Lampauneon
Back to the future
Pas facile de
remonter si loin dans les méandres de ma boîte crânienne. Trente
et un ans sur cette planète et les informations manquent déjà
à lappel (la pelle ?). Enfin, dans lintérêt de
la communauté, je vais tenter de mimmiscer dans le flot de souvenirs
et den ramener sa substantielle moelle. Attelons nous donc sans plus tarder
à cette tâche des plus titanesque au vu de ma sénilité
précoce...
Big-bang
"Mais quest-ce
que cest que cette boîte, doù sortent 2 boîtiers,
reliée à un lecteur de cassettes ? Et ça se branche sur la
télé tu dis ?" Démonstration : après environ
5 interminables minutes, voilà quapparaît un assemblage de
pixels monochromes, censés représenter un chevalier, au milieu dénormes
blocs tout aussi colorés et supposés évoquer lintérieur
dun château... Je ne pris conscience que bien des années plus
tard que ce fut là mon premier contact avec ce que nous appelons communément
aujourdhui, les jeux vidéo. La machine en question est fabriquée
par lintermédiaire du parrain de mon frère à laide
de revues électronique qui distillent au fil des mois la méthode
permettant lassemblage dun tel engin. Du haut de mes 3 pommes, je
nai alors guère plus de 8 ans, je me laisse baigné dans cet
univers monochromatique et fantastique à raison de plusieurs heures par
semaine sur un vieux téléviseur noir et blanc. Après moult
demandes et plaintes en tout genres, il arrive parfois que mon père cède
: le peu de couleurs proposées par la bête finit néanmoins
par machever. Quand je vous dit quil faut être motivé... La seconde rencontre avec cet étrange monde se fait par lentremise
dun copain et prend la forme dune console portable : la Microvision
de MB. Rien de transcendant cependant et je suis persuadé que les rares
dentre vous ayant approché la bête sen sont rapidement
remis. Je passe la période Game & Watch des cours de récrés
qui suit quelque temps après : mon grand frère dispose alors du
fameux Donkey Kong (le veinard) et je possède pour ma part le fumeux Oil
Panic (cest rien mon ptit)...
Sales copains
? copains sales ? Ah non, copains en salles
Ce quil
y a de bien avec les copains, cest léternelle compétition
que se livre ces derniers pour avoir lultime joujou à la mode. Lun
dentre eux donc, tout aussi captivé que le gamin que je suis par
létrange assemblage trônant fièrement dans le salon
familial, se met en tête de posséder mieux. Grand bien lui prend.
Il doit cependant attendre quelques années pour disposer dun système
révolutionnaire : lAtari 2600 et ses cartouches à 15 euros
pièce (une fortune). Comme tout bon morveux qui se respecte, la 'salle
de jeu' migre de quelques maisons et nous nous retrouvons fréquemment à
squatter son salon... Je revois encore ces parties de Combat, Phoenix et autres
Space Invaders qui bercent cette époque et surtout, cet état de
fébrilité mal contenu lorsque le joystick à lunique
bouton orange arrive dans nos mains plus que moites. En ce qui me concerne du
moins... Cest à peu près à ce moment que je découvre
les joies de larcade : les salles me sont alors interdites et il me faut
attendre les braves itinérants et leurs palais dorés de mille et
une loupiotes. Le choc a lieu quand je remarque ce que je nomme encore aujourdhui
'le jeu des petites abeilles'. Il nest pourtant pas particulièrement
tape à lil mais la vision de ces insectes virevoltant ne me
laisse pas indifférent. Lobjectif du joueur est des plus basique
: empêcher les vilaines petites abeilles, qui arrivent par le haut de lécran,
de se mettre en formation pour attaquer je ne sais plus quelle monde habité.
Linsecticide absolu contre celles-ci prend la forme dun vaisseau placé
à lopposé. Cest évidemment lui que je dirige... Tiens, je me souviens même du nom : Galaga. Cest aussi dans ces
lieux où le temps accélère sa course que je messaye
aux magnifiques Pole Position (sur 3 écrans), Enduro Racer et Out Run.
Comme quoi, on peut tomber plus mal...
