Davios
OLD MEMORIES...
LA GENESE.
Retour en arrière
de, disons hmm
21 ans.
Visite chez mon
cousin. Son père montre du bout de lindex au mien quil vient
dacheter un ordinateur pour son fils. Intrigué, je mapproche
et aperçois un petit clavier gris anthracite maculé de touches colorées
fruit dun amour inavouable entre une machine à écrire et un
lecteur de cassettes, le tout posé devant un petit téléviseur
de la même couleur foncée. Un jeu tournait dessus. Enfin, un jeu,
cest beaucoup dire à mon âge. Un jeu daventure textuel
qui se nommait, si ma mémoire ne me joue pas de tour, Sorcerer.
Un truc super nul : Que du texte avec deux images qui se battent en duel. Puis,
insertion dune autre cassette. « Tûûûût
tiiiiiiiit
iiiiiit tit ». Vraiment bizarre ce truc. Et voilà quapparaît
un programme plus en accord avec lidée que je men faisait (attention
hein, javais une énorme expérience dans le domaine grâce
à mes Game&Watch et mes débuts sur bornes arcade Mr Do
!, Galaga, Track n Field- ) : Un jeu daction (mais pas trop
non plus) avec un uf comme héro. Dizzie. Le nom de cette machine
? Un AMSTRAD CPC464.
Bon, retour à
la maison et plusieurs semaines et « cassages » de pieds plus tard,
arrivée dans le bureau de papa (ben ouais, cest sensé être
un micro-ordinateur, pas un « jeu électronique » ) dun
SCHNEIDER CPC464 qui ne porte pas le même nom que celui de mon cousin et
qui a perdu ses touches de couleurs au passage. Celui-ci est livré avec
un pack de softs divers dont certains sont des utilitaires rébarbatifs.
Parmi tout ça, il y a tout de même quelques jeux. Un jeu davion
de chasse vu de profil qui doit abattre dautres supersoniques venant en
face et couler des bateaux qui croisent sous lui. Jen aurai vite fais le
tour, ainsi que les autres. Et, las de copier des lignes de Basic pleines de «
Syntax Error » parues dans un journal plutôt comique (Hebdogiciel),
ce micro restera un peu à labandon, sont intérêt restant
fort limité pour moi.
Puis vint mon
entrée au collège et là, ce fut la révélation.
Quelques potes de quatrième viennent au cours avec un mag super chouette
: TILT. Ils jouent beaucoup sur un autre micro que moi : Le COMMODORE 64. Quà
cela ne tienne, japprends surtout que dautres jouent sur CPC et possèdent
plein de jeux ! Ah ? Mon micro peut afficher ça ? Cest sur CPC464
ce jeu ? Cest donc ainsi que ma ludothèque sest rapidement
enrichie avec des titres comme BARBARIAN, SABOTEUR, BRUCE LEE, RYGAR, GAUNTLET
et bien dautres adaptations de bornes darcade. Ce plaisir fut malgré
tout freiné par la rapide évolution de ces jeux de café que
mon brave micro ne pouvait restituer sans perdre de leur superbe (la vache, Outrun
sur CPC. Ceux qui y ont joué savent de quoi je parle).
MASTER SYSTEM, MON AMOUR.
Mes yeux sécarquillent.
Mon cur se met à battre plus fort dans ma poitrine. La raison de
cet état fébrile ? Une boîte de jeu croise mon regard en passant
dun cartable à lautre : Space Harrier sur SEGA Master System.
Quels graphismes mes amis ! Adieu le mode 2 du CPC ! Fini lattente interminable
du chargement du jeu avec son écran titre saffichant ligne par ligne.
Cette console se met à hanter mes nuits, dautant plus fort que certains
de mes camarades en font lacquisition. Je passe le plus clair de mon temps
à rêver de la belle en admirant le poster publicitaire vantant les
mérites de la machine, captures décran à lappui.
Anecdote comique : Jai acheté le stick arcade de la console avant
même davoir la machine. Je la branchais sur mon CPC pour pouvoir jouer
avec lui. Jai fini par obtenir un soir de décembre ma MasterSystem
à moi. A moi ! Le CPC et son écran à affichage vert furent
vendus pour la bonne cause : me constituer rapidement une collection de jeux tels
que SHINOBI, THUNDER BLADE, POWER STRIKE, OUTRUN, Ys et bien dautres.
Cette console aura été le véritable élément
déclencheur de ma passion pour les jeux vidéo et jen remercie
encore Sega de mavoir fait vivre une telle expérience ludique. Cette
machine sera source de bien de bonheur jusquà sa relève,
16BIT SINON RIEN
La MEGADRIVE.
