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Super Mario Bros - La série

 


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Super Mario World 2 : Yoshi’s Island (SNES)
Le président c’est Bébé

1995, arrive Super Mario World 2. Le vrai titre est Yoshi’s Island, et en réalité on ne dirige pas Mario mais Yoshi, qui lui même transporte avec attention Bébé Mario sur son dos, nuance. Tout commence par la faute de Kamek le magicien-tortue à chapeau pointu. Pendant qu’une brave cigogne conduisait des jumeaux jusqu’à leur parent, tout à coup Kamek déboule dans le ciel sur son balai pour dérober le précieux colis. Dans la précipitation, un des mioches (le futur plombier pop star, pour ne rien vous cacher) atterrit dans l’île des gentil Yoshi. Vous savez, le dragon-bécane de SMW1. Ces  personnages télépathes découvrent une carte à coté du couffin. "Sans doute celle qu'utilisait la cigogne pour naviguer", se disent-ils. Ils décident alors de se relayer à travers des dizaines de niveaux pour amener le gamin à bon port, chez Papa-Maman. Ils sont comme ça les Yoshis, sympas, dévoués, et courageux parce qu’en plus ils se sont mis à dos les sbires de Kamek qui veulent absolument récupérer le gosse.

Premier changement, on dirige Yoshi, ça se ressent par exemple quand il faut monter un classique haricot magique, Mario grimpait tout contre la plante vertigineuse, pour le reptile à baskets c’est impossible, du coup on sautille d’une feuille de la tige jusqu’à une autre plus haut. Yoshi transporte bébé Mario et dés qu’il se fait toucher, le mioche lui échappe et vagabonde en pleurs dans l’écran. Un compte à rebours de quelques secondes se met alors en marche, reste au dragon à rattraper le bébé avant la fin sinon les acolytes de Kamek lui volent l’enfant... Pour avoir une chance supplémentaire, on peut faire augmenter le temps de ce léger sursis en récupérant de petites étoiles tout au long de chaque niveau. Ces étoiles, tout comme de grosses fleurs et les pièces rouges, font également grimper le score donnant droit, s’il est élevé, à un niveau bonus pour gagner des vies (beaucoup de vies, même). Et des bonus, il y’en a besoin car dans ce jeu on rencontre plein de personnages rigolos, les classiques plantes carnivores, tortues et autre ShyGuy (dont certains membres habiles s’adonnent aux joies des échasses !), mais on rencontre surtout des petits nouveaux : un chien qui a toujours envie de jouer, des fleur à pattes, des pastèques à antennes, des boules de neiges à lanternes... Bref, le parcours n’a rien de désert et pour se défendre contre toute cette vermine Yoshi a une arme, pas le lance roquette ni le Berretta, mais  l’oeuf. Curieux projectile récupérable soit grâce à une sorte de distributeur, soit en attrapant avec sa langue et en digérant un ennemi comestible. Le dragon et l’enfant peuvent ainsi se trimballer avec toute une tripotées d’oeufs derrière eux. Un ennemi apparaît, vite je vise, la mire se déplace et pof, je lance.

La maniabilité est, comme d’habitude avec Mario, tout bonnement excellente. Les graphismes, peut-être devrais-je dire les dessins, sont vraiment magnifiques. Les décors sont fait dans un style crayonné et coloré du plus bel effet. Un vrai travail d’artiste, on a vraiment l’impression d’être devant un conte merveilleux. Mais attention, l’aspect coloré ne doit pas réserver le jeu aux enfants, les très jeunes ne finiront sans doute pas le jeu. Yoshi’s Island est long et ardu, surtout si on veut débloquer les niveaux secrets (ce qui nécessite un score parfait sur l'ensemble du jeu). La difficulté me semble réellement supérieure aux autres Mario. C’est pas infaisable, mais même un vieux routard de la plate forme, s’y reprendra à plusieurs fois pour passer les derniers niveaux. Par contre, les débuts sont faciles et permettent de se faire la main en douceur. En conclusion, jouez ou rejouez à ce deuxième volet de la SuperNES un peu particulier puisque son vrai héros est Yoshi, mais aussi bon que les autres "vrais" Mario, et considéré par beaucoup comme un des meilleurs jeux de plate-forme 2d. Allez, ressortez la console du placard...
 

