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Index du Forum » » Sociétés et créateurs » » Que penser du casual, GrosPixels en débat avec Didier Chanfray !
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Auteur Que penser du casual, GrosPixels en débat avec Didier Chanfray !
Milcham
Gros pixel

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Inscrit : Oct 02, 2005
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De : Orléans

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Posté le: 2009-10-23 22:15
Moi j'aimerais ajouter une ou deux petites choses.

Il est évident que les productions de la société de Didier Chanfray ne sont pas faites pour nous. Je doute que "Cosmopolitan - Total Relooking", "Tout savoir - 4e" ou "Léa - Passion Relooking" branchent qui que ce soit sur le forum. On n'est simplement pas la cible visée, de même que Contra 4 ou Ketsui DS ne raviraient guère les acheteurs/euses de tels titres, qui ont d'ailleurs toujours existé sous une forme ou une autre. Ce n'est pas parce que je lis Maupassant, Homère et Kafka que je vais reprocher à un éditeur la publication du "Bricolage pour les Nuls".

Non, ce qui peut être perçu comme dérangeant de notre part, c'est deux choses :
1 - la visibilité des productions "casual" a considérablement augmenté et aurait tendance à prendre le pas sur celle de jeux vidéo plus traditionnels. En grande surface, au rayon DS, c'est édifiant. Dur de se réjouir, dans ces conditions, d'une augmentation supposée du nombre de joueurs.
2 - en tant qu'esthètes autoproclamés du jeu vidéo, on a tendance à reprocher à ces titres une valeur ludique très limitée, bref à reprocher à leurs concepteurs de se payer la tête d'un grand public non éduqué. Toutefois je suppose que ces titres revendiquent avant tout leur côté utilitaire ou vaguement lifestyle, l'aspect interactif ne venant qu'en plus. On peut donc difficilement juger un produit de ce genre sur nos propres critères de joueurs, et un mini-jeu pourri intégré à une quelconque application pédagogique ou je ne sais quoi ne la rend pas nécessairement mal faite. La démarche est différente.

Partant de là, personnellement j'ai trois questions pour Didier Chanfray :
- est-ce qu'il revendique clairement l'appellation "jeux vidéo" pour qualifier ses productions ? N'est-il pas plus juste de parler de "logiciels" (éducatifs, etc), comme ç'avait toujours été le cas avant la mode du casual ?
- si oui, estime-t-il que ses jeux grand public s'inscrivent dans une continuité avec son expérience passée ? En effet sur la page dédiée à la Wii du site de Little Worlds, l'expérience No Cliché est rappelée, mais Toy Commander avait-il vraiment la même ambition grand public que les titres de la gamme Little Worlds aujourd'hui ?
- enfin, peut-il dire que les productions Little Worlds ont bénéficié du même soin que ses travaux précédents chez No Cliché, Adeline, Infogrames ?

A ce sujet, je cite la fiche du développeur sur le site de l'AFJV :
Citation :

2004 - 2006 - Leader francais du developpement de DVD Interactifs avec plus de 40 jeux en 3 ans.

Plus de 40 jeux en 3 ans, pour une équipe d'une vingtaine de personnes ? Soit plus d'un jeu développé de A à Z par mois ? Même en comptant les portages sur plusieurs supports et en réemployant, mettons, une plate-forme de développement commune pour plusieurs jeux, c'est étonnamment productif.

- et la question bonus, quand même, parce qu'elle a été suggérée dans son dernier post par Thezis et qu'elle coule pourtant de source : éprouve-t-il personnellement un plaisir créatif à développer des jeux casual ?

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Lyle
Camarade grospixelien



Inscrit : Mar 12, 2002
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Posté le: 2009-10-23 22:37
J'ai lu en diagonale les questions déjà existantes. Désolé si les suivantes font double emploi :

- La réflexion de Milcham appelle une question : quelles différences en terme de temps de développement / moyens techniques et humains entre un jv casual et un jv traditionnel (désolé pour l'appellation boiteuse, c'est pour aller vite) à support égal ?

- Quelles méthodes / techniques de game design utilisées pour les jeux traditionnels sont transférables aux jv casuals ?

- Didier Chanfray peut-il définir un ensemble d'esthétiques (formes, couleurs, thèmes graphiques, symboliques...) qui, d'après lui, parlent d'abord aux joueurs occasionnels ? (lorsque l'on compare les deux types de jeux, on remarque clairement que les registres esthétiques sont très différents)

- Ses projections sur ce qui angoisse le plus les joueurs de ce forum : l'évolution du ratio jv traditionnels / jv casuals dans les 20 ans à venir ?