Oh quil
est bo... mon micro
Tiens, mon cousin
a acheté un micro : TRS-80 Color Computer II. Cest vrai quil
en jette avec son habillage blanc cassé, son port cartouche et ses 64 Ko
de mémoire. En plus, le vendeur sétant trompé de boîte,
il lui est tarifé au prix du 16 Ko. Mest avis que mes étrennes
vont passer dans lachat dun semblable joujou. Je dois toutefois attendre
la fin de lannée scolaire pour disposer de lindispensable autorisation
parentale... Cest donc en ce doux mois de juillet 1984 que je peux serrer
lengin dans mes bras (manque de bol, ils ont changé de vendeur).
Une fois encore, la télé familiale est réquisitionnée
à titre expérimental et je commence de suite à me mettre
au Basic... Probablement dû à une recherche démotions
plus intenses, jabandonne très vite ce dernier afin de moffrir
un livre autrement plus didactique : comment programmer des jeux sur TRS-80 (ou
un truc du genre) ? Le bouquin se trouve être en fait une longue liste de
signes cabalistiques permettant à la machine, une fois ceux-ci introduit,
de faire tourner des jeux 'fantastiques'... mais toujours si peu colorés.
Nétant pas des plus stupides, je perçois enfin lintérêt
de lacquisition du lecteur/enregistreur de cassettes optionnel pourtant
proposé lors de lachat. Tant que jy suis et pour mabandonner
plus passionnément à ce divertissement, je moffre lindispensable
téléviseur noir et blanc dans le but de placer lensemble dans
ma chambre ainsi que quelques cartouches dont les noms méchappent
au moment ou jécris ces quelques lignes. Je ne compte plus les heures
passées sur cet écran dans le but de faire exploser les records
des premiers jeux 'rienkamwa'. Malgré les excellents états de services
de ceux-ci, je men sépare lannée suivante dans le but
dacquérir une véritable bombe atomique...
Oh quil
sont bos... mes micros.
Sur les conseils
avisés de mes copains de classe, je pars donc en repérage dans le
GB le plus proche et tombe en pâmoison devant cette magnificence technologique.
Je me sépare donc de mon fidèle Tandy et casse encore la tirelire
pour moffrir lobjet du désir : un Schneider CPC464 monochrome
(on fait ce quon peut, pas ce quon veut). Coup de chance incroyable,
il se trouve être en promotion et se voit livré avec un joystick
et plus dune quinzaine de jeux. Je cite en vrac les titres remontant à
la surface et sur lesquels je passe le plus clair de mon temps libre, accompagné
ou non : lAigle dOr, Empire, The Way of the Tiger, Rambo, Saboteur
II, Bombjack, Yie Ar Kung-Fu, Solomons Keys, The Last Ninja, LArche
du Capitaine Blood, Trantor et bien dautres... La plupart dentre
eux étant naturellement copié sans le moindre scrupule et à
la plus grande satisfaction de mon cochon. Cest à cette période
que je commence aussi à mintéresser à la presse spécialisée
: Game Mag, Amstrad Magazine et Tilt représentent alors le fer de lance
du quatrième pouvoir dans ce domaine... Je peux maintenant me contenter
de cet Amstrad cloné mais comme tout occidental moyen, le matériel
exerce une fascination relativement pesante et aspirante. Lattraction arrive
une fois encore par lentremise dun camarade décole qui
me fait découvrir une nouvelle merveille : le Commodore 64. "Marrant,
il ny a pas de moniteur et de lecteur intégré comme sur le
Schneider. Cest nul ton truc..." Le destin peut donc me laisser en
paix mais il nen fait rien. Linstigateur se voit dédoublé
et prend la forme dun ami et de mon incontournable cousin qui cèdent
alors tout deux aux sirènes de Commodore. Le sort sacharnant à
me poursuivre, les utilisateurs de ce système se multiplient maintenant
plus rapidement quune colonie de morpions dans un slip... Tout étant
déjà écrit mais mes finances ne me permettant pas encore
ce supplément de joie, je dois toutefois attendre lannée 1986
pour que cette plate-forme vienne côtoyer mon inaltérable CPC. A
moi les joies des merveilleux Internationa Karate II, Ghost n Goblins, Out
Run, Commando, Green Beret et autres adaptations darcade nettement mieux
fichues que leurs équivalents CPC. Monochrome qui plus est dans mon cas.
Bizarrement, le titre mayant le plus marqué sur cette bécane
est le très méconnu mais proportionnellement prenant Decision in
the Desert (un wargame). Allez comprendre. Au café, jarrive à
terminer Double Dragon et Kung Fu Master les doigts dans le nez...