La première console 16bit au monde. La première à pouvoir
assouvir ma soif dadaptations de bornes arcade. Les premières images
de SPACE HARRIER II (décidément, encore lui) dans TILT et les screenshots
de SUPER HANGON dans Computer&Video Games achèvent de me convaincre
: Il me la faut. Premières lectures dun nouveau mag, JOYSTICK,
et pub dun magasin dimport parisien, SHOOT AGAIN. La MegaDrive Jap
à 3999 FF avec un jeu au choix (ce sera Super HangOn). Quà
cela ne tienne, je vais me séparer de ma 8bit et de ses cartouches pour
me loffrir. Quelques semaines -et encarts de VIRGIN dans la presse ^^- plus
tard, la voilà enfin à la maison et grosse déception : Cest
en noir&blanc ! Maudit 60Hz que le téléviseur familial ne peut
ni restituer ni me permettre de la brancher par le scart
absent lui aussi.
Tant pis, jy jouerai comme ça. Pas le choix. De plus, un nouveau
micro rallie les joueurs de mon entourage et misole moi et ma 16bit performante
mais trop chère et encore fort confidentielle : LAMIGA 500. Il faut
dire que voir Shadow of the Beast, ça fait un sacré choc. Je passerai
donc le mois de juillet suivant à travailler pour rassembler suffisamment
dargent nécessaire à lachat de mon futur Amiga. Le montant
nétant pas assez important, je me sépara donc de ma MegaDrive
auprès du propriétaire du magasin qui me vis acheter ma MasterSystem.
Ce micro restera
un bon souvenir de part ses jeux danthologie créés par les
talentueux programmeurs de chez Psygnosis, LucasArts et CinemaWare. Des jeux de
hardcore gamers comme Fire & Brimstone ou encore Turrican resteront longtemps
dans ma mémoire ainsi que de nombreux titres simples mais diablement addictifs
comme ShufflePuck Café, Klax et bien dautres dont jai oublié
le nom.
Les uvres des demomakers précédant le chargement de mes jeux
crackés également ^^. X-Copy fut dailleurs un compagnon de
premier ordre tout ce temps *hahemm*. Au fait, tant que jy pense et surtout
parce que ça va me faire du bien : Le 520ST cest nul, beurk. Un son
pourri et seulement 32 couleurs simultanées à lécran,
lol. Mouhahaha ! Trop drôle.
Entre temps, je
continue malgré tout à traîner mes baskets dans mes salles
darcade favorites à jouer sur CrackDown (surtout la borne de la salle
de billard quon squattait tous les midis près de lécole
: Elle freezait après plusieurs minutes mais suffisamment longtemps pour
quon arrive au dernier level. « Msieur, le jeu déconne
». Hop ! Remboursé à tous les coups, trop cool ), Golden Axe
et autres grosses licenses SEGA ou CAPCOM. Je lis aussi que Nintendo sort une
console 16bits au Japon (la Megadrive arrive à peine en europe de façon
officielle). Bof, elle a une drôle de tête et ce Goemon est un parfait
inconnu. Cest donc dans ces salles que je croise pour la première
fois un jeu de baston vachement bien foutu : Street Fighter II. Woua, la claque
! Beau, super jouable (en me rappelant mes sueurs sur son grand frère à
vouloir sortir des hadoken devant le terrible Balrog), addictif au possible comme
tout grand jeu darcade. Jy joue dès que japerçois
une borne SF2. (le dernier mayant fait pareil effet était le shoot
Raiden de Seibu). Stupeur devant ladaptation de SFII sur
Super Nintendo.
Ptain, cest enfin larcade à la maison ! Bon, il a bien
eu le FM Towns de Fujitsu mais ça restera un fantasme de joueur car tel
un monstre de puissance est parfaitement inabordable (jai failli faire dans
mon slip devant les images dAfter Burner, cest dire). Nintendo
Merde, ce sont ceux à qui je nai jamais accordé le moindre
regard. Oh et puis merde, tant pis, je craque pour une Super Famicom (oué,
jai eu une télé SCART depuis ^^) et la cartouche SFII pour
la somme faramineuse de 6000 fb (150€!) Jy joue tout lété
92 et cest seulement en septembre que je me décide enfin à
insérer la cartouche fournie avec la console : Super Mario World. Jai
pas décollé de ce jeu pendant des jours et après avoir tout
débloqué, je me suis rendu à lévidence que Mario,
ben, cest quant même super chouette . Jai donc découvert
des jeux comme Super Mario Kart, Axelay, Zelda. Jen profite pour redécouvrir
les autres Mario que javais loupé sur NES grâce à Mario
All Stars.
32 + 32 = 16 + 16 + 16 + 16 = 64 < 32 MOUAIS
Mon entrée dans la vie professionnelle rimera malheureusement avec leffondrement
de mon temps alloué aux jeux vidéo. Je vends mon Amiga qui prend
la poussière dans un meuble depuis fort longtemps et sen suit lachat
dune Megadrive PAL suite à la sortie européenne de Sonic mais
le feu sacré sest mué en flammèche vacillante. Japprends
que Sony ce lance sur le marché des consoles avec une 32bits, que Nintendo
annonce sa prochaine machine, la Ultra64 dont deux jeux sont dispos en arcade.
