait même sans problème
se fendre de quelques polygones de plus. Mais au diable l'approche
comptable des atours visuels ! Out Run 2 est un très,
très beau jeu. Si les Ferrari, licence officielle oblige, sont
traitées sur le mode réaliste avec une modélisation
très correcte, tout le reste ressemble à une sorte de
carte postale tridimensionnelle, conçue pour ne donner tout
son éclat qu'à grande vitesse. Dans le mode arcade,
l'animation maintient presque en permanence les 60 images/secondes
réglementaires, avec de tout-petits ralentissements lors de
la traversée d'un champ de tulipes. En revanche, dans le mode
mission le moteur graphique est utilisé hors de son champ d'action
initial et les saccades sont plus présentes, mais peu gênantes
car le joueur est alors très concentré sur son véhicule.
Dans l'ensemble l'impression de vitesse est satisfaisante, sans jamais
nuire au plaisir d'admirer le paysage ni à l'évitement
des véhicules NPC. Comprenez par là que ce n'est pas
le jeu le plus vertigineux qu'on ait vu, mais qu'il aurait été
dommage qu'il le soit.
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| L'embranchement
approche : à gauche c'est plus facile, à droite ça se corse. |
Dans
les descentes, la caméra s'élève et la profondeur de champ
permet d'anticiper les deux ou trois prochains virages. |
La
bande sonore est fabuleuse, équilibre remarquable entre les
emprunts directs au premier Out Run, le lifting technologique
et l'apport d'éléments nouveaux. Elle se montre, plus
que tout autre aspect du jeu, totalement hors-mode. Les 3 thèmes
qui figuraient dans Out Run (Passing Breeze, Splash
Wave, Magical Sound Shower) reviennent, réorchestrés
par Richard Jacques.
Ce pianiste, compositeur et producteur très talentueux et professionnel,
auquel bon nombre de joueurs vouent un culte depuis qu'il a signé
les musiques de MSR et Headhunter,
possède un style très reconnaissable. Les thèmes
de Out Run ont un côté "musique d'ascenseur"
dont on pouvait être sûr, le connaissant, qu'il ne tenterait
pas de le gommer mais au contraire d'en faire un charme. En tout,
la musique "ingame" peut être choisie, à chaque partie,
parmi 18 pistes, basées sur 7 thèmes différents
:
- Les 3 thèmes de Out Run modernisés de deux manières (6
pistes).
- Les 3 thèmes de Out Run tels qu'on les entendait en 1986 sur la borne
d'arcade (3 pistes).
- 4 compositions de Richard Jacques, deux instrumentaux et deux chansons : trois
sont fournies en deux versions, la quatrième en trois versions (9 pistes).
Tous ces morceaux sont assez longs pour qu'on puisse boucler le mode
arcade avant qu'ils finissent, mais il faut savoir que le jeu ne possède
pas l'option "custom soundtrack" si chère aux possesseurs de
Xbox. À noter qu'on retrouve également Last Wave, le
thème de fin de jeu de Out Run, réinterprété
de manière très sobre.

Les
bruitages mélangent l'import direct de la borne d'Out
Run (le signal de départ des courses, l'égrènement
des 10 dernières secondes du chrono, le passage des points
d'étape, les félicitations en cas de victoire...) avec
des sons créés pour l'occasion, mais toujours dans une
volonté de coller à l'esprit rétro. Ainsi, ne
vous attendez pas à entendre de vrais moteurs de Ferrari enregistrés
dans un hangar de Maranello, mais plutôt ceux, assez artificiels,
qui résonnaient lors d'une partie de F355
sur Dreamcast. Reste à signaler les interventions
vocales de la demoiselle qui occupe le siège passager, et confirme
les choix opérés dans les menus en début de partie
("Out Run Arcade !", "360 Spider !", "Magical Sound Shower !"... etc).
Si cette voix est très efficace dans la version anglaise, la
demoiselle choisie pour la localisation française est... sympathique,
disons.