Ataga ou Amiri
?
Nous sommes maintenant
en septembre 1987 et je me retrouve dans une nouvelle école cerné
de faciès inconnus. Il ne faut naturellement pas longtemps pour recréer
un cercle de connaissances ce qui dans mon cas, si vous avez un peu suivi les
précédents chapitres, signifie le plus souvent de futures tentations.
Je découvre aussi un nouveau magazine à lesprit particulièrement
acide : Micro News. Le point commun entre tout cela ? La mise en avant de la prochaine
génération de micros symbolisée par le mythique duel Atari
ST/Commodore Amiga. Le choix entre le professeur ST et le docteur Amiga sannonce
des plus délicat dautant que les prix de ces merveilleuses bécanes
frisent le délire pour ma bourse à la sobriété exemplaire.
Pas le droit à lerreur donc. Je décide finalement de reporter
mon achat et de profiter des machines de mes camarades et de mon cousin qui, une
fois encore, sest procuré le superbe Amiga 500 avec moniteur couleur
et extension 512 Ko durant lannée 1988. Vu que ce dernier me prête
régulièrement son installation, je découvre les premiers
grands jeux daventure sur lesquels je passe des dizaines dheures en
solitaire les nuits de pleine lune (et les autres aussi dailleurs) : Loom,
Monkey Island et Le Manoir de Mortevielle occupent cependant la plus grande partie
de ma mémoire plus que limitée. Japprend aussi à vivre
avec les magnifiques séances de grille pain et les métronomiques
plantages de lengin. Si les 16 bits occupent maintenant le haut du pavé,
cela ne mempêche nullement de continuer à madonner frénétiquement
à cette passion dévorante sur mes vieux mais fidèles compagnons
de route. Je me rends aussi compte que jai été bien inspiré
de différer cette acquisition : le nombre de daube frise le délire
et hormis les jeux daventure (voir plus haut), de gestion (management dune
rock star dont le titre méchappe) et les wargames (Populous, Gettysburg)
dont je suis particulièrement friand, il ny a plus grand chose qui
mémoustille. La révolution arrive toutefois à grand
pas et vient dun front jusquà présent des plus calme...
Le déclic
mais pas de Manara
Cest au
mois de mai 1989 que mon frère de 3 ans mon aîné et joueur
occasionnel me glisse à loreille quil envisage sérieusement
lachat dune console de jeux Sega Master System. Sil est vrai
que la presse spécialisée ne tarit pas déloges pour
cette machine, il est aussi vrai que graphiquement la comparaison avec les 16
bits nest pas de mise. Par contre, au niveau de la jouabilité...
La bête, son phaser et 2 jeux inclus se retrouve donc quelques jours plus
tard dans le salon et les parties endiablées reprennent de plus belle :
Out Run, Thunder Blade, Shinobi, la trilogie Wonderboy, Space Harrier, R-Type,
Penguin Land et une nuée dautres titres mentraînent vers
létat de 'ludico sapiens' absolu. Sega me redonne enfin le goût
du jeu pur et dur grâce à une jouabilité sans commune mesure
avec mes précédentes expériences et à la fin des plantages
intempestifs et des temps de chargement. Je réalise alors que rien négale
la console dans ce domaine et décide de commencer une collection digne
de ce nom. Je garde toutefois un goût prononcé pour les simulations
guerrières des micros que je côtoie de moins en moins jusquà
larrivée du 'bouffe-temps' ultime. En loccurrence Sim City.
Je me retrouve donc tous les mercredis après-midi chez linéluctable
cousin afin dériger la cité idéale. Cest aussi
durant cette période que je tâte de la Nintendo Entertainment System
chez un copain : une profondeur de jeux et une jouabilité exemplaire font
oublier sa puissance toute relative. Mon portefeuille nétant pas
extensible, je suis forcé, en ce mois de février 1990, de me séparer
de mes 2 micros : adieux CPC et C64 mais bonjour Mario. La transaction me laissant
avec une marge suffisante, je peux ainsi moffrir quelques cartouches : Gradius,
Mega Man, Ghosts n Goblins, Punch Out et, souvenir ultime (déjà),
le jeu des petites abeilles. Je me retrouve avec des centaines de titres en moins
mais 'rognutudju' quel pied. Tiens, cela fait un bout de temps que je nai
plus touché une machine darcade...