Mario Kart, Mario Paint, Mario earlier years... (SNES)
Asphalte :o),  pinceau :o) et cahier d’école :o(


Mario Kart et Mario Paint

Mario continue à participer à des jeux d’autres genres. En voici quelques uns : Super Mario Kart est un des rares jeux qui comptent vraiment, le concept n’existait pas et sans le savoir, on en rêvait. Nintendo l’a fait. Une course de kart déjantée où on récolte des options sur la route, des bonus comme l’étoile d’invincibilité où le turbo champignon mais surtout des pièges pour ralentir les autres coquilles de tortues, peaux de bananes... Un jeu magique qui lancera une grande série à laquelle le site a dédié un dossier complet (cliquer ici pour le lire, mais auparavant finissez celui-ci, s'il vous plait).

Mario Paint est un jeu de dessin, vendu avec une souris qui se branche sur le premier port manette, on retrouve plein d’options des logiciels de dessin sur PC mais ici tout est simplifié, on peut même faire de petites animations et composer des mélodies. Idéal pour les artistes en herbe, qui sait peut être a-t-il fait naître des vocations ?

Mario Earlier Years, Mario Time Machine, Mario is missing... Mario Earlier Years est une série de jeux éducatifs qui ne nous intéressent pas. Disons que j’ai quand même essayer pour toi, public, et verdict : c’est facile (ça c’est normal) et c’est court (ça c’est moins normal). Ce sont toujours les mêmes question qui reviennent. Quand au truc d’histoire de Time Machine j’ai rien compris. Il existe également un jeu appelé Mario Is Missing dans lequel Yoshi cherche son maître...

 

Super Mario RPG (SNES)
Rital Fantasy 1

J’avais pensé ne parler en détail que des jeux de plate forme mais comme j’aime bien ça, je vais vous parler quand même de ce Mario qui est en fait un jeu de rôle. Datant de 1996, il fut développé par Nintendo en collaboration avec Square Soft, un peu avant la dispute, temporaire j’espère, entre les deux firmes vénérées. Je crois qu’il serait de bon ton de commencer par se mettre en colère et se demander pourquoi un tel jeu n’est jamais sorti en Europe, mais en même temps par écrit et sans utiliser de grossièretés, ça rend pas bien la colère. Nous allons donc tranquillement nous diriger vers l’histoire... Bowser a kidnappé la princesse (c'est plus facile à intégrer que l'intrigue d'un Final Fantasy, certes). Voilà, nous allons donc, toujours tranquillement, nous diriger vers les ennemis... Non, plaisanterie mis à part, le scénario n’a rien de classique même s’il est vrai qu’à la base Bowser a enlevé la dulcinée du plombier avec sa plate forme hélico (celle qu’il a à la fin de Super Mario World). Cette fois on commence directement par une confrontation au château. Et ce n’est pas la seule différence. RPG oblige, les rebondissement sont légions tout au cours de ce Mario. Les plus dubitatifs doivent garder à l’esprit que Square Soft est un des géniteurs du projet et que l’autre géniteur a également développé la saga d’un certain Zelda, une sorte de jeu de rôle qui a connu un certain succès. Bref, l’histoire est bien et variée. Jouez y vous verrez.

La ménagerie Nintendo est bien sûr de sortie, Bob-ombs, gombas, tortue... Sauf que là on peut pas leur sauter dessus, les combats se faisant au tour par tour. Ca fait bizarre de découvrir le système de jeu d’un vrai RPG avec les objets de guérisons, les points d’expériences qui viennent après chaque affrontement réussi, enfin, tous les items habituels et parallèlement à cela, l’univers Mario qui est aux antipodes de l’aspect sombre et sérieux qui sévit de plus en plus dans les RPG. Visuellement, le jeu est en 3D. On est sur SuperNES, alors il ne faut pas s’attendre à de la 3D temps réel, non, il s’agit de 3D isométrique. Une technique dans laquelle les décors sont fixes et les persos se déplacent en diagonale. Il faut d’ailleurs un petit temps d’adaptation. Déjà en 96, la vraie 3D commençait à pointer le bout de son nez. Cependant, peut être connaissez-vous cette technique présente dans Sonic 3D Blast sur Megadrive ou que l’on redécouvre sur GameBoy Advance, les capacités de la portable s’y pretant très bien avec des jeux comme Spyro the dragon Season of Ice ou Jurassic Park 3 Island Park... Utilisée à bon escient, elle rend le jeu sublime. Des extérieurs verdoyants au sombre château, les décors sont vraiment réussis. Les musiques sont également particulièrement pêchues. Comme souvent, derrière les couleurs se cache un jeu pas si facile et intéressant.

Mais pourquoi n’existe il pas de version européenne ? Dans ce genre de situation, l’émulation répare carrément des erreurs du passé en nous permettant de profiter de petits bijoux jamais sortis en France.

