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La
jaquette de la version Amiga. Merci au site Mobygames !
Cliquez sur une image pour une version plus grande. |
The
Immortal, jeu d'abord sorti sur Apple IIGS avant d'être
adapté sur Amiga et Atari ST, puis sur PC
et consoles NES et Megadrive, combine plusieurs
genres avec bonheur : aventure, action et résolution d'énigmes.
Ce jeu est l'œuvre de Will Harvey et Ian Gooding, à qui l'on
devait déjà l'excellent Zany Golf, un jeu de
golf miniature délirant qui pour l'anecdote se trouve être
l'un des premiers - sinon le premier - jeux de l'Apple IIGS
à avoir su attirer suffisament l'attention du public mainstream
pour justifier des portages sur les autres machines 16-bits
que sont le ST et l'Amiga. On leur doit aussi Music
Construction Set, un utilitaire de création musicale sur
partition classique, développé cette fois sur Apple
II (tout court) puis très vite devenu un succès
sur plusieurs autres plates-formes. Les possesseurs de ST
connaissent d'ailleurs bien ce logiciel puisque c'est le premier du
genre à avoir fait référence sur cette machine
si appréciée des musiciens. Tout comme Zany
Golf, The Immortal est sorti sous le label
Electronic Arts, qui au début des années 90 - et aussi
étonnant que ça puisse paraître vu ce qui s'est
passé depuis - porte encore bien son nom puisque c'est un des
éditeurs les plus exigeants et novateurs du marché,
et qui ne commercialise pas beaucoup de jeux.
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Will
Harvey. |
Ian
Gooding. |
Michael
Marcantel. |
Brett
G. Durrett. |
The
Immortal
commence alors que votre maître le magicien Mordamir disparaît
mystérieusement au fond d'un donjon. Il vous fait parvenir
un message dans lequel il vous appelle Dunric (ce qui n'est pas votre
nom), vous suppliant de venir le libérer. Vous (un magicien
débutant) vous trouvez à l'entrée du donjon,
et l'aventure commence. Plus tard, vous trouverez un anneau incrusté
du nom de Dunric sur un cadavre. Au cours de votre progression, vous
découvrirez qu'il est question d'une guerre entre les goblins
et les trolls, d'une fontaine de vie, et d'un méchant dragon
qui menace tout ce joli monde.
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Le
début du jeu. |
Un
coin pour dormir. |
The
Immortal
comprend 7 niveaux, auxquels on peut accéder directement grâce
à un système de mot de passe. Le jeu utilise une vue
en 3D isométrique. Vous explorez les donjons, ramassez des
objets, résolvez diverses énigmes, rassemblez des indices
et combattez des trolls et des gobelins. Lorsque vous entrez en contact
avec ces ennemis, le jeu adopte une vue de l'action en gros plan,
et le combat se déroule alors à la manière d'un
jeu de combat classique. Vous et votre ennemi disposez d'une barre
d'énergie, et vous pouvez frapper en haut, en bas, ou esquiver.
Si vous utilisez toutes les possibilités de combat de votre
héros, celui-ci verra sa barre d'énergie de plus en
plus importante lors des futurs combats, mais les dommages reçus
lors des combats se retrouvent sur celle-ci lorsque le jeu revient
à sa partie exploration.
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Un
des objets qu'on trouve dans le jeu. |
Écran
d'inventaire. |
The
Immortal est un jeu difficile qui réclame de la patience,
et une bonne mémorisation des différents pièges.
On y meurt souvent. Par exemple, au cours du premier niveau, il y
a une salle où le héros doit suivre un parcours très
précis pour ne pas être avalé par un ver géant.
Ce genre de passage doit être recommencé de nombreuses
fois pour trouver le parcours idéal. Des pièges à
feu cachés sont répartis un peu partout dans le donjon
(il se mettent en marche si l'on passe trop près) et l'utilisation
d'un objet au mauvais moment peut entraîner la mort. Le joueur
ne dispose que de trois vies, et les mots de passe ramènent
au début de chaque niveau. Il faut donc être très
rigoureux, et ne pas commettre la moindre erreur, même si les
niveaux ne sont heureusement pas trop longs.
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Rencontre
intéressante... |
On
meurt beaucoup dans ce jeu,
mais chaque fois c'est une superbe animation.
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La
réalisation de The Immortal peut-être
jugée bonne ou mauvaise, selon les goûts. Visuellement,
le jeu est très proche de Zany Golf. Il utilise
apparemment le même moteur graphique en 3D isométrique,
et si le scrolling est assez saccadé, les animations des personnages
sont dans l'ensemble très bonnes. Ceux-ci s'avèrent
finement dessinés, mais se détachent assez mal de décors
très pixelisés. Dans l'ensemble, l'intérêt
du jeu pallie à cette faiblesse graphique. La musique, médiévale,
est agréable mais les effets sonores inexistants. Dans l'ensemble,
le niveau général de réalisation est en-dessous
de ce qui se fait en 1991, surtout sur 16-bits. The
Immortal se rapproche plus, techniquement, d'un jeu sur NES
ou Sega Master System.
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Parfois
il vaut mieux ne pas insister... |
...
ou alors on meurt une fois de plus ! |
The
Immortal
est un jeu prenant. On s'accroche en dépit de la difficulté
élevée et frustrante, et on a envie de connaître
la suite. Les énigmes font autant appel à la chance
qu'à la réflexion. Il faut recommencer inlassablement
les mêmes actions jusqu'à trouver le bon ordre, et pourtant,
on se prend au jeu. La bataille finale contre le dragon pousse ce
principe à l'extrême. C'est le type même du Die
& Retry (comme Rick
Dangerous) ; il faut tout de même savoir que ce
type de jeu était très courant à l'époque,
et les joueurs que nous étions étaient habitués
à recommencer 50 fois le même niveau, ce qui est aujourd'hui
un défaut rédhibitoire.
The
Immortal
fait immanquablement penser à Diablo
lorque l'on regarde les screenshots de près. Le principe
de jeu est, il est vrai, assez proche, mais The Immortal
est beaucoup plus basé sur une progression lente dans des donjons
restreints que sur une profusion de combats.
Laurent