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Idol Manager
Année : 2021
Système : Windows, Playstation 4, Playstation 5
Développeur : Glitch Pitch
Éditeur : Glitch Pitch
Genre : Simulation
Par LVD (21 décembre 2022)

Idol Manager est un jeu indépendant œuvre du studio Glitch Pitch (ils semblent ne rien avoir fait d'autre à l'heure où ces lignes sont écrites), financé de manière participative en 2018 et finalement sorti sur PC en 2021. Des versions console (Switch, PS4, PS5) ont elles aussi vu le jour un peu plus tard. Il ne s'agit pas d'un titre musical, mais d'un jeu de gestion où on doit... manager des idols oui bravo, mais qui comporte également un mode scénario et un peu de dating simulation.
Mais avant de traiter du jeu en tant que tel, il me semble indispensable de devoir expliquer le terme idol et en faire un court historique, car ce n'est pas toujours évident à appréhender. Résumer les idols à de simples « jeunes filles en costume coloré qui chantent de la pop » serait bien trop réducteur. Rassurez-vous, je ne m'étendrai pas trop sur le sujet, sinon cette partie ferait vingt pages.

Le culte des Idols

Avant toute chose, précisons qu'il convient de prononcer le mot à l'anglaise (aï-dol). Il existe tout autant des idols filles que garçons, mais le soft dont il est question ici ne permettant de s'occuper que des premières, je me limiterai essentiellement à celles-ci et donc emploierai le féminin.
Si certaines idols sont chanteuses, et vice et versa, ce n'est pas non plus une nécessité. Une simple présence régulière dans les médias (mannequinat, participation à des émissions de télé ou de radio, etc.) peut suffire pour devenir idol. Il n'est pas non plus obligatoire d'être spécialement jolie, ou talentueuse... Non, l'idol doit avant tout avoir l'apparence d'une personne bien sous tous rapports, qui ne fait pas de vagues, dégageant souvent une image de pureté (ce n'est pas systématique, mais dans de nombreux cas le contrat interdit à l'idol d'avoir une vie sentimentale... Vous vous doutez bien que ce n'est pas souvent respecté, et malheur à celle pour qui une telle relation serait découverte, cela signe généralement la fin de sa carrière, tout du moins en tant qu'idol), et qui par ailleurs « évolue » sous le regard de ses fans. Dans le domaine plus précis qui nous intéresse, celui de la musique donc, il faut certes savoir un minimum danser et chanter (plus danser que chanter en fait), mais on peut débuter à un niveau bas, et on s'améliorera au fil du temps. Si on compare avec les girl's band occidentaux, dans ce dernier cas seules les meilleures des meilleures réussissent à intégrer un groupe. Ce n'est pas le cas au Japon où les membres vont et viennent au fil des saisons. Il y a même parfois des élections (ce principe est d'ailleurs repris dans Idol Manager), les mieux classées étant forcément les plus populaires et aussi les mieux payées, tandis que celles qui ne cessent de chuter aux dernières places sont gentiment poussées vers la sortie.

Affirmer de manière nette et précise qui fut la première idol de l'histoire est assez difficile, même si Matsuko Ashita (1920-2019) hérite apparemment d'un tel qualificatif dès l'après-guerre (initialement danseuse de cabaret, elle sort un premier disque en 1946). Toutefois, il faudra attendre la fin des années 60 pour que le terme « idol » se répande véritablement et remplace plus ou moins, au passage, le terme « star » (nous parlons musique uniquement), mais à l'époque son sens est encore très vague. Notons qu'en 1965, Sylvie Vartan vient donner son premier concert au Japon, pays où elle sera une véritable... idole, et il n'est pas impossible que cela ait joué un rôle. Vartan a en effet été révélée là-bas par le film Cherchez l'idole l'année précédente — Idol o sagase dans son titre nippon — qui aurait popularisé le terme...

Matsuko Ashita et Sylvie Vartan.

Durant les années 70, on reste encore dans de la variété « classique », et c'est vraiment à partir du début des années 80 que le phénomène va exploser. D'une part, on glisse désormais vers de la pop moderne, voire même pop-rock pour certaines. D'autre part, des émissions musicales connaissent leur heure de gloire à la télévision, comme The Best Ten (un petit peu le Champs-Élysées nippon), ou divers programmes à la recherche/promotion de jeunes talents. Si on a bien quelques groupes, ceux-ci sont généralement plutôt masculins (tel Hikaru Genji ou Shônentai au milieu des années 80), et leurs têtes de petits minets font vendre des tonnes de vinyles et de produits dérivés auprès des adolescentes en fleur. Les idols filles elles, sont beaucoup plus souvent solo, même si la voie avait été ouverte durant la décennie précédente avec les Pink Ladies (qui avaient carrément réussi à s'exporter aux USA) ou les Candies. Il y a plus ou moins consensus sur le fait de reconnaître Seiko Matsuda comme LA plus grande idol de son temps, en activité depuis 1980 et toujours là, même si d'autres noms vont la talonner de près comme Akina Nakamori ou Kyoko Koizumi, elles aussi poursuivant leur carrière de nos jours. L'âge d'or des idols solo durera jusqu'au début des années 90, où elles se feront peu à peu remplacer par des chanteuses moins « pures », qui d'ailleurs refusent d'elles-mêmes l'étiquette d'idol, comme Namie Amuro, Ayumi Hamasaki, ou Hikaru Utada, des noms qui vous sont peut-être plus familiers.