La période 64-bits : Plombier multi-casquettes

Nintendo a pris énormément de retard, la PlayStation est là (et pour longtemps), il lui faut absolument recupérer des parts du gâteau. Encore une fois, c’est Mario qui est mis en avant et assurera un bon lancement à "la console la plus puissante du marché" comme il ne cessait d'être répété dans les pubs. Nintendo commence donc par nous livrer un Mario magistral, puis ensuite le personnage pratiquera de plus en plus de disciplines,  quel talent...
 

Super Mario 64 (N64)
La troisième dimension.

"Bonjour nous sommes en septembre 97 et c’est Olivier Panis. Actuellement je suis en convalescence d’un accident, je ne peux plus conduire de F1 mais heureusement je m’entraîne sur ma PlayStation, 990 francs TTC, et je dis pas ça parce que c’est le sponsor de mon écurie". J’hésitais dans le choix d’une console, mais à la suite de cette interview qui disait (en gros) cela dans un mag télé, j’hésitais plus. J’ai donc pris 990 Francs TTC pour acheter une Nintendo64 dés sa sortie. Comme il me fallait un jeu, j’ai acheté Super Mario 64. Septembre 97 en France c’est un an après le Japon mais surtout 6 mois après le reste de l’Europe, malheureusement ce retard hexagonal était en partie dû à une baisse de moitié des effectifs de la marque en France (Lisenc(i)ed by Nintendo :-() ). D’ailleurs, si vous voulez vraiment savoir ce que le mot retard veut dire, vous pourrez lire dans la rubrique "Système" tout sur la naissance de la 64.

Je me rappelle quand j’ai déballé la petite machine anthracite au look futuriste. J’ai d’abord bien observé la manette, elle était chouette, faite pour mes mains, ensuite j’ai  tout branché et enfin j’ai appuyé sur "Power". "It’s me Mario". Yes ! C’est la tête à Mario, mon personnage préféré, en plus il me parle. Après une petite intro qui m’explique la même histoire depuis des années, le jeu commence vraiment. La claque. C’est l’extérieur du château, tout est en 3D temps réel pour la première fois, sur console. Nouveau stick, et déjà super agréable, Mario fait ce que je veux. C’est beau. Avant même de rentrer dans le château, je me balade dehors même si en fait y’a rien a y faire, la découverte d’un nouvel univers parfaitement fluide suffit en lui même, je me promène émerveillé, on entend les petits oiseaux, on voit des papillons, je le fais tomber du plus haut possible, quand il s’éclate la gueule de bien haut sur la pierre, et qu’il est tout aplati, ça m’amuse. Une quinzaine d’arbres escaladés plus tard, je rentre enfin dans le château, Bowser me menace, ha ouais c’est vrai, y’a aussi un challenge. J’ai à peine commencé et déja je sais que je tiens "le" jeu.

Et question challenge, il y’a de quoi faire. Pas moins de 15 niveaux avec 6 défis variés chacun, plus un septième : récupérer cent pièces. C’est çà qui est génial avec les jeux vidéos, je quitte la banquise et une minute plus tard je m’enfonce dans le sable d’un désert pour me retrouver finalement au plus profond d’un volcan. Y’a vraiment de quoi être dépaysé. Tout ces niveaux sont immenses, sans compter le château qui ne cesse de grandir, au fur et à mesure que les pièces se débloquent. Pour de l’aide, Toad le fidèle conseiller apparaît dans certaines pièces du château. Les ennemis, en 3D, sont plus beaux que jamais. Les  gombas, course contre Koopa Troopa... Et question boss, on retrouve par  trois fois un Bowser magistral. Gros, impressionnant il faut lui attraper la queue et le faire tournoyer grâce au mini-stick analogique qui est LE gros apport de la manette N64 (l'idée qui sera parodiée plus tard dans Conker's Bad Fur Day). Ces confrontations sont de grands moments du jeu. Les séquences les plus planantes sonts celle où l’on peut voler. Quand Mario vole, la musique change, la maniabilité aussi, et il faut gérer les remous du vent, on est vraiment grisé par les hauteurs, c’est fou. Au départ, impossible de s’envoler. Pour ce faire, il faut débloquer un des trois interrupteurs cachés. Les deux autres libérant un Mario métal brillant et chromé (magnifique, plein de reflet) qui peut marcher sous l’eau et le dernier rendant le plombier invisible et lui permettant de passer à travers des murs.