- Didier Chanfray croit-il que le jeu vidéo sera un jour assez fédérateur et important dans le paysage médiatique pour que certains titres au moins s'adressent aux deux types de joueurs, faisant ainsi, ne serait-ce que le temps d'une expérience de jeu, disparaître les deux catégories ?

- A quelle hauteur se situe l'idée qu'il se fait du jeu vidéo dans son entier ?

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Thezis
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Joue à Far Cry 3

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Messages : 8910
De : Bruxelles

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Posté le: 2009-11-19 23:16
Merci pour les dernières interventions, très riches.

Ce qui m'étonne dans ce topic, c'est que personne n'a vraiment approché les jeux casual de manière positive. pourtant, ils ont ouvert le jeu vidéo à un nouveau public et, pour les plus réussis, proposent une approche très épurée du gameplay, à la manière de certains anciens jeux d'arcade. Tetris n'est-il pas du casual-gaming et pourtant l'un des plus grands jeux jamais réalisé ?
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Dans la vie, il y a 3 catégorie des personnes : ceux qui savent compter et ceux qui ne savent pas compter. (Anonyme)

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Wild_Cat
Anarchy in the UK


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Joue à MusicMan Sterling 5

Inscrit : May 01, 2002
Messages : 10878
De : Montréal, parce que je le vaux bien

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Posté le: 2009-11-20 00:00
Pas d'accord avec ta classification de Tetris en casual gaming. Ce n'est pas parce qu'un jeu et facile à prendre en main et permet de faire des parties de 5 minutes qu'il est casual (sinon les shoots Cave sont casual aussi ).

Ce qui, pour moi, différencie le jeu "arcade" du jeu casual (et l'une des raisons pour lesquelles je dénigre le genre), c'est que le jeu casual, en plus des deux contraintes listées ci-dessus, est conçu pour avoir la marge de progression la plus faible possible.

Autrement dit, le jeu casual est simple à prendre en main, et après quelques heures de jeu on atteint un palier dans le niveau de maîtrise qu'on ne franchira jamais, en général pour l'une des raisons suivantes:
- Le jeu est trop basé sur le hasard et la chance pour que le skill puisse vraiment faire une différence (exemples typiques: le jeu de l'oie, les petits chevaux, Uno sur le Live).
- L'interface est imprécise et pénalisante (exemples: 80% des shovelwares Wii édition spéciale "secoue la Wiimote et prie", l'EyeToy).
- On joue de façon optimale et il n'y a plus rien à apprendre (très rare -- exemple: le Morpion).

C'est un choix délibéré avec un raisonnement logique derrière, ceci dit: avec un jeu casual, il est possible de prendre deux personnes au hasard dans une soirée, de les mettre devant en mode versus, et magie magie, le match sera équilibré et les deux s'amuseront.

Tandis qu'avec un jeu "arcade" traditionnel, même si la prise en main est immédiate, il est possible d'y passer des années sans jamais avoir fait le tour des possibilités du jeu. En conséquence de quoi, pour prendre l'exemple d'un jeu de baston:
- Si on fait s'affronter deux débutants, ils vont rapidement remarquer qu'appuyer sur les boutons fait sortir des coups, et s'en servir pour se taper dessus dans un match serré.
- Deux joueurs hardcore auront décortiqué le système et passé des nuits entières à apprendre les ficelles de leurs personnages de choix. L'affrontement entre les deux sera technique, spectaculaire, et pas forcément joué d'avance.
- Un débutant contre un hardcore, par contre... Contrairement au jeu casual où ça ne posait aucun souci, là, on va assister à l'humiliation complète d'un mec qui sortira de l'expérience dégoûté à vie de ce jeu, voire du genre en général.


Un jeu casual, pour peu qu'il ne soit pas fait avec les pieds (un jour je vous parlerai de Carnival sur Wii ), garantit une ou deux heures de fun dans à peu près n'importes quelles circonstances.

Mais le problème, c'est qu'une fois passées ces deux heures, le joueur "sérieux" (je n'aime pas du tout ce terme, mais je n'en trouve pas d'autre) aimerait bien continuer à jouer, et ce qui était un gros avantage de conception hier soir quand on était bourrés avec la famille devient frustrant et/ou ennuyeux quand on est pépère tout seul le soir devant sa console.

Sebinjapan
Camarade grospixelien


Joue à Disgaea (PSP)

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Posté le: 2009-11-20 07:52
Il y en a qui écrivent des posts très interessants à 00:00 !
Tout à fait d'accord avec ce qui est dit ici. Le jeu casual par définition s'adresse à des gens qui ont peu de temps pour jouer : leur temps de jeu doit donc procurer un plaisir immédiat sans avoir besoin de passer par des phases d'apprentissage ou d'entrainement / amélioration.

