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Lédition Gold comprend de nouvelles cartes et armes
"Ca suffit les enfants, la récré est finie !".
Après
les deux réussites de 1994, plus de nouvelles vidéoludiques de nos deux
extra-terrestres préférés pendant cinq ans. Ce silence cache une
nouvelle bombe qui explose sur les PC
et les Macintosh en 1999 : Aliens
versus Predator. Le pluriel du titre laisse entendre une orientation action à
la manière du film Aliens (1987, James Cameron), ce que va effectivement
proposer le studio Rebellion, déjà
auteur de la version Jaguar. Reprenant
lesprit général de son précédent FPS, Rebellion axe
le gameplay de son jeu sur une approche radicalement différente des trois races
jouables : les Aliens, les Predators et les humains. Trois campagnes solo sont
donc proposées, disposant chacune dune manière de jouer propre.
Aussi bien pensé que loriginal de 1994, le nouveau jeu de Rebellion est
une réussite procurant de vraies frayeurs.
SupaPictave
: Le jeu est génial, il reprend à merveille le style visuel de la série
Alien surtout, le tout dans une ambiance glauque à souhait. Selon moi ce jeu
était novateur sur bien des points, notamment dans la gestion de la lumière
et des corps que l'on pouvait démembrer entièrement. Ca pouvait donner
lieu à de véritable scènes d'épouvantes, comme dans un couloir
éclairé par intermittence par des gyrophares rouges d'alarme où
après avoir dézingué un Alien, on se rend compte qu'il continue
à ramper vers nous, coupé en 2 à coup de mitrailleuse mais toujours
décidé à venir nous déchiqueter. Je ne parle pas des facehuggers,
qui sont de véritables saloperies. J'ai jamais autant flippé dans un jeu
je pense, la campagne Marines est d'ailleurs exceptionnelle pour qui aime frémir
devant son écran, on se sent vraiment vulnérable, obligé de choisir
en permanence entre vision nocturne et détecteur de mouvement. Doom 3 et Resident
Evil c'est des jeux pour jouvencelles effarouchées à côté.
Pas très original dans son déroulement, mais définitivement efficace
grâce à son ambiance de folie. Je n'ai jamais tiré autant de balles
inutilement dans le vide, le moindre sifflement lointain d'un Alien qui peut arriver
par tous les côtés (sol, plafond, murs) peut donner lieu à une véritable
crise de panique. La campagne Alien baigne elle dans une tout autre ambiance. De chassé
on devient chasseur, et plonger l'intégralité d'un niveau dans le noir
en brisant les lumières (toujours cette gestion des lumières exceptionnelle
et en avance sur son temps) pour mieux voir ces pauvres space marines patauger dans
le noir avec leurs moyens limités est vraiment jouissif. Et au moment choisi,
on tombe du plafond sur une proie vulnérable que l'on découpe à
coup de griffes acérées. Génial, tout simplement. En revanche j'ai
moins accroché à la campagne Predator. Certes les moyens technologiques
mis à disposition permettent des choses intéressantes, et quelques situations
sont bien stressantes (comme ce niveau où l'on nettoie Fury 161 des Aliens),
mais globalement après les 2 autres campagnes, c'est un peu fade, un peu aseptisé,
loin du sentiment de puissance que devrait procurer la prise en main d'une créature
aussi puissante. J'ai vraiment trouvé ce jeu génial, plein de bonnes trouvailles
(lumières, gestion des corps comme je l'ai déjà dit, mais aussi
au niveau du bestiaire, avec le prédalien ou l'apparition des praetorians), et
si certains étaient scotchés sur Half-Life moi c'est bien sur AvP que
je prenais mon pied. D'ailleurs je garde toujours religieusement les galettes de la
Gold Edition, et le jeu est toujours présent sur mon disque dur. En ce qui me
concerne il fait partie des jeux les plus importants de ma culture vidéoludique.
Simbabbad
: En tout cas je re-confirme que Alien vs. Predator PC est un chef-d'oeuvre, et cette
discussion me fait mal d'avoir perdu ma copie (avec des musiques superbes sur le CD
audio en plus, avec des thèmes musicaux retranscrivant totalement l'ambiance
de chaque espèce). J'ai joué à Half-Life un peu après avoir
joué beaucoup à AvP, et pour moi ce dernier est beaucoup plus original,
frais et réussi. Une de ses caractéristiques les plus remarquables c'est
vraiment l'immersion... on peut jouer le rôle de chaque personnage parfaitement...
par exemple en tant qu'alien, si je voyais qu'un civil innocent s'était fait
imprégner par un facehugger, je le laissais en vie... je m'amusais à tendre
des embuscades à des escouades d'une douzaine de marines en cassant toutes les
lampes d'un couloir, me planquant dans un conduit d'aération au plafond, attendant
qu'ils passent tous, puis je me laissais tomber derrière le dernier, lui mangeais
la tête, puis ressautais dans mon conduit... pour renforcer l'effet je pouvais
pousser un cri une fois à l'abri, du coup ils paniquaient totalement et se tiraient
dessus les un les autres en hurlant... le dernier devenait limite catatonique en tremblant,
courant, et tirant n'importe où, et je jouais au chat et à la souris avant
de le finir... quel pied, ce jeu... je n'ai d'ailleurs jamais connu un autre jeu avec
le gameplay et le level design de la campagne Alien. Une autre caractéristique
remarquable c'est à quel point ils ont su synthétiser, réunifier,
chaque film. Quand on joue un marine, on est dans Aliens. Mais quand on joue un Alien,
on est dans A L I E N. La jouabilité est très différente, l'ambiance
aussi, c'est un titre très riche, comme si on avait trois jeux. Le Predator est
passionnant aussi, avec toutes ses armes, modes de visée, et surtout le grappin
façon Bionic Commando. Là aussi je jouais le personnage, par exemple j'épargnais
les humains désarmés car ça n'aurait pas été sport
de les tuer. Le niveau de la campagne Alien où l'on joue dans un vaisseau copiant
le Nostromo est un des plus grand plaisir de ma vie de joueur - c'était un fantasme
que j'ai eu pendant une dizaine d'années devenu réalité, quand
j'ai vu le concept j'étais fou de joie, et ce qui est hallucinant c'est que le
niveau ne m'a pas déçu, il était même au-delà de mes
espérances. Il faut aussi noter, étant sur GrosPixels, l'aspect old-school
du gameplay : tu meurs, tu recommence tout le niveau. Pas de quicksave/quickload de
petit kiki, c'est à la dure.
Sinon je rappelle que j'ai joué à ce jeu avec des lunettes relief, et,
comment dire... c'était incroyable. Un monument, je vous dis.
Xuenilom
: Pour ce que ça contient en plus, je n'aurais qu'un mot : "sentinelles".
Et là, mes souffrances dans la campagne solo "alien" d'Alien vs Predator
prennnent tout leur sens (j'en déduis que les développeurs ont eu accès
aux archives ou que la version longue était déjà sortie à
l'époque).