Seiko Matsuda et Akina Nakamori.

Toutefois, le phénomène des groupes d'idols (parfois on pourrait carrément parler de troupeau...) avait connu un premier choc avec les Onyanko Club, comportant une cinquantaine de membres d'avril 85 à juillet 87, et ayant fait le buzz d'une part par quelques scandales (certaines, mineures, ayant été photographiées en train de fumer par des paparazzis) et d'autre part par les paroles plus que chaudes d'une partie de leurs chansons. Il y aura bien quelques autres groupes moins populaires ensuite, mais il faudra véritablement attendre le milieu des nineties avec SPEED ou les Morning Musume, qui vont inaugurer ce que vont devenir les groupes d'idols de ce début de XXIe siècle.
Alors que le terme avait partiellement disparu depuis une décennie, voila que débarquent en 2005 Perfume et, surtout, les AKB48, qui comme leur nom l'indique sont de base 48, mais selon les chansons et l'ajout ou non de formations « filiales », elles peuvent être moins ou davantage sur scène. Groupe qui non seulement va susciter des passions déchaînées (et parfois exagérées chez certains fans) et engranger des sommes d'argent considérables, sans commune mesure avec tout ce qui avait été vu jusqu'au présent, elles réussiront même a donner des concerts à l'étranger (États-Unis, Russie, Singapour, Espagne... et même en France !), ce qui n'était probablement jamais arrivé auparavant, même s'il est certain que l'Internet a aidé a les populariser hors de l'Archipel. D'ailleurs, dès 2011, elles disposaient d'un site dans six langues différentes.

Une partie des Onyanko Club et AKB48 (ou le cauchemar des chorégraphes).

Les producteurs, qui doivent être milliardaires à l'heure actuelle, ont bien compris comment réussir dans les affaires. Les AKB48 se donnent en spectacle presque permanent dans des lieux réservés à cet effet à Akihabara, avec à la clé une poignée de main accordée aux fans (plus vous achetez de CD, plus vous avez le droit de repasser, certains otaku jusqu'au-boutistes rachetant parfois plusieurs dizaines de fois le même exemplaire !), on a des boutiques spécialisées, un matraquage médiatique permanent... Des centaines, peut-être des milliers — vous m'excuserez de ne pas les avoir comptées — de filles se sont succédées en l'espace de 17 ans (le présent article est rédigé fin 2022) ; et comme il n'est pas question de laisser le filon s'épuiser, des « groupes-filiales » sont créés : SKE48, JKT48... il y en a même hors Japon, comme les SGO48 au Vietnam ou les DEL48 en Inde. Les membres se succèdent ensuite, sans interruption, certaines partent tandis que d'autres arrivent dans un flot incessant et ininterrompu... Cela a évidemment donné des envies à d'autres et aujourd'hui on ne compte plus le nombre de groupes du genre. Un recensement de 2021 évoquait le chiffre ahurissant de 1500 formations différentes, même si certaines existent uniquement à un niveau local. Jamais encore on n'avait vu ça, et cela ne semble pas près de se tarir, bien que la crise du Covid ait bien tempéré tout ceci (ceci dit les live en streaming ont partiellement pris le relais). La chose qui m'a le plus stupéfait, c'est quand un jour, dans un supermarché, je suis tombé sur le journal AKB48. Oui, il existe un quotidien consacré au groupe !

Il faut bien ne pas perdre de vue qu'en temps normal, le statut d'idol est éphémère. Les plus jeunes débutent vers 12-13 ans et dépassent rarement les 25. L'ÉCRASANTE majorité des idols ne connaît une existence commerciale et médiatique que de l'ordre de quelques années, au mieux, voire quelques semaines pour les moins chanceuses. Ensuite, elles quittent le milieu et retournent à une vie « normale ». Quant aux plus douées qui veulent — et réussissent à — poursuivre dans la musique, elles perdent l'appellation d'idol pour devenir de « simples » chanteuses.
Mais le mot idol a aussi donné idolâtrer, et il faut quand même en dire un mot. Parce qu'une des particularités de la chose, c'est qu'une partie des fans d'une idol (ou d'un groupe) est franchement hardcore, aux limites du stalking, et la considère presque comme sa « chose ». C'est parfois assez glauque, pour ne pas dire effrayant, et devoir serrer la main de certains fans après un event n'a rien d'une partie de plaisir pour ces pauvres filles, qui doivent se consoler en pensant au chèque qu'elles recevront à la fin du mois... à condition de figurer parmi les plus populaires, car en début de carrière elles ne peuvent guère espérer plus de 200 euros mensuels. En revanche, celles tout en haut du podium grimpent à 30-35000 euros (chiffres sur une base de 1 euro pour 140 yen), mais seulement dans les cas extrêmes ! La majorité des idol gagne à peu près autant qu'un salaryman lambda en début de carrière. Pour une Japonaise de 20 ans c'est beaucoup, mais pas non plus mirobolant.
Musicalement... il faut aimer. Généralement c'est de la pop gentillette très rythmée, mais les chansons se ressemblent beaucoup. De toutes façons, comme je vous l'ai dit plus haut, ce n'est pas le plus important chez une idol (d'où la distinction idol-chanteuse). Une interprétation intéressante de l'économiste Hidetomi Tanaka serait que plus la situation économique du pays est mauvaise, plus les AKB48 et consorts gagneraient en popularité car leur côté festif, gai, énergique, remonterait le moral de la population.

