
1990.
Année faste pour Sega et Michael Jackson.
Cette année-là, la firme américano-japonaise
secouait depuis un an déjà le marché du
jeu vidéo avec la première vraie console 16-bits
de l'histoire, la Megadrive. Celle-ci, avec le succès
planétaire de Sonic,
devait redorer le blason de Sega, terni par l'échec commercial
de la Master System.
De
son côté, le King of Pop allait sortir Dangerous,
un album qui rafflera plus tard une dizaine de récompenses
internationales. Le chanteur est au sommet de sa gloire...
Une rencontre entre les deux géants est alors inévitable...
Le jeu sort une première fois sur Master System
en 1988, mais est réédité en 1991 sur Megadrive,
apportant de nombreux changements par rapport à la version
précédente.
Le
jeu s'inspire des clips les plus connus de Michael Jackson
et du scénario du film Moonwalker, où
il y a différents clips de l'album Bad.
Dr. Big,
incarnation du mal et de la drogue, a kidnappé plein
de ch'tits n'enfants et veut devenir le maître du monde
(tiens donc, comme c'est original). C'est sûrement un
taf pour James Bond, mais non, c'est ce cher Michael Jackson
qui s'y colle.
Celui-ci
explore différents niveaux à la recherche des
gamins. Chaque niveau est divisé en trois zones. Les
gamins se trouvent généralement derrière
des portes, dans des voitures, ou bien sous des tombes. Lorsqu'il
les a tous trouvés, un singe lui indique un endroit
où il devra combatre les hommes du Dr.Big. Mais comment
ce pauvre Michael va tous les tuer ? Une chanson ne suffit
pas à tous les éloigner, voyons ! En plus de
ses poings et de ses pieds, Michael a une sorte de jauge de
pouvoirs qui lui sert aussi de barre de vie. Quand on l'actionne,
Michael se met alors en transe, et peut lancer son chapeau
pour tuer ses ennemis (un peu comme le type dans le James
Bond Goldfinger). S'il peut y rester assez longtemps,
lui et tous les ennemis présents à l'écran
se mettent à exécuter une chorégraphie
d'un de ses clips. Cette jauge peut être rechargée
à chaque fois qu'il libère un enfant.
Michael
Jackson, chanteur et superhéros
L'aventure
devient très vite linéaire, à force de
toujours faire la même chose. La difficulté va
crescendo car les ennemis deviennent de plus en plus coriaces,
et les niveaux de plus en plus longs.
1er
niveau : Club des années 30.
Le
premier niveau s'inspire du clip Smooth Criminal. Les
ennemis sont des gangsters.
2ème
niveau : La rue.
Ce
niveau s'inspire des clips Beat it et Bad. Michael
explore une rue et un garage. Les ennemis sont des blousons
noirs, des chiens, et des soldats du Dr. Big.
3ème
niveau : Le cimetière.
Le
troisième niveau s'inspire du clip Thriller. La
musique n'est pas celle du tube de 1982 mais celle de Another
part of me (NDMTF : Thriller est présent dans les premières versions du jeu cependant). Michael explore un cimetière infesté de zombies.
4ème
niveau : La caverne.
La
musique de fond de ce niveau est Billie Jean. Michael
rencontre sur sa route tous les ennemis vus jusqu'à présent.
5ème
niveau : Le repaire du Dr. Big.
La
musique de fond est Bad. Michael se bat contre les soldats
du Dr. Big. Ce niveau est assez dur car il est infesté
de lasers. À la fin de la troisième zone, Michael
se transforme en robot et peut utiliser un laser. Après
avoir terminé ce niveau, il détruit le bâtiment,
mais le Dr. Big s'en est échappé à temps.
Michael s'envole alors dans l'espace. Le combat final est proche...
6ème
niveau : Combat contre le Dr. Big.
Michael
combat le Dr. Big dans l'espace, à la manière du
jeu After Burner. Une fois le Dr. Big
anéanti, Michael nous exécute une dernière
danse...
Music
and Michael Jackson
Michael
Jackson étant le héros du jeu, les programmeurs
ne manquèrent pas de mettre une bande son acceptable.
En tant que fan inconditionnel du King of Pop, je trouve que
les mélodies sont bien rendues, mais quand on connait
les tubes de Michael Jackson, on est forcément déçu.
Il vaut mieux couper le son du jeu et se mettre un bon vieux
Thriller, l'ambiance sera bien meilleure.
Au
niveau des graphismes, les programmeurs ont fait un bon jeu.
On retrouve quasiment toutes les chorégraphies de l'artiste,
de Smooth Criminal à Thriller, en passant
par Billie Jean...
Malgré
la linéarité du jeu, Michael Jackson's
Moonwalker fut sûrement à l'époque
un grand jeu pour tous les fans de Michael Jackson. Peut être
trouvera t-on un jour un jeu de danse avec lui, comme il y en
a aujourd'hui ?
Simon
Cosentino