Killer Instinct est vraiment bien foutu. Même ATARI tente son retour avec
une certaine Jaguar et la 3DO de Panasonic fini par se casser la figure. Mais
ce ne sera quune courte pause, bien heureusement. Car, quelques mois et
plusieurs boulots plus tard, un de mes collègues se met à me décrire
ses parties endiablées sur Toshinden et Tekken avec son pote. Entre temps,
lUltra64 sort sous le nom de N64 et Killer Instinct perd des polygones au
passage. Commodore ressort son Amiga sous la forme dune console CD, la CD32.
Hmm, original :/.
Ca a lair
tout de même bien, cette Playstation. Je laperçois en grande
surface et je lachète avec un jeu mais quel jeu !: WipeOut. Je me
rappelle de ma tête éberluée devant la cinématique
dintro, le cerveau baigné de sons technoïdes. Une grande claque
dans la tronche et merde quoi, Psygnosis, celui de Beast, Lemmings ou Agony !
Les ptits gars de Core Design qui ont aussi fait pas mal de chouettes jeux
sur Amiga (Rick Dangerous, ça vous dit quelque chose ?) donnent naissance
à la voluptueuse Lara Croft. Tomb Raider est un jeu lui aussi formidable.
En tout cas, cette machine maura vraiment donné des heures et des
heures de plaisirs dans bien des domaines. La redécouverte des RPG (genre
que javais laissé tomber depuis Fantasy Stars sur Megadrive) grâce
au sublime FF VII, le retour en fanfare du survival horror avec Resident Evil
et mes premiers pas dans baston 3D grâce à SoulEdge. Ce nest
que lui rendre justice dadmettre que cette formidable machine à jouer
a dominé le marché toutes ces années (à contrario
de sa descendance, mais cest une autre histoire).
Merde, il me manque
plein de place pour terminer alors, on va laisser tomber les anecdotes et accélérer
un peu .
PC, CONSOLES NEXT GEN & HYPE
Révolution dans le monde PC en 4 caractères : 3DFX (je laisse volontairement
la PowerVR de côté). Je mets le doigt dans lengrenage de laccélération
graphique qui va me mener dun fantastique Half-Life sous Glide sur Pentium
II 350 64Mb, 8Go et Voodoo2 à un
HL² tout aussi exceptionnel
sur P4 3.4 EE @ 3.8Ghz 2Go de ram dual channel, 800Mo de HDD, ATI Radeon X800
XT PE. Diantre, dire que ça ne fait quà peine 5 ans entre
les deux. Mais si on passe sur tout ça, il reste un point majeur à
aborder sur PC : Lémulation. Cest par lému SYSTEM16
que je la découvre fin 1999. Jouer à Outrun avec cette qualité,
cest purement incroyable. Après quelques recherches, voici que je
tombe sur un petit émulateur multi systèmes qui en est à
ses balbutiements: MAME. Sega, fidèle à son image de pionnier dans
la course à la puissance, sort la première console 128bits, la première
« Next Gen » : La Dreamcast. Entre-temps, le marketing Sony *voix
doutre-tombe* étend son ombre sur le monde du jeu vidéo *fin
de la voix doutre-tombe, merci de votre participation* et entame son travail
de sape envers la concurrence. Des gens comme vous et moi se tapent dessus pour
une machine qui noffre rien à sa sortie. Jai passablement le
dégoût quand je vois ce carnage. En grand rebelle, la Dreamcast,
je me loffre, na. Et Sega, à bout de souffle, seffondre en
me laissant cette superbe console vouée à
rien. Suite à
ces évènements, jai gardé longtemps un rôle dobservateur
sur le monde des consoles de salon, surtout suite à lannonce du souhait
de Microsoft à se lancer dans larène. Ils mauront agréablement
étonné les bougres. Nintendo nous gratifie dune chouette machine
affublée dune image infantile mais quimporte du moment quon
samuse. Voilà, jai à présent une XBOX sous mon
téléviseur, juste à côté de mon GameCube. Lune
et lautre saccaparent tour à tour mes faveurs sous lil
jaloux de mon PC de gros bourgeois. Mais quil se rassure, je fais partie
de ceux qui pensent quil faut profiter du meilleur des deux mondes (et puis,
il y a MAME qui prend du galon en vieillissant). Mais surtout, ne le répétez
pas, ils ne savent pas que je les trompe de temps en temps dans mon lit ou au
travail avec une certaine petite portable qui porte un nom ravissant dit à
haute voix : DS.
Mais au fait, vous ai-je dit que je navais pas de PS2 ?