Mario 64 est une vraie réussite, un réel chef-d’œuvre, un épisode magistral bourrés d’idées de fous. Il faut récupérer un bébé pingouin et pas un autre, on se fait piquer sa casquette par un singe... Techniquement vous l’aurez compris, ce jeu fait office de pionnier. Le finir prend une vingtaine d’heures, et c’est déjà pas mal parce que là, c’est 20 heures d’extase et de gameplay varié. Mais ça ce n’est rien. Le jeu ne dévoile pas la moitié de sa richesse à qui se contente de simplement le finir,  les 50 étoiles les plus complexes restant encore à être récupérées. Essayez d’afficher 120 au compteur. Généralement, on peine vraiment (mais alors vraiment ) pour 2 ou 3 étoiles. Accessoirement, Super Mario 64 est aussi le jeu exclusif à une console le plus plébiscité de tous les temps avec 11 millions d'exemplaires vendus, alors que la N64 n'est pas le plus gros succès obtenu par Nintendo. C'est dire à quel point il a été incontournable sur cette console.
 

Yoshi’s story (N64)
Le dinosaure prend son indépendance

Juste quelques lignes pour vous dire qu’en 1998 est sortie sur Nintendo 64 une suite à l’excellent Yoshi’s Island. Si ce dernier était encore à considérer comme un Mario, Yoshi Story n’en est plus du tout un. Donc on ne va pas s’étendre. Disons simplement que le jeu est en 2D, et quelle 2D ! Les graphisme de certains niveaux tiennent carrément du chef-d’œuvre. De plus les décors sont travaillés en 3D avec un univers magnifique et plein d’idées. On retiendra par exemple un niveau tout en tissu, style PatchWork. Par contre, et c’est vraiment dommage  le jeu est trop facile. Ici, le but n’est pas d’aller à la fin du niveau mais de récupérer 30 fruits à peine planqués. En plus, on finit le jeu en ne parcourant que 6 niveaux (quand il y’en a 24 en tout). Les plus de 10 ans mettrons une heure... Pourtant ce YS est très agréable, le fait qu’il offre la plus belle 2D jamais crée et la créativité qui s’en dégage font qu’il vaut le détour. Miyamoto aurait-il présenté (ou validé) un jeu moyen ? D’énormes qualités et d’énormes défauts ça fait moyen (mais pas fade vu l’intensité du bon et du mal). Essayez le et jugez.
 

Mario Kart 64, Mario Party (1,2,3), Mario Golf, Smash Brother, Mario Tennis... (N64)
Tout pour le délire collectif.

Si Mario semble avoir délaissé pour un temps la plate-forme, il devient de plus en plus cosmopolite. Preuve que Mario fait toujours vendre, la plupart de ces jeux ont été d’énormes cartons. Mais attention si les joueurs, et moi le premier, achètent ces jeux, ce n’est pas que pour jouer avec Mario comme un vulgaire produit dérivé. Non, c’est surtout parce que nous sommes assurés de jouer à un excellent jeu, marrant, simple d’accès et forcément fun, peu de marque ont une relation de confiance aussi étroite avec leur public.
 

Petites descriptions des folles journées d’un plombier multi-casquette
( j’ai déjà utilisé ce jeu de mots mais j’en suis super fier :)).

Mario Kart 64 (N64+GBA)

Que dire ? Ce jeu, sorti peu de temps après la machine, est génial. Même principe de folles courses armé de projectiles complètement dément. Même si certains puristes prétendent préférer le premier, ce serait bête de se priver des graphismes de la 64. C’est aussi fun que sur SuperNES et nous sommes encore nombreux à y jouer régulièrement depuis plus de 4 ans. C’est le seul jeu comme ça. Bien sûr, il faut s’amuser en multijoueur, (en solo c’est lassant) d’autant que maintenant, on peut jouer à 4. Pour se balancer des coquilles dans la bonne humeur, il y a 4 championnat de 4 courses chacun, soit 16 circuits variés plus les 4 arènes du mythique mode Battle. Techniquement les courses sont, comme il se doit, en 3D, par contre les personnages ne sont pas modélisés en 3D mais on ne s’en rend pas compte, où à la rigueur, parfois quand les persos apparaissent près de l’écran, on voit des escaliers. C’est un détail. Vraiment, c’est excellent. C'est aussi un des jeux les plus vendus au monde et ce succès n’est pas usurpé. Et l’épisode GameBoy Advance est également absolument génial avec encore plus de circuits de défi...
 

Mario Party (1,2,3) (N64)

Il s’agit ici d’un jeu de société version jeu vidéo avec Mario et ses potes. Là encore, jouez y à plusieurs sinon l’ordinateur joue pour vous et on s’embête. Par contre, en multi-joueur le jeu est super fun, avec pas moins de 6 personnages de la famille et autant de plateaux (plus des cachés). Nintendo a encore innové et avec un talent qui ne s’est jamais démenti au cours des années. C’est fun, plein de mini jeux, idéal pour les familles nombreuses, on se prend au jeu on s’énerve vraiment quand on se fait chourer des pièces ou des étoiles. Comme ces jeux se vendent comme des petits pains, on a eu le droit à trois versions dont la dernière est sortie récemment. Avec à chaque fois plus de mini jeux pour toujours plus de délire. Alors qui va avoir le plus d’étoiles?
 

