dante_2002
Quand jessaie
de trouver une origine à mon idylle avec le monde des jeux vidéo
mes souvenirs me projettent bizarrement à ma prime enfance devant le vieux
poste de radio de mes grands parents, intégré dans un meuble comme
cela se faisait à lépoque.
Le petit garçonnet de cinq ans que jétais, en cette belle
année 1987, avait soudain pris conscience que ce qui léclaterait
le plus dans la vie serait de triturer des boutons afin dactionner des mécanismes
visuels ou sonores. De sentir la puissance de ses petites mimimes afin dactionner
des mécanismes dont il nimaginait pas la complexité
Tout cela mamena
naturellement vers les « ordi minis » et autres alphabet magique jusqu'à
ce quune fréquentation plus âgée que moi me fit découvrir
lAtari 2600, avec un obscur Shoot dont jai le plus grand mal à
ma rappeler autre chose que les quelques grospixels qui se battaient en duel.
Mais jétais conquis, cétait ça que je voulais
pour noël.
Quelle ne fut
pas ma surprise en ce noël 89 quand au lieu de lAtari attendu je découvris
sous mon sapin une Nes avec la cartouche magique contenant MarioBros et Duck Hunt.
Ho bien sûr javais secrètement désiré la nes
après lavoir vu tourner dans ma grande surface habituelle, mais les
990 francs de son étiquette mavaient convaincu que jaurais
plus de chance de trouver une Atari 2600 qui faisait 300f de moins.
Je me rappelle
encore de tous les merveilleux moments passés avec cette console, à
sauver des princesses (mario), ma petite amie (double dragon 2), une ville (robocop)
ou encore à balancer des pommes sur des chiens robots (tic et tac).Cette
idylle a culminé avec Mario Bros3. A cette même période, jai
aussi appréhendé ma seconde grande passion, linformatique
en général et la programmation en particulier (qui constitue dailleurs
aujourdhui mon métier) ; mais ceci est une autre histoire
Ma
nes occupant toutes mes journées, je ne dus quà un heureux
concours de circonstance de passer du stade de joueur au stade de « passionné
» qui achète des magazines et tout et tout : mon premier player one,
qui fut aussi accessoirement le premier magazine que je suis allé acheter
comme un grand dans une presse. Je men rappelle comme si cétait
hier, ce magazine me permit de faire MA plus grande découvertes vidéoludique,
dont je dus attendre encore 3 ans après la lecture de cet article pour
pouvoir lessayer : La super nintendo
Naturellement je triche un peu
et le player one en question ne parlait que de la version japonaise qui venait
justement de se pointer au pays du soleil levant mais je sus à ce moment
que cette console serait la console de ma vie, la consécration ultime dune
vie de gamer qui navait pourtant encore pas vécue grand-chose.
La snes avec Street
fighter II, le cadeau de mes onze ans, consistuait à mes yeux la quintessence
de ce que pouvait être le jeu vidéo, surtout si lon considère
que javais découvert Street Fighter II totalement par hasard et presque
par dépit en arcade du fait de la constante occupation de la borne du tant
désiré Final Fight. La Snes donc, véritable catalyseur de
ma passion vidéoludique, principale raison de mon achat de joypad, avec
qui jai vécu la grande époque des jeux ayant le plus marqués
lhistoire de lhumanité, dont le complètement culte et
phénoménal Mario Kart, version nayant été à
mes yeux jamais égalée par aucun de ses successeurs.