Avant de passer au jeu a proprement parler, je me permets tout de même une petite digression : je voudrais vous présenter une poignée de groupes totalement atypiques, peu voire pas mis en avant, mais qui prouvent à quel point le phénomène idol n'est pas homogène et que certains, parfois sûrement avec un deuxième degré assumé, ont vraiment tenté tout et n'importe quoi.

  • Samurai Rose (2010-2014) : vous croyiez que toutes les idols étaient des gamines ? Et bien voilà le contre-exemple puisque ici les quelques 70 chanteuses ont toutes entre 40 et 50 ans !
  • SKi (depuis 2010) : ce nom est la contraction de Seifuku Koujo Inkai. Elles sont politiquement engagées, jusque dans leurs chansons. Résolument à gauche, voire très à gauche, elles prônent la sortie du nucléaire, sont anti-militaristes et n'hésitent pas à étriller certains Premiers Ministres dans leurs chansons. Certaines mauvaises langues diront qu'elles ne comprennent sans doute pas très bien ce qu'elles chantent (d'autres rumeurs disent que le Parti Communiste tire les ficelles) mais bon... Anecdote : le nom complet, « Seifuku Koujo Inkai », aurait voulu en toute logique qu'il soit contracté en « SeiKouI », et non « SKi ». Or, en japonais, le mot seikoui veut dire « acte sexuel »...
  • Babymetal (depuis 2010) : des idol qui font dans le heavy metal. C'est très clairement le groupe le plus intéressant musicalement parlant. Babymetal a pas mal de succès à l'étranger (nombreux concerts, dont une première partie de Lady Gaga), et même plus qu'au Japon. Leurs albums sont d'ailleurs sortis officiellement aux USA et en Europe.
  • Pottya (2015-2017) : le groupe des « bien en chair » avec un poids moyen de 76 kilos. On est — physiquement parlant — vraiment aux antipodes de l'idol classique.
  • Ebisu Muscats (2008-2013), Sexy J (2014-2017), Marshmallow 3D+ (depuis 2011) : j'en ai mis trois mais il en existe une poignée d'autres ; ces groupes sont composés exclusivement d'actrices venues du X (pour le cote pureté je crois qu'on repassera !)
Samurai Rose et SKi.
Babymetal.
Pottya et Ebisu Muscats.

Enfin, un peu d'auto promo ne faisant jamais de mal, vu que je tiens une émission sur la musique japonaise (pas idol en particulier hein, musique en général) depuis une dizaine d'années, si vous êtes intéressés, je vous invite à aller jeter un œil (et une oreille !) ici.

Ne dites pas « Johnny mange » mais « l'idole déjeune »

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il me parait primordial de préciser qu'Idol Manager n'est pas un jeu nippon. On a bien quelques Japonais dans le staff, mais essentiellement au niveau sonore (les voix sont doublées en japonais et on a droit à deux chansons à la fin du jeu). Le reste est l'œuvre d'Occidentaux qui certes connaissent parfaitement le pays, sa culture, et en l'occurrence la culture idol, et le design fait totalement japonais, mais c'est ce qui permet également de traiter des aspects sombres de cette industrie : on fait aussi un peu mention au monde de la nuit et des yakuza. Je pense que si un tel titre avait été réalisé au Japon, le staff aurait peut-être pu avoir quelques soucis mais il est clair que la mafia ne va pas envoyer intimider des programmeurs situés à l'autre bout du monde...
Les jeux de gestion, ce n'est pas nouveau. Tout le monde connaît Sim City, Populous, ou Theme Park. Mais l'une des spécificités d'Idol Manager, outre son thème, c'est que ce n'est pas QUE cela car il possède également un mode histoire, et si les différentes filles semblent générées aléatoirement, et donc du coup n'ont pas de réelle personnalité, les relations qu'on entretiendra avec elles (ou qu'elles auront entre elles) rendent le jeu beaucoup moins impersonnel que la majorité des titres du genre où on se contente de diriger des personnages lambda non-identifiés. On peut même carrément transformer le soft en jeu de drague, même si c'est très limité et clairement pas le cœur du gameplay. Bref, il existe plusieurs moyens de jouer, d'apprécier Idol Manager, qui n'est pas « juste » un jeu de gestion.