Mario Golf (N64)

"Ho non pas un jeu de golf, ça doit être nul" me disais- je. C’était sans compter sur les capacités de Mario à rendre tout agréable. Je n’ai toujours pas compris par quel miracle j’ai aimé ce jeu quand un pote me l’a prété. Enfin, en y réfléchissant bien, on se dit que la maniabilité hors pair et l’accessibilité du jeu (qui permet à tout le monde de s’amuser tout de suite) ne doivent pas y être totalement étranger. Mais il semble y avoir un petit quelque chose en plus. La magie de Mario peut être. Clubs en mains (ou en pattes selon l’espèce) on retrouve Mario, Luigi, Donkey,Yoshi, Wario, Peach, Bowser... Bref y’a du monde. Pour les terrains, comme d’habitude, ils sont tous à la gloire d’un personnage particulier bon ou méchant : Mario of course, Toad et ShyGuy entre autres ont cet honneur. Même la météo s’en mêle et il faudra gérer le vent, jouer plus fort en cas de pluie... De nombreux modes de jeux sont présents Championnat, Time Attack, Ring (où il faut lancer la balle dans un trou) et bien sûr les modes ulti-joueurs. Un hit encore un. (il existe aussi une version Game Boy Color).
 

Smash Bros (N64)

Voilà qu’il se met à la castagne, avec l'aide de Hal Laboratories à qui Nintendo à confié le développement du projet. On l’avait déjà vu énervé, écraser des champignons par dizaines mais la baston ! Mario qui se bat comme un chef ça fait déjà bizarre, mais ses partenaires sont encore plus improbables pour un jeu de ce genre . Ecoutez plutôt : Pikachu (ho là là), Rondoudou (ha bon!), Yoshi (ha, quand même !!), Kirby (pas lui !!! Pas dans la bagarre !!!). On les croyait différents des autres, au dessus de telles bassesses, et bien nous avions tort. Mais comment allons-nous continuer de croire en l’Amour après un tel spectacle ? Il y’a aussi Link, Fox le renard de Starfox, DonkeyKong, Samus de Super Metroid et bien d’autres persos cachés, soit 12 combattants en tout. On peut se mettre sur la figure à quatre, et là, prévenez les voisins. Par moment on comprend pas tout ce qui se passe, mais on s’amuse énormément. Les arènes sont celles des héros participants, associées à la musique correspondante, ça remet bien dans l’ambiance. Pour gagner, il faut envoyer ses opposants hors de l’arène. Pour cela on peut affaiblir ses adversaires en donnant des coups où en se servant des options diverses qui jonchent le terrains. Techniquement bon, sans plus, le jeu repousse encore une fois les limites du fun, et tant pis s'il n’est pas fait pour les puristes du combat. Chez moi, on se marre bien en tout cas. Et on doit pas être les seuls, ça s’est incroyablement bien vendu. Les américains semblent adorer. Vivement la sortie de la version GameCube chez nous qui promet quelques jolis règlements de compte...
 

Mario Tennis 64 (N64 - Game Boy Color)

On termine en beauté et sur les courts avec ce récent Mario Tennis 64. C’est beau avec plein de modes de jeux, de challenges. Le mode Pirhana sert d'entraînement avant de passer au classique mode championnat et ses 3 coupes, le mode ring où on doit faire passer la balle dans des anneaux et enfin le délirant mode Bowser, le plus original, celui où on envoie à l’adversaire des options. On joue vous l’aurez compris avec nos copains de chez Nintendo, chacun ayant ses spécificités. J’ai l’impression de me répéter mais je suis obligé de dire que encore une fois avec ce jeu, la firme de Kyoto sort un exemple de fun. Ici pas de réalisme, et tant mieux, il n’y’a que de l’amusement qui vaille. Même sur GameBoy Color, ça vaut le détour.
 

