lerbours1
/ A.D. 1989 /
Depuis quelque temps je narrêtait pas de lorgner dans le carrefour
devant une borne dessai Nintendo sur laquelle tournait Excetbike. Tout comme
les autres gosses agglutiné autour de la borne, jétait hypnotisé
par le spectacle. Pourtant mon père me rappelait quon était
venu faire des courses. Je le suit un peu dépité en me disant que
jaimerais bien avoir ce truc appeler Nintendo.
Peut être
un mois avant noël, même Carrefour, même borne et toujours le
même jeu qui tourne. Mon père trouve ce jeu amusant et me demande
si jaimerait en avoir un. Evidemment je suis daccord. Même dans
mes rêves les plus fous je naurait pu imaginer que lon moffrirait
cette machine. A vrai dire cétait le genre de chose je nosait
pas demander à mes parents tellement j était sur dessuyer
une réponse négative. A lépoque cela me semblait innascible.
Jour de lachat,
le Carrefour est rempli de monde et surtout au stand de jeux. Je me souviens dénormes
panel remplies de cartouches Nintendo et de bon nombre de gadgets qui attiraient
le regard (surtout ROB) . Tout était là pour émerveiller
le gosse que jétait. Mon père prend une Nintendo. Pas très
loin il remarque un lot composer essentiellement dAtari 2600 et me demande
si je ne préférerait pas avoir ce jeu là. Effectivement
ce nest pas la première fois que je vois cette machine. De temps
en temps avec mes parents nous mangions chez des voisins. Leur enfant alors adolescent
possédait cette console. Jy découvris beaucoup de hit du début
des années 80 avec entre autre Space invaders, centipede ou Pac-man.
Pourtant dans
ma tête défilaient les images de la borne et je lui répond
que je préférais prendre une Nintendo (en y repensant latari
2600 était certainement moins chère et les vendeurs essayaient probablement
découler les stocks). Nous pensions que la console était vendu
seul et donc mon père me demande de choisir deux jeux. La déception
de ne pouvoir posséder Excetbike (rupture de stock je pense), fut vite
combler par la quantité de jeux qui sétalaient devant mes
yeux. A vrai dire le choix que je fis fut uniquement lié à limage
sur le packaging. Un jeu me tapa dans lil dont lartwork mettait
en scène un vaisseau fonçant à vive allure vers une immense
forteresse et se frayant un passage au milieu dune multitude de lasers.
Je navais pas bien saisie le nom mais jétais content de mon
choix.
Le jour fatidique
arrive et première surprise lors du déballage je trépigne
de joie car la Nintendo est accompagné dun jeu, le célèbre
Super Mario Bros. La réaction de mes parents est loin dêtre
la même, dire quil auraient pu économiser des sous. Quelques
branchements plus tard, toujours aucun signal sur le téléviseur.
Alors que je grille sur le poêle de limpatience mes parents se rendent
finalement compte quil suffisait de passer en mode AV. Jeu fourré
dans la console et pad en main je fais mes premiers pas ou plutôt mes premières
secondes de vol à bord du Vic Viper. Linfini de lespace est
superbement rendu et je bataille ferme pour abattre les vaisseaux adverses. Je
ramasse des capsules rouges. Aucune amélioration des capacités de
mon appareil. Je me demande à quoi elles peuvent bien servir, ainsi que
cette barre au bas de lécran. Javance tant bien que mal et
le premier Game Over saffiche. Mon père veut sessayer au jeu
parvient à aller plus loin et pour cause il arrive à upgrader le
vaisseau.
/ Les parents /
Pendant le premier mois, je me souvient que je jouait souvent avec mon père
en 2 joueurs alterné. Cest ainsi que je maméliorais
et le côté chaleureux et convivial y était pour beaucoup.
Bientôt il narriva plus à me suivre tant javais gagner
en dextérité. Mon père délaissa très vite ce
loisir, non pas quil soit mauvais perdant, mais son travail lui prenait
du temps.
A côté
de cela ma mère vit dun très mauvais il ma passion dévorante
pour ma Nintendo. Notes en légère baisse et devoirs parfois bâclés,
on peut dire quelle reprit vite les choses en mains. Et le moins que lon
puisse dire cest que ce fut drastique :
- Interdiction
de jouer en semaine sauf le mardi soir après les devoirs et le vendredi
(bah oui le mercredi correspondait au centre aéré).
- Le week-end
se composait dune partie le matin, une en début daprès-midi
et enfin une dernière le soir avant le dîner.
- Chaque partie
ne durait quune heure et je devais demander lautorisation.
- Autorisation
aussi pour se faire prêter des jeux et uniquement le week-end.
Et pour être
sûr que je ne désobéirais pas, ma mère inventa un bobard
: si je jouais trop longtemps je risquait de casser ma Nintendo. Lélément
censé mesurer le degré de dangerosité était ladaptateur
secteur. Sil était trop chaud, ma console rendrait sûrement
lâme. Ce fut efficace car je crut à ce petit mensonge jusquà
mon arrivé au collège.
Une fois après
les bavardages avec les copains à la récré je trouvait que
mon sort était fort injuste. Effectivement eux navait pas à
respecter de stupides règles et jouait quand bon leur plaisait. En rentrant
à la maison tel un révolutionnaire en culotte courte j exposait
les faits et réclamait ce qui métait dû, a savoir labolition
de ces règles. Jeu le droit à un «je suis ta mère
et pas celle de tes copains. Tu vis pas encore chez toi et si tu nest pas
content je jette cette merde (la Nintendo) à la poubelle». Bien sur
je ne peux certifier lexactitude des termes, mais tout du moins ça
en a le goût. Même si limage de la poubelle commençait
à me donner des sueurs froides, je continuait dans ma lancée en
osant haussé le ton. Une claque bien placée fit vite taire le petit
effronté.