On débute de zéro, enfin avec un tout petit (et bien insuffisant, j'y reviendrai) pécule. Il va falloir dans un premier temps organiser une audition : locale, régionale, ou nationale, laissez tombez la troisième, en début de partie vous ne disposez même pas de la somme nécessaire ; puis embaucher du personnel. Si en tant que producteur vous pouvez aussi vous charger des paroles des chansons, on pourra difficilement se passer d'un ingénieur du son, d'une chorégraphe, et d'une manager (oui, le jeu se nomme Idol Manager mais c'est plutôt « Idol Producer » en fait). Très vite, un médecin se révélera également indispensable. La styliste c'est bien, mais on peut faire l'impasse dessus au tout début.
En même temps, vous allez devoir créer les bureaux pour tout ce petit monde. Vous disposez d'une sorte de sponsor, Monsieur Fujimoto, ancien proxénète qui cherche sincèrement à se racheter une conduite, propriétaire de l'immeuble que vous occupez. S'il vous fait cadeau des deux premiers étages, qui vont très vite se révéler insuffisants puisque vous aurez besoin au moins d'une salle de danse, d'une pour l'enregistrement du son, d'une infirmerie, de bureaux pour vous et votre (vos) manager(s), il faudra payer un loyer à partir du troisième. Plus tard, quand vous aurez déjà engrangé une certaine somme, vous pourrez également ouvrir un café et un mini-théâtre afin de pouvoir donner des représentations quotidiennes.

Et le temps vous est compté ! Car il faut bien payer les salaires chaque mois... Les idols ne vous coûteront au début presque rien. Inconnues et en début de carrière, comme je vous le disais dans la première partie de cet article, on peut se contenter de 5.000 yen hebdomadaires (à partir de maintenant, je parlerai en yen vu que c'est la devise utilisée dans le jeu). Le loyer on l'a vu, tant que vous restez sur vos deux étages, pas besoin de s'en préoccuper. Les employés c'est autre chose ! Quand vous procédez à un recrutement, vous avez le choix entre trois niveaux : novice, professionnel, et expert. Evidemment, les experts demanderont un meilleur salaire tandis que les novices se contenteront de peu. Mais plus ils seront de niveau élevé, plus leurs capacités le seront également. Une manager expert aura bien plus de chances de décrocher un contrat, et aussi de pouvoir négocier le montant à la hausse. Une chorégraphe expert permettra à vos filles de voir leurs statistiques de danse augmenter plus vite, etc. Alors on pourrait se dire qu'en début de partie on peut se contenter de novices qu'on virera plus tard pour les remplacer par d'autres, sauf que lorsque vous voulez remercier un employé, vous devez lui payer des indemnités et plus celui-ci sera resté longtemps en poste, plus elles seront élevées... Si vos finances vous le permettent, essayez franchement de privilégier des experts, ou par défaut des professionnels.

Le moment des auditions. Celle-ci dispose d'excellentes stats !
On recrute
Vraiment pas grand-chose au début...
Plus tard c'est une autre histoire !

Ensuite vient le moment de faire connaître votre groupe et composer leur premier single. Une audition vous permet de recruter jusqu'a cinq idols, mais au début trois c'est déjà bien. Ceux qui voudraient tenter l'expérience solo, abandonnez l'idée : jamais une seule fille ne sera capable de supporter le rythme infernal qui l'attend. Pour limiter les frais, on peut se contenter d'une sortie en numérique, rien à payer pour fabriquer les CD, donc, mais en contre-partie vous ferez moins de ventes, et encore moins auprès des fans hardcore qui risquent d'être votre gagne-pain prioritaire.
Puis, plus vous obtiendrez de popularité et gagnerez de l'argent, plus de nouvelles opportunités s'offriront à vous. Vous pourrez faire la une de magazines, créer — ou simplement participer — à des émissions de radio/télé/Internet, organiser vos premiers concerts puis plus tard vos élections (voir premier chapitre), ou même carrément des tournées internationales ! Enfin, ça, pas tout de suite, vous en vous doutez...

Mais attention : vos filles ne sont pas des machines. Chacune d'elle, outre différentes stats qui évolueront avec le temps (Danse / Chant / Humour / Intelligence / Cool / Sexy / Jolie / Mignon ; ces deux dernières baissant avec l'âge au delà 20 ans...), disposent également de points d'endurance physique et mentale. Le second, vous n'aurez pas à trop vous en soucier, sauf en cas de scandale ou d'évènement de type « rupture amoureuse ». Le premier par contre, est un des aspects capitaux du gameplay. Vous ne pouvez pas demander à une idol de faire de la promo, un concert, animer une émission de radio, jouer la comédie dans un feuilleton, tourner dans des publicités, et enregistrer un CD en même temps ! Chaque activité coûte un certain nombre de points (sachant qu'en plus certaines filles ont une santé plus fragile que d'autres), et il n'existe que trois méthodes pour en récupérer :

  • Les envoyer à l'infirmerie...
  • ...ou en salle de repos mais le gain est assez faible...
  • ....ou encore en « traitement SPA » (une sorte de salon de beauté). Là encore on récupère peu mais l'avantage est que ça touche tout le groupe en même temps.
  • Enfin, dans le pire des cas on peut aussi mettre l'idol en statut « hiatus raquo; (en congé) mais je ne vous le conseille pas. Cela la retire du groupe durant plusieurs semaines et si elle était en contrat promotionnel à ce moment-là, vous devrez payer des frais de rupture qui peuvent être assez énormes.
J’ai une idol qui dépasse les 100 points, je ne savais même pas que c'était possible !
Discutons tranquillement autour d'un café.