C'est fun
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| La
conduite encourage les longues glissades, mais en réalité elles
font perdre du temps si on en abuse. Remettre la voiture dans l'axe et retrouver
de la motricité est la seule manoeuvre délicate du jeu. Les réactions
de la voiture sont alors surprenantes, et doivent être maîtrisées
telles quelles, sans se référer à la réalité. |
Une
vue intérieure existe aussi, mais elle n'est pas forcément la plus
adaptée. En outre la sensation de vitesse est la même dans les deux
cas. |
Le
mode arcade, bien entendu, est conçu pour de courtes sessions
de jeu. Les 5 principaux parcours progressent toujours du plus facile
vers le plus difficile selon que l'on prend chaque embranchement à
gauche ou à droite, mais seuls les deux derniers réclament
un peu d'entraînement pour en voir le bout. Chaque arrivée
est l'occasion d'admirer une cinématique de conclusion hilarante
narrant l'évolution de la relation entre le conducteur et sa
passagère. Concernant les paysages, on retrouve la station
balnéaire d'où tout commence, ainsi que le commissaire
de course rondouillard qui agite le drapeau à damier (astuce
: après le départ, n'accélérez pas et
restez près de lui, vous aurez une surprise). Pour le reste,
les décors de Out Run reviennent pour la plupart, magnifiés
et enrichis, forêt, désert, abords d'un château...
à ces passages obligés viennent s'ajouter plusieurs
environnements urbains qui réservent de nombreuses surprises.
Tout est extrêmement détaillé et vivant.
Le
mode Heart Attack est une excellente transition avant de s'attaquer aux missions.
La passagère vous demandera tantôt de faire des dérapages,
tantôt de franchir une portion de route sans percuter de véhicule
NPC, d'en dépasser le plus possible en un temps limité ou encore
de faire valser une série de cônes. Après chaque mini-épreuve,
une note est attribuée au joueur : E, D, C, B, A, AA ou AAA. Bien sûr
il s'agit toujours de réussir à joindre un embranchement avant la
fin du chrono, les consignes de la belle ayant pour conséquence une tendance
au ralentissement. Ce mode de jeu dilue la concentration du joueur, ce qui le
rend bien plus intéressant, mais on sent qu'il pourrait être encore
mieux exploité.
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| Les
décors alpins sont magnifiques, avec une végétation qui donne
l'illusion d'être en 3d alors que ce n'est pas le cas. |
Ce
dérapage n'était pas une bonne idée : il va être très
difficile de passer entre ces deux voitures sans en toucher une. |
C'est précisément
ce qu'à fait Sumo Digital avec le mode mission baptisé Out Run Challenge.
On y retrouve la fameuse pyramide routière, mais elle sert cette fois de
tableau de progression. A chaque portion de route correspondent 6 missions, et
les 5 arrivées possibles donnent lieu à des épreuves marathon
pouvant durer jusqu'à 40 minutes. On obtient donc un total de 101 missions.
Leur difficulté progresse de la même manière que dans le mode
arcade : si on suit les parcours du haut de la carte ça augmente gentiment,
si on descend on s'achemine dare-dare (expression d'origine onomatopéique,
ne pas oublier le tiret) vers la difficulté maximale. Chaque épreuve
donne lieu à une note allant de E à AAA, le A étant considéré
comme un minimum pour que la mission soit réussie. Il existe 17 types de
missions. Contentons nous d'en décrire quelques-uns pour montrer à
quel point les gens de Sumo ont fait travailler leur imagination :
-
Bourreau des coeurs : des coeurs volent autour de voitures NPC assez
lentes. Il faut en ramasser le plus possible en frôlant ces
véhicules, mais sans les toucher.
- Zone de chasse : des zones de couleurs apparaissent sur la route, il faut y
maintenir la voiture le plus longtemps possible dans celles qu'indique la passagère.
- Élimination directe : on participe à une course contre d'autres
véhicules sur un tracé à plusieurs étapes. A chaque
étape, celui qui est en dernière position est éliminé.
- Vitesse maxi : interdit de rouler en dessous d'une certaine vitesse pendant
un certain temps.
- Lettre d'amour : ramasser des coeurs, puis les déposer dans une zone
précise un peu plus loin.
- Folie arithmétique : superbe trouvaille ! Tout au long du parcours, des
chiffres et des signes apparaissent (ex : 1... +3... +8... -5 etc.). Tous les
chiffres obtenus pendant la course constituant une seule opération, il
faut mémoriser à chaque fois le résultat intermédiaire.