Super Mario Bros Deluxe (Game Boy Color)
Premières amours

Fin 99 sur GameBoy Color, ressort le premier Super Mario Bros, celui la même décrit tout au début de cette longue page ;) et celui la même lifté pour le Super Mario All Stars de la Super Nintendo, mais dans cette version GameBoy pas de graphismes améliorés. L’image est même plus près de Mario, mais comme il y’a moins de pixels sur l’écran de la portable que sur le jeu NES, on a juste fait figurer le centre de celui ci. Concrètement les graphismes sont les mêmes mais la trame est différente, on a supprimé les bords autour. Du coup on a l’impression de pouvoir revenir un peu en arrière mais c’est une illusion, on peut juste parcourir la distance qui serait apparue normalement sur la télé si on avait joué sur NES. Super Mario Bros Deluxe propose aussi quelques nouveautés, de nouveaux mode de jeu, des gadgets comme un calendrier... Bref, le jeu reste génial, on est content de pouvoir y jouer partout mais Nintendo prend peu de risque en agissant de la sorte. Sortir un nouveau Mario Land (et pas un Wario, dont les jeux sont très bon par ailleurs) totalement inédit, ça aurait été sympa aussi. Et malheureusement, ce ne sera pas avec le prochain titre décrit que ça va changer.
 

Super Mario Advance 1  (&2, &3) (Game Boy Advance)
Recyclage de hits

Juin 2001, Super Mario Advance accompagne la sortie de la puissante GameBoy Advance. Contrairement à ce que titre pourrait faire croire, ce Mario n’est pas une nouveauté mais une refonte du Super Mario Bros 2 euro/US. C’est vrai, au moins avec Mario All Star ou Mario Bros Deluxe, on annonçait la couleur, ceci est une compilation ou bien dans le deuxième cas, on reprenait l’ancien titre.

(Attention avant de lire la phrase suivant faîtes le vide, concentrez-vous, pensez que vous êtes un arbre pour être le plus attentif possible sinon on comprend rien ;) bon allez -y, lisez )

Pour être précis, ce Super Mario Advance est une reprise de la version améliorée, qui se trouvait dans Super Mario All Stars (de la SuperNES), de Super Mario Bros 2 l’américain et l’européen de la NES, pas le Japonais (aussi de la NES), qui lui se trouvait sous le nom de The Lost Level, toujours dans Mario All Stars, non, c'est bien ici le Super Mario Bros 2 constituant une reprise à la sauce Mario de Doki Doki Panic ou Dream Factory.

Vous avez rien compris et c’est normal, résumé de la phrase précédente : Nintendo abuse c’est la reprise d’une reprise d’une reprise (sans exagérer) et les titres sont trompeurs sur toute la ligne. Ca n'a pas empêché Super Mario Advance d’être à la sortie de la console le jeu le plus vendu... Sinon, on note quelques ajouts, des voix digits marrantes des personnages et de nouveaux champignons en plus dans les niveaux... M’enfin. Quand à Super Mario Advance 2, aucune chronologie n’est respectée puisqu’il s’agit de Super Mario World, et Super Mario Advance 3 contiendra Yoshi's Island et Mario Bros (la vieille borne d'arcade relookée). Ce sont autant d'excellents jeux qu’on sera ravi de posséder en version portable et légèrement améliorée, d'autant plus que les piles de sauvegarde des cartouches SNES ne sont pas éternelles, mais bon... c’est pas du neuf .
 

Mario Paper (N64)
Laissez passer les petit papiers

Pour ne pas finir sur ces reprises en cascades, parlons du deuxième RPG de Mario. Depuis pas mal de temps, on avait des nouvelles de ce que les magazines appelaient à l’époque Super Mario RPG 2, mais rien ne prouvait qu’il sortirait en Europe. Forcément, on était septique vu que le premier n’avait jamais franchi nos frontières. Finalement, voici qu’en octobre 2001 le jeu nous parvient. C’est même un des derniers sur Nintendo64, une console que vous pouvez trouver d’occasion pour quelques dizaines d’euros, soit sans doute moins d’argent que le jeu neuf. Comme ce fut le cas pour celui de la SuperNES, graphiquement le RPG de Mario innove, cette fois pas de 3D isométrique mais du Cell Shading, vous savez la technique géniale découverte dans (entre autres) le non-moins génial Jet Set Radio de Sega. En effet, si les décors sont entièrement en 3D, les personnages eux sont plats, parfois ils pivotent sur eux même et au moment où ils sont de profil on dirait des crêpes. D’où le nom de Mario Paper.

Une fois de plus vous savez qui a kidnappé vous savez qui. Et qui c’est qui doit allez libérer cette dernière du premier ? Vous le savez. Vous êtes fort. En plus Bowser à récupéré une baguette magique, celle de l’Etoile qui exauce les voeux du propriétaire, alors il faut absolument neutraliser la puissance de la baguette. Pour cela, et accessoirement pour conserver sa réputation de super héros, Mario doit libérer les sept étoiles retenues dans les sept châteaux du jeu. Les personnages habituels se sont également mis au RPG, tortues, gombas, bob-ombs... Heureusement, certains sont des alliés et se montrent même indispensables pour progresser. Le Bob omb, pardon,  Bombinette peut faire exploser des éléments, un mur fragile par exemple et débloquer une issue. Des alliés peuvent aussi aider Mario en distribuant des marrons. Lors des phases de combat avec un compagnon de castagne, Mario puis son pote choisissent respectivement une attaque puis le où les vilains réplique(nt). Tout est alors question de stratégie, car les combats se déroulent effectivement au tour par tour. Les items classiques des jeux de rôle sont présents : points de guérisons, de magie, de ceci, de cela... Faut gérer, mais tout se comprend facilement, tous les menus sont clairs, même les plus jeunes n’auront aucun problème grâce à l’aspect simple et coloré made in Nintendo.