Comme pour lopus sorti sur Jaguar, Aliens versus Predator
propose des interfaces complètement différentes dune race à
lautre.
Malheureusement,
AvP sort cinq mois après Half-Life,
devenu la référence incontournable du genre. Avec ses graphismes carrés
et son jeu solo somme toute classique en-dehors des différences entre les trois
races, la production de Rebellion semble bien partie pour rejoindre les grands oubliés
éclipsés par les génies de leur temps. Ainsi, Shogo :
Mobile Armor Division, Sin et Kingpin ne purent véritablement
sortir de lombre du jeu de Valve malgré dindéniables qualités,
voir le dossier de Dr Curween.
Mais si les différences entre les races jouables permettent trois campagnes solo,
elles offrent surtout une expérience multijoueur tout à fait nouvelle.
Alors que le mode multijoueur de la plupart des FPS se contente des modes deathmatch
ou capture the flag (voir le lexique
si ces mots vous évoquent une partie de rugby), AvP permet des parties
endiablées en Lan ou online grâce à six types de parties (coopératif,
deathmatch, last man standing, species deathmatch, alien tag et predator tag). A la
manière de Team Fortress, un mod pour Quake
sorti en 1996, les différences entre les races permettent une nouvelle approche
du genre, plus tactique. Comme Quake
III ou Unreal Tournament,
Aliens versus Predator fait partie de ces FPS dont la conception a été
pensée pour le multijoueur.

Graphismes superbes et ambiance très lourde : Aliens
versus Predator 2 impressionne.
Deux
années plus tard, les éditeurs Sierra
et Fox Interactive retirent la licence AvP des mains de Rebellion pour la confier
à Monolith, autre spécialiste du FPS
et déjà auteur de Blood (1997 et 1998 pour sa suite), No
One Lives Forever (2000 et 2002 pour le second épisode) et Tron
2.0. Proposant une refonte graphique impressionnante, Aliens versus Predator
2 reprend le gameplay de son prédécesseur en insistant encore plus
sur laspect multijoueur du titre. Les trois campagnes solo sont toujours bien
présentes et aussi réussies que celles dAvP 1 mais leur
courte durée indique bien que le développeur sest surtout concentré
sur le multijoueur. Le jeu est à nouveau une grande réussite par sa capacité
à instiller une véritable angoisse chez le joueur, particulièrement
lorsque celui-ci incarne le faible Marine de lespace, ainsi quà permettre
des parties en Lan ou online prenantes et variées. De nouveaux modes font leur
apparition ainsi quune dizaine de classes différentes pour les races proposées.