Finalement, on a le choix entre deux embranchements marqués d'un résultat
final, mais un seul est le bon.
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| Epreuve
de dépassement : les camions de Out Run 2 ont beau rouler à 200
Km/h, ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas les doubler au plus vite. |
Mission
terminée, la demoiselle évalue sans état d'âme les
performances du pilote. |
Évidemment, toutes ces épreuves sont soumises au chrono
régressif que l'on alimente en franchissant les points d'étape
(une même épreuve peut comporter plusieurs portions de
route). L'intérêt de ce mode réside donc dans
un double impératif : se montrer rapide et exécuter
en même temps toutes sortes de tâches qui empêchent
de se concentrer sur le tracé et se réussiraient mieux
en levant le pied. Il faudra donc trouver un compromis entre rapidité
et précision. Enfin... un compromis façon de parler,
car les missions atteignent vite, trop vite peut-être, une difficulté
considérable, sinon énorme, pour ne pas dire monstrueuse
! Passées les 20 ou 25 plus faciles, elles nécessitent
une exécution quasi-parfaite sur tous les plans et un solide
entraînement. Mais ce mode est conçu pour améliorer
la conduite point par point, et il se déroule sur les mêmes
routes que le mode arcade, que l'on mémorisera d'autant plus
vite. Il est donc conseillé d'aller régulièrement,
entre deux missions, tâter du mode arcade pour se détendre
un peu, et du mode Heart Attack pour mettre en pratique ses nouvelles
acquisitions et briser la litanie des essais infructueux... et voilà
comment les heures de jeu défilent sans crier gare ! Et il
reste encore le mode course qui permet d'affronter des concurrents
IA sur les tracés débloqués, ainsi que l'inévitable
Time Attack.
L'ensemble de ces modes de jeu permet, victoire après victoire, de se constituer
une collection de cartes que l'on peut admirer dans une galerie. Ces cartes sont
très nombreuses, et une partie d'entre elles correspond aux voitures, musiques
et circuits bonus initialement bloqués. Le contenu mentionné plus
haut n'est donc accessible qu'au prix de gros efforts... à moins qu'on
utilise le système de code de déblocage, qui n'est pas du tout secret
puisque accessible dans un menu normal. Sega a fait circuler immédiatement
ces codes après la sortie du jeu.
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| Le
départ est donné : il va falloir assurer. |
Retour
sur le mode arcade : une petite ballade en F50 ne fera pas de mal. |
On
voit donc qu'en solo, Out Run 2 est plein de ressources.
Reste à aborder les modes multi-joueur. Ceux-ci se résument,
hors ligne, à peu de choses : la possibilité de jouer
les missions chacun son tour pour comparer ses scores. Mais la souscription
au Xbox live donne accès à ce qui était une des
plus belles promesses de cette conversion. Hélas on déchante
vite... Passons sur le lag omniprésent à partir de 4
joueurs (les voitures tressautent et se téléportent
à tout va, les collisions sont anarchiques, les saccades se
multiplient...). Le vrai problème réside dans le fait
que les limites du jeu deviennent apparentes et le rendent bancal,
artificiel, au lieu de forger son identité, un peu comme lorsqu'on
découvre en observant un décor de cinéma sous
un mauvais angle que les bâtiments qui le constituent se résument
à des façades. Dans une partie d'Out Run 2
sur le live l'absence de rétroviseur pèse, les retournements
de situation sont soit inexistants (si on n'active pas le mode "rattrapage"
qui booste la vitesse des retardataires), soit incessants (si on l'active),
et la course s'arrête brutalement pour tout le monde dès
qu'un joueur a franchi la ligne d'arrivée... Les parties se
transforment en moins d'une heure en conférences téléphoniques
pendant lesquelles le jeu est totalement accessoire... Quant aux joueurs
chevronnés désireux de se mesurer à leurs pairs,
c'est l'incohérence de certaines situations, dues au lag, qui
risque de les dégoûter. Signalons enfin que les circuits
de Scud Race et Daytona 2, s'ils
font graphiquement bonne figure, posent quelques problèmes
de jouabilité que l'on percevra encore mieux en multi : reproduits
fidèlement, ils font régulièrement sentir que
leur tracé avait été conçu pour un autre
modèle de conduite. Reste le Time Attack, qui prend tout son
sens avec une connexion au live puisque les meilleurs temps sont mémorisés
et le téléchargement des meilleurs fantômes est
possible.