Il conviendra également de discuter avec elles régulièrement pour apprendre à mieux les connaître (voire plus si affinités), découvrir leurs souhaits (si par exemple une telle désire animer une émission de télé et que vous accédez à ce désir, vous gagnerez des points d'influence à son égard), les rumeurs en cours (qui sort avec qui, etc.)... Cela n'a rien d'anecdotique car toutes ne sont pas blanches comme neige et il peut parfaitement y avoir des problèmes de harcèlement, des inimitiés (auquel cas mieux vaut ne pas mettre les deux filles côte à côte sur la scène), voire des idols n'ayant clairement pas peur du scandale et dont l'attitude peut avoir des répercussions importantes sur l'image du groupe ! Dans les cas extrêmes, vous serez peut-être même amené à les virer. On a droit à 10 points de scandale, mais si vous excluez la fautive le chiffre baissera. Il faut quand même le faire exprès, ça ne m'est jamais arrivé.
Sans aller jusque là, et plus globalement, certaines filles n'hésiteront pas à exprimer leur désaccord avec vous dans certains cas ; ce n'est pas parce qu'elles sont liées par contrat qu'elles sont pour autant prêtes à faire n'importe quoi !

Visiblement, elle ne veut plus faire de photos sexy.
Elle, elle cherche quand même un peu les ennuis !
Entre ces deux-là ça ne va pas...
Essayez de trouver la meilleure alchimie lors de la formation sur scène.

Et justement, je vais aborder un des points négatifs du jeu : au début c'est dur ! On dispose de bien trop peu de fonds et vos premières parties ont 98% de chances de s'achever rapidement par une banqueroute. On commence avec un budget de 7,5 millions de yens. Franchement c'est nul. Pour un projet d'une telle envergure, il en faudrait au moins dix fois plus ! Certes, il est possible au bout d'un moment d'emprunter de l'argent, à la fois à Fujimoto (sans intérêts) et à la banque (avec intérêts). Mais dans le second cas, si vous ne remboursez pas à temps, vous aurez à subir de lourdes pénalités... À mon second essai j'ai terminé avec une perte d'un milliard de yens en à peine quelques mois. Un des soucis majeurs, c'est que vous DEVEZ avancer l'argent pour presser des CD ou organiser un concert ou une émission. Bref, vous ne pouvez pas compter sur les revenus ultérieurs engrangés par ces ventes. Du coup, lorsqu'on se retrouve avec un solde négatif et sans possibilité d'emprunter, la route vers le game over devient inexorable puisque vous ne pouvez plus rien faire. Apprendre à dompter Idol Manager, appréhender comment fonctionne le jeu, prend du temps.
Maintenant, sur la version PC, il existe un petit logiciel de triche qui permet de disposer d'un argent infini. Je plaide coupable, au bout de deux rapides échecs, j'ai succombé à la tentation... et là j'ai vraiment apprécié le jeu ; si on n'en abuse pas mais qu'on se contente de 70 à 80 millions initiaux, on peut vraiment se lancer en toute quiétude dans l'aventure. Alors même ainsi, il faudra plusieurs heures pour comprendre les rouages du titre, mais au moins vous pourrez vous concentrer sur le développement de votre groupe sans vous retrouver sans arrêt bloqué par le manque de moyens.

Préparons un concert... Inutile de viser le Tokyo Coliseum dès le début !
En route pour la gloire internationale !
 

Comment faire pour rendre vos idols populaires ? Il n'y a pas de secret, il va d'abord falloir commencer par faire leur promo dans les médias, et sortir des disques. Et là, le nombre de paramètres proposés est assez impressionnant. Pour chaque nouveau single (on ne peut créer que des singles, pas des albums), vous allez devoir piocher dans trois listes, elles-mêmes subdivisées dans une petite dizaine de genres, pour pas loin de 800 combinaisons possibles, à savoir le thème de la chanson (amour, festif, solitude, bonheur...), le type de musique (rock, pop, metal, funk, variété traditionnelle...), et la chorégraphie (cool, street dance, énergique...). Et aussi le genre de promotion que vous désirez y associer (campagne pub classique ou agressive, poignée de main avec les fans lors d'un event...), car il va falloir bien cibler votre cœur de cible qui, là encore, se partage en une douzaine de sous-branches (casual, adolescent, adulte, hardcore, plus le sexe à définir), chacune d'elle étant affublée d'un pourcentage pouvant carrément aller de -60 a +200 (peut-être même au-delà mais je n'ai pas réussi). Ensuite c'est à vous de voir si vous préférez vous spécialiser à fond dans un ou deux styles bien précis et ne s'adresser qu'a un public limité de fans, ou faire du mainstream en touchant un peu tout le monde...
Les mécaniques du jeu font que même si dans la vie réelle certaines combinaisons paraîtraient complètement délirantes, tant que vous disposez d'un certain level (j'y reviens juste après), ça passe. Par exemple, j'avais nommé un de mes groupes Licence V, et je leur faisais chanter des trucs festifs comme « La Fête au village » en musique enka (la variété nippone classique, qui n'est guère écoutée que par des plus de 60 ans) avec une chorégraphie sexy aguicheuse ! L'option « politique » (comprendre chanson engagée) est même disponible mais prenez garde, certaines filles peuvent refuser de les chanter. On débute au niveau zéro de chacune de ces sous-catégories, et on peut atteindre au maximum le niveau 10, mais cela nécessitera un bon paquet d'heures de jeu. Comment faire pour augmenter ? Eh bien pour cela on devra utiliser des points de Recherche, qui augmentent naturellement SAUF si on est occupé simultanément sur une autre activité. Voila pourquoi je conseille très fortement d'employer dès le départ au moins deux managers : une qui se consacrera exclusivement aux contrats et l'autre à la recherche.