Pèle-mêle
Le monde du jeux
vidéo est en ébullition et je ne veux absolument pas manquer cela.
Un article paru dans Génération 4 me fait manger mon cochon et je
moffre, en ce mois de mai 1990, ma première console portable : LAtari
Lynx et ses 'quatre jeux'. Plus tard, Blue Lightning, Xenophobe, Sqweek, Toky
et Rampage en multi me laisseront plus que sur le cul. Comme il est dit que cette
année doit être un cru exceptionnel, je me procure une Nec Supergrafx
et son fabuleux Grandzort. Lunique jeu dédié que je lui offrirai
encore sappellera Ghouls n Ghosts. Je me contente néanmoins
des jeux Nec 'classiques' dont les fameux Formation Soccer, PC Kidd II, Ninja
Spirit et consorts... Je ne le sais pas encore mais jamais plus je ne retrouverai
un gameplay aussi précis et subtil pour des jeux de ce type... Disposant
dun portefeuille apparemment sans fond, je ne peux naturellement résister
aux charmes de la Nintendo Gameboy livrée avec son indispensable Tetris
: je trouve enfin une occupation lors de mes virées à la foire du
trône... Le même jour, jai loccasion de racheter une
Mattel Intellivision pour une bouchée de pain. Je nen garde toutefois
pas un souvenir impérissable, mon esprit étant accaparé par
une foule dautres titres. Lannée 1991 se voit tout aussi mouvementée
et je poursuis sans répit les acquisitions : Lem 2000, Philips Videopac
G7000, audiosonic radotin telesports III et MB Vectrex pour les oldies et Amstrad
GX4000 et Sega Megadrive pour les news. De cette fournée hétéroclite,
je ne mentionne que les Scramble, Spike, Web Warp (Vectrex), Tennis Cup II (GX4000),
Altered Beast et Alien Storm (Megadrive) qui mont rapidement fait passé
le temps. Côté micro, A-Train tourne à fond la souris sur
lAmiga que je reçois sporadiquement... Super Mario IV, F-Zero, Super
Probotector, Street Fighter II, Sim City et Super Mario Kart sont les principales
cartouches qui alimentent la Super Nintendo Entertainment System acquise en cette
année 1992, plus que calme au niveau du hardware. La suivante bouge un
tout petit peu plus sur le front des oldies grâce à lacquisition
détranges machines : une pc500 tv game programmable ainsi quune
nettement plus conventionnelle Nec Turbografx-16. Sur lAmiga 500 de mon
copain, on séclate à Battle Isle en simultané. Cest
le dernier jeu micro qui me fera tourner la tête...
Réveil
En ce début
dannée 1994, je bave de plus en plus sur les Consoles +, Joypad et
autres Joystick qui ne cessent de mettre en avant la prochaine génération
de consoles. Parmi elle, lAmiga CD32 qui se retrouve dans ma chambre un
soir de février. Quoi quen dise certains, des titres comme Pirates
Gold, Microcosm, Elite II, Heimdall II, UFO, Theme Park ou Gunship 2000 ont de
quoi combler plus dun joueur. Une console typiquement micro finalement.
Je ne lâche cependant pas les vieilleries et saute sur une Saba Videoplay.