Out Run 2 SP
Après la version Xbox qui enrichissait le contenu, donnant
raison à ceux qui disaient que la borne Out Run 2 était
trop famélique pour durer sur le marché, Sega a lancé
en 2004 Outrun 2 SP Special Tours.
 
Cette
nouvelle borne propose 10 Ferrari, 7 nouvelles musiques et surtout une deuxième
pyramide routière contenant des décors inédits. Dans ces
nouveaux tracés, certaines portions se séparent en deux (on passe
d'un côté ou l'autre d'un bâtiment, un pont comporte deux sections...),
ce qui ajoute encore à la replay value. Il est par ailleurs possible d'emprunter
un parcours baptisé "15 courses", qui enchaîne toutes les portions
de la pyramide de façon linéaire (ou comment le contraire d'une
innovation en devient une 18 ans plus tard !). Le mode Heart-Attack a été
enrichi de nouvelles mini-épreuves, et le gameplay a subi quelques modifications
: moins de perte de vitesse en cas de collision, possibilité de se placer
dans l'aspiration d'autres véhicules pour mieux accélérer,
diminution plus franche de la vitesse dans les courbes... Les ajouts sont multiples
et garantissent une plus grande marge de progression avec des débuts encore
plus indulgents.
Les
graphismes de cette version ont été légèrement améliorés,
et on note un comportement plus crédible de la part des véhicules
NPC, qui peuvent désormais sortir de la route et avoir des accidents. Signalons
enfin que la borne peut se connecter au net dans le but de gérer un classement
mondial des scores et chronos.
Conclusion : l'imparfait
du subjectif
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| En
route vers de nouvelles aventures ! |
"Un
jeu de course sans tunnels, ce n'est pas un jeu de course" (Lao Tseu). |
Entre
une borne d'arcade excellente mais trop pauvre en contenu et une conversion
console riche mais qui accuse quelques voies d'eau, on n'a pas avec
Out Run 2 le chef-d'oeuvre intouchable qu'on aurait pu espérer.
Un jeu comme Crazy Taxi,
par exemple, le surclasse sans problème. Mais l'essentiel est
préservé : il s'agit d'un authentique jeu d'arcade.
Qu'on lui demande une quinzaine de minutes d'évasion ou qu'on
veuille lui faire cracher ses tripes, il répond présent.
Pour l'apprécier à sa juste valeur, il convient aussi
de se souvenir que Out Run n'était pas, en
1986, un sommet de game design. Son principe reprenait celui de Hang
On sans vraiment l'améliorer et on n'y progressait que par
la mémorisation, pas vraiment en affinant ses trajectoires.
En revanche ce fut une des plus grandes réussites artistique
de l'histoire de l'arcade, un tombeur de première.
Out Run 2 possède le même charme et reste fidèle
à la philosophie de son aîné, tout en apportant
le plaisir d'une conduite qui, si elle n'est pas aussi élaborée
qu'on le souhaitait au départ, tient un minimum compte dans
sa conception de ce qui s'est fait en matière de jeu de course
arcade depuis 1986.
C'est
aussi un jeu qui ressemble à une réaction d'orgueil de la part d'un
Sega encore convalescent. La guérison est encore loin, mais les orteils
bougent, c'est déjà ça.
Laurent
PS : Voici les codes de déblocage. Sélectionnez les avec la souris
pour les lire. Honnêtement, je ne saurais trop vous recommander, si vous
venez d'acquérir Outrun 2 ou le faites après avoir lu cet article,
de débloquer au moins les musiques et la version originale d'Out Run. Votre
relation avec le jeu a tout à y gagner !
BIRTHDAY - Toutes les cartes de la galerie.
DESREVER - Possibilité de jouer les circuits
à l'envers.
DREAMING - Toutes les voitures.
RADIOSEGA - Toutes les musiques.
NINETEEN86 - Débloque Out Run.
THEJOURNEY - Débloque toutes les missions.
TIMELESS - Débloque tous les circuits bonus.

