Le 1er site 100% français, consacré à l'histoire des jeux vidéo
Grospixels  
mascottes    
mail favoris
 
news
articles
dossiers
systemes
bonus
forum
liens
lexique
redaction
grosquiz

Night Trap

Année : 1992
Système : Sega Mega-CD - Sega 32X - 3DO - PC - Mac
Développeur : Digital Pictures
Editeur : Sega
Support : CD-ROM

 


« Page précédente (1/3)

...à répétition

« Suite à une invitation, cinq autres jeunes gens sont en route vers la maison des Martin. Cette fois-ci, notre organisation a réussi à infiltrer le groupe et a placé notre meilleur agent pour ce style de mission : Kelli Medd. Ton travail consiste donc à prendre le contrôle du système de sécurité et à protéger Kelli et les autres des éventuels dangers qu'ils pourraient rencontrer. N'hésite pas à utiliser les pièges pour parer à toute éventualité mais abstiens-toi de capturer les invités ou l'un des nôtres. La sanction serait immédiate et définitive. »


Voici la représentation de votre interface en cas de fin de partie : préparez-vous alors à vous faire engueuler comme du poisson pourri. Un jeu plus vrai que nature...

« Avec l'aide de Kelli, tu dois trouver ce qui se trame dans cette demeure et savoir ce qu'il est advenu des précédents invités. Sois donc à l'écoute des conversations et des changements de code d'accès. Étudie rapidement le dossier que voici et tiens-toi prêt pour le début de l'opération. »


Kelli, l'agent secret infiltré, est interprétée par l'actrice Dana Plato aujourd'hui décédée. Elle est surtout connue sous nos latitudes pour son rôle dans la série Arnold et Willy. Notons que le jeu des acteurs se révèle des plus convaincants et participe ainsi grandement à l'implication du joueur.

Après ce rapide état des lieux, l'aventure commence alors : vous êtes directement lâché dans la maison, par caméras interposées, et devez rapidement faire face à une multitude d'intriguants hommes en noirs...


Qui sont ces mystérieux mens in black ? Quel secret diabolique cache la famille Martin ? Autant de questions auxquelles vous serez amené à répondre...


Les principaux protagonistes

Outre les différents invités, il vous faut aussi surveiller les intervenants qui ne manqueront évidemment pas de se mettre en valeur (et en danger). La suite en images...


Voici, de gauche à droite et de bas en haut, les invités pour cette soirée mémorable : Cindy, Megane, Ashley, Lisa et Kelli. Protéger tout ce joli petit monde ne sera vraiment pas chose aisée.


Eddie et Danny : l'un est plutôt simplet, l'autre plutôt chevaleresque. Ayez bien l'œil sur le dernier car une fois armé, il s'avèrera des plus redoutables.


Vos hôtes : Victor et Sheila (les époux) ainsi que leurs 2 enfants, Jeff et Sarah, et enfin Tony, un cousin venu rendre visite à la famille pendant les vacances d'été. Les lunettes de soleil en soirée, c'est trop bien...


Les membres du S.C.AT. viendront vous donner un coup de mains durant l'opération. À la vue des résultats, on est en droit de se demander qui aide qui.


Inventaire des lieux

Comme dit précédemment, la maison des Martin se compose de 8 endroits différents accessibles à tout moment. Cela peut paraître restreint mais au vu de tout ce qui s'y passe, on n'est bien content qu'elle ne soit pas plus grande. Notons les pièges plus vicieux les uns que les autres : de la bibliothèque tournante au lit à bascule en passant par les trappes en tous genres et autres ressorts, vous ne cesserez de surprendre vos adversaires. M'est avis que ce système de sécurité est probablement l'œuvre d'un sadique masochiste.