J'ai une copine qui s'interesse peu aux jeux video, mais qui est une TUEUSE sur Dr Mario. Parce que c'est un jeu qu'elle adore et sur lequel elle a passé des mois et des mois à jouer et à s'améliorer. A partir de là, on ne peut pas parler de pratique "casual" et le jeu n'est pas non plus, comme Tetris, un titre "casual" dans le sens ou un débutant (ou joueur moyen) n'a aucune chance de gagner contre elle.

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Thezis
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Joue à Far Cry 3

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Messages : 8910
De : Bruxelles

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Posté le: 2009-11-20 08:53
Content de lire ce genre d'interventions. Néanmoins, cette définition du casual est-elle vraiment la règle ou alors décrirait-elle un phénomène actuel, comme le début d'une reformulation des jeux avec beaucoup de déchets?

Pourquoi considérer qu'il n'y a pas de marge d'évolution sur les jeux casual ? Pourquoi les jeux casual ne pourraient-ils justement pas se définir essentiellement par leur facilité de prise en main ? Pensez aux jeux Pop Cap.

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RainMakeR
Chef de Rubrique Nécrologique
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Joue à Pokemon Shuffle, Mario Origami

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Posté le: 2009-11-20 14:14
Le problème du casual c'est aussi l'impression d'avoir un jeu pas fini.

Tu adaptes des petits jeux existants de façon minimaliste: morpion, flechettes, tetris like etc.... et tu fourres tout ça dans un beau paquet cadeau, et roule ma poule.

J'aime bien les mario party, mais bon force est de constater que le jeu perd totalement son intéret en solo ou après quelques parties.

En fait les casual ça me fait un peu le même effet que les cds de shareware de l'époque. Pas celle où on avait des pepeites. Celles où tu te tapes 10 versions d'un jeu de carte, une énième version du démineurs avec des effets différents etc.... Il peut y avoir du très bon, mais y'a surtout du très mauvais...

Et puis comme le dit si bien Wild, les jeux sont conçus pour être pris en main très vite, et pouvoir jouer entre amis. Mais y'a jamais des règles super compliquées. J'en reviens à MP, mais je pense que ça illustre bien. En plus Mp est pas le plus mauvais jeu casual, mais la version de tetris qui est présente dans les nombreuses version, ça se résume à faire une 10aine de lignes le plus vite possible. Plus le stress du jeu qui s'accélère, les lignes qui montent, la mauvaise pièce au mauvais moment etc.... En fait on a extrait toute la substance du jeu pour le rendre accessible.

Comme j'aime bien les images, le casual c'est un peu comme si on prennait le snooker, on vire toutes les règles (plus besoin de rentrer des rouges avant les couleurs) et en plus on met des pentes devant les trous pour faciliter le pochage.

Bien sur c'est une grosse généralisation, mais la plupart du temps c'est ça. En encore je parle pas des trucs genre "marche avec moi", "le code de la route" etc....
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Milcham
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Inscrit : Oct 02, 2005
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De : Orléans

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Posté le: 2009-11-20 14:17
Citation :
Le 2009-11-20 08:53, Thezis a écrit :
Pourquoi les jeux casual ne pourraient-ils justement pas se définir essentiellement par leur facilité de prise en main ? Pensez aux jeux Pop Cap.


Parce que ça reviendrait à dire qu'une bonne part des jeux vidéo créés à ce jour est "casual", que le jeu vidéo est "né casual", et accessoirement ce serait vouloir appliquer une nouvelle terminologie à des jeux qui ne l'ont jamais revendiquée. Du révisionnisme, en somme.
S'il faut définir le "casual gaming", du coup, je pense que la définition apportée par Wild_Cat est bonne. Il y a bien un phénomène (ludique, commercial, social) du "casual" depuis quelques années : la preuve c'est que les jeux pédagogiques sortis avant cela ne se sont jamais vus désigner ainsi, ils se fondaient dans la masse de la production logicielle. Aujourd'hui, c'est semble-t-il assez flagrant pour qu'on en parle. C'est tout l'intérêt de la chose.

En revanche je trouve que le terme est employé à tort et à travers. Par exemple, Guitar Hero pour moi c'est tout sauf du casual gaming, contrairement à ce qu'on lit souvent : ça a (eu) beaucoup de succès mais il y a une vraie marge de progression qui demande plusieurs mois de pratique.