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Votre
avis nous intéresse
The Wizard who says Ni! (25/09/05)
En
bon fanatique de ce jeu j'ai observé quotidiennement l'activité
du forum OutRun2 Xbox de Gamefaqs depuis fin 2004 : http://boards.gamefaqs.com/gfaqs/gentopic.php?board=917892
Malheureusement les plus
anciens topics ont désormais disparu donc je vais vous faire un rapide
descriptif de sa communauté, et un petit historique, pour poser le contexte.
Tout d'abord ce forum
est très probablement celui dédié à OutRun2 Xbox le
plus actif qui existe, et surtout celui le plus rempli de "beau monde"
:
- les deux meilleurs pilotes
du Xbox Live, SPENCE, et VIRTUARACING, aka RED SCORPION (le membre le plus actif
du forum).
- RJAY63, l'un des meilleurs
joueurs Xbox et Arcade
- un psychopathe nommé
ISAMU qui se construit actuellement sa borne d'arcade chez lui pour jouer à
ses jeux de course préférés dans les meilleures conditions
qui soient. A noter qu'il n'a encore jamais joué à OutRun2 : il
se retient pour le découvrir directement le jeu sur sa borne maison dès
qu'il l'aura finie, et ainsi atteindre le nirvana. Il est pourtant déjà
passionné pour ce jeu jusqu'à la déraison, preuve en est
de ses menaces de suicide délirantes lorsqu'il attendait impatiemment la
sortie des Super Replays Outrun2 SP de la team marubaku ( www.marubaku.com ),
et de sa promesse de payer 50 dollars à un mec du forum qui a prétendu
le premier que OR2 SP sortirait sur xbox, quand l'info sera officiellement confirmée.
- une petite dizaine
de passionnés qui contribuent intelligemment aux discussions
- et surtout, fait intéressant,
DARTHSOL, qui n'est rien de moins que le boss de l'équipe qui a porté
OutRun2 sur Xbox, un gars de Chez Sumo Digital donc.
Ensuite, c'est très
sûrement le forum qui a vu naître le plus de rumeurs et de spéculations
sur le fait que OutRun2 SP sortirait un jour sur Xbox. Je vais essayer de reconstituer
de mémoire le cheminement :
- Il y a eu tout d'abord
l'épisode OutRun2 version NTSC-Jap, sortie 4 mois après la version
Occidentale. Darthsol a laissé espérer tout le monde en annonçant
des amélioration qui ne devraient pas nous décevoir, et tout le
monde s'est mit à rêver que cette version contiendrait les stages
d'OR2 SP. Mais il ne s'agissait que de bugs corrigés et de Bonus Tracks
améliorées. Première frustration.
- Ensuite, probablement
l'épisode le plus fou, un post écrit par un inconnu, donut13roller,
et copiant ce qui semblait être un article annonçant l'apparition
d'OR2 SP Xbox à l'E3 2005. Après ce post, plus de nouvelles du gars
jusqu'à l'E3, ce qui a laissé le temps à tout le monde de
constater que l'article était probablement bidon car introuvable ailleurs,
mais ce qui n'a pas empêché la majorité de rêver à
nouveau. L'E3 a lieu, il faut affronter la dure réalité, donut13roller
s'est foutu de notre gueule. Ce fanatique d'Isamu s'excite comme un taré
et voilà que notre donut13roller réapparait pour se moquer d'isamu
et de la réaction excessive, mais affirmant malgré tout que OutRun2
SP sortirait bel et bien sur Xbox un jour, et qu'il ne comprend pas pourquoi le
jeu n'était pas à l'E3. Il ne révèle pas pour autant
la source de ce soit disant article, et fanatiques qu'on est, on pardonne vite
l'énergumène et on espère secrètement que ce qu'il
dit est vrai. Pendant ce temps DarthSol slalome entre les questions, évitant
habilement de nous révéler quoi que ce soit sur les projets de Sumo
Digital et Sega. Mais il semble désormais évident qu'il nous cache
quelquechose.
- Les mois passent et
les théories et autres rumeurs s'estompent, et tout le monde ou presque
perd espoir. Aucune annonce n'est faite, plus de rumeur excitante à se
mettre sous la dent, le forum devient morose. Jusqu'au jour où, au milieu
de l'été, JOIE : le nom "OutRun Coast 2 Coast" est enregistré
aux USA. Et là c'est l'euphorie. On ne pense plus à un jeu xbox
mais plutôt à une compilation des deux OutRun2 sur Xbox360, ou carrément
à une éventuelle suite sur Lindbergh ! Le mois d'Août se passe
dans l'allégresse au rythme des nouvelles théories proposées
par les membres du forum. Darthsol ne souhaite pas commenter la nouvelle, ce qui
est finalement d'autant plus excitant !