Je repense avec émotions à cette époque où la joie
de défricher des univers inconnus était aidée par le bien
le plus précieux qui manque tant à lage adulte : le temps
de jouer. Etant à lépoque une jeune collégien javais
tous loisir de jouer des heures entières et dy passer tout mon week
end si cela me disait. Cela constituait dailleurs la principale occupation
de mon (toujours) à meilleur ami et moi-même, à savoir passer
des week ends entier à se défier à Street Fighter II, pour
atteindre au bout de quelques années un niveau tout à fait respectable,
et permettre ensuite de se reposer lesprit en solo sur le type de jeu ayant
le plus profité de la snes où lon peut véritablement
dire quils ont connu leur age dor : les actions RPG. Zelda3, Secret
of mana et autres illusions of time ont rythmés mon quotidien de joueur
affamé, qui mimmergeait complètement dans ces univers de la
même manières que lon peut simmerger dans une bouquin
ou un bon film. Comme beaucoup de monde mon histoire damour avec la snes
sest arrêté avec Yoshi Island, que je considère encore
aujourdhui comme le meilleur jeu de plate forme 2d jamais créé,
pour me laisser tenter par les sirènes de Sony qui me faisait monstrueusement
de lil avec Wipe Out, jeu que jai acheté avant davoir
la console par peur de ne plus en trouver le jour où jaurais largent
pour me payer la machine. Wipe out, LE jeu qui ma fait sentir que nous étions
passé dans une nouvelle génération de machine, moi fan de
Fzero devant léternel, qui a très vite pris goût aux
possibilités offert par ce nouveau hardware, notamment lors de mes deux
grosses révélations vidéo ludiques sur cette machine, FF7
et surtout Resident Evil
Vous en pouvez pas imaginer à quel point
cela ma fait un choc davoir peur dans une jeu vidéo.
Toutes ces pérégrinations
vidéo ludiques qui mapportaient beaucoup de plaisir étaient
malgré tout insuffisantes pour combler lattente incommensurable qui
sommeillait en moi, une nouvelle Nintendo
Le project Reality, lultra
64, la N64 enfin : elle avait un nom, un nom et des promesses, beaucoup de promesses
Promesses que contrairement à beaucoup de monde jestime remplies,
à savoir linvention du jeu de plate forme 3d (hormis Jumping Flash,
sympathique tentative sur psx), linvention du ARPG 3d (hormis lexécrable
Excalibur toujours sur psx) et enfin la consécration du jeu vidéo
en tant que loisir familial fun et convivial permettant de réunir toute
la famille autour dun amusement commun. Vous vous demandez sans doute pourquoi
je ne parle pas de pc et plus généralement de micro, la réponse
est simple : je nen ai eu un que très tard
Naturellement jai
joué à la grande époque aux indyana jones and the fate of
atlantis et autres swiw sur Amiga, mais mes maigres revenus de lépoque
ne mavait pas permis de macheter la machine tant convoitée,
chose que je nai pu réparer quà noël 99, où
en plus de découvrir les joies de lémulations qui me permirent
de rejouer à mes 16 bits favoris jai également découvert
les joies du jeu sur pc, avec entre autre la méga claque Half Life, premier
doom like que jai trouvé plus phénoménal que Goldeneye
Mon pc étant vite à la traîne technologiquement, je lai
donc recyclé en pure bécane démulation et ait donc
profité pour faire tous les ARPG que je navais pas pu faire pendant
mon époque supernes. Jen ai aussi profité pour découvrir
en profondeur la néo géo, phantasme de gamin totalement inaccessible
lors de ma prime jeunesse. Après avoir terminé mes études
en informatique (comme quoi tout est lié) je me suis fait plaisir avec
mes premières paies en machetant ce qui était à lépoque
une pure bête de course, bête de course avec laquelle jai vécue
mes pires déceptions vidéo ludiques, Splinter cell, frustrant de
par ses cheminements uniques, UnrealII, grossière exploitation de la franchise
Bref jétais à nouveau entrain de songer à une exploitation
purement émulatoire de ce petit monstre quand soudain jeu ma révélation
vidéo ludique des années post-2000 : la Gamecube
.
Achetée
pour et avec Zelda, adulée pour Beyond Good and Evil et Skie of Arcadia,
et littéralement sublimée par Resident Evil4 : cette console ma
fait vivre des choses que je navais plus connu depuis la grande époque
des 16 bits, et même si cet avis nengage que moi, elle est la grande
gagnante de cette génération.