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MTF
Modérateur groovy


Joue à faire l'imbécile.

Inscrit : Jan 28, 2005
Messages : 6051
De : Caen

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Posté le: 2010-08-02 07:42
Up suite à la mise en ligne de cette interview de Didier Chanfray, sans doute l'une des plus fines, brillantes, intelligentes, intéressantes, pertinentes interview que j'ai pu lire non seulement sur Grospix', mais aussi sur le net francophone. C'est net, bien écrit, sincère, passionné et passionnant, improbable de sagacité.

J'en tire deux conclusions : 1 - Grospix', tu roxes ta mère en slip. 2 - Les forumeurs, vous roxez vos mamans en culottes.

Avant d'aborder plus en détail mon ressenti vis-à-vis des réponses apportées dans ce débat auquel je n'avais pas pris part, juste deux petits points de mises en formes :

- Serait-il possible d'intégrer une "table des matières" en début d'article, avec liens cliquables renvoyant directement à la partie concernée ? Cela me semble pertinent pour ce texte ;
- Est-il possible d'incorporer un troisième niveau de classification pour mieux distinguer les informations-préambules et les questions en elles-mêmes ? (Au lieu d'avoir A, B, C, C1, C2 etc., quelque chose comme : I, IA, IB, II, IIA, IIA1, IIA2 etc. jusqu'à IIG4)

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Il est drôle de voir que cette interview m'ait autant touché. Le débat sur le principe Casual/Gamer, qui n'est du reste pas réservé qu'au seul jeu vidéo (toutes les branches artistiques et la Littérature sont concernées [vieux relents de débats "Werber : vrai auteur ou pas"]), m'intéresse au plus haut point (et que ce soit pour le jv ou pour autre chose). Ensuite, LBA a été le premier jeu que j'ai pu chroniquer pour Grospix', donc inutile de dire que le parcours du bonhomme m'intrigue par voie de faits... mais je laisse volontairement ce point de côté.

Il est d'une belle intelligence de demander directement à un homme au parcours aussi riche les tenants et aboutissants du jeu "casual". D'ailleurs, je pense être d'accord avec lui quand il annonce que le "paradoxe" de son parcours n'est en fait qu'une "évolution" (D2, "Vos jeux actuels s’inscrivent-ils dans une continuité avec vos anciennes productions ?"), et j'aime sa métaphore de l'âge de pierre (G2, "D’après vous, quel futur pour le jeu casual : phénomène de mode passager, à la manière des logiciels éducatifs multimédias d’il y a quinze ans, ou raz-de-marée durable ?"). Il y a de la relativisation dans ces propos, cette mise à distance qui peut parfois manquer à ceux qui pratiquent le média de façon assidue. Je ne vais pas ressortir les vieux pots, mais il y a eu des amateurs d'arts qui ont haï le mouvement réaliste, car tuant la peinture, ou l'apparition du son, et de la couleur, au cinéma... Bref, il y a de la raison dans ces propos, ce qui n'est pas pour me déplaire.
En contrepartie cependant, il y a également un appel à promesse, compréhensible à ce moment-là de l'évolution du média, qui me laisse un rien froid, malgré mes espoirs et mon optimisme (G4, "4. Pensez-vous que le jeu vidéo sera un jour assez fédérateur et important dans le paysage médiatique pour que certains titres au moins s'adressent aux deux types de joueurs, faisant ainsi, ne serait-ce que le temps d'une expérience de jeu, disparaître les deux catégories ?"). Je ne peux considérer une autre réponse, mais elle me chagrine volontairement : car après avoir détaillé, avec force logique, que l'entreprise "casual" et, au-delà, "vidéoludique" dans sa globalité répond à des normes d'économie du marché, d'études sur population, d'intelligence, de passion, soit des acquis plus ou moins stables (bien que n'excluant ni l'échec ni la réussite d'une quelconque iniative, cf. la Dreamcast), se réfugier, quant à l'avenir du média, sur cette promesse me semble, jusqu'à un certain point, relativement naïf.

Naïf, mais dans le même temps indispensable : malgré toutes les grosses campagnes marketing existantes et pouvant exister, ce sera toujours les joueurs qui feront et déferont les succès. Et le fait de les amener à jouer (ou à ne pas jouer) ne dépend pas seulement, je le comprends, de l'investissement des producteurs et des créateurs, mais aussi et pour une large part, des agents, les-dits joueurs.