/ Mario et compagnie /
Bien que mon père ne maccompagnait plus dans mes parties, ce trou
fut vite comblé par les copains qui eut aussi possédait la Nintendo
et Mario qui fut la vedette incontournable de la cour de recrée en ce début
de lannée 1990. Ce fut notamment durant la récré que
jappris lexistence des fameuses Warp zone. Chacun avait son «truc»
pour passer un passage corsé, ou il y avait les autres qui lavait
fini et qui suscitaient une sorte dadmiration.
Quelques magazine
Club Nintendo circulaient et je men repaissait les yeux, dune part
pour apprendre de nouvelles astuces dans Mario, mais surtout pour admirer et baver
devant les images de jeux dont javais entendu dire quils étaient
«super». En parlant de magazines, je nen possédait que
très peu. Effectivement ma mère naimait pas non plus que jachète
de magazines liés au jeux vidéos qui pouvaient selon ses propres
dires me déconcentrer dans mes études. Mais bon à côté
de ça javais une belle collection de Mickey parade et Picsou magazine.
Donc dans le nombre
impressionnant de jeux qui me faisaient baver se distinguaient Super Mario Bros
2 et le non moins célèbre Zelda.
On me prêta parfois SMB2 et le moins que je puisse dire est que je fut conquis
par cette opus. Il nétait pas du tout dans la continuité du
premier et cette aspect me plaisait énormément. Il était
totalement différent dans sa manière de jouer et rajoutait un nombre
impressionnant dennemis aux bestiaire de Mario. Zelda avant son achat me
paraissait bien obscur, tout ce qui ressortait de ma tête était laspect
quête, le nombre impressionnant ditem et surtout le très luxueux
boîtier dorée qui arborait un blason moyenâgeux. Le mystère
planait autour de ce titre car aucune personnes dans mon entourage ne possédait
le jeu. Finalement je ne fut pas le seul à lacquérir car deux
amis firent de même. Un sentiment de liberté menvahissait à
chaque partie, limpression de participer à une grande quête
épique contre le mal. Dailleurs le manuel du jeu était une
véritable petite bible que je relisais plusieurs fois par jour, ou dont
je mamusais à recopier les artworks. Bien sur il y avait ces moment
ou je bloquais car je narrivais pas à trouver le 5e palais ou à
battre la grande araignée bleu. Heureusement la cour de recrée resta
toujours le lieu on pouvait demander un conseil.
A cette période Dragon Ball faisait alors fureur et bien sur on eu le droit
à une conversion sur NES. Evidemment comme tous le monde je suivais les
aventures de Sangoku. Mais lors de mon anniversaire, le joie céda vite
place au mécontentement. En effet je reconnaissait rien de ce qui me plaisait
dans la série animé et par ailleurs le jeu était particulièrement
insipide. Bien sur mon premier réflexe fut de déconseiller le jeu
à mes amis. En parlant de jeux à licence les Tortues Ninja était
lautre série qui à succès dans les chaumières.
Bien sur il me fallait mon exemplaire pour noël, mais ce ne fut malheuresement
jamais le cas, rupture de stock oblige. Jeu le droit à la place à
un Robocop qui me contenta au plus haut point, vu que jadorait le film.
En fait un de mes meilleurs amis on me prêta plusieurs fois TMHT, et me
fit découvrir à loccasion Megaman 2. Megaman 2 fut un électrochoc,
je le trouvais nettement supérieur à tout ce qui se faisait à
lépoque. Ce qui retint surtout mon attention fut la taille impressionnante
de certains ennemis et les somptueuse mélodies qui accompagnait chaque
stage. Finalement je suivi les aventures du Blue Bomber jusquà lépisode
5, et attendit le dernier épisode Nes qui ne vit jamais le jour dans nos
vertes contrés.
/ Larcade /
Je me remémore larcade surtout par le biais de la foire du trône,
ou aux milieu Dun train fantôme et dun manège brillaient
dans un stand les écrans des bornes. Bien sûr ma mère maccompagnait
toujours dans ces lieux de perdition avec un PFF bien senti. Le prix des parties
était alors bien plus abordable, avec 10 frs selon le jeu on pouvait taper
5 crédit, bien loin des 1 à 2 € actuels au centre SEGA. Parmis
les jeux qui le marquèrent le plus, je citerais tout dabord Galaxy
Force II qui en plus dêtre une véritable prouesse technique,
invitait le joueur à prendre les commandes dans une borne qui reproduisait
les mouvement de lappareil afficher à lécran. Il y eu
aussi Knight of the round lun de ces rares jeux darcade auquel je
pus jouer souvent, vu le café à côte de chez moi disposait
dune borne. Ce qui mattirait était laspect pseudo Rpg
heroic fantasy bien quà la base le jeu reste un banal Beatthemall.
Larcade était alors encore un machine à rêve, car on
y trouvait toujours des jeux techniquement supérieur à ce qui se
faisait sur console.
/ Pour finir /
En 1995, ma NES commençais sérieusement à vieillir et jétait
peut lun des rare à ne pas posséder de console 16 Bits. Finalement
mes parents machetèrent un pack nintendo qui comportait Super Mario
All Stars ainsi Super Mario World. Une nouvelle ère souvrait devant
moi, mais ça déjà une autre histoire.