- En même temps,
un certain Wesker se présente sur le forum et affirme avoir lui aussi appris
de source certaine qu'OutRun2 SP était désormais en phase de test
pour une version console. Donut13roller revient sur les devants de la scène
et se rachète une crédibilité en parlant de cette affaire
avec sérieux et implication, et on se retrouve avec deux rumeurs identiques
dont les sources semblent différentes, ce qui bétonne nos espoirs
comme jamais. Désormais, rares sont ceux qui gardent des doutes dans la
petite communauté.
- Et puis début
Septembre arrive enfin ce qui va définitivement forger notre avis sur la
question. Un topic apparaît sur le forum et son titre nous provoque un gros
coup de chaleur : "OutRun2 SP will NOT be coming to XBOX or 360!". Son
auteur : VirtuaRacing himself. On lit son post et on hallucine. En fait, il ne
faut pas se fier au titre du topic ; lisez plutôt la fabuleuse histoire
:
http://boards.gamefaqs.com/gfaqs/genmessage.php?board=917892&topic=23310661
En bref, au détour
d'une salle d'arcade de Londres, ce veinard a rencontré un des boss de
Sega Europe qui jouait aussi à OutRun2 SP. Ils ont sympatisé et
le gars a révélé la fameuse info : Il travaille sur OutRun
Coast 2 Coast, et il s'agit d'OutRun2 SP sur Xbox, PS2 et PSP. C'est bel et bien
Sumo Digital qui se charge du portage, et ce même gars connait bien DarthSol,
ce qui prouve qu'il nous cachait tout depuis des mois, le saligaud. Le jeu est
censé être annoncé soit fin septembre, soit en octobre, et
il ne devrait pas sortir avant 2006. Mais pour plus de précisions, n'hésitez
pas à lire le début du topic. A
partir de là, comment ne pas y croire à fond ? Ce qui est fou c'est
que la rumeur ne pouvait pas tomber sur une personne plus crédible, puisqu'il
s'agit du joueur le plus passionné et sérieux du forum, dans le
sens où il est le meilleur joueur du Live et il a toujours eu un discours
raisonnable. C'est la source idéale. Etant donné toutes les précisions
qu'a pu apporter le mec de Sega, il ne fait aucun doute que ce n'est pas un bête
imposteur.
Donc on va pouvoir jouer
à OutRun2 SP à volonté dans son fauteuil, d'ici moins d'un
an, et ce pour toujours, sans jamais se lasser, pendant 1 an, 5 ans, 10 ans, jusqu'à
la mort et nos enfants prendront le flambeau et OutRun2 sera éternel XD
!! Hum. Bref, avec tout
ça, moi j'ai définitivement trouvé la sérennité,
je suis convaincu. Reste à attendre patiemment l'annonce officielle.
The Wizard who says Ni! (25/09/05)
Pour ce qui est de la passion
sans bornes que certains (dont moi) éprouvent pour OutRun2 depuis maintenant
un an, je prétendrai pas que tout le monde devrait en faire de même.
Je suis conscient que pour
atteindre un tel degré de nirvana avec, comme tu dis David, c'est très
subjectif et ça dépend à la fois de la culture vidéoludique
de chacun, de ce que chacun cherche dans un jeu et probablement d'autres choses
encore. Par exemple sur le forum de gamefaqs, beaucoup semblent apprécier
OutRun2 parce qu'avant ça ils ont pris leur pied sur les Sega Rally, Daytona
USA et autres jeux de course d'arcade mythiques. Personnellement je n'ai jamais
été attiré par ces titres et malgré ça je me
sens autant fanatique qu'eux. Et en même temps je suis conscient que si
le jeu n'avait pas été fait par une équipe de Sega, je ne
me serais jamais épris d'un tel amour pour lui ^^ !