Graphiquement c’est fin, beau, détaillé et l’animation, si elle est spéciale, Cell-Shading oblige, est tout de même très réussie. Les musiques sont sympas. La maniabilité est excellente, les combats ont été simplifiés sans perdre leur intérêt. Quand à la durée de vie, elle me paraît énorme, il y’a plein de petites missions parallèles au vrai grand challenge central. Pour vous dire, ça fait déjà un petit moment que je suis dessus et je n’ai pas encore fini. Pour continuer de raconter ma vie, je dirais que ce jeu ne m’a pas procuré le même choc que Mario 64, préférant les "vrais" Mario plate-forme, mais il m’a quand même complètement conquis.
 

La période 128-bits : Mario se fait attendre...

La GameCube est sortie le 14 septembre au Japon avec trois jeux, dont un avec Luigi, mais aucun avec le frère qui nous intéresse depuis le débuts de ces lignes. La fin d’une époque ?  

Super Mario Sunshine
Qu’attendre de la suite ?


Mario Sunshine sur Gamecube (en cours de développement)

Seules quelques petites images ont été dévoilées mais rien de définitif. Juste quelques clichés laissant simplement présager du meilleur, Mario y est d’ailleurs étrangement harnaché. Regrettons simplement que la GameCube n’ai pas eu droit tout de suite à son Mario, Luigi Mansion n’en étant pas un. Non seulement il n’y a pas eu de "Mario64 2" sur N64, mais en plus il faudra carrément attendre que la console de la prochaine génération, qui est sortie super en retard en plus (on l’a d’abord annoncée pour 2000 !), arrive en milieu de carrière pour avoir un autre Mario. Pour l’Europe, on annonce Noël 2002, imaginez ce sera peut être 2003. On commence à les connaître.


Luigi's Mansion sur Gamecube

Mario64 au Japon : septembre 1996. Le prochain Mario plate-forme (j’élimine les pâles refontes sur portable) : disons courant 2002 au Japon et encore j’y croit pas beaucoup. Ca nous fait  6 années si on a de la chance. Super. Rendez vous compte entre deux épisodes successifs on a, enfin on aura pris 6 ans. Dans ce laps de temps, la cible centrale qui est composée d’enfants de 9 à 14-15 se sera complètement métamorphosée, renouvelée. Certains ne verront même pas la sortie d’un nouveau Mario pendant cette période, mais pourquoi en sortent ils aussi peu ?

Mise à jour (été 2005) : cliquez ici pour lire l'article sur Super Mario Sunshine.


Conclusion

La perfection n’est pas de ce monde, ça tombe bien Mario non plus. Il vient d’un autre monde, celui du royaume champignon, le pays où les nuages et les étoiles ont des yeux. Et ça, c’est parfaitement parfait. La façon dont ce personnage atypique a su évoluer est exceptionnelle. Quelque soit l’époque Mario a toujours été le haut du panier en matière de plateforme. Souvent copié, jamais égalé, même les jeux d’autres genres où Mario figure sont des réussites (hormis les jeux éducatifs qui sont pas vraiment des jeux). Au pire, on peut regretter une tendance à ressortir d’anciens jeux au prix fort. Mais comme cet ancien jeu est toujours un chef-d’œuvre, il n’y a pas de mauvais Mario. Et ça, c’est mieux qu’un épisode inédit baclé. Mario a souvent passé le flambeau a des personnages secondaires, comme Yoshi et sa langue protractile ou Wario le démoniaque.

Que dire de plus ? Merci Mr Miyamoto pour ces ennemis bizarres, pour ces univers naïfs, pour tous les chef-d’œuvres qui sont sortis, pour tous les jeux nettement moins bons qui, contrairement à d’autres sagas, ne sont jamais sortis. Bravo l’artiste, elle bien belle l’histoire. Alors, on s’en refait une petite? Au premier Mario Bros le départ ! Quoi que, un petit Mario Kart c’est... Ou non, un Mario Bros 3 avec le raton laveur. A moins que le Mar...

C’est à vous de voir.