Pas la peine de vous cacher dans le noir, Sigourney et Arnold,
je vous trouverai !
Le
succès public rencontré pousse les éditeurs à sortir Aliens
versus Predator 2 : Primal Hunt un an plus tard, un add-on nettement moins
bon. Outre son avarice, 9 nouvelles missions ainsi que quelques armes et seulement 4
nouvelles cartes multijoueur alors que celles pour AvP 1 étaient gratuitement
disponibles sur le net, le principal défaut de cet addiciel (lire Grospixels
ça cultive !) réside dans son bourrinage frénétique. Là où les deux premiers
AvP misaient tout sur lambiance, le stress causé par de petits
bruits et la létalité des combats, Primal Hunt transforme les
adversaires du joueur en chair à canon déversée de manière
ininterrompue et sans subtilité. Heureusement, il reste le multijoueur, toujours
aussi efficace.

"De furieux combats entre les trois races les plus mortelles
de lunivers" : Qui a dit que les jeux en 3D ne faisaient plus appel
à limagination ?
En
2003, Electronic Arts, sans doute alléché par la sortie imminente de ladaptation
cinématographique dAvP, reprend la licence à son compte
et produit Aliens versus Predator : Extinction, un jeu de stratégie
en temps réel sur Xbox et Playstation 2. La première, et malheureusement
dernière, bonne surprise vient des commandes bien pensées pour un genre
habituellement rétif aux manettes des consoles. Mais pour le reste, la catastrophe
totale guette : graphismes affreux, I.A. inexistante, sons insupportables, stratégies
limitées et répétitives,
Après des années
dadaptations de qualité, il semblerait que la malédiction "jeux
à licence, daube en puissance" frappe cruellement Alien versus Predator.


Un jour, on reconnaîtra ton rôle de précurseur
et on cessera de se moquer de toi (je parle
de la N-Gage bien entendu, pas de John
Romero).
Jachèverai
ce tour dhorizon des jeux Alien versus Predator par une plate-forme vidéoludique
peu explorée sur Grospixels et pourtant en pleine expansion : les téléphones
portables. Certes, aucun chef-d’œuvre n’a encore émergé de ce support mais son développement
laisse augurer du meilleur, notamment grâce un système économique performant (le prix
du jeu est directement facturé sur votre carte ou abonnement) et une production rappelant
les débuts du jeu vidéo (de toutes petites équipes suffisent pour réaliser de solides
productions).



Des graphismes honnêtes - Le fameux coup de queue de lAlien.
Trois
jeux AvP ont été édités pour les téléphones
portables, tous trois en 2004 et disposant chacun de la licence du film. Le premier
dentre eux, un Street
Fighter-like, a été développé par Elite
Systems et, malgré de sympathiques graphismes, a récolté des
critiques allant du "moyen" à "nachetez pas ce jeu !".
Bref, pas de quoi crier à la résurrection de la licence.

AvP 2D et AvP 3D : bien fichus quand on connaît la
faible puissance des supports.
Les
deux autres jeux ont été développés par SuperScape,
société elle aussi spécialisée dans le jeu pour téléphones
portables. Le premier, Alien versus Predator 2D, ressemble à un remake
dAlien 3 (Acclaim / Probe Entertainment, 1992, sorti sur presque tous
les formats de lépoque) à la différence quici le joueur
manipule successivement les trois races en conflit. Correctement réalisé,
le gameplay semble plutôt banal et lassant. Lautre jeu, Alien versus
Predator 3D (tout de suite plus vendeur), se présente comme un rail-shooter
aux graphismes 3D très réussis. Défoulant, suivant bien le déroulement
du film, superbe graphiquement, le jeu souffre seulement de stages trop longs pour le
support, plus adéquat pour de courtes sessions.

Au final, la licence créée par Dark Horse aura produit dix jeux, sans
compter ceux à venir si le film AvP 2 rencontre autant de succès
que son prédécesseur. Dans ces dix jeux, quelques inévitables ratés
habituels des adaptations de licence mais surtout quatre véritables bijoux qui
ont marqué leur genre. Les trois FPS sont les plus incontestables réussites
AvP, chacun devenant une référence. Alien versus Predator
représente le meilleur de ce qua produit la Jaguar
en procurant des frayeurs comme aucun FPS avant lui. Ses deux héritiers sur PC
et Macintosh réussirent à
recréer ces sensations si particulières pour des parties multijoueurs
simposant elles aussi comme des références. Enfin, le jeu de Capcom
par ses graphismes superbes, son gameplay impeccable et ses combats massifs simpose
comme lun des meilleurs beat them up 2D (et 3D ?). Pas mal pour des jeux
à licence
Bonus :

Le site
dun fan de Lynn Kurosawa proposant différents dessins amateurs et cette
figurine entièrement réalisée par ses soins.


Alien loves Predator
est une série online à lhumour absurde. Créée par
Bernie Hou, elle narre le quotidien dun Alien (Abe) et dun Predator (Preston)
à New-York. Commencée en 2004, elle se poursuit aujourdhui avec
un certain succès.

Thezis, qui craque définitivement
pour les bêbêtes de Giger.
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