Voici donc le détail de l'habitation des Martin. Une demeure paisible et somme toute bien sympathique... qui deviendra vite un véritable enfer pour les résidents et la vermine osant s'y aventurer une fois le système de sécurité entre vos mains. Terminons avec cette dernière (dont vous apercevez un exemplaire dissimulé dans la cabine de douche derrière la jolie blonde) en signalant que sa quantité astronomique frise le délire. Une maison où il fait bon inviter sa belle famille.


Une maniabilité enfantine pour un gameplay infantile

Le contrôle du système de sécurité de la maison s'exécute au travers d'une interface des plus aisées à utiliser. La preuve en image :


Les commandes de cette interface se traduisent par l'utilisation de la croix de direction pour bouger le curseur vert et l'appui sur le bouton A pour confirmer l'endroit où le joueur désire se rendre. Les boutons B et C servant respectivement aux déclenchements des pièges et aux changements de codes. Une maniabilité ultra simplifiée donc, convenant cependant parfaitement à ce type de jeux. Mais peut-on encore réellement parler de jeu pour un tel programme ? Pour ma part et au risque de m'attirer les foudres de la plupart des lecteurs, la réponse reste définitivement oui. Le problème posé est le suivant : comment permettre à l'utilisateur d'influer sur le sort de scènes déjà réalisées ? Le début de réponse est initié par un titre maintenant mythique : Dragon's Lair. Ce dessin animé laisse au « spectateur » le sentiment de contrôle sur le personnage principal en permettant à celui-ci d'appuyer sur une ou plusieurs touches lors de moments bien déterminés, permettant ainsi la continuité de l'aventure. Ce canevas est repris par la suite dans bien d'autres jeux dits « interactifs » (Rebel Assault, Thunderstorm FX, Road Blaster FX, Sewer Shark...) mais sublimé dans le cas du programme qui nous intéresse, Night Trap plaçant le joueur aux commandes de 8 films se déroulant simultanément. Il évite donc ainsi le principal écueil de ce type de jeu, à savoir l'attente lors des cinématiques, en présentant une possibilité de déplacement entre ces dernières et forçant même le joueur à l'utiliser pour ne rater aucun des principaux moments de l'histoire. Une idée de génie pour renouveler le genre mais qui ne permet malheureusement pas une durée de vie digne de ce nom, la mémorisation de certains événements clés suffisant à rapidement terminer le jeu. En conclusion de ce paragraphe, disons que Night Trap propose un gameplay appauvri habilement mélangé à une simultanéité de scènes interactives, le tout offrant une action des plus soutenue tout au long de l'aventure.


Une technique à 2 vitesses

Eu égard au style de jeu, on ne peut véritablement parler d'exploit technologique. Comme tous les programmes de ce style, la performance réside dans l'algorithme de compression des données et la réactivité du programme aux décisions du joueur. D'un aspect purement esthétique, la principale différence entre les diverses versions commercialisées dépend directement du matériel employé : rendu cinématographique sur les plates-formes 3DO, PC, Mac et Sega-CD 32X/Mega-CD 32X et pixellisation à outrance sur Sega-CD/Mega-CD (ce dernier étant limité par la palette de couleurs de la Megadrive).




À gauche : Night Trap sur Sega-CD/Mega-CD. À droite : le même sur 3DO. L'unique avantage de la version Sega réside dans la localisation de ses dialogues. Un frein qui n'en est finalement pas vraiment un.

Du point de vue de l'animation, le film se déroule à la perfection. Notons simplement les temps d'accès lors du passage d'une pièce à l'autre qui se symbolise par de la « neige » dans la fenêtre de la caméra (mais je chipote, ceux-ci étant rarissime). Terminons par la partie sonore qui propose une ambiance collant véritablement à cette expérience : tantôt calme pour les phases « classiques », tantôt stressante lors des actions délicates et parfois même absente lors des conversations. Les excellents bruitages de grincements de portes, coups de feu et autres cris viennent renforcer le tout. Somme toute, c'est un véritable film de série B.

Page suivante (3/3) »