Bref, tout le monde n'est
pas extrêmiste pro-sega, tout le monde n'a pas passé sa vie à
l'arcade du coin à améliorer ses meilleurs temps, et donc tout le
monde n'a pas de raison évidente d'aimer OutRun2 jusqu'à la mort.
Toutefois je pense que ce jeu a de sérieux arguments pour convaincre qui
que ce soit, du hardcore gamer au néophyte complet du jeu vidéo.
Tout d'abord l'état
d'esprit du titre : le but premier du jeu n'est pas d'être premier ou de
faire le meilleur temps, comme le proposent la plupart des jeux de course. Il
s'agit ici de se balader à bord d'une voiture de rêve, sur des routes
aux paysages de rêve, en compagnie d'une créature de rêve qu'il
faut séduire à force de dérapages contrôlés
et de dépassement à 300km/h ! OutRun2 c'est rien qu'un jeu de drague
! ^^ Là où la plupart des éditeurs ne nous surprennent pas
en nous balaçant des jeux de tuning et des démos de froissement
de tôle à tire-la-rigot (pardon si ma vision est réductrice),
Sega nous ressort la licence OutRun avec une ambiance 80's toute cool, loin des
encouragements à la compétition et à la destruction, et je
trouve ça très agréable et probablement très attirant
pour les joueurs occasionnels.
Les joueurs occasionnels,
parlons-en ! Le gameplay d'OutRun2 est idéal pour ceux qui veulent se détendre
ne serait-ce que 5 minutes ! Non seulement la prise en main est très rapide,
mais 5 minutes, c'est le temps maximal d'une course ! Bon j'admets qu'avant de
voir le bout d'une course il faut passer quelques heures à apprendre les
différents stages par coeur, mais une fois ce cap passé, chaque
partie est un grand moment de bonheur, au rapport fun/durée immense. On
a donc affaire à l'un de ces "jeux apéritifs", et voilà
ce qui me fait penser que dans 10 ans je continuerai toujours de jouer occasionnellement
à OutRun2, parce qu'une petite partie pour le fun sera toujours aussi efficace
si d'ici là rien de mieux n'aura été fait dans le genre.
Mais au delà du jeu
apéritif, c'est aussi un jeu de course au gameplay profond, rempli de subtilités
qui peuvent demander de longues heures d'entrainement avant d'être maîtrisées
! Je ne rentrerai pas dans les détails ici, mais vraiment, allez voir les
super replays de la team Marubaku, admirez la finesse des trajectoires, hallucinez
face au feeling divin du pilote quand il s'agit d'avoir le bon timing pour contrebraquer
dans les chicanes, observez la maîtrise du bolide quand il s'agit de le
faire tanguer à l'entrée d'un virage pour retarder au maximum le
dérapage et la perte de vitesse que ça implique ... C'est peut-être
pas aussi compliqué à saisir qu'une simulation comme GT4 ou Forza,
mais le temps nécessaire pour maîtriser toutes les subtilités
est suffisamment grand pour qu'on puisse remarquer cette profondeur de gameplay.
Une jeu de voitures simple
à prendre en main et difficile à maitriser ? Mais que demander de
plus mes amis ? Quoi ? Des graphismes ? Bah tiens, parlons-en des graphismes !
Techniquement, OutRun2 est
sûrement pas à la pointe de ce qui se fait en matière de graphismes,
et pourtant, on ne peut pas rester insensible face à tous ces paysages
merveilleux, riches en détails et hauts en couleurs. Les visiter est un
véritable plaisir pour les yeux, et c'est aussi une véritable frustration
de ne pas pouvoir ralentir pour admirer la vue, à cause de ce timer qui
défile inexorablement. Alors quand la course est terminée, on recommence
aussitôt avec plaisir !
Et pour couronner le tout,
les musiques contribuent parfaitement à l'état d'esprit dont je
parlais plus haut. Les arrangements et remix des anciens thèmes sont tous
très agréables, et si on alterne bien entre les 16 morceaux disponibles,
on s'en lasse difficilement (enfin je veux bien avouer qu'à partir des
150 heures de jeu on commence à en avoir marre de Splash Wave ^^ ...).
J'oublie probablement d'autres
aspects charmants mais voici déjà ceux qui me viennent en tête
en premier lieu quand il s'agit de convaincre quelqu'un qu'OutRun2 a des valeurs
sûres.