Or, et en cela je m'étonne finalement que l'aspect "humain", sociologique, si nécessaire, tende à disparaître moins de l'interview, car dépendante des axes des questions posées, mais des préoccupations, précisément, des forumeurs, la majorité des thèmes tournant autour de questions contrastives du "casual gaming" vis-à-vis du "hardcore gaming". Bien entendu, le public adressé n'est pas profane, et part sur de solides acquis et même des a-prioris. Mais il semble manquer, toujours selon moi, cette réflexion d'ordre plus générique sur "qu'est-ce que le casual gaming" non pas de façon contrastive avec le "hardcore gaming", mais bel et bien de façon absolu en regard à l'idée primordiale de "loisir". C'est ce qui expliquerait (C3, "3. Considérez-vous qu’il s’agisse d’un nouveau type de jeu ou le casual existait déjà auparavant avec des titres comme Tetris, Puzzle Bobble, … ?") l'impossibilité de classer certains jeux comme précisément Tetris, Puzzle Bobble etc. dans une case délimitée : le terme de "casual gaming", du moins son appellation mythique (C1, "1. Quelle serait votre définition du casual gaming ?"), serait une frontière économique, créée par des acteurs conscient de leur pouvoir, ciblant leur public (même si ce public se veut le plus large possible), à la façon des appellations de certains genres musicaux contribuant à donner au public concerné une façon de noblesse, et loin de la réalité "humaine", "sociale", du jeu vidéo qui aurait dès sa genèse intégré, malgré lui ou de manière consciente, cette notion.

La partie E, et en particulier E1 ("1. Y a-t-il un danger de voir les jeux casual phagocyter les budgets de développement au détriment des autres jeux à la manière de l’actuelle invasion des espaces de vente dans les grandes surfaces ?") est d'un intérêt bienvenu, précisément, en regard avec ces dernières réflexions, car elle intègre la notion économique de "casual gaming" dans une logique, disons, capitaliste, économique, pragmatique question porte-monnaie. Et replace dès lors cette stratégie dénominative, finalement cette "division pour mieux régner" selon des préoccupations d'espace, de temps, d'argent et de disponibilités, tant matérielles que temporelles : et de la même façon qu'on ne trouve dans les Supermarchés que le dernier livre de je-ne-sais-quelle starlette à la vogue, et aucun livre de Steinbeck ; ou à la Fnac, qu'on les trouve tous deux, mais que le dernier est planqué derrière les comptoirs car "mangeurs de place", un tri s'opère sur le marché physique du jeu vidéo non pas seulement selon la loi "casual/non-casual" (ou pour être plus exact, "hardcore/non-hardcore"), mais surtout sur le marché "se vendra/ne se vendra pas". Et le marché "casual", dès lors, de se tailler la part du lion là où il le peut, soit sur le marché du téléchargement d'une part, et sur celui des IPhones et consort, de l'autre, ce qui a dès lors deux conséquences sur l'évolution de cette frange dénommée (abusivement selon moi) du média : d'une part, une impossibilité de "phagocyter" malgré tout les jeux estampillés "hardcore" car ces derniers ont toujours le privilège (du moins jusqu'à aujourd'hui) d'une sortie en boîte "physique", et d'autre part d'être sur le même plan d'intérêt que les jeux "hardcore" disponibles malgré tout en téléchargement (car issues de petites boîtes, etc.)... et de fait, l'on retrouve la réalité de la fragilité de la frontière : comment parvenir à distinguer un jeu "casual" d'un jeu "gamer" s'ils sont tous deux disponibles uniquement par téléchargement, et procurent le même degré d'intérêt et surtout d'amusement, ce terme qui revient miraculeusement dans cette interview et qui tend à disparaître des sites de jeu vidéo, à mon grand regret...

--------------------------------

C'étaient donc mes petites élucubrations Encore merci à l'équipe, à Thezis mais surtout aux forumeurs et à Didier Chanfray d'avoir réalisé cette interview, chef d'œuvre de professionnalisme et de réflexion sur notre passion commune...

Mathieu "MTF"

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Sebinjapan
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Joue à Disgaea (PSP)

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De : Thionville

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Posté le: 2010-08-02 09:34
Un article très interessant une fois de plus !

Et difficile après ça d'accuser Didier Chanfray d'être un "traitre" ou de faire du casual uniquement pour le fric. Une accusation qu'on se serait gardé de faire de toute façon tant l'homme est sympathique. Et je suis heureux de constater que l'humour dont il faisait preuve dans ses premiers jeux (moi le coup de la rallonge électrique de 200 mètres pesant 40 kg dans Bivouac me fait encore marrer) ne l'a pas quitté.