Lannée suivante confirme la révolution amorcée précédemment
: lavenir appartient désormais aux machines équipées
de lecteur CD. Jacquière ainsi coup sur coup une Sanyo 3DO (suite
à un superbe dossier paru dans CD Consoles), une Sony Playstation, une
Sega Saturn et une SNK Neo-Geo CD II. Je passe des heures sur des titres comme
Shock Wave, Rebel Assault, Wing Commander III, Panzer General, Road Rash, Need
for Speed, Crash N Burn (3DO), Ridge Racer, Toshinden, Destruction Derby,
ESPN Extreme Games (Playstation), Daytona USA, Virtua Fighter remix, Myst, Sega
Rally, Bug (Saturn), Magican Lord, View Point, Pullstar et autres Puzzle Bobble
(Neo-Geo CD II). Cest aussi durant cette période que je rencontre
la femme de ma vie et que je trouve un travail fixe. Moi qui pensais être
asociale... Le cumul de ces 2 événements réduisent naturellement
considérablement le temps alloué à cette passion dévorante
et lintérêt porté à cette dernière commence
à séloigner inexorablement. Avec le recul, le 3DO aura été
mon dernier pourvoyeur démerveillement dans ce domaine. Je continue
néanmoins à accroître la collection en moffrant une
Atari Jaguar (ahhh, Alien Versus Predator, Tempest 2000), une Nec Pc-Fx (ohhh,
Battle Heat), un Philips CDI (yeahhh, The Seventh Guest, Burn Cycle, Les Guignols
de lInfo) et une Nintendo Virtual Boy (euhhh, ben rien en fait). En cet
hiver 1996 pourtant, ma copine et moi passons pas mal de temps sur des jeux nommés
Tomb Raider et Crash Bandicoot. Pour 1997, les Sega Pico, MB Microvision, Nintendo
64, Sega Gamegear et CBS Colecovision viennent entretenir le brasier. Des jeux
comme Turok, Super Mario 64 ou Pilot Wings 64 (Nintendo 64) me décollent
les rétines tandis que Oddworld, Tomb Raider II et Crash Bandicoot II (Playstation)
font rager ma moitié...
This is the end...
Au vu de la place
occupée par toutes ces machines et surtout car le besoin sen fait
sentir, lautomne 1998 nous voit acheter notre petite maison et nous emménageons
enfin dans nos meubles. Vu du côté ludique et collection, cet achat
moblige à revoir les acquisitions à la baisse pour lannée
en cours et la suivante : un système Home Arcade et une Dreamcast sont
les seules véritables nouveautés au rayon hardware. Pour le software,
nous nous éclatons sur Parappa the Rapper, Silent Hill, Tomb Raider III,
Crash Bandicoot III (Playstation) et Sonic Adventure (Dreamcast). Le budget étant
maintenant stabilisé, les achats reprennent en ce début de nouveau
millénaire : SNK Neo-Geo Pocket Color, Sega 32-X, Sega Mega-CD II, Terminator
II et Supervision viennent alimenter le foyer. Je reste rivé à Resident
Evil Code Veronica et The Nomad Soul, ma compagne leurs préférant
de loin le désormais traditionnel Tomb Raider IV (Dreamcast). Lannée
suivante est relativement pauvre sur le front du hardware qui se voit incrémenté
dune antique Atari VCS 7800 et dune poussiéreuse Sierra G7400.
Tomb Raider V, Shenmue et Crazy Taxy (Dreamcast) nous font toutefois passer quelques
instants mémorables. Une véritable nouveauté est maintenant
prévue pour cette année 2002 : après un développement
de 9 mois, nous accueillons notre petite fille dans notre modeste demeure. Ce
qui nempêche nullement lacquisition dune Sony Playstation
II, dune Microsoft X-Box et dune Nasa Entertainment Computer System.
Excepté Silent Hill II, Ico (Playstation II), Shenmue II et Jet Set Radio
(Dreamcast) que je ne fait quentrevoir, rien de transcendant ne se rappelle
à ma mémoire. Malgré le peu de temps disponible pour madonner
à cette passion maintenant vacillante, je continue à gonfler les
chiffres en achetant au printemps 2003 une Nintendo Gameboy Advance et une Nintendo
Gamecube sur laquelle je termine les captivants Zelda the Windwaker et Resident
Evil. Le mois de juillet 2004 me fait acquérir un nouveau portable/console
en lobjet du Nokia N-Gage. Le seul jeu mayant un peu pris la tête
cette dernière année étant le superbe mais fortement déconseillé
'destruction family'...
Conclusion
Au travers de
ces quelques lignes, je pense avoir réussi à coucher par écrit
la passion des débuts et le déclin prononcé des dernières
années. Ce qui ne signifie nullement un arrêt complet de mon divertissement
favori mais plutôt une mise en veilleuse le temps de rédiger la suite
du dernier jeu cité... Pour les amateurs de chiffres, la somme de ces
15 années de 'collectionnite aiguë' se monte à 72 modèles
de consoles différents (91 en comptant les doublons), 14 Pongs et 1 micro-ordinateur
dont je vous laisse deviner le nom. En ce qui concerne les jeux, 596 originaux
(hors doublons) dorment sagement sur les étagères.
Marrant, 'ça sen va et ça revient' passe à la radio...