De sacrées possibilités !
Mon premier single s'est vendu à 250 exemplaires. À la fin du jeu je dépassais le million.
À gauche les niveaux de Recherche.
Le jeu gère même les réactions sur les réseaux sociaux !

Deux jeux en un

Mais il ne faudrait pas oublier non plus le mode Histoire ! Il y a clairement un problème de rythme au début : le jeu est divisé en 6 parties, enfin 7 mais le générique de fin se déclenche à la fin de la sixième, ensuite on passe en mode « jeu infini » mais le scénario, lui, est définitivement terminé. Or, dans le chapitre 1, hormis notre rencontre avec Fujimoto, il ne se passe pour ainsi dire rien du tout, tout est consacré à l'apprentissage du joueur afin qu'il se familiarise avec l'aspect gestion. Et il se trouve que ce premier chapitre vous prendra AU MOINS une dizaine d'heures, voire le double ! (je suis allé vérifier sur des forums pour voir si c'est moi qui étais nul ou pas, mais non, une majorité de joueurs ont mis entre 13 et 15 heures, et même une vingtaine pour certains). Alors que le reste du jeu pourra se boucler en 10-12 heures environ, le chapitre 1 dure donc la moitié de la partie... Heureusement, les 5 chapitres suivants s'enchaînent à bonne vitesse et sont bien rythmés, avec tout un tas d'events qui se débloquent au fur et à mesure. Et comment fait-on pour passer au chapitre 2 me demanderez-vous ? Et bien il faut réussir à hisser un single numéro 1 des charts, mes p'tits clous ! Pour un groupe inconnu qui vient juste de débuter, vous comprenez le problème ! Non franchement, sur ce coup-là, le staff aurait dû demander à viser moins haut, genre entrer dans le Top 10, cela aurait déjà été pas mal... Sachant que chaque mois, on a le résultat du Top 20 qui s'affiche, cela permet notamment de pouvoir s'informer sur ce qui est à la mode et les goûts du public. Attention à ne pas le bombarder de singles identiques dans un laps de temps trop court, car il se lassera... À noter que même si c'est assez variable en fonction de vos performances, on atteint généralement le chapitre 7 au bout de 3 ou 4 ans (dans le jeu !).
Ce mode Histoire permet de rencontrer un certain nombre de PNJ, dont une journaliste ou votre rival, dont on peut décider du sexe au début du jeu mais cela n'aura strictement AUCUNE influence sur le scénario, c'est dommage ; pour info j'ai renommé le mien Tetsuya Komuro, les fans apprécieront. Dans certaines routes, il quitte le milieu des idols à la fin, et vous pourrez alors engager les filles de son groupe si cela vous chante (cela n'a rien d'une obligation, mais elles disposent de très bonnes statistiques). Car oui, Idol Manager, tel une majorité de digital comics, propose plusieurs routes, et donc fins, différentes, à savoir plus ou moins une dizaine. Si vous voulez vraiment terminer ce mode à 100% prévoyez plus d'une centaine d'heures de jeu. Personnellement, au bout de 60, j'en avais fait seulement la moitié. Mais... si on met de côté le cas du game over par banqueroute ou une bad ending de type scandale, normalement on accède bien au chapitre 7, sauf dans un cas spécial, qui est logique bien que pourtant happy end, et qui est lié au cote dating simulation du soft.

Votre rival et Fujimoto.
Première participation à un jeu télévisé.
Quelques jolis CG sont à découvrir tout le long du jeu.

Comme je vous l'ai déjà dit, on peut en effet essayer d'avoir une romance avec une des filles du groupe. En fait on peut même aller jusqu'à trois (c'est vraiment pas très moral), mais si cela devient sérieux il faudra faire une croix sur les autres. Sachez bien que seulement CERTAINES filles pourront éventuellement avoir envie de répondre à vos avances. Si vous n'êtes pas son genre, qu'elle est déjà en couple, voire qu'elle est lesbienne (ce qui peut se produire et est là encore assez réaliste, car on sait que dans ce milieu c'est plutôt fréquent, ce qui peut s'expliquer assez facilement), vous allez vous faire plus ou moins poliment remettre à votre place. Je n'ai pas osé tester mais j'espère bien que les auteurs du jeu ont rendu impossible toute relation avec une mineure, les filles les plus jeunes pouvant être recrutées dès l'âge de douze ans... Ensuite, même dans le cas où c'est réciproque, il va tout de même falloir faire attention... Un producteur en couple avec une de ses idols, c'est tout bonnement impensable. Non seulement à cause du scandale que cela va entraîner, mais même au sein du groupe, les autres filles pouvant craindre que vous ne fassiez pas preuve d'impartialité vis-à-vis de l'élue de votre cœur ! On peut notamment trafiquer les résultats des élections (ce que je n'ai pas manqué de faire à moult reprises, c'est mon côté homme politique qui ressort).