Quand au débat du casual (qui n'est débattu que par ceux qui n'en mangent pas, ou peu ), il peut continuer tranquillement sa route !

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Tramboi
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Joue à Wizardry 8

Inscrit : Nov 29, 2005
Messages : 360
De : Paris By Night

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Posté le: 2010-08-02 09:57
J'ai beaucoup de respect pour Didier Chanfray pour l'ensemble de son oeuvre, mais l'avis du chef d'entreprise d'un studio est nécessairement pollué (sinon dicté) par les intérêts pécuniers (normal me direz-vous).
Bref, si il a envie de faire de l'argent avec le casual, je n'ai rien contre ça, mais qu'en pensent ses salariés, ceux qui touchent 2000+-x € par mois à bosser là-dessus?
S'épanouissent-ils à produire ce genre de jeux? Seraient-ils prêts à y jouer eux-même?
Perso, je bosse sur du AAA, c'est pas toujours la fête, mais j'y ai quand même quelques satisfactions (techniques en ce qui me concerne, car je suis dev).

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Vovo
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Joue à ---===AIRMECH===--- Herzog Zwei is not dead !

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Messages : 3029
De : chez moi.

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Posté le: 2010-08-02 11:58

Une interview intéressante à lire, malgré quelques réponses succintes et une réelle opposition de point de vue entre passionnés (d'un domaine précis) et créateur de divertissement.

Peux-être est ce le résultat de la retranscription de l'interview, mais elle donne l'impression de ne pas avoir été réalisé de vive voie. Surement parcequ'il n'y a que des questions "fixées" qui ne rebondissent pas sur certaines réponses et que sur la fin nos questions ne tournent qu'autours de la même chose en ne l'abordant que d'une unique manière.

Dans quelles circonstances c'est elle tenue ?


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François
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Inscrit : Dec 25, 2007
Messages : 987

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Posté le: 2010-08-02 12:17
Portrait exhaustif et interview aux questions/réponses pertinentes. De l'excellent travail, Thézis

Tama
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Joue à Galleon, Behold the Kickmen

Inscrit : Nov 01, 2007
Messages : 2703
De : Pomeys (69)

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Posté le: 2010-08-03 09:16
C'est une interview très sympathique, très agréable à lire avec un Didier Chanfray des plus passionnés. Mais il ne calme pas mon doute de plus en plus grandissant en ce qui concerne la segmentation du public.
A vrai dire, le "débat" qui consiste pour les gamers à descendre les jeux à boulets rouges et à s'insulter de "casual", ça m'est toujours passé au-dessus de la tête, et j'ai toujours vu cela comme une tentative pitoyable d'une partie d'un groupe social de conserver une emprise (imaginaire ?) sur leur loisir.

(je n'aime pas les termes "gamers" et "casual", mais faute de mieux, je vais les employer)

Par contre, le fait de faire des jeux très clairement estampillés "casual", ça me dérange dans le sens où on trace volontairement une nouvelle frontière, où on assume carrément qu'il y a les jeux "gamers" et puis les autres à côté. Les joueurs de JV sont déjà suffisamment fragmentés (souvent, ils le font d'eux-mêmes d'ailleurs) pour qu'on en rajoute.
On me dira que les jeux casuals construisent une passerelle entre les deux types de joueurs. Certes. Mais que je sache, une passerelle se traverse dans les deux sens, comme un pont reliant une ville A et une ville B est fait pour que les habitants de la ville A aillent dans la B, et vice-versa. Dans notre cas, certes, on a les "gamers" et les "casuals" (mais que je hais ces termes...) qui jouent ensemble à la Wii...mais ce sont les "gamers" qui traversent la passerelle, et pas l'inverse. Les "casuals", eux, vont-ils jouer ensuite à autre chose que des jeux taillés pour eux ? De ce que j'ai vécu, non. Et pour moi, c'est un problème. Une communication, ça se fait dans les deux sens, dans un système de réciprocité ; tout ce que je vois, c'est une partie des joueurs qui va jouer avec l'autre, et c'est tout. Ce n'est pas une passerelle égalitaire. Pardonnez la comparaison douteuse, mais on dirait un safari, où l'homme va se détendre en regardant des animaux sauvages dans la "nature" (totalement sous contrôle), mais les animaux, eux, ne sortiront jamais du parc. Plus qu'un nouvel afflux de joueurs, je vois une ghetto-isation (ça se dit ?) que je ne souhaite pas pour ma passion.