Maintenant je comprends
tout à fait que tu n'ais pas envie de jouer à OutRun2 tous les jours,
et c'est déjà super si tu le considères comme un très
bon jeu . Être fanatique d'OutRun2 comme nous le sommes n'est pas non plus
exempt de défauts : je ne te cacherai pas que je me suis déjà
dit plusieurs fois des choses du genre "Rhâ, tous ces bons jeux qui
sortent et j'aurai jamais le courage de décrocher d'OutRun2 pour m'y investir
... Si seulement OutRun2 ne m'avait pas autant accroché !".
Je ne sais pas si je réponds
bien à ta question, m'enfin voilà mon "analyse" ;D.
Jika (17/10/05)
Excellent
article pour un jeu qui est entré chez moi dans la liste des mythes. Comme
Lolo, c'est un jeu que je ressors fréquemment, pour m'en prendre une dose.
Je ne suis pas encore tout à fait à la fin des missions du OutRun
Challenge, mais j'avance petit à petit, et je prends un pied monumental.
Les petits gars de Sumo (qui ont ensuite brillé à nouveau en proposant
Virtua Tennis World Tour sur PSP) ont proposé de belles missions bien riches
et surtout ultra addictives.
Quand au mode Live, j'avoue
beaucoup l'aimer. Effectivement, on en fait vite le tour, mais ce mode Live reprend
la philosophie du mode Offline : OutRun 2 est une balade, un jeu que l'on joue
comme ca, de temps en temps, pour se détendre. Et comme disait Laurent,
OutRun 2 permet de discuter pendant que l'on joue tout en se baladant sur ces
routes et ces tracés paradisiaques. OutRun 2 sur le Live, c'est comme se
retrouver avec 3 copains dans une bagnole sur la route des vacances, à
discuter de tout et de rien en avalant des kilomètres et des kilomètres
de bitume sans voir le temps passer.
Je m'attarde un peu sur ce
jeu parce que traditionnellement, je n'aime pas les jeux de voiture. Mais j'ai
retrouvé chez OutRun 2 ce que j'avais tant aimé (et que j'aime toujours)
sur le monstrueux Daytona USA. Du jeu arcade, fun et ennivrant que l'on peut déguster
sans trop se prendre la tête. Mais là où le jeu est génial,
c'est que l'on peut s'y acharner et passer beaucoup de temps dessus. Le maître
de mot du plaisir de OutRun 2 ? La marge de progression. Enormissime, elle permet
d'enchaîner les courses et de voir ses chronos et ses performances s'améliorer.
La preuve en est mes 40 heures de jeu au compteur, et je ne suis pas prêt
de le lâcher. J'y ai encore joué la semaine dernière...
Pour moi, OutRun 2 est la
parfaite réussite du jeu d'arcade. Simple à prendre en main, suffisament
profond pour qu'il devienne une drogue et surtout incroyablement fun et agréable.
Cette ambiance délicieusement rétro, cet univers coloré à
s'en péter les yeux et les musiques vintage à souhait (combinées
au talent de Richard 'Headhunter' Jacques) font que OutRun 2 est à connaître
obligatoirement.
Quand au débat OutRun
2/Burnout 3 que les journalistes se sont entêtés à nous faire,
il a autant de sens que de comparer Tekken à Soul Calibur.
Enfin bref, je vais finir
car là je pense que tout le monde a arrêté de lire ca, mais
ce jeu me tient à coeur. Sega a encore en lui cette force de faire des
jeux d'exception et OutRun 2, tout comme Panzer Dragon Orta ou Jet Set Radio Future,
le montre. En ce concentrant sur cet aspect un peu retro et en REFUSANT de faire
évoluer la formule OutRun, Sega se veut un peu défenseur du bastion
de l'arcade à papa. Et n'écoutez pas non plus les gens qui pleurent
sur le pseudo manque de contenu du jeu : Sega s'est concentré sur l'essentiel,
à savoir la conduite. Et celle-ci entraîne un fun immense, ne serait-ce
que pour le plaisir de déraper encore et encore...
Enfin, merci Laurent, tu
m'as évité d'écrire cet article qui n'aurait pas eu toute
l'objectivité que tu y as mis, si j'avais laissé mon coeur de fanboy
en parler.
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