Donc si vous vous mettez en couple avec l'une d'entre elles, lorsque vous êtes en extérieur, PORTEZ DES MASQUES ! (Le Covid est une très bonne excuse.) Parce que si vous sortez à visage découvert et qu'on vous reconnaît, vous allez vous attirer de très gros problèmes... Et donc je reviens à la happy ending. Au bout d'un moment, votre moitié va vous demander de choisir entre votre relation ou le groupe. À partir de là, si vous décidez de privilégier la première, deux nouveaux choix s'offrent à vous : lui demander de quitter le groupe, ou alors c'est vous qui démissionnez. Eh bien, pas seulement ici et contrairement à ce que l'on pourrait penser, le jeu porte parfois un message assez féministe ; en effet, si vous lui demandez de renoncer à sa carrière, elle vous épousera quand même, mais on apprend ensuite que vous aurez divorcé au bout de dix ans suite à une infidélité conjugale de sa part... En revanche, si c'est vous qui vous vous sacrifiez, on vous raconte que 50 ans plus tard vous êtes toujours ensemble, avez eu deux enfants, et êtes aussi heureux qu'au premier jour. C'est mignon et attendrissant. Mais comme vous avez quitté votre boite, fatalement le jeu ne peut se poursuivre.
Or, si vous vous concentrez prioritairement là-dessus, vous pouvez parvenir a ce stade très tôt dans le jeu, sans doute pas dès le chapitre 1, mais pendant le deuxième c'est jouable. Donc mon conseil est plutôt de ne pas pousser la romance trop loin (2 niveaux sur 5 max), et de vous y engager seulement une fois arrivé au chapitre 7, vu que l'histoire principale sera achevée à ce moment-là. Attention, si le jeu a quelques passages « matures », ce n'est pas un eroge non plus. La seule scène coquine, textuelle qui plus est, aura lieu dans la route « Romance », au moment de décider de l'avenir du couple (« Ce soir profitons-en ! Je suis toute à toi... » et écran noir.)

La fin la plus heureuse, mais qui en même temps peut s'obtenir bien trop vite...

Même si les filles sont peu caractérisées (et physiquement on peut carrément aller jusqu'à choisir leur coiffure parmi un large panel), cela ne veut pas dire que leurs conversations sont sans intérêt, loin de là. En revanche je ne sais pas si les dialogues changent selon qu'elles ont un fort pourcentage en intelligence ou non ; pas sûr que ce soit poussé à ce point. Non seulement on a droit à de nombreuses réflexions sur le monde des idols — ces dernières ayant elles-mêmes bien conscience de leur statut et du monde dans lequel elles évoluent, l'une d'elle nous disant par exemple que jamais elle n'accepterait de sortir avec un fan — mais également tout un tas de discussions sur divers sujets, parfois d'ordre quasiment philosophique mais aussi quelques clins d'œil beaucoup plus légers qui raviront les amateurs.
Deux exemples : à un moment nous sommes dans une librairie avec notre dulcinée, et elle nous parle d'un célèbre détective venu de la littérature. À ce moment-là on peut choisir de répondre Sherlock Holmes ou... Conan ! On doit donner une belle image de notre niveau culturel, tiens. Et puis surtout, et rien que pour ça je ne peux qu'aimer Idol Manager, à un autre moment on est dans une salle d'arcade et on discute jeux de combat. Et la, Mademoiselle évoque un jeu avec « un personnage qui envoie des boules de feu et un autre aux membres extensibles ». Bref, la partie dialogues est loin d'être ratée ou inintéressante, bien au contraire !

On peut modifier le nom, la coiffure, la tenue, et jusqu'aux accessoires dans les cheveux.

Les trucs et astuces de Tonton LVD

Idol Manager dispose de qualités indéniables, mais aussi de défauts. Le premier, que j'ai déjà évoqué, concerne le début du jeu, trop dur à cause du cruel manque de fonds, et trop long. Je suis persuadé que plus d'un joueur a dû jeter l'éponge avant d'avoir pu accéder au chapitre 2, alors que c'est à partir de ce moment-là que le titre montre vraiment son potentiel, et durant 15 à 20 heures on va passer un excellent moment. Hélas, une fois qu'on a bien assimilé les mécaniques du jeu, on ne pourra plus perdre, on va engranger de plus en plus d'argent (lors de ma dernière partie, j'ai terminé à plus de 10 milliards de trésorerie !), et la lassitude va peu à peu poindre le bout de son nez. En vrac, sinon, citons :

  • On n'a droit à aucune image pour les jaquettes de CD ou les émissions auxquelles on peut participer ; on aurait quand même bien aimé que quelque chose, même minimaliste, soit prévu.
  • On l'a vu, les différentes idols sont plus ou moins interchangeables niveau caractère. Peut-être aurait-il mieux valu créer moins de filles, mais avec une personnalité plus affirmée. Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas pouvoir également composer des groupes d'idols masculins ? Mais je conçois que cela aurait demandé une somme de travail considérable.
  • Au niveau des employés c'est pire, car dans chaque catégorie ils ont TOUS la meme tête ! Si vous avez cinq chorégraphes, vous aurez presque l'impression d'avoir engagé des quintuplées... Ensuite, pour un jeu qui se déroule dans le monde des idols, on regrettera n'avoir droit qu'à DEUX chansons en tout et pour tout. Quant aux musiques, elles se contentent de servir l'ambiance, on n'ira pas les écouter à part mais elles font le job.
  • On regrettera également un nombre d'events un peu faible.
  • Enfin, on peut choisir le sexe de notre avatar en début de partie, mais s'il est possible d'avoir une relation homosexuelle féminine, une masculine est impossible (remarquez, à part Fujimoto et éventuellement notre rival, on ne fréquente pas vraiment d'autres hommes).
Que va-t-on faire aujourd’hui ?
N'ayez pas l’esprit mal placé, elle tient le trophée de l'élection.
Les photoshoots sont ce qui permet de gagner le plus d’argent en dépensant le moins de point de santé physique.

Le jeu est de base disponible en cinq langues : japonais, anglais, russe, portugais, chinois. Le français est AUSSI là mais pour l'obtenir, il faudra procéder à une manipulation bien particulière. Ce n'est pas une traduction amateure, le français était de base bel et bien prévu par l'équipe de développement, et il est intégré mais pas disponible dans le menu ! Pour pouvoir le débloquer sur la version PC :

  • Dans la liste de vos jeux Steam, faites un clic droit sur Idol Manager, puis cliquez sur « propriétés ».
  • Dans le menu qui s’affiche, cliquez sur le bouton « bêtas » sur le panneau de gauche.
  • Saisissez kawasoftfrance puis validez en cliquant sur « vérifier le code ».
  • La mention « bêta débloquée ! » doit maintenant apparaître.
  • Sélectionnez french_version dans le menu déroulant du haut.

Une fois la sélection faite, vous pouvez fermer la fenêtre, Steam va télécharger les fichiers manquants pour la version française. On se demande bien pourquoi... Et évidemment, cela n'est valable que pour la version PC, pas sur console ! De toutes façons, niveau ergonomie, Idol Manager ne me semble pas du tout adapté, c'est le genre de titre pensé avant tout pour être joué à la souris. Par ailleurs, la traduction est occasionnellement assez... étrange point de vue niveau de langage. Alors qu'on a souvent un style assez familier, voire parfois trop (tous vos employés vous tutoient !), de temps à autres on saute au passé simple genre « vous arrivâtes au parc »...

Ensuite, quelques conseils :

  • Par pitié, engagez DEUX managers dès le début, et si possible en expert, croyez-moi, l'investissement vaut plus que le coup !
  • Par contre, ne prenez pas de médecin spécialisé en santé mentale, vu le peu d'occasions qu'il aura d'exercer, choisissez santé physique uniquement.
  • Créez une salle de repos par groupe de 5 filles.
  • Ne vous éparpillez pas à augmenter vos niveaux dans les différentes catégories musicales ! Il vaut mieux se focaliser sur deux ou trois styles en particulier, jusqu'au level 10. Ensuite, libre à vous de vous occuper des autres types de musique pour vous diversifier...
  • Si la partie romance vous tente, attendez au moins le chapitre 3 pour commencer. Pourquoi ? Parce qu'un évènement particulier du chapitre 2 entraînera fatalement le départ d'une de vos filles du groupe, et vous ne pouvez deviner laquelle, alors il serait bête de perdre son temps pour rien.
  • N'empruntez jamais à la banque, sauf si vous avez la certitude absolue de pouvoir rembourser dans les temps.

Sachez qu'il existe des tonnes de mods, mais c'est généralement sans intérêt, ceux-ci se contentant de remplacer les designs des filles par celui d'autres personnages tirés de divers anime/jeux vidéo, ou carrément des photos de véritables idols, voire même de... Donald Trump (sic). Un autre mod (j'avoue, j'ai essayé...) rajoute des events sexy et même carrément 18+, mais souvent totalement délirants et pas crédibles pour deux sous (genre une séance de yoga qui se transforme en part...e). C'est rigolo mais cela casse complètement l'ambiance du jeu.

Un mod avec de vraies filles.
Pourquoi ?

Pour résumer, Idol Manager a des qualités et des défauts. Réalisé par de vrais spécialistes de la culture idol mais parfaitement appréciable même pour quelqu'un d'étranger à cet univers, sur le fond il n'est absolument pas creux. Si on parvient à passer le cap de la première dizaine d'heures, on se prend au jeu et on savourera vraiment les chapitres suivants. Mais au bout de 15 à 20 heures de plus, on en aura hélas fait le tour et vu les limites. Si on se focalise avant tout sur le mode Histoire, et qu'on veut voir TOUTES les fins, alors le temps de jeu devient énorme, mais cela ne change rien au fait que niveau gameplay, vous allez finir par vous ennuyer. Sachant que le jeu est à petit prix, il mérite d'être essayé. Si votre but n'est pas d'y passer des centaines d'heures mais juste un bon moment, alors il n'y a pas à hésiter.

LVD
(21 décembre 2022)