Après, c'est peut-être de la faute des "gamers" qui ne savent pas attirer les nouveaux venus, tant ils sont embourbés dans leurs petites habitudes et leur méfiance ? Je sais que c'est mon cas, et j'essaie sérieusement d'y remédier, mais c'est assez difficile quand en face on se heurte à un manque de curiosité navrant.
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"Moi je sais marcher sur les doigts...mais c'est pas sur les miens !"

Blague grospixellienne, travail collaboratif.


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Joue à Wizardry 8

Inscrit : Nov 29, 2005
Messages : 360
De : Paris By Night

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Posté le: 2010-08-03 09:32
Citation :
Après, c'est peut-être de la faute des "gamers" qui ne savent pas attirer les nouveaux venus, tant ils sont embourbés dans leurs petites habitudes et leur méfiance ? Je sais que c'est mon cas, et j'essaie sérieusement d'y remédier, mais c'est assez difficile quand en face on se heurte à un manque de curiosité navrant.


Ne sois pas trop dur avec les gros joueurs, nombre d'entre eux essaient de faire partager leur passion, mais ne savent pas s'y prendre (non, on n'attire pas la mouche casual avec du vinaigre hardcore) ou se heurtent à des comportements de veaux similaires à ceux qu'on rencontre dans le choix des skeuds et des bouquins (quelqu'un qui ne lit et écoute que du prémâché a peu de chances de jouer autre chose que du prémâché).

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Sebinjapan
Camarade grospixelien


Joue à Disgaea (PSP)

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De : Thionville

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Posté le: 2010-08-03 10:58
Il y a aussi un problème avec la les univers des jeux de gamers qui posent un barage sur la passerelle dont parle Tama.
Les "ménagères de moins de 50 ans", les "petites vieilles" (non pas la notre), ou les petites filles fan de poneys n'ont pas forcément super envie de jouer à des trucs violents et/ou marrons comme Gears of War, God of War, Modern Warfare, World of Warcraft, War of War, et WarWarWar 12. Enfin vous voyez ce que je veux dire.

Après, des "casuals" qui passent à de "vrais jeux", bin si ça existe, enfin surtout chez Nintendo. Il y a l'envie de passer à quelque chose de plus consistant et comme les jeux sont très abordables dans leur prise en main, la transition peut se faire vers un Mario Kart, un Picross, un Bomberman, et éventuellement un Zelda ou Mario plate-forme.

Mais il faut voir aussi pourquoi les "casuals" sont des "casuals". Il y a aussi et SURTOUT la contrainte de temps et Didier Chanfray en parle. Ce n'est pas que de la mauvaise volonté de leur part ou le fait que le "vrai jeu" ne soit pas prémâché pour eux. C'est juste qu'ils n'ont pas le temps de monter leur chevalier au niveau 12, de faire tous les donjons de Zelda, ou de s'entrainer à maitriser la conduite de Gran Turismo. Et finalement PEU de "vrais jeux" sont formatés pour des parties courtes et épisodiques. Le jeu casual se plie toujours aux contraintes de temps des utilisateurs ciblés. Pas le "vrai jeu".

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Tramboi
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Joue à Wizardry 8

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Posté le: 2010-08-03 11:12
Il y a aussi que les jeux video ne sont pas toujours compétitifs avec d'autres jeux.
Va expliquer à ma mère qui est une bridgeuse accomplie qu'il y'a un quelconque intérêt tactique ou stratégique à Jagged Alliance 2 c'est peine perdue.
Il y a plein de gens qui n'ont pas besoin d'un support imaginaire pour jouer dans l'abstraction et les jeux formels (cartes, go, échecs) leurs suffisent, voire leurs plaisent bien plus.

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JiPé
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Posté le: 2010-08-03 12:02
Citation :
Il y a aussi et SURTOUT la contrainte de temps et Didier Chanfray en parle. Ce n'est pas que de la mauvaise volonté de leur part ou le fait que le "vrai jeu" ne soit pas prémâché pour eux. C'est juste qu'ils n'ont pas le temps de monter leur chevalier au niveau 12, de faire tous les donjons de Zelda, ou de s'entrainer à maitriser la conduite de Gran Turismo.

D'accord mais est-ce que dans la pléthore de titres sortis ces trentes dernières années, il n'y a pas déjà des jeux qui permettent des parties rapides sans prises de tête ?
L'arcade, les casse-brique... Il y a de quoi faire, non ?
Et puis si le temps manque, pourquoi se lancer dans une pratique sachant que l'on ne pourra pas s'y investir "sérieusement" ?

Il y a une espèce de mode maintenant c'est de pratiquer une activité comme ça, histoire de dire que je fais un truc, que je dépense mon argent en achetant des produits "calibré" pour une consommation non durable et surtout sans prise de tête.
Et ça touche tout les domaines : la bouffe, le sport, l'information... et maintenant, le jeu-vidéo.

