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Un
titre qui fait peur… |
…une
femme en danger ! |
Je
veux du beat’em all. Le genre qui sent bon l’arrière-salle
de bistrot enfumée, avec son jeu de fléchettes,
son baby-foot et sa borne modèle Jeutel usée qui
sent le tabac froid, et qui fait tourner en boucle toute la
journée la démo de… Gang Wars
!
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| Tu
vas avoir les mains sales, Jackie… |
Je
sais, Mike, mais nous n’avons pas le choix… |
Gang
Wars,
c’est tout simplement le combat éternel de la justice
sur le crime ; quand la loi ne peut plus rien, lorsque l’on
ne croit plus dans le système… Il est alors temps
de passer au langage de la rue.
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La
rue, ses combats… |
…et
ses tatanes dans la figure des gros méchants. |
Le
duo Billy et Jimmy de Double
Dragon, sorti en 1987 par Technos a ouvert des
vocations, notamment chez Alpha Denshi, qui propose sa version
de la castagne de rue en couple avec Gang Wars,
un titre moins connu que son grand frère, mais tout aussi
plaisant. Dans une ville en proie aux gangs les plus vils, deux
experts en arts martiaux partent affronter les pires racailles
urbaines afin de délivrer la belle retenue prisonnière.
Jusqu’ici, je suis d’accord, rien de neuf sous le
soleil.
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Non,
les haltères ne servent pas à frapper son
prochain ! |
Les
méchants aiment le cuir. |
En
fait, il faut presser le bouton Start pour faire apparaître
la première nouveauté : les caractéristiques
physiques. En effet, dans Gang Wars, les joueurs
doivent répartir des points dans trois compétences
de leurs héros : la force, la vitesse, et la résistance.
C’est tout bête, mais si simple. Ainsi, les pros
de l’esquive pourront privilégier la vitesse ;
les champions du corps à corps préfèreront
augmenter la force ; quant à celles et ceux qui s’en
prennent toujours plein la poire, qu’ils misent sur la
résistance. C’est grosso modo ce que proposent
Golden Axe
et Final Fight
la même année avec ses trois héros aux caractéristiques
définies, mais ici, l’ajustement des paramètres
se veut plus fin, et il est possible de jouer à deux
avec le même profil.
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Marre
de se faire marave ? Essayez la mitraillette ! |
Les
poteaux en pierre sont également classés
armes de catégorie 5. |
Côté
castagne, on retrouve la configuration primaire de Double
Dragon : un bouton poings, un bouton pied, un bouton
saut, et le joystick pour les déplacements. Malheureusement,
toute la palette de coups secondaires, si riche, du hit de Taito
n’est pas ici reproduite ; il s’agit sûrement
du plus gros défaut de Gang Wars. En
contrepartie, la vitesse de jeu est plus élevée,
ce qui n’est franchement pas un mal. Diverses armes peuvent
toujours être ramassées, et sont ici plus originales
: plaques de béton (si si !), bouteilles en verre, demi-haltères,
mitraillettes, et même des naginatas sont disponibles.
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Argh,
le vieux maître est au cœur du complot ! |
Le
système de points, à répartir après
chaque niveau. |
Le
style graphique de Gang Wars se suffit à
lui-même : sans pour autant faire étalage d’une
débauche d’effets spéciaux, les sprites
sont joliment modélisés, et les décors,
s’ils ne sont pas transcendants, parviennent à
retranscrire l’univers pourri dans lequel nos héros
évoluent. Les animations ne sont pas en reste, et constituent
peut-être le plus gros atout de ce beat’em all :
tous les mouvements sont parfaitement décomposés,
c’est du tout bon. Cris et râles digitalisés
rythment l’action, sur fond de musique sombre mais péchue.
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Allez
viens ! Viens, j’te dis ! |
Les
tigres dressés font de très bons combattants
de rue. |
En
un mot comme en cent, c’est un jeu d’arcade comme
je les aime ; je l’ai d’ailleurs pas mal pratiqué
dans ma jeunesse dans les conditions citées en introduction.
Gang Wars n’a pas eu le même succès
que Double Dragon
car il n’a jamais été adapté sur
aucun support maison, sa distribution étant par conséquent
totalement tributaire du circuit des machines de café.
Et comme à ce moment, tout le monde n’avait d’yeux
que pour les frères Billy et Jimmy, pour Haggar et ses
potes, ou pour la hache de Death Adder… Alors, pour celles
et ceux qui ont fait le tour des ténors du genre, laissez-vous
tenter par Gang Wars, un titre plaisant à
la réalisation de qualité.
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Bientôt
au téléshopping : les poteaux de la mort. |
Final
critique sur la plate-forme de l’hélicoptère. |
Les
plus observateurs auront remarqué le logo SNK présent
sur le panneau de la borne : il s’agit en effet d’une
des premières collaborations d’Alpha Denshi avec
l’éditeur japonais. L’expérience sera
renouvelée un an plus tard sur la toute jeune Neo-Geo
avec les fameux Blue’s Journey et Magician
Lord (1990), puis avec Crossed Swords
et Thrash Rally (1991), et pour finir avec
Ninja Commando et World Heroes
(1992), avant de changer de nom, et de s’appeler ADK !
Un label que l’on connaît mieux pour avoir sévi
entre 1993 et 1996, toujours sur Neo-Geo, avec la suite de la
série des World Heroes, Agressors
of Dark Kombat, Ninja Master’s
et Twinkle Star Sprites.
Tonton
Ben, en plein milieu de la guerre des gangs.