Michael

 
Lire aussi :

- Article sur Nintendo
- Article sur la NES
- Article sur la SNES
- Article sur la N64
- Article sur la Game Boy
- Article sur Shigeru Miyamoto
- Article sur Super Mario World
- Article sur Mario Tennis

- Article sur Super Mario Kart, la série
- Article sur Super Mario Sunshine

- Article sur Luigi's Mansion

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02/02/2004 - Orioto

Voici un aperçu sélectif de l’évolution du « design » de mario. Je m’aperçois en l’éditant que tout est en fait question d’évolution de la technique. J’ai dit à propos de Wind Waker que certains attributs de son apparence étaient dus à des concessions techniques (les décors anguleux et vides (pas toujours) surtout). On pourrait me rétorquer très justement que tout ce qui fait l’identité et l’environnement signifiant du mario de jadis n’est que concession technique également, seulement je ne le pense pas. Ou du moins, si dans le cas de la 3D, et de Wind Waker, on peut raisonnablement envisager ce que serait le jeu sans contraintes techniques. La 2D a cela de merveilleux qu’elle est dans la pureté représentative, y compris avec ses limitations. Cela vient sans doute du fait que la 3D se réfère à la réalité (c’est son essence et sa fonction première), tandis ce que la 2D trouve ses points de repères dans l’imaginaire picturale.

C’est probablement ce qu fait qu’un sprite comme le premier de Mario, même précaire, a une résonance plus légitime dans notre inconscient, mais je suis peut-être complètement dans le faux. Toujours est-il que ce sprite a des attributs thématiques qui sont légitimes et forment la mythologie ayant accompagnée l’émergence du phénomène Mario et de son charme initial. Il y avait tout d’abord cette préoccupation permanente de la taille, analysée par quelques sociologues comme la thématique existentielle du jeu. Mario ne grandit que pour assouvir le fantasme de ses ambitions (avancer, sauver la princesse etc…), comme un super héros de base qui étend ses pouvoirs en se rêvant plus fort que dans son quotidien morne et petit. Mario a une gestuelle très particulière :

  

Il gigote ses jambes à toute vitesse, le buste droit, tantôt écrasé par prédominance envahissante de son nez, tantôt rythmé par le dandinement fluide de son centre de gravité rondouillard. Il ne semble même pas voir où il va dans sa forme initiale, il arbore un air absent une fois grandi. Il est posté en victime passive, en type qui subit ce que nous lui faisons faire. C’est sans doute pour s’inscrire dans une tradition burlesque dont Chaplin s’est fait l’ambassadeur universel en son temps. Il est d’ailleurs impossible d’imaginer que le moustachu à canne n’ait pas, consciemment ou pas, traversé l’esprit de Miyamoto quand il a levé son crayon pour créer son personnage. Le petit bonhomme pressé, déterminé jusqu’à l’abstraction, courant mécaniquement sur une musique Gershwinienne aux rythmes salsa. Pourquoi ne pas y voir que l’arrangement de circonstance, d’aussi bon goût soit-il, d’une équipe esclave des limitations de l’époque ?

Pour ma part, je ne peux m’empêcher de considérer que s’il fallait chercher une « identité légitime » de Mario, elle se trouverait dans ses quelques sprites qui définirent en leur temps la mythologie dont s’amouracha une grosse partie de la planète. Je ne peux non plus croire en l’impossibilité pour Nintendo de penser sérieusement cette identité et d’en assurer le renouvellement. Il me parait néanmoins vraisemblable que le grand plongeon de la 3D égara son concepteur et lui fit perdre la notion de certaines priorités. L’histoire des arts n’est faite que de ce genre de chose après tout. Car comment ne pas voir l’évolution à travers ces quelques images. Le petit homme rabougri et victime est devenu héros, vaillant, combatif, virtuose de l’acrobatie.

Il s’est probablement affiné (forcement), a gagné une lueur d’intelligence dans le regard. Inutile d’accumuler les descriptions. Pour faire court, Mario était un looser, c’est maintenant un winner. Imaginez qu’on ait fait subir le même sort à Charlot. Encore une fois, le principal reste le plaisir ludique (mais est-il même encore là ? C’est un autre débat). L’essentiel réside dans nos actions, car il s’agit avant tout d’un jeu, oui oui daccord. Il est évident qu’on ne peut que me considérer comme un fou si l’on n’adhère pas à ce que j’ai pu développer au début de mon essai sur grospix. Le destin des jeux vidéos est irrémédiablement lié à la représentation qu’il véhicule. C’est sa raison de vivre. Voilà pourquoi je m’étends tellement sur les enjeux représentatifs de ces prochaines années, n’y voyons pas d’hors sujet^^.