Alors bon, ça ne me gêne pas que les éditeurs fabriquent des jeux pour ce public si il y a des gens qui sont prêts à les acheter. Et ça ne m'inquiètent pas trop non plus parce que le profil du joueur régulier me semble celui qui met encore le plus de pognon.
Non, ce qui m'embête c'est ce principe de fabriquer des produits qui ne tirent pas forcément l'industrie vers le haut. Déjà que les innovations sont rares et pas toujours bien accueillies par le public, je vois mal ce qui pourrait surgir d'innovant dans le "casual".
Et puis je comprendrais jamais le fait que des gens achètent des jeux (ou n'importe quoi d'autres) sans vouloir s'investir dedans.

...

Sinon, l'interview était très intéressante.
La politique éditoriale de Chanfray a le mérite d'être claire et si sa clientèle ne prend pas le jeu-vidéo au sérieux, lui il prend sa clientèle très au sérieux
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spacecowboy
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Joue à Bloodstained

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Posté le: 2010-08-03 12:27
Intéressante et sympathique cette interview d'une star du jeu vidéo. Je tiens tout particulièrement à saluer l'initiative de Thezis qui a nous permis d'y participer. Ce principe interactif de l'interview est, selon moi, une excellente exploitation du forum. Et puis, ça fait très plaisir qu'un grand du jeu réponde à nos questions de petits forumeurs.

Le contenu est très intéressant au demeurant et il dresse un portrait objectif du casual, ni trop blasé ni trop naïf. Je retiens deux petits passages de l'interview qui m'ont fait réfléchir.

Citation :
Petite erreur de votre part quand à mon début sur le « casual game ». Juste après la fin de No Cliché, le lendemain pour être précis, je démarrais la version de Moto Racer sur GBA, tout le contraire d’un « casual game », du pur « arcade racing game ». Ce jeu est sans doute l’une de mes meilleures productions, l’une des plus ciselées


Que ça fait du bien d'entendre ça ! À l'heure où le terme "arcade" est souvent utilisé comme un gros mot par la presse, il faut effectivement remettre de temps en temps les pendules à l'heure. Un gameplay arcade, c'est en effet un gameplay ciselé qui fait progresser le joueur.

Citation :
La notion de différents niveaux de lecture d’un jeu vidéo a été inventée il y a fort longtemps avec le choix de la difficulté : EASY/MEDIUM/HARD.


C'est vrai que le mode easy peut apparaître comme un mode casual dans certains jeux (essayez par exemple le mode facile dans Castle of illusion sur Master System). Un mode facile, c'est souvent un mode où on peut avancer comme un bourrin sans exploiter la moitié des finesses du gameplay. Néanmoins, les modes de difficulté supérieurs sont là pour rappeler que le gameplay est plus fin. Ce serait ça la différence avec un jeu casual ? Mais ne serait-il pas possible aussi de créer un jeu casual dans sa trame principale et plus hardcore dans ses défis annexes ?

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Joue à Thimbleweed Park (c'est bon mangez-en)

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Posté le: 2010-08-03 13:17
Une question, souvent élucidée, s'avère pourtant importante (celle-ci est d'ailleurs abordée dans l'interview) ; les coup de développements.

Je m'explique, restons sur Lyon (puisque la société de Didier Chanfray, Litte Worlds, est basée dans le 3ème arrondissement lyonnais, et que je serais un peut chauvin pour une fois ). J'ai put recenser pas moins d'une vingtaine de sociétés d'édition de jeux vidéo sur Lyon (la liste est d'ailleurs plus longue, malheureusement LyonGame n'étant plus il est difficile d'obtenir cette dernière). Parmi celles-ci on trouve évidemment, Atari Europe, Electronic Arts Europe, ainsi que des boites ayant travaillé sur de gros projets comme Arkane Studios (Bioshock 2 et Call of Duty World at War) ou Krysalide.
A l'opposé, se trouve des sociétés au moyens plus faible, comme Étranges Libellules, B2B Game, Nobilis, Artefacs Studio (pour ne citer que ces dernier) .... Face à certains mastodontes pouvant supporter des coup de production plus ou moins élevé, ces dernière ne trouvent-elles pas un échappatoire dans le Casual Game (au sens large du terme) , seul manière pour elles de survivre, n'est-ce pas également, le signe d'un faible support du 8éme art par les pouvoirs en place (politique entre autre) ???
Bien sûr le